• A bas les masques !

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    Appelé à distribuer deux ou trois (suivant la taille de l’immeuble) paquets de masques à des concierges, c’est heureusement alors qu’il ne me restait plus que trois immeubles à desservir que je me suis fait voler mon sac contenant les 10 derniers sachets de 10.  

    Profitant de quelques instants où, occupé à rédiger un petit mot à destination d’un concierge absent, j’ai perdu mon sac de vue, quelqu’un a visiblement vite compris de quoi il s’agissait et, en l’espace d’un instant, il avait disparu.  

    Il s’agit de cent masques de bonne qualité et donc d’une certain prix mais apparemment, depuis que la pandémie nous frappe, les masques de protection symbolisent cette crise qui nous bouleverse et leur valeur semble indéfinissable.

    Aujourd’hui ils sont, en effet, au centre de toutes les conversations, ils apparaissent tous les jours plus nombreux et variés sur les visages de la population, les médias y consacrent nombre d’articles et même d’émissions, bref le masque est devenu l’article incontournable du moment, ça serait LA protection contre le Covid19.  

    De là, à en voler ? 

    Apparemment oui puisque c’est dans une des rues particulièrement cossues de la ville que je me suis fait tirer mon cabas. Il ne peut par conséquent s’agir que d’une “occasion qui fait le larron”,  

    Mais si toute autre marchandise laissée quelques secondes dans un sac sur un scooter, n’aurait jamais disparu, il apparaît dorénavant que, lorsqu’il s’agit de masques, on doit s’attendre à des réactions pour le moins déroutantes.  

    Est-ce à cause de la peur d’en manquer ou encore la conviction que, compte tenu de la situation, tous les masques seraient désormais à disposition de la population ?  

    Je ne sais pas, c’est la première fois que je me fais voler de la sorte mais ce qui est sûr c’est que cela m’irrite passablement.  

    D’abord, je me sens coupable de mon manque de surveillance, ensuite j’ai un peu honte de n’avoir pas été capable de remplir la mission (pourtant pas bien compliquée) qui m’était confiée et enfin c’est con mais alors qu’il ne me restait à distribuer cent masques, j’ai terminé... sans masque 

    Bref, nous en sommes qu’au début de l’ère du masque et autant dire que nous pourrons considérer cette pandémie comme définitivement domptée que lorsque les masques se trouveront, à nouveau là où ils doivent être, .... à l’hôpital.

    D’ici là, nous devons nous préparer à des temps ô combien astreignants.  

     
     

     
     
     

     

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