• C’est trop calme, j’aime pas trop beaucoup ça !

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    Le truc c’est qu’on ne sait plus trop s’il faut s’inquiéter (encore plus) ou s’il faut plutôt se concentrer sur autre chose (boulot, famille, lecture, rangement, séries, ... ) pour ne plus penser à ce satané virus et aux dégâts qu’il provoque.  

    Tous ceux qui doivent un (tout petit) peu sortir, ressentent cette atmosphère étrange dans les rues. On y perçoit une ambiance bizzare ; en même temps hyper paisible mais également très tendue.  

     Je préfère quand c’est un peu trop plus moins calme. 

    C’est vrai que cette torpeur inédite est particulièrement anxiogène, mieux vaut rester à la maison plutôt que d’y être confronté. 

    Mais une fois confiné à nouveau, le problème c’est que tout ce qui ne concerne pas la pandémie nous apparait comme bien futile. D’autant que la réalité revient très vite au galop avec ces informations que nous nous devons de regarder mais qui, à chaque fois, en remettent une couche quant à nos craintes et notre tristesse face à tous les drames, personnels et familiaux, qui se cachent derrière les chiffres des malades et des morts qu’on nous jette quotidiennement en pâture. 

     

    Mais si dans les rues, les villes et même dans les campagnes, c’est effectivement beaucoup trop calme, on sait tous qu’il y a 1 endroit en ville où règne, au contraire, une animation extraordinaire, c’est l’hôpital….  

    C’est là-bas que tout se joue pendant que nous nous planquons chez nous.  

    Alors applaudissons et prions pour celles et ceux qui jours et nuits, au péril de leur propre santé, sauvent des vies ! Ce sont eux les vrais héros de 2020, à quand un album Panini à leur effigie ?  

     

     

    Bonne suite de confinement à tout le monde !  

      

      

       

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  • Patience et autodiscipline

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    La semaine passée, je publiais un blog pour tenter de positiver la situation tout en posant quelques questions par rapport à ce qui allait nous arriver.

    Aujourd’hui, non seulement, j’ai l’impression qu’il y a pratiquement un mois qui est passé depuis l’annonce de la fermeture des écoles mais en plus, je me retrouve avec les mêmes questions et plein d'autres aussi....

    En même temps, je trouve plutôt rassurant les discours d’experts qui avouent sincèrement la part d’inconnu dans cette crise. C’est beaucoup moins anxiogène que ces délires en tout genre qu’on retrouve sur les réseaux sociaux et qui vous expliquent mauvaise foi et/ou complotisme à l’appui le pourquoi, le comment et même la suite de cette guerre sanitaire sans précédent.

    Parce que oui, E. Macron a eu bien raison de le marteler lors de sa dernière allocution, nous sommes bel et bien en guerre contre un virus particulièrement sournois. Le savoir et l’admettre c’est d'abord et surtout prendre conscience de l'ampleur et du caractère inédit et mortel de cette pandémie et donc, idéalement, de la nécessité d'agir en conséquence.

    Sauf qu'agir c'est paradoxalement ne rien faire en restant à la maison pour attendre que ça passe. Du coup autant on comprend bien que c'est effectivement (ou en tout cas apparemment) le meilleur moyen pour tenter d'enrayer la contagion, autant, il est difficile pour un grand nombre d'entre nous de se sentir si vulnérable et dans l'incapacité d'agir concrètement pour protéger les nôtres.

    Il n'empêche que nous n'avons pas le choix et oui, n'en déplaise à certains milieux, entre la santé physique de la population et la santé économique des entreprises, il n'y a évidemment pas photo.

    Ceci dit, bien sûr que cette crise sanitaire va faire des dégâts dans notre économie, bien sûr qu'il faut que notre pays continue à tourner mais aujourd'hui la priorité c'est la santé de nos concitoyens. C'est  pour cela qu'on aimerait être certain que toutes les entreprises qui ont le droit de travailler mais qui n'ont rien à voir avec la santé, le maintien des tâches régaliennes traitées par l'Etat ou encore la distribution de produits alimentaires et pharmaceutiques de base, jouent véritablement le jeu, que la totalité de celles et ceux qui travaillent soit suffisamment protégés.

    Parce que des cadres de l'UBS aux manoeuvres d'Orlatti en passant par les étudiants de l'EPFL et les patients d'EMS, personne n'est à l'abri.

    Voilà pourquoi, je suis entièrement d'accord avec le rappel de nos responsabilités individuelles tel qu'exposé hier après-midi par Alain Berset. Cette manière d'appréhender le problème ressemble en tout point à l'image (idéalisée?) que j'ai de notre pays et de ses habitants.

    Visiblement ce n'est pas du goût de tout le monde, les mesures annoncées ne seraient pas assez contraignantes et donc pas rassurantes.

    Pas faux, mais en même temps est-ce que le maintien de nos libertés et de nos responsabilités individuelles même fortement bridées, ne sera pas toujours préférable à des  règles imposées par un Etat qui tout à coup devrait tout prendre en charge, même nos vies privées ?

    Ce même Etat qui, il y a quelques semaines encore; était régulièrement dénoncé comme trop gourmand et tentaculaire par ceux là même qui aujourd'hui hantent les plateaux de télévision pour implorer son aide financière.
     
    Quoi qu'il en soit, on en est là, cette fin de semaine nous démontrera, ou non, si les Suisses sont effectivement capables de l'autodiscipline sur laquelle compte les autorités.
     
    D'ici là, continuons à nous partager ces petites  vidéos très drôles qui circulent sur les réseaux sociaux en nous démontrant que, finalement, dans ces  temps compliqués c'est bien l'humour et l'imagination qui nous permettent de tenir le coup

    Participons aussi à toutes les démarches solidaires possibles, ne serait-ce que pour pouvoir nous occuper de manière constructive quelques heures par jour. Obéissons aux injonctions et tentons de profiter de ces moments d'oisiveté forcée pour nous attaquer à ces occupations qu'on repousse continuellement pour "le jour où on en aura le temps".
     
    La patience est (paraît-il) une vertu rare, essayons de lui trouver quelques bons côtés. C'est loin d'être simple, c'est vrai mais on n'a pas vraiment le choix, il en va de nos vies et de celles de nos concitoyens.
     
     
    Bon confinement à tous !

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  • La fin d’une certaine arrogance ?

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    Et voilà, que nous nous retrouvons avec une pandémie, avec une préoccupation partagée par l’ensemble de la population mondiale. Peu importe notre statut social, nos origines et nos convictions, nous sommes tous égaux face à l’irruption dans nos vies privées et professionnelles d’une maladie inédite.

     

    Comme lors des graves accidents nucléaires, notre incapacité à maîtriser une réalité qui nous dépasse vient alors nous rappeler nos cruelles limites.

    Non, nous ne maîtrisons pas tout, oui nous sommes  encore et toujours vulnérables.

     

    Du coup il est beaucoup trop tôt pour dire si, par exemple, la décision  de fermer les écoles est la bonne ou, si au contraire, les élèves ne seraient pas plus à l’abri du virus dans leur salle de classe plutôt que d’être ballottés d’un membre de la famille à un autre (à l’exception notable des habituels grands-parents)  en passant par des services de garde plus ou moins improvisés.

     

    On ne sait pas si, une fois que le travail aura repris en Chine, la pandémie qui semble s’être calmée là-bas, ne se développera pas de plus belle ?

     

    On se demande si la mise en quarantaine de tout un pays comme cela se passe en Italie, ne va pas devenir notre réalité dans quelques jours.

     

    Bref, à l’exception peut-être de quelques professeurs, chercheurs et autres médecins spécialisés qui eux même admettent une large part d’inconnu, personne ne peut dire aujourd’hui qu’elle sera la situation demain, la semaine prochaine et lors des prochains mois....

     

    Même nos donneurs de leçons et autres démagogues simplistes habituels restent bouche bée en attendant de pouvoir désigner des boucs émissaires sur lesquels la population pourrait reporter ses frustrations.

     

    Mais d’ici là, pourquoi ne pas profiter de cette période aussi insolite qu’historique pour faire preuve d’une véritable solidarité virtuelle en utilisant, le plus régulièrement possible, les différents moyens de communication à notre disposition pour prendre des nouvelles quotidiennes de nos aînés, de nos familles et autre amis  ?

     

    Pourquoi ne pas approfondir nos relations avec celles et ceux qui vivent autour de nous et qu’on a parfois tendance à considérer comme faisant partie de notre paysage plutôt que comme des êtres humains aux prises avec leurs propres tourments ?

     

    Pourquoi ne pas profiter de cet isolement social imposé pour se (re)mettre à lire, à écrire, jouer, bricoler, apprendre, trier, aimer,.... mais aussi et surtout;  à réfléchir sur le sens de tout ça, sur la finalité de cette société mondialisée qui semblait encore omnipotente il y a quelques semaines et qui aujourd’hui nous dévoile ses pires travers.

     

    Bien sûr, il ne faut pas que cette pandémie nous ébranle trop longtemps si non  économiquement cela va vite devenir intenable, en particulier pour les petites entreprises véritablement impactées, genre agences de voyage, restaurants, lieux de culture, etc.

     

    N’empêche que même s’il est paradoxal d’appeler à la fois à la solidarité et à l’isolement, il est bon de penser que cette crise nous permettra de nous poser les bonnes questions, de relativiser nos succès et nos craintes  et donc d’aborder  l’avenir avec un peu moins d’arrogance.

     

    Ça serait toujours  ça de gagné....

    par respect pour nos morts.

     

     

     

     

     

     

    NB : Oui j’avoue ça n’a rien à voir avec la campagne municipale, mais bon celle-ci  est terminée et surtout, il est des réalités qui emportent tout sur leur passage, telle la truffe dans un plat de résistance.

     

     

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