Air du temps

  • On est tous le con de quelqu'un !

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    Dans la tête... d'un con, Dans la tête de - https://www.rts.ch/play/tv/redirect/detail/10674272

     

     

    J’ai adoré l’émission sur les cons et la connerie l’autre soir sur la RTS, pas seulement parce que je me suis reconnu dans l’automobiliste acariâtre qui hurle (apparemment plus par peur que par méchanceté) contre ces chauffards qui font n’importe quoi sur la route.

    En tant que scootériste presque professionnel, j’ai, effectivement, encore plus de raison d’être effrayé et donc de vitupérer, même si je sais que je suis le premier à enfreindre la loi en tentant d'avancer (c’est le but) sur les voies réservées à la mobilité douce et aux transports en commun.

    Et oui, on est tous, à un moment ou à un autre, le con de quelqu’un.

    Il n’y aurait (d’après les spécialistes interviewés) que les personnes possédant un ego surdimensionné qui seraient incapables de l’admettre. Ceux-ci seraient, pour le coup, une représentation quasi scientifique... du con.

    Le con étant, en effet, celui qui est tellement convaincu de sa supériorité qu’il ose tout, quitte à blesser ses semblables pour lesquels il n’a, de toute façon, aucune empathie.

    Une fois la définition bien comprise, il apparaît immédiatement, qu’on a tous déjà eu à faire à un voir à plusieurs vrais cons.

    En même temps, il est vrai que celui qui peut avoir un comportement de sale con dans certaines circonstances, peut par ailleurs être adorable dans d’autres. Personne, en principe, n’est un con à vie. Ouf !

     

    Ce qui est certain c’est que cela soit par envie, jalousie, bêtise, mimétisme, cupidité, fanatisme et bien sûr par peur mais aussi par amour, on peut, on a et on va tous, fatalement, faire ou dire des conneries.

    Malheureusement, certaines grosses conneries peuvent blesser et même bouleverser la vie d’autres personnes qui n’ont rien fait pour mériter ça. Le truc c’est de savoir le reconnaître, de s’amender, de se remettre en question, d’en tirer des leçons et idéalement de ne plus recommencer.

    Il y a quelques années, lorsqu’un de mes jobs temporaires consistait à rembourser les notes de frais somptueuses des ingénieurs d’une multinationale leader dans la « carte à puce», il y avait à l’entrée des magnifiques bureaux sur l’île des Sœurs à Montréal, un grand tableau avec ce charmant mot de bienvenue:

    WE CAN ALL SCREW UP ONCE !

    Dieu soit loué, c’est un peu plus compliqué que ça. Chacun fait ce qu’il peut en fonction de qui il est. Nous sommes tous les fruits de notre histoire, de notre éducation et de nos choix. Mais aussi, quelque part, les victimes d’un destin qui par définition peut être aussi imprévisible qu’injuste ou encore merveilleux.

    Les conneries sont donc difficilement évitables, c’est des mauvaises réactions, certes mais que celui ou celle à qui, il n’est jamais arrivé de manquer de discernement, lève la main !

    Quoi qu’il en soit, par les temps qui courent, c’est plutôt rassurant et amusant de tomber sur une émission qui vous explique que l’humilité est encore la meilleure antidote contre la connerie. Je ne suis pas certain que cela soit concevable pour tout le monde mais bon, si les scientifique le disent.....

     

     

     

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  • A bas les masques !

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    Appelé à distribuer deux ou trois (suivant la taille de l’immeuble) paquets de masques à des concierges, c’est heureusement alors qu’il ne me restait plus que trois immeubles à desservir que je me suis fait voler mon sac contenant les 10 derniers sachets de 10.  

    Profitant de quelques instants où, occupé à rédiger un petit mot à destination d’un concierge absent, j’ai perdu mon sac de vue, quelqu’un a visiblement vite compris de quoi il s’agissait et, en l’espace d’un instant, il avait disparu.  

    Il s’agit de cent masques de bonne qualité et donc d’une certain prix mais apparemment, depuis que la pandémie nous frappe, les masques de protection symbolisent cette crise qui nous bouleverse et leur valeur semble indéfinissable.

    Aujourd’hui ils sont, en effet, au centre de toutes les conversations, ils apparaissent tous les jours plus nombreux et variés sur les visages de la population, les médias y consacrent nombre d’articles et même d’émissions, bref le masque est devenu l’article incontournable du moment, ça serait LA protection contre le Covid19.  

    De là, à en voler ? 

    Apparemment oui puisque c’est dans une des rues particulièrement cossues de la ville que je me suis fait tirer mon cabas. Il ne peut par conséquent s’agir que d’une “occasion qui fait le larron”,  

    Mais si toute autre marchandise laissée quelques secondes dans un sac sur un scooter, n’aurait jamais disparu, il apparaît dorénavant que, lorsqu’il s’agit de masques, on doit s’attendre à des réactions pour le moins déroutantes.  

    Est-ce à cause de la peur d’en manquer ou encore la conviction que, compte tenu de la situation, tous les masques seraient désormais à disposition de la population ?  

    Je ne sais pas, c’est la première fois que je me fais voler de la sorte mais ce qui est sûr c’est que cela m’irrite passablement.  

    D’abord, je me sens coupable de mon manque de surveillance, ensuite j’ai un peu honte de n’avoir pas été capable de remplir la mission (pourtant pas bien compliquée) qui m’était confiée et enfin c’est con mais alors qu’il ne me restait à distribuer cent masques, j’ai terminé... sans masque 

    Bref, nous en sommes qu’au début de l’ère du masque et autant dire que nous pourrons considérer cette pandémie comme définitivement domptée que lorsque les masques se trouveront, à nouveau là où ils doivent être, .... à l’hôpital.

    D’ici là, nous devons nous préparer à des temps ô combien astreignants.  

     
     

     
     
     

     

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  • Ça y est, c’est parti !

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    Naïvement, j’espérais que les donneurs de leçons, les complotistes et autres «je sais tout mieux que tout le monde», attendraient quelques jours pour se défouler. Je pensais que nous serions capables d’effectuer un débriefing sans complaisance certes mais avec tout le respect que nous devons à celles et ceux qui, du jour au lendemain, ont dû gérer cette crise ô combien inédite.

    Mais non, la chasse aux boucs émissaires sur lesquels la population va pouvoir passer ses frustrations est visiblement ouverte.

    On aurait pu, pourtant, espérer que tous ces gens qui se sentent en mesure de décerner des bons, et surtout des mauvais points, seraient capable d’attendre un tant soit peu avant de s’en prendre, avec une virulence particulièrement infecte à celles et ceux dont la tâche consiste à guérir, encadrer, prévenir, expliquer soigner et exiger des mesures exceptionnelles pour lutter contre le coronavirus.

    J’imaginais qu’on serait d’abord reconnaissant aux milieux politiques et médicaux pour avoir pris les choses en main, mais non, avec les premières mesures de déconfinement, voilà venu, au contraire, le temps des invectives.

    Chacun y va donc de ses accusations, et de ses critiques envers celles et ceux qui, les «incapables», ont eu le mauvais goût de ne pas faire tout juste dans le traitement de cette pandémie.

    Que celle-ci soit inédite, sournoise et particulièrement compliquée à maitriser ne semble pas le moins du monde retenir nos commentateurs. Au contraire, ceux-ci savent mieux que quiconque ce qui aurait dû être fait, ce qui ne l’a pas été et ce qu’il faut désormais entreprendre pour sortir notre pays de la crise au plus vite. Ça en fait des virologues autoproclamés.

    Ceci dit, il est clair qu’il vaut mieux vivre dans un pays où nous avons tous le droit de nous exprimer librement sur les faits et gestes de celles et ceux que nous avons choisis pour nous gouverner plutôt que, comme en Chine par exemple, devoir choisir entre être le plus inaudible possible ou …la prison.

    Les critiques et les remises en question sont nécessaires voir même constructives, c’est juste qu’il y a un délai de décence qu’il aurait été bon de respecter. Mais non, on dirait un match de foot, lorsque le public s’en prend aux joueurs avant même de connaitre le résultat final.

    Bref, l’objectivité, semble, elle aussi, avoir succombé au Covid19 et, ces prochains jours, on peut donc s’attendre à lire et entendre un certain nombre de critiques et même d’insultes (si, si, on en est là sur les réseaux sociaux) en tout genre envers celles et ceux qui, pour beaucoup d’entre nous, resteront, au contraire, des héros ou tout au moins des acteurs pragmatiques et, à priori, efficaces.

    Moi qui pensais que les difficultés nous rapprochaient en nous rendant plus solidaires, une fois encore, il me faut déchanter. L’état de grâce aura à peine duré quinze jours. C’est déjà ça, vous me direz....

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  • Changement de paradigme

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    Ça en jette toujours d’écrire ou de prononcer cette expression, pourtant pour celles et ceux qui sont nés après la fin de la deuxième guerre mondiale, c’est la première fois qu’un véritable « changement de paradigme » pourrait être à l’ordre du jour.

    En effet selon sa définition le mot paradigme signifie : représentation, vision du monde, courant de pensée.

    Rien à voir donc avec les surprises politiques, ou pire, sportives. C’est pourtant pour décrire les conséquences de ces évènements éphémères que certains journalistes, politiciens et/ou dirigeants sportifs nous servent régulièrement des “changements” voir même des “bouleversements de paradigme”.

    Non, pour que notre représentation du monde change réellement, il en faut beaucoup plus que ça.

    Et là, à priori, nous y sommes. En quelques semaines, notre économie qu’on croyait en béton armé se révèle finalement n’être que de paille ou éventuellement de briques mais en tout cas pas aussi inébranlable que ce que l’opulence de notre pays aurait pu le laisser imaginer.

     

    Du coup, je ne peux m’empêcher de me remémorer les attentats du 11 septembre 2001. Je vivais en Amérique de Nord à l’époque et, en dehors de l’aspect barbare de cette attaque terroriste pour le moins spectaculaires, c’est le discours à la nation de Georges W. Bush le lendemain des attentats que je n’oublierais jamais. Le président des Etats-Unis n’a eu cesse, en effet, d’implorer les américains à certes prier pour les victimes mais surtout, surtout à ne pas s’arrêter de ....consommer.

    L’économie, soi-disant la plus puissante du monde, fonctionnant en flux tendus, toute pause dans la consommation frénétique des étasuniens aurait eu comme effet de provoquer en quelques jours, une catastrophe économique pire que la chute des tours du WTC.

    Patriotes et disciplinés les étasuniens ont, dans l’ensemble, joué le jeu et si, crise économique il y quand même eu, elle n’a pas fait, contrairement au Covid 19, exploser les statistiques du chômage.

     

    Car en ce printemps 2020, c’est Genève, la Suisse, l’Europe, le Monde qui traversent une crise sanitaire, économique et donc bientôt sociale sans précédent. Face à l’ampleur de celle-ci, on commence à entendre des critiques, des observations, des chiffres, des remises en question, des propositions et des utopies qui nous font penser que, oui cette fois, nous sommes confrontés à véritable changement de paradigme.

    Aussi déroutant que celui-ci puisse devenir, il apparait, toutefois, pour l’instant, nettement moins redoutable que la pandémie qui l’a provoqué et qui coure toujours.

    Quoi qu’il en soit, l’avenir s’annonce assurément incertain, différent, compliqué, périlleux, bourré d’inconnues mais aussi semble-t-il, de promesses....

    Une autre représentation du monde serait donc imaginable, reste à savoir si, à terme, ce changement de paradigme nous apportera le pire ou... le meilleur ?

     

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  • Entente contrainte

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    Il s’en trouvera toujours un ou deux pour râler, dénoncer et donner des leçons mais, étrangement, même si la situation est particulièrement préoccupante, dans l’ensemble on perçoit dans les médias, la classe politique, l’opinion publique et même, dans une moindre mesure, sur les réseaux sociaux, une certaine unité aussi inédite que fragile.

    Cette unité face à un ennemi commun n’est sans rappeler cette façon surprenante de créer, un esprit d’équipe qu’on retrouve parfois dans le sport (et l’armée aussi, je crois...).

    Pierre Fehlmann l’a expérimenté à l’époque, des entraîneurs de foot aussi mais c’est surtout l’entraîneur de NHL le plus titré (9 coupes Stanley avec 3 équipes différentes) Scotty Bowman qui était, selon la légende, le spécialiste pour se mettre à dos ses joueurs afin que ceux-ci soient rassemblés et animés par un sentiment en commun, la détestation de leur coach.  

    À priori la méthode est éprouvée et efficace et, effectivement, cette crise sanitaire ô combien angoissante nous le démontre quotidiennement; face à un adversaire commun, l’unité se fait presque naturellement.

    Alors si une entente contrainte a permis à des équipes sportives de remporter des titres, puisse cette unité forcée qui nous rassemble depuis quelques jours, nous permettre, à notre tour, de gagner collectivement notre combat face à la pandémie qui nous frappe depuis quelques semaines.

    Pour cela, nous savons tous ce qu’il faut et surtout ce qu’’il ne faut pas faire. A nous d’être responsables et solidaires !

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  • C’est trop calme, j’aime pas trop beaucoup ça !

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    Le truc c’est qu’on ne sait plus trop s’il faut s’inquiéter (encore plus) ou s’il faut plutôt se concentrer sur autre chose (boulot, famille, lecture, rangement, séries, ... ) pour ne plus penser à ce satané virus et aux dégâts qu’il provoque.  

    Tous ceux qui doivent un (tout petit) peu sortir, ressentent cette atmosphère étrange dans les rues. On y perçoit une ambiance bizzare ; en même temps hyper paisible mais également très tendue.  

     Je préfère quand c’est un peu trop plus moins calme. 

    C’est vrai que cette torpeur inédite est particulièrement anxiogène, mieux vaut rester à la maison plutôt que d’y être confronté. 

    Mais une fois confiné à nouveau, le problème c’est que tout ce qui ne concerne pas la pandémie nous apparait comme bien futile. D’autant que la réalité revient très vite au galop avec ces informations que nous nous devons de regarder mais qui, à chaque fois, en remettent une couche quant à nos craintes et notre tristesse face à tous les drames, personnels et familiaux, qui se cachent derrière les chiffres des malades et des morts qu’on nous jette quotidiennement en pâture. 

     

    Mais si dans les rues, les villes et même dans les campagnes, c’est effectivement beaucoup trop calme, on sait tous qu’il y a 1 endroit en ville où règne, au contraire, une animation extraordinaire, c’est l’hôpital….  

    C’est là-bas que tout se joue pendant que nous nous planquons chez nous.  

    Alors applaudissons et prions pour celles et ceux qui jours et nuits, au péril de leur propre santé, sauvent des vies ! Ce sont eux les vrais héros de 2020, à quand un album Panini à leur effigie ?  

     

     

    Bonne suite de confinement à tout le monde !  

      

      

       

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  • Gilets Jaunes d’intérieur

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    Vu que je ne perds plus mon temps à commenter les blogs de la TG, j’en ai profité pour aller voir ce qui se dit ailleurs sur le Web à Genève et en Suisse romande. La plupart des pages des médias qui permettent au public de réagir n’étant pas disponibles gratuitement, c’est par conséquent les commentaires du 20 Minutes que je me suis résolu à scruter.

    Du coup voilà que je regrette déjà la petite mais productive « fachosphère » de la TG avec ses exégètes islamophobes, russophiles et/ou climatosceptiques.

    En effet, si les convictions de la majorité des intervenants apparaîssent plus ou moins semblables, le niveau des commentaires de 20 minutes, desservi d’entrée par une généralisation pratiquement totale de l’anonymat, y est incontestablement moins érudit et nettement plus fielleux.

    Ces commentaires sont pourtant « modérés «, par un modérateur (quel étrange nouveau métier) dont on peut d’ailleurs s’interroger sur ses choix d’articles qu’il est possible, ou pas, de commenter.

    En même temps, plus on prend connaissance de ces commentaires plus on réalise que leurs auteurs sont, en fait des gilets jaunes virtuels. On y retrouve en effet les mêmes mantra anti élites et autres slogans simplistes qui tournent en boucle depuis des mois. Visiblement ces «haters » n’aiment rien mais surtout personne (de public en tout cas). Il y en a même pour s’en prendre .... au Roi Federer, c’est dire.

     Mais ce sont surtout - les politic qui on prene plain la gueul - (pour écrire comme nombre de ces courageux commentateurs cachés derrière leur anonymat). C’est vite vu, ceux-ci seraient tous pourris, tous achetés, tous vendus, tous malintentionnés, tous incompétents, tous à jeter au plus vite aux ordures, etc. etc.

    Ben voyons !

    Il est vrai qu’il n’y a rien de plus facile que de s’en prendre bêtement à ceux qui tentent pourtant, tant bien que mal, de gérer et d’animer ces communes, villes, cantons ou Pays qui, Non, (c’est définitif, désolé !) ne redeviendront plus jamais.... comme avant.

    Il n’empêche que, chez nous en tout cas (et Dieu sait si c’est un privilège qui n’est pas partagé par la majorité des internautes de la planète), ces commentateurs aux préjugés irréfutables, ces gilets jaunes d’intérieur et autres juges autoproclamés bien cachés derrière leurs écrans ont, par bonheur, encore (?) le droit d’exprimer librement leurs frustrations. Grand bien leur fasse.

    Est-ce bien utile, pour autant, de mépriser et d’insulter systématiquement celles et ceux qui, élus démocratiquement par ailleurs, sont tous quelque part conscients que, quelque soit les décisions qu’ils prendront, à chaque fois ou presque, il y aura certes des citoyens ravis (et plus ou moins... reconnaissants) mais aussi d’autres qui seront nettement moins satisfaits, voir carrément furax avec parfois un véritable sentiment d’injustice ?

    Car, n’en déplaise aux donneurs de leçons et autres démagogues simplistes, la politique c’est, en effet, tout sauf si facile. C’est au contraire un art particulièrement complexe et bien souvent insoluble. Il y a beaucoup trop de susceptibilités et d’intérêts contradictoires en jeu et il n’est donc juste pas envisageable de faire tout juste et à fortiori de contenter tout le monde.

     

    Quoi qu’il en soit, il est vrai (j’en suis) que parfois ça fait du bien d’exprimer ce que l’on ressent.... comme on le ressent. Et puis, si un commentaire sur internet, aussi haineux et détestable soit-il, peut quelque part se substituer à des déprédations de la voie publique, à des incivilités et autres violences sur des personnes, c’est peut être un moindre mal. Non ?

     

     

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  • Les nostalgiques

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    On les voyait venir depuis longtemps mais  là plus personne ne peut faire comme s’ils n’existaient pas; les démagogues, nationalistes, anti-européens, anti-mondialisation, anti organisations internationales, bref anti-progrès font bien partie désormais de la réalité politique de la planète entière (ou presque).

    Qui n’a pas lu ou entendu leurs diatribes méprisantes comme quoi les ennemis à abattre seraient, sans nuance aucune, autant les « muslims » que les élites, les «merdias», les partis politiques, l’Allemagne, les bobos, les politiciens, les juifs, les  «gauchiasses», l’Euro, les multinationales, le pape François, les pays voisins, les  «bisounours», les riches, les Verts, les réfugiés, les  «bien-pensants», etc. etc. 

     Le hic, c’est que, même si leurs valeurs sont opposées, je ne peux pas m’empêcher de rapprocher ces ... mal pensants (du coup ?) avec les altermondialistes, indignés et autres pourfendeurs révoltés de l’ordre établi.

     En effet, si sur les constats et l’injustice sociale inhérente (entres autres) à la mondialisation, on est à peu près tous d’accords, c’est au niveau des propositions alternatives, responsables et collectivement viables qu’on y déplore  encore et toujours ce même vide aussi abyssal que consternant.

     Cela n’empêche pas pour autant les gilets jaunes, les mouvements Cinque Stelle, Podemos, Syryza et des dizaines d’autres regroupements et partis démagogiques disséminés un peu partout sur la planète d’avoir le vent en poupe. Aujourd’hui, Il est, visiblement, possible d’exister, de se faire mousser, apprécier et même élire rien qu’en dénonçant haut et fort tout et son contraire.

     

    Sauf qu’en ce début du 21eme siècle, gouverner c’est d’abord et avant tout être pragmatique et donc gérer tant bien que mal les différents (et si complexes)  rapports de force et en particulier ceux qui opposent les États aux acteurs (trop souvent  inconséquents, il est vrai) de la mondialisation.  

    Car, que cela plaise ou non, cette dernière apparaît bel et bien comme définitivement ancrée dans les modes de vie de la population et en particulier de sa jeunesse.  ´

    Le véritable défi pour celle-ci n’est donc  pas d’envisager bêtement de pouvoir la tuer mais bien de comprendre comment dompter la bête. 

     Cela semble passablement plus constructif que d’opter pour ces mouvements protectionnistes qui parviennent pourtant à convaincre un plus ou moins gros tiers de leurs concitoyens, que non, ce n’est pas vrai, il n’est pas trop tard pour revenir au bon vieux temps des ... châteaux forts. 

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  • Complètement à... l’Est

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    Il est visiblement devenu de bon ton de s’en prendre à l’Europe pour symboliser tout ce qui ne tourne pas rond. Même ici, chez nous, alors que nous n’en faisons pas partie, la communauté Européenne semble susciter autant de méfiance que de rejet quand ce n’est pas simplement une haine aussi excessive qu’incohérente.

    Du coup, j’ai profité de quelques jours de congé pour aller faire un (tout petit) tour dans trois pays européens qui faisaient partie du bloc de l’Est il y a encore 30 ans et qui ont choisi depuis une quinzaine d’années d’adhérer, librement, à la communauté européenne. La République Slovaque, la Pologne et la Lituanie.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que le drapeau européen y est partout, que cela soit sur les panneaux de chantier qui annoncent des nouvelles infrastructures et autres constructions de bâtiments officiels ou encore devant des administrations et autres organisations culturelles diverses.

    Visiblement la communauté européenne a mis plus souvent qu’à son tour la main à la poche pour financer un nombre certain de projets qui ont permis en quelques années à des pays qui sortaient du chaos post-communiste de quasiment rattraper leur retard (aussi bien démocratique qu’économique) sur leurs voisins occidentaux.

    C’est en effet à l’Europe qu’il faut, par exemple, imputer cette transition écologique qui saute aux yeux lorsque, depuis le château de Bratislava, on peut distinguer d’un côté des vieilles usines toutes décrépies et rouillées d’où s’échappent des tristes fumées grises qui semblent être les derniers vestiges de la période communiste. Alors que de l’autre côté du paysage, plusieurs dizaines d’éoliennes semblent avoir poussé comme des champignons sur toutes les collines environnantes.

     On peut donc se poser des questions sur ce que seraient les conditions de vie des habitants de ces pays aujourd’hui, si l’Europe ne leur avait pas ouvert ses portes. On imagine qu’encore plus nombreux seraient alors ces réfugiés économiques qui viennent frapper à la porte des pays les plus riches pour grappiller les quelques miettes qui pourraient tomber sous la table...

     

    Sauf qu’il est apparemment très tendance d’expliquer que même face à une mondialisation où les acteurs qui comptent y sont toujours moins nombreux, plus regroupés et donc plus puissants, il n’y aurait aucun problème majeur à s’extraire du grand marché européen pour affronter seul et fièrement la Chine, les Etats-Unis, la Russie ou encore le Japon, l’Inde ou le Brésil sur ce marché mondial globalisé dont on peine, pourtant, à croire qu’il puisse être un jour...régulé et/ou sérieusement remis en question.

    Voilà pourquoi ceux, toujours plus nombreux, qui nous expliquent pourquoi ça va mal mais qui n’ont aucune alternative raisonnable à proposer devraient peut-être se poser la question (plutôt que de transformer bêtement la communauté européenne en un bouc émissaire un peu trop évident) sur ce qu’était l’Europe juste après la chute du mur en 1989, sur ce qu’elle est aujourd’hui et sur ce qu’elle serait sans doute devenue sans cette solidarité européenne, certes imparfaite, mais ô combien, concrète pour tant de neo-européens.

    Bien sûr, tout n’y est pas idyllique, loin s’en faut mais de là à jeter le bébé avec l’eau du bain, il y a un pas que seuls les porteurs d’un véritable nouveau projet européen aussi viable que responsable seraient éventuellement en droit de franchir.

    Ceux-ci (pour autant qu’ils existent) ne s’étant pas encore fait entendre, il apparaît pour le moins prématuré de vouloir démanteler l’Europe actuelle au plus vite... juste pour caresser une fraction de l’opinion publique dans le sens du poil, non ?

     

     

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  • Pauvres Français !

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    Autant dire que je ne suis pas fan mais une chose apparaît chaque jour plus clairement, ce mouvement dit des gilets jaunes est d’abord et surtout une révolte des plus pauvres.

    Visiblement il n’est plus possible de survivre avec des salaires équivalents ou proches du SMIC et les Français n’en peuvent plus de subir depuis plus de 40 ans une si constante diminution de leur pouvoir d’achat.

    Ajoutez à cela un jeune président aussi volontariste qu’inexpérimenté et donc idéal pour attiser toutes les frustrations et voilà la France à nouveau en feu.

    Extra !?!

     

    Comme s’ils avaient besoin de ça nos si turbulents voisins. Certes c’est un pays magnifique, les gens y sont généralement affables et leur goût pour la bouffe, la qualité de vie et la culture ne peut que séduire mais politiquement c’est définitivement un pays ingouvernable.

    Ceci dit et contrairement à nombre d’observateurs étrangers, en tant que Genevois on est tout sauf surpris. C’est en effet tous les jours que nous sommes confrontés sur nos routes aux côtés insoumis, querelleurs voir irresponsables de nos si indisciplinés voisins.

    Les descendants des « irréductibles gaulois » ne sont, en effet, ni des « yes men » comme les anglo-saxons ni des travailleurs aussi ordrés et disciplinés que les germaniques et (selon moi en tout cas) c’est plutôt une qualité.

    Quoi qu’il en soit, si personne ne peut sérieusement nous dire jusqu’où ce mouvement des gilets jaunes va aller, il n’en demeure pas moins qu’en prenant connaissance de la réalité économique d’un grand nombre d’entre eux, on réalise que (contrairement à leur pays qui reste une des destinations touristiques les plus populaires de la planète) celles et ceux qui occupent les ronds-points de France depuis bientôt trois semaines n’ont apparemment plus grand chose à perdre.

    Alors même si on peut douter qu’il y ait vraiment quelque chose à gagner en prolongeant le chaos, on a bien compris qu’en fonction de leur soif de liberté et de fraternité et de leur rêve utopique d’égalité, on n’a pas fini d’observer nos fascinants voisins réitérer encore et toujours ces manifs, révoltes, émeutes, blocages et autres actes stupides de violence dont ils ont le secret.

    Reste à savoir qui parviendra, cette fois ci, à surfer sur cette chienlit et à s’en extraire ? Ce n’est pas les opportunistes démagogues plus ou moins bien intentionnés qui doivent manquer, non ?

     

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  • Mondialisation & nationalisme !

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    Je ne peux pas m’empêcher de trouver particulièrement utopistes celles et ceux qui ne cessent d’opposer le nationalisme à la mondialisation.

    Comme si on avait vraiment le choix !

    Visiblement ce n’est pas si clair pour tous mais dans mondialisation, il y a le mot monde et, que cela nous plaise ou non, il apparaît que le reste de la planète n’a pas attendu sur l’Europe pour s’imposer sur les marchés globalisés.

    Il suffit d’ailleurs de vérifier où sont fabriqués nos vêtements, nos appareils électroniques et autres produits divers que nous consommons quotidiennement pour comprendre que le reste du Monde ne passe pas son temps à s’interroger sur les bienfaits ou les impasses de la mondialisation.

    Libres cependant aux partis nationalistes populistes européens de prôner le protectionnisme et le grand retour des frontières, c’est juste que face à la puissance économique de la Chine, des Etats-Unis, du Brésil, de la Corée, du Canada, du Japon et de tous ces jeunes pays émergents cela équivaut, bêtement, à se tirer une balle dans le pied.

    En effet, et on peut bien entendu le regretter, c’est bien sur une planète de plus en plus globalisée (où en tant que citoyens du monde, nous pouvons communiquer, acheter et vendre instantanément grâce à Internet) que nous devons tenter d’assurer une évolution à la hauteur de nos connaissances pour les générations suivantes.

    Et que, demain, nous élisions les pires démagogues nationalistes ou des partis acquis au libéralisme, cela ne changera en rien la marche en avant des multinationales toutes puissantes pour qui plus les marchés sont morcelés plus ils sont insignifiants.

    Il est vrai que ce libre échangisme, souvent sauvage d’ailleurs, ne peut en aucun cas être considéré comme la panacée. Car si dans un premier temps la mondialisation peut permettre l’émergence d’une classe moyenne et surtout l’enrichissement d’un tout petit nombre de nantis, il n’en est pas moins vrai que beaucoup trop nombreux sont ceux que la globalisation des marchés laisse au bord de la route.

    Il n’empêche, qu’en l’absence d’un plan B réaliste et responsable (qui est encore à inventer donc), il apparaît pour le moins difficile d’imaginer que, demain, ce système économique cosmopolite voulu et défendu depuis des années par des puissances économiques, financières et industrielles omnipotentes (dans la main desquels mangent les dirigeants politiques) puisse être véritablement remis en question. Et ce uniquement parce que quelques conservateurs réactionnaires estimeraient que cette voie sur laquelle s’est engagée (plus ou moins volontairement, certes) la planète entière (ou presque) serait en opposition avec les valeurs traditionnelles de leurs pays respectifs.

    Bref tout ça pour dire que sauf une véritable détermination à opter pour un aberrant repli sur soi (et donc, quelque part vers une autarcie... à la vénézuélienne) dont on a de la peine à imaginer qu’elle puisse être approuvée par la population, j’ai bien peur que pour les pays de la vieille Europe en particulier, l’heure ne soit pas trop aux choix mais bien à l’adaptation au monde qui nous entoure.

    Et pour cela, n’en déplaise aux adeptes du chacun pour soi, il est évident que ... l’union fait encore et toujours la force.

     

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  • Solidarité ou Liberté ?

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    Dieu que cette votation sur la modification de la loi sur les jeux d’argent est intéressante. Tout y est; le vice qui paie pour la vertu, une confrontation parfaitement inégale entre un ultra libéralisme mondialisé symbolisé par Internet et des sociétés d’utilité publique régionales et donc ce choix déchirant entre la Solidarité et la Liberté.

     

    Car si la prostitution est considérée comme le plus vieux métier du monde, il apparait que depuis toujours les hommes ont également adoré parier. Que cela soit sur des combats (entre humains et/ou entre animaux), sur des concours d’adresse ou de vitesse; les jeux et les paris qui y sont associés ont toujours été considérés comme pratiquement aussi essentiels à l’existence que notre pain quotidien. « Panem et circenses » (du pain et des jeux) disait-on déjà aux temps de l’empire Romain.

     

    Une fois cette réalité admise, reste alors à prévenir les dérives de ce qui peut vite devenir un vice mais aussi à s’organiser pour que les gains importants qui découlent du jeu profitent à la communauté. C’est ce que notre pays est parvenu à mettre en place depuis des années et cela semble contenter une grande majorité de nos citoyens.

    De là à convaincre (comme la nouvelle loi le prévoit) les sociétés de jeux en ligne étrangères (sûrement désireuses de conserver leur clientèle suisse à haut pouvoir d’achat) de se conformer aux règles et usages de notre pays, cela semble plutôt mal parti.

     

    Nous sommes en effet au 21ème siècle sur une planète où l’économie est toujours plus globalisée et où nous communiquons, achetons, vendons, apprenons, jouons et partageons avec le monde entier en quelques clics...

    En fonction du caractère immuable des jeux d’argents, ceux-ci n’échappent évidemment pas à l’avidité de ces milliers d’entrepreneurs qui ont compris que, désormais, l’avenir du « business » est bien là, dans ce monde virtuel en perpétuelle expansion.

    D’ailleurs la technologie évolue tellement vite qu’il suffira de faire sortir ces jeux d’argent étrangers par la porte pour que, demain, ils parviennent à rentrer par la fenêtre ou par la cheminée.

     

    Cette situation signifie-t-elle alors la fin de la Loterie Romande ?

    Est-ce qu’il va falloir mettre un terme au financement des clubs de sports, des troupes de théâtres, des artistes et autres associations qui survivent grâce à cette société d’utilité publique ? Cela se pourrait bien même si, en derniers recours, Dieu soit loué, c’est bien le citoyen/consommateur qui décide quels types de produits il veut consommer.

     

    C’est donc face à ces dilemmes que les Suisses font face;

    Est-ce que cette Solidarité nationale organisée autour des jeux d’argent est trop essentielle à notre qualité de vie pour être remise en question ou est-ce que cette façon d’encourager une certaine élévation intellectuelle et physique serait malheureusement devenue .... anachronique ?

     

    Faut-il défendre coûte que coûte cet ultime bastion de Liberté qu’est Internet ou plutôt, là aussi, y imposer des limites (comme en Chine !!) des règles, des taxes, des lois, des frontières et ... Dieu sait quoi d’autres ?

     

     

     

    Personnellement mon cœur balance et je vais donc continuer à prendre connaissance des arguments en provenance des deux camps en sachant qu’il suffira d’une simple phrase particulièrement sensée, d’une explication concise, d’une comparaison évidente ou encore d’un argument convaincant mais pas envisagé pour que finalement je me décide.

     

    Autant dire, du coup, que les commentaires ouverts ci-dessous sont plus que jamais les bienvenus……

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  • No Billag : La mue pas la mort

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    Non seulement, nous allons, une fois encore, devoir voter sur une initiative particulièrement difficile à appliquer advenant que cette attaque frontale contre la RTS soit acceptée par le peuple mais, qui plus est, nous nous retrouvons face à des initiants parfaitement incapables d’apporter de véritables arguments autres qu’un sordide besoin de ... vengeance. Il apparait en effet que seules leurs vieilles rancunes contre ces « maudits médias gauchistes » motivent ces derniers à exiger la fin du financement public de nos chaines nationales de TV et radio.

     Ils auront beau affirmer le contraire, le but de cette initiative consiste bel et bien à clouer définitivement le bec de toute cette engeance de «  bobos bien-pensants » qui aurait si mal informé et diverti la population depuis des années. Oui, je sais c’est aussi court que subjectif comme argument, sauf que voilà, de nos jours, il n’y a visiblement pas besoin de beaucoup plus pour lancer une initiative....

     

     

    Ceci dit, personne de sérieux ne contestera qu’il est effectivement grand temps de « dégraisser le mammouth ».

    N’importe quel entrepreneur qui a travaillé pour la RTS sait que les pires contraintes administratives de l’Etat apparaissent comme des banals contre temps par rapport aux tracasseries bureaucratiques tentaculaires de la RTS.

    Quant au nombre de personnes qui y travaillent, on veut bien que la RTS joue un véritable rôle social (comme le faisait, à l’époque, les grandes banques et autres régies publiques) en procurant un emploi à un maximum de personnes, sauf que depuis quelques années les télévisions privées régionales démontrent quotidiennement qu’il est possible de produire des émissions de qualité avec des moyens financiers et humains juste… incomparables.

    Par ailleurs, il est vrai aussi qu’en tant que service public la RTS a le devoir d’être représentative, elle ne peut pas faire comme si les 30 % d’individus qui font confiance à l’UDC (allez comprendre pourquoi !?) n’existaient pas. L’idée n’est pas de demander à notre service public de sombrer lui aussi dans la surenchère démagogique mais bien d’assurer un temps de parole proportionnel aux différentes forces politiques en activité. Pour cela un décompte précis et public des interventions politiques n’apparait pas trop difficile à mettre en place.

     

     

    Quoi qu’il en soit, il est fondamental que le peuple suisse ne succombe pas à cette provocation contre nos institutions, il en va de l’unité de notre pays. Il suffit, en effet, de prendre connaissances des échanges musclés et pas trop respectueux entre les pro et les anti « No Billag » sur les réseaux sociaux pour comprendre que si le but des initiants était de diviser la population en deux camps apparemment irréconciliables, ils y sont parvenus.

    Ne serait-ce qu’à cause de cela, il est à souhaiter que les Suisses se mobilisent pour que le camp du « No Billag » soit le grand perdant au soir du dimanche 4 mars prochain.

     Il sera alors temps d’envisager, un peu plus sereinement, la nécessaire et inévitable mue de nos médias publics....

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