Air du temps

  • On est tous le con de quelqu'un !

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    Dans la tête... d'un con, Dans la tête de - https://www.rts.ch/play/tv/redirect/detail/10674272

     

     

    J’ai adoré l’émission sur les cons et la connerie l’autre soir sur la RTS, pas seulement parce que je me suis reconnu dans l’automobiliste acariâtre qui hurle (apparemment plus par peur que par méchanceté) contre ces chauffards qui font n’importe quoi sur la route.

    En tant que scootériste presque professionnel, j’ai, effectivement, encore plus de raison d’être effrayé et donc de vitupérer, même si je sais que je suis le premier à enfreindre la loi en tentant d'avancer (c’est le but) sur les voies réservées à la mobilité douce et aux transports en commun.

    Et oui, on est tous, à un moment ou à un autre, le con de quelqu’un.

    Il n’y aurait (d’après les spécialistes interviewés) que les personnes possédant un ego surdimensionné qui seraient incapables de l’admettre. Ceux-ci seraient, pour le coup, une représentation quasi scientifique... du con.

    Le con étant, en effet, celui qui est tellement convaincu de sa supériorité qu’il ose tout, quitte à blesser ses semblables pour lesquels il n’a, de toute façon, aucune empathie.

    Une fois la définition bien comprise, il apparaît immédiatement, qu’on a tous déjà eu à faire à un voir à plusieurs vrais cons.

    En même temps, il est vrai que celui qui peut avoir un comportement de sale con dans certaines circonstances, peut par ailleurs être adorable dans d’autres. Personne, en principe, n’est un con à vie. Ouf !

     

    Ce qui est certain c’est que cela soit par envie, jalousie, bêtise, mimétisme, cupidité, fanatisme et bien sûr par peur mais aussi par amour, on peut, on a et on va tous, fatalement, faire ou dire des conneries.

    Malheureusement, certaines grosses conneries peuvent blesser et même bouleverser la vie d’autres personnes qui n’ont rien fait pour mériter ça. Le truc c’est de savoir le reconnaître, de s’amender, de se remettre en question, d’en tirer des leçons et idéalement de ne plus recommencer.

    Il y a quelques années, lorsqu’un de mes jobs temporaires consistait à rembourser les notes de frais somptueuses des ingénieurs d’une multinationale leader dans la « carte à puce», il y avait à l’entrée des magnifiques bureaux sur l’île des Sœurs à Montréal, un grand tableau avec ce charmant mot de bienvenue:

    WE CAN ALL SCREW UP ONCE !

    Dieu soit loué, c’est un peu plus compliqué que ça. Chacun fait ce qu’il peut en fonction de qui il est. Nous sommes tous les fruits de notre histoire, de notre éducation et de nos choix. Mais aussi, quelque part, les victimes d’un destin qui par définition peut être aussi imprévisible qu’injuste ou encore merveilleux.

    Les conneries sont donc difficilement évitables, c’est des mauvaises réactions, certes mais que celui ou celle à qui, il n’est jamais arrivé de manquer de discernement, lève la main !

    Quoi qu’il en soit, par les temps qui courent, c’est plutôt rassurant et amusant de tomber sur une émission qui vous explique que l’humilité est encore la meilleure antidote contre la connerie. Je ne suis pas certain que cela soit concevable pour tout le monde mais bon, si les scientifique le disent.....

     

     

     

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  • A bas les masques !

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    Appelé à distribuer deux ou trois (suivant la taille de l’immeuble) paquets de masques à des concierges, c’est heureusement alors qu’il ne me restait plus que trois immeubles à desservir que je me suis fait voler mon sac contenant les 10 derniers sachets de 10.  

    Profitant de quelques instants où, occupé à rédiger un petit mot à destination d’un concierge absent, j’ai perdu mon sac de vue, quelqu’un a visiblement vite compris de quoi il s’agissait et, en l’espace d’un instant, il avait disparu.  

    Il s’agit de cent masques de bonne qualité et donc d’une certain prix mais apparemment, depuis que la pandémie nous frappe, les masques de protection symbolisent cette crise qui nous bouleverse et leur valeur semble indéfinissable.

    Aujourd’hui ils sont, en effet, au centre de toutes les conversations, ils apparaissent tous les jours plus nombreux et variés sur les visages de la population, les médias y consacrent nombre d’articles et même d’émissions, bref le masque est devenu l’article incontournable du moment, ça serait LA protection contre le Covid19.  

    De là, à en voler ? 

    Apparemment oui puisque c’est dans une des rues particulièrement cossues de la ville que je me suis fait tirer mon cabas. Il ne peut par conséquent s’agir que d’une “occasion qui fait le larron”,  

    Mais si toute autre marchandise laissée quelques secondes dans un sac sur un scooter, n’aurait jamais disparu, il apparaît dorénavant que, lorsqu’il s’agit de masques, on doit s’attendre à des réactions pour le moins déroutantes.  

    Est-ce à cause de la peur d’en manquer ou encore la conviction que, compte tenu de la situation, tous les masques seraient désormais à disposition de la population ?  

    Je ne sais pas, c’est la première fois que je me fais voler de la sorte mais ce qui est sûr c’est que cela m’irrite passablement.  

    D’abord, je me sens coupable de mon manque de surveillance, ensuite j’ai un peu honte de n’avoir pas été capable de remplir la mission (pourtant pas bien compliquée) qui m’était confiée et enfin c’est con mais alors qu’il ne me restait à distribuer cent masques, j’ai terminé... sans masque 

    Bref, nous en sommes qu’au début de l’ère du masque et autant dire que nous pourrons considérer cette pandémie comme définitivement domptée que lorsque les masques se trouveront, à nouveau là où ils doivent être, .... à l’hôpital.

    D’ici là, nous devons nous préparer à des temps ô combien astreignants.  

     
     

     
     
     

     

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  • Ça y est, c’est parti !

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    Naïvement, j’espérais que les donneurs de leçons, les complotistes et autres «je sais tout mieux que tout le monde», attendraient quelques jours pour se défouler. Je pensais que nous serions capables d’effectuer un débriefing sans complaisance certes mais avec tout le respect que nous devons à celles et ceux qui, du jour au lendemain, ont dû gérer cette crise ô combien inédite.

    Mais non, la chasse aux boucs émissaires sur lesquels la population va pouvoir passer ses frustrations est visiblement ouverte.

    On aurait pu, pourtant, espérer que tous ces gens qui se sentent en mesure de décerner des bons, et surtout des mauvais points, seraient capable d’attendre un tant soit peu avant de s’en prendre, avec une virulence particulièrement infecte à celles et ceux dont la tâche consiste à guérir, encadrer, prévenir, expliquer soigner et exiger des mesures exceptionnelles pour lutter contre le coronavirus.

    J’imaginais qu’on serait d’abord reconnaissant aux milieux politiques et médicaux pour avoir pris les choses en main, mais non, avec les premières mesures de déconfinement, voilà venu, au contraire, le temps des invectives.

    Chacun y va donc de ses accusations, et de ses critiques envers celles et ceux qui, les «incapables», ont eu le mauvais goût de ne pas faire tout juste dans le traitement de cette pandémie.

    Que celle-ci soit inédite, sournoise et particulièrement compliquée à maitriser ne semble pas le moins du monde retenir nos commentateurs. Au contraire, ceux-ci savent mieux que quiconque ce qui aurait dû être fait, ce qui ne l’a pas été et ce qu’il faut désormais entreprendre pour sortir notre pays de la crise au plus vite. Ça en fait des virologues autoproclamés.

    Ceci dit, il est clair qu’il vaut mieux vivre dans un pays où nous avons tous le droit de nous exprimer librement sur les faits et gestes de celles et ceux que nous avons choisis pour nous gouverner plutôt que, comme en Chine par exemple, devoir choisir entre être le plus inaudible possible ou …la prison.

    Les critiques et les remises en question sont nécessaires voir même constructives, c’est juste qu’il y a un délai de décence qu’il aurait été bon de respecter. Mais non, on dirait un match de foot, lorsque le public s’en prend aux joueurs avant même de connaitre le résultat final.

    Bref, l’objectivité, semble, elle aussi, avoir succombé au Covid19 et, ces prochains jours, on peut donc s’attendre à lire et entendre un certain nombre de critiques et même d’insultes (si, si, on en est là sur les réseaux sociaux) en tout genre envers celles et ceux qui, pour beaucoup d’entre nous, resteront, au contraire, des héros ou tout au moins des acteurs pragmatiques et, à priori, efficaces.

    Moi qui pensais que les difficultés nous rapprochaient en nous rendant plus solidaires, une fois encore, il me faut déchanter. L’état de grâce aura à peine duré quinze jours. C’est déjà ça, vous me direz....

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  • Changement de paradigme

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    Ça en jette toujours d’écrire ou de prononcer cette expression, pourtant pour celles et ceux qui sont nés après la fin de la deuxième guerre mondiale, c’est la première fois qu’un véritable « changement de paradigme » pourrait être à l’ordre du jour.

    En effet selon sa définition le mot paradigme signifie : représentation, vision du monde, courant de pensée.

    Rien à voir donc avec les surprises politiques, ou pire, sportives. C’est pourtant pour décrire les conséquences de ces évènements éphémères que certains journalistes, politiciens et/ou dirigeants sportifs nous servent régulièrement des “changements” voir même des “bouleversements de paradigme”.

    Non, pour que notre représentation du monde change réellement, il en faut beaucoup plus que ça.

    Et là, à priori, nous y sommes. En quelques semaines, notre économie qu’on croyait en béton armé se révèle finalement n’être que de paille ou éventuellement de briques mais en tout cas pas aussi inébranlable que ce que l’opulence de notre pays aurait pu le laisser imaginer.

     

    Du coup, je ne peux m’empêcher de me remémorer les attentats du 11 septembre 2001. Je vivais en Amérique de Nord à l’époque et, en dehors de l’aspect barbare de cette attaque terroriste pour le moins spectaculaires, c’est le discours à la nation de Georges W. Bush le lendemain des attentats que je n’oublierais jamais. Le président des Etats-Unis n’a eu cesse, en effet, d’implorer les américains à certes prier pour les victimes mais surtout, surtout à ne pas s’arrêter de ....consommer.

    L’économie, soi-disant la plus puissante du monde, fonctionnant en flux tendus, toute pause dans la consommation frénétique des étasuniens aurait eu comme effet de provoquer en quelques jours, une catastrophe économique pire que la chute des tours du WTC.

    Patriotes et disciplinés les étasuniens ont, dans l’ensemble, joué le jeu et si, crise économique il y quand même eu, elle n’a pas fait, contrairement au Covid 19, exploser les statistiques du chômage.

     

    Car en ce printemps 2020, c’est Genève, la Suisse, l’Europe, le Monde qui traversent une crise sanitaire, économique et donc bientôt sociale sans précédent. Face à l’ampleur de celle-ci, on commence à entendre des critiques, des observations, des chiffres, des remises en question, des propositions et des utopies qui nous font penser que, oui cette fois, nous sommes confrontés à véritable changement de paradigme.

    Aussi déroutant que celui-ci puisse devenir, il apparait, toutefois, pour l’instant, nettement moins redoutable que la pandémie qui l’a provoqué et qui coure toujours.

    Quoi qu’il en soit, l’avenir s’annonce assurément incertain, différent, compliqué, périlleux, bourré d’inconnues mais aussi semble-t-il, de promesses....

    Une autre représentation du monde serait donc imaginable, reste à savoir si, à terme, ce changement de paradigme nous apportera le pire ou... le meilleur ?

     

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  • Entente contrainte

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    Il s’en trouvera toujours un ou deux pour râler, dénoncer et donner des leçons mais, étrangement, même si la situation est particulièrement préoccupante, dans l’ensemble on perçoit dans les médias, la classe politique, l’opinion publique et même, dans une moindre mesure, sur les réseaux sociaux, une certaine unité aussi inédite que fragile.

    Cette unité face à un ennemi commun n’est sans rappeler cette façon surprenante de créer, un esprit d’équipe qu’on retrouve parfois dans le sport (et l’armée aussi, je crois...).

    Pierre Fehlmann l’a expérimenté à l’époque, des entraîneurs de foot aussi mais c’est surtout l’entraîneur de NHL le plus titré (9 coupes Stanley avec 3 équipes différentes) Scotty Bowman qui était, selon la légende, le spécialiste pour se mettre à dos ses joueurs afin que ceux-ci soient rassemblés et animés par un sentiment en commun, la détestation de leur coach.  

    À priori la méthode est éprouvée et efficace et, effectivement, cette crise sanitaire ô combien angoissante nous le démontre quotidiennement; face à un adversaire commun, l’unité se fait presque naturellement.

    Alors si une entente contrainte a permis à des équipes sportives de remporter des titres, puisse cette unité forcée qui nous rassemble depuis quelques jours, nous permettre, à notre tour, de gagner collectivement notre combat face à la pandémie qui nous frappe depuis quelques semaines.

    Pour cela, nous savons tous ce qu’il faut et surtout ce qu’’il ne faut pas faire. A nous d’être responsables et solidaires !

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  • C’est trop calme, j’aime pas trop beaucoup ça !

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    Le truc c’est qu’on ne sait plus trop s’il faut s’inquiéter (encore plus) ou s’il faut plutôt se concentrer sur autre chose (boulot, famille, lecture, rangement, séries, ... ) pour ne plus penser à ce satané virus et aux dégâts qu’il provoque.  

    Tous ceux qui doivent un (tout petit) peu sortir, ressentent cette atmosphère étrange dans les rues. On y perçoit une ambiance bizzare ; en même temps hyper paisible mais également très tendue.  

     Je préfère quand c’est un peu trop plus moins calme. 

    C’est vrai que cette torpeur inédite est particulièrement anxiogène, mieux vaut rester à la maison plutôt que d’y être confronté. 

    Mais une fois confiné à nouveau, le problème c’est que tout ce qui ne concerne pas la pandémie nous apparait comme bien futile. D’autant que la réalité revient très vite au galop avec ces informations que nous nous devons de regarder mais qui, à chaque fois, en remettent une couche quant à nos craintes et notre tristesse face à tous les drames, personnels et familiaux, qui se cachent derrière les chiffres des malades et des morts qu’on nous jette quotidiennement en pâture. 

     

    Mais si dans les rues, les villes et même dans les campagnes, c’est effectivement beaucoup trop calme, on sait tous qu’il y a 1 endroit en ville où règne, au contraire, une animation extraordinaire, c’est l’hôpital….  

    C’est là-bas que tout se joue pendant que nous nous planquons chez nous.  

    Alors applaudissons et prions pour celles et ceux qui jours et nuits, au péril de leur propre santé, sauvent des vies ! Ce sont eux les vrais héros de 2020, à quand un album Panini à leur effigie ?  

     

     

    Bonne suite de confinement à tout le monde !  

      

      

       

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  • Patience et autodiscipline

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    La semaine passée, je publiais un blog pour tenter de positiver la situation tout en posant quelques questions par rapport à ce qui allait nous arriver.

    Aujourd’hui, non seulement, j’ai l’impression qu’il y a pratiquement un mois qui est passé depuis l’annonce de la fermeture des écoles mais en plus, je me retrouve avec les mêmes questions et plein d'autres aussi....

    En même temps, je trouve plutôt rassurant les discours d’experts qui avouent sincèrement la part d’inconnu dans cette crise. C’est beaucoup moins anxiogène que ces délires en tout genre qu’on retrouve sur les réseaux sociaux et qui vous expliquent mauvaise foi et/ou complotisme à l’appui le pourquoi, le comment et même la suite de cette guerre sanitaire sans précédent.

    Parce que oui, E. Macron a eu bien raison de le marteler lors de sa dernière allocution, nous sommes bel et bien en guerre contre un virus particulièrement sournois. Le savoir et l’admettre c’est d'abord et surtout prendre conscience de l'ampleur et du caractère inédit et mortel de cette pandémie et donc, idéalement, de la nécessité d'agir en conséquence.

    Sauf qu'agir c'est paradoxalement ne rien faire en restant à la maison pour attendre que ça passe. Du coup autant on comprend bien que c'est effectivement (ou en tout cas apparemment) le meilleur moyen pour tenter d'enrayer la contagion, autant, il est difficile pour un grand nombre d'entre nous de se sentir si vulnérable et dans l'incapacité d'agir concrètement pour protéger les nôtres.

    Il n'empêche que nous n'avons pas le choix et oui, n'en déplaise à certains milieux, entre la santé physique de la population et la santé économique des entreprises, il n'y a évidemment pas photo.

    Ceci dit, bien sûr que cette crise sanitaire va faire des dégâts dans notre économie, bien sûr qu'il faut que notre pays continue à tourner mais aujourd'hui la priorité c'est la santé de nos concitoyens. C'est  pour cela qu'on aimerait être certain que toutes les entreprises qui ont le droit de travailler mais qui n'ont rien à voir avec la santé, le maintien des tâches régaliennes traitées par l'Etat ou encore la distribution de produits alimentaires et pharmaceutiques de base, jouent véritablement le jeu, que la totalité de celles et ceux qui travaillent soit suffisamment protégés.

    Parce que des cadres de l'UBS aux manoeuvres d'Orlatti en passant par les étudiants de l'EPFL et les patients d'EMS, personne n'est à l'abri.

    Voilà pourquoi, je suis entièrement d'accord avec le rappel de nos responsabilités individuelles tel qu'exposé hier après-midi par Alain Berset. Cette manière d'appréhender le problème ressemble en tout point à l'image (idéalisée?) que j'ai de notre pays et de ses habitants.

    Visiblement ce n'est pas du goût de tout le monde, les mesures annoncées ne seraient pas assez contraignantes et donc pas rassurantes.

    Pas faux, mais en même temps est-ce que le maintien de nos libertés et de nos responsabilités individuelles même fortement bridées, ne sera pas toujours préférable à des  règles imposées par un Etat qui tout à coup devrait tout prendre en charge, même nos vies privées ?

    Ce même Etat qui, il y a quelques semaines encore; était régulièrement dénoncé comme trop gourmand et tentaculaire par ceux là même qui aujourd'hui hantent les plateaux de télévision pour implorer son aide financière.
     
    Quoi qu'il en soit, on en est là, cette fin de semaine nous démontrera, ou non, si les Suisses sont effectivement capables de l'autodiscipline sur laquelle compte les autorités.
     
    D'ici là, continuons à nous partager ces petites  vidéos très drôles qui circulent sur les réseaux sociaux en nous démontrant que, finalement, dans ces  temps compliqués c'est bien l'humour et l'imagination qui nous permettent de tenir le coup

    Participons aussi à toutes les démarches solidaires possibles, ne serait-ce que pour pouvoir nous occuper de manière constructive quelques heures par jour. Obéissons aux injonctions et tentons de profiter de ces moments d'oisiveté forcée pour nous attaquer à ces occupations qu'on repousse continuellement pour "le jour où on en aura le temps".
     
    La patience est (paraît-il) une vertu rare, essayons de lui trouver quelques bons côtés. C'est loin d'être simple, c'est vrai mais on n'a pas vraiment le choix, il en va de nos vies et de celles de nos concitoyens.
     
     
    Bon confinement à tous !

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  • La fin d’une certaine arrogance ?

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    Et voilà, que nous nous retrouvons avec une pandémie, avec une préoccupation partagée par l’ensemble de la population mondiale. Peu importe notre statut social, nos origines et nos convictions, nous sommes tous égaux face à l’irruption dans nos vies privées et professionnelles d’une maladie inédite.

     

    Comme lors des graves accidents nucléaires, notre incapacité à maîtriser une réalité qui nous dépasse vient alors nous rappeler nos cruelles limites.

    Non, nous ne maîtrisons pas tout, oui nous sommes  encore et toujours vulnérables.

     

    Du coup il est beaucoup trop tôt pour dire si, par exemple, la décision  de fermer les écoles est la bonne ou, si au contraire, les élèves ne seraient pas plus à l’abri du virus dans leur salle de classe plutôt que d’être ballottés d’un membre de la famille à un autre (à l’exception notable des habituels grands-parents)  en passant par des services de garde plus ou moins improvisés.

     

    On ne sait pas si, une fois que le travail aura repris en Chine, la pandémie qui semble s’être calmée là-bas, ne se développera pas de plus belle ?

     

    On se demande si la mise en quarantaine de tout un pays comme cela se passe en Italie, ne va pas devenir notre réalité dans quelques jours.

     

    Bref, à l’exception peut-être de quelques professeurs, chercheurs et autres médecins spécialisés qui eux même admettent une large part d’inconnu, personne ne peut dire aujourd’hui qu’elle sera la situation demain, la semaine prochaine et lors des prochains mois....

     

    Même nos donneurs de leçons et autres démagogues simplistes habituels restent bouche bée en attendant de pouvoir désigner des boucs émissaires sur lesquels la population pourrait reporter ses frustrations.

     

    Mais d’ici là, pourquoi ne pas profiter de cette période aussi insolite qu’historique pour faire preuve d’une véritable solidarité virtuelle en utilisant, le plus régulièrement possible, les différents moyens de communication à notre disposition pour prendre des nouvelles quotidiennes de nos aînés, de nos familles et autre amis  ?

     

    Pourquoi ne pas approfondir nos relations avec celles et ceux qui vivent autour de nous et qu’on a parfois tendance à considérer comme faisant partie de notre paysage plutôt que comme des êtres humains aux prises avec leurs propres tourments ?

     

    Pourquoi ne pas profiter de cet isolement social imposé pour se (re)mettre à lire, à écrire, jouer, bricoler, apprendre, trier, aimer,.... mais aussi et surtout;  à réfléchir sur le sens de tout ça, sur la finalité de cette société mondialisée qui semblait encore omnipotente il y a quelques semaines et qui aujourd’hui nous dévoile ses pires travers.

     

    Bien sûr, il ne faut pas que cette pandémie nous ébranle trop longtemps si non  économiquement cela va vite devenir intenable, en particulier pour les petites entreprises véritablement impactées, genre agences de voyage, restaurants, lieux de culture, etc.

     

    N’empêche que même s’il est paradoxal d’appeler à la fois à la solidarité et à l’isolement, il est bon de penser que cette crise nous permettra de nous poser les bonnes questions, de relativiser nos succès et nos craintes  et donc d’aborder  l’avenir avec un peu moins d’arrogance.

     

    Ça serait toujours  ça de gagné....

    par respect pour nos morts.

     

     

     

     

     

     

    NB : Oui j’avoue ça n’a rien à voir avec la campagne municipale, mais bon celle-ci  est terminée et surtout, il est des réalités qui emportent tout sur leur passage, telle la truffe dans un plat de résistance.

     

     

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  • La fin des grandes gueules ?

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    C’est encore des gamins, ils n’ont, la plupart du temps, aucune expérience en politique et pourtant ils ont déjà tout compris. Non pas seulement par rapport à la réalité climatique et à l’urgence de devoir revoir nos modes de fonctionnement et surtout de consommation, non c’est aussi au niveau de l’expression orale que ces jeunes mobilisés pour le climat nous donnent des leçons.

    En effet, ils ont inventé des gestes tout simple pour exprimer leur accord, leur désaccord et surtout leur impatience face aux discours qui n’en finissent plus. Ils ont compris qu’à l’heure des réseaux sociaux, les longs discours, plus destinés à étaler ses connaissances qu’à convaincre, sont désormais intenables. Ils savent (déjà !) que pour être entendu et surtout compris, il faut désormais être brefs, précis, percutants avec éventuellement une ou deux (maximum) « punch lines » bien senties.

     

    Pourquoi je parle de ça sur mon blog qui est désormais uniquement consacré à la politique municipale ? C’est parce que même si je ne suis pas encore élu (et à priori, sauf surprise, cela ne devrait pas arriver dans une commune où je ne connais pas grand monde), j’angoisse déjà de ces séances interminables ou chacun se sent le devoir de démontrer qu’il maitrise le sujet quitte pour cela à ressasser pendant des heures.

    Combien d’hommes et de femmes fraichement élus ont décidé, par le passé, de mettre un stop définitif à leur mandat politique, uniquement parce qu’ils n’en pouvaient plus de ces blablas continuels, de ce besoin de répéter ce qui a déjà été dit, de ces tentatives de se faire valoir, de ces recours à des citations historiques sensées élever le niveau et de ces réponses si longues que quand elle se terminent enfin, on ne se rappelle même plus quelle était la question ?

    Je ne dis pas qu’il ne faut plus débattre, c’est juste qu’il y a des lieux pour ça (caucus, commissions) et d’autres (séances plénières) pour décider et, du coup, avancer… . Mais pour cela, il est grand temps que chacun prenne exemple sur notre jeunesse en apprenant enfin à être concis.

    Sauf que savoir écouter, trier ses arguments, ne pas sentir obliger de répondre point par point, laisser la parole à celles et ceux qui savent mieux, se taire, etc. etc. ça prend un minimum d’humilité et l’humilité en politique….

    Voilà pourquoi, il faut voter pour des partis qui n’ont (encore ?) ni la grosse tête ni la science infuse, comme les Verts Libéraux, par exemple !

     

    Bonne journée !

     

     

    Vincent Strohbach

    Candidat sur la liste no 3 PDC – Verts Libéraux à Meyrin

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  • La maison brûle

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    Mais de quoi ils parlent exactement ceux qui invoquent l’air du temps pour expliquer les résultats des Verts lors des dernières élections fédérales ?

    Comme si les préoccupations environnementales des écologistes et de notre belle jeunesse étaient juste un thème populiste de campagne comme un autre. Hier les immigrants et l’insécurité, aujourd’hui l’environnement….

    Ben voyons !

    On aimerait bien que les dérèglements climatiques qui impactent quasi chaque semaine une autre région de la planète ne soient qu’une mode aussi éphémère qu’insignifiante. Sauf que ce n’est pas le cas.

    Alors oui, pour autant qu’il ne soit pas déjà trop tard, la survie de notre planète doit absolument être LA priorité de l’ensemble de la classe politique mondiale pour les années à venir.

    N’en déplaise à ceux qui semblent vouloir contester l’urgence de la situation en arguant que les populations auraient d’autres problèmes plus contrariants à régler.

    C’est peut-être effectivement le cas, mais cela change quoi à l’urgence climatique ?

    Parce que les primes maladies sont un fardeau toujours plus lourd pour un trop grand nombre de nos concitoyens, parce qu’il faut veiller à perpétuer cette justice sociale et fiscale qui a fait la force de notre beau pays, parce que les paysans sont, il est vrai, les principales victimes de la mondialisation, etc., il faudrait, du coup, que la si nécessaire et urgente remise en question de nos modes de fonctionnement soit encore repoussée.

    C’est vrai ça, pourquoi se compliquer un mandat politique en prenant le risque de se faire détester avec des incitations, des normes, des taxes et autres contraintes environnementales forcément impopulaires, alors qu’il serait tellement plus simple de nier le problème.

    C’est juste qu’il est désormais trop tard pour se poser ce genre de questions. La maison brûle et c’est donc au niveau mondial qu’il faut agir vite et surtout concrètement, avec tout ce que cela peut signifier quant à nos priorités.

    D’autant que même en admettant que les climato-négationnistes (dont on peine d’ailleurs à comprendre les motivations) aient finalement raison en affirmant que l’homme n’a rien à voir avec ces dérèglements climatiques dont nous commençons à entrevoir les terribles conséquences, n’en demeurerait-il pas moins rationnel de commencer par juguler les pollutions dont nous sommes à coup sûr responsables ?

    Que cela soit les déchets plastiques dans nos mers et océans, les émanations toxiques en provenance d’usines en tout genre, la qualité de l’air dans les mégapoles, les dérives de la production industrielle dans l’agroalimentaire, les particules fines induites par la majorité des moyens de transport mais en particulier par ces énormes pollueurs flottants que sont les navires marchands qui sillonnent (toujours plus nombreux, mondialisation oblige) la planète, etc., personne ne peut aujourd’hui nier que nous atteignons la limite de ce qui est tolérable pour l’homme et pour la planète et qu’il est donc grand temps de changer de paradigme.

    On se demande pourquoi, dans ces conditions, nombreux sont ceux qui estiment plus malin de s’en prendre (si méchamment) à une messagère comme Greta Thunberg plutôt que d’écouter ses appels aux secours pourtant ô combien pertinents.

    Le moment n’est-il pas venu, au contraire, d’admettre cette effrayante réalité environnementale décrite autant par les scientifiques, les intellectuels de tout poil et quelques femmes et des hommes politiques responsables que par une jeunesse qui, c’est inédit, a bien compris que si, en tant que victime potentielle future du dérèglement climatique, elle ne se mobilisait pas au niveau mondial, rien ne bougerait jamais.

    Alors oui, on veut bien admettre que pour les plus anciens en particulier, il soit difficile d’admettre que ces babas chevelus avec leurs chemises à fleurs et leurs sabots qui se revendiquaient déjà écolos il y a plus de 30 ans, soient ceux qui, en fait, avaient raisons avant tout le monde.

    Il n’empêche qu’à moins de vouloir rester dans l’histoire comme des générations trop égoïstes pour avoir osé prendre les décisions qui s’imposaient pour sauver notre planète alors qu’il était encore temps, on peut penser qu’il va y avoir beaucoup d’autres élections dont le principal enjeu sera l’écologie.

    Sauf que demain, c’est pour ce qu’ils n’ont pas (encore) fait pour l’environnement que nos élus pourraient bien être sanctionnés

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  • Allez les... jeunes !

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    J’en pleurais, un mélange inédit de fierté, d’émotion mais aussi de soulagement en découvrant une aussi valeureuse et lucide jeunesse suisse.

     

    L’avenir de notre pays est en bonnes main; les jeunes suivis par Temps Présent - Avec les jeunes, au cœur de la bataille du climat (05/09/19) - https://pages.rts.ch/emissions/temps-present/10587908-avec-les-jeunes-au-coeur-de-la-bataille-du-climat.html#10634543 - me sont, en effet, apparus aussi concernés, touchants, vrais et brillants que rationnellement anxieux par rapport à l’avenir que nous sommes en train de leur préparer.

     

    Comment ne pas les comprendre ? En plus le leur léguer nos dettes, voilà qu’en les regardant droit dans les yeux, on continue à creuser leur tombe en préférant ricaner des petits travers de Greta Thunberg plutôt que de remettre en question nos priorités.

     

    Allez expliquer à ceux qui ont plus ou moins l’âge du siècle qu’il y aurait plus urgent et important que de se préoccuper de la planète, alors qu’on annonce des perturbations environnementales particulièrement déstabilisantes à partir de ... 2030 déjà !

     

    Comment dans ces conditions ne pas comprendre l’impatience et donc la colère de ces jeunes activistes environnementaux condamnés à faire régulièrement le buzz pour exister quelques heures sur les réseaux sociaux et dans les médias.

     

    D’autant que, toutes idéologies confondues, les politiques ne cessent de leur répéter (à juste titre d’ailleurs), qu’en Suisse en tout cas, tout changement passe par la démocratie directe avec tout ce qu’elle a d’exemplaire mais aussi de désespérément lent pour la génération du click.

     

    Alors oui, notre jeunesse a besoin d’une voir même de plusieurs Greta, oui elle doit absolument se mobiliser pour se faire entendre par le plus grand nombre, oui elle doit savoir que celles et ceux qu’elle va élire dans quelques jours auront la terrible responsabilité de prendre des décisions qui, demain, lui permettront, ou non, à d’avoir également l’opportunité de ... se reproduire.

     

    Quant à nous, les baby-boomers, il va falloir choisir entre rester dans l’histoire comme une génération qui aura contribué à l’évolution de l’humanité en sachant relever ce terrible défi environnemental auquel nous sommes confrontés ou, au contraire, marquer ce 21ème siècle (et probablement dernier du coup) par une passivité fatale aussi égoïste qu’irresponsable.

     

    D’autant, qu’en fonction des appels aux secours toujours plus audibles de notre jeunesse, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.

     

    Allez les jeunes l’avenir vous appartient, ne laissez personne se mettre au travers de votre route, c’est rien de moins que votre survie et donc celle de l’humanité qui est en jeux...

     

    Ne lâchez rien !

     

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  • Bises ou vent ?

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    Voilà que ce 21eme siècle m’amène un nouveau stress, comment saluer, comment dire bonjour ou au revoir ?

     

    Aux femmes d’abord :

    En principe je leur tends respectueusement la main. Sauf que parfois, avec les plus jeunes en particulier, et dans un contexte privé bien sûr, certaines s’avancent pour me faire la bise. Ça me surprend et me ravi à chaque fois, mais je ne comprends pas trop pourquoi elles font ça....

    Une autre interrogation concerne celles qu’on fréquentaient lorsqu’on était jeunes. Doit-on continuer à s’embrasser comme on le faisait alors ? Bon peut-être plus sur la bouche (quoi que) mais on fait quoi ? On se serre la main comme les deux vieux qu’on est devenu ou on est simplement des jeunes qui ont vieilli et à qui ça fait du bien d’embrasser une connaissance qui nous rappelle notre folle jeunesse !

    Toujours est-il que si je ne sais pas trop comment les autres hommes gèrent ça, de mon côté cela me parait toujours plus compliqué de savoir comment bien me comporter face aux femmes que la vie m’amène à croiser.

     

    Mais avec les mecs, c’est pire. Alors que pendant des années on s’est contenté de se donner la main, avec éventuellement une tape dans le dos pour les cultures plus latines, voilà maintenant qu’on se tape la main, le poing, les doigts, le cœur, les épaules, les bras, à quand les genoux, les pieds, la tête ?

    Ceci dit, c’est plutôt amusant d’observer ces groupes qui, désormais, se distinguent par leur gestuelle amicale.

     Mais du coup quand je rencontre un jeune, je dois faire comment ? Je lui tend le poing pour faire jeune ? Je lui tend la main pour faire vieux ? Ou je lui tape dans la main pour faire celui qui veut faire jeune mais qui est quand même vieux ?

    Une chose est certaine (et c’est un appel public à toutes mes connaissances à qui je n’ai pas encore osé le dire) je déteste faire la bise à un homme; ça pique, ça gratte et même des fois, ça suinte la transpiration. Bref, ça me dégoûte !

    Maintenant j’ai bien compris que c’est en train de devenir la norme même chez ceux de mon âge. Pourquoi pas ? Chacun salue ou dit au revoir comme il l’entend mais pour les frottages joues contre joues entre mâles, ça sera sans moi !

    Du coup à chaque fois que je le peux, avec les hommes surtout mais aussi, de plus en plus, avec les femmes, je salue uniquement d’un sourire et du regard que je tente d’accrocher, sans aucun contact corporel.

    Ça résout mes tracas même si, il est vrai, ce n’est ni caliente, ni friendly.

    Mais bon, ça doit être mes racines protestantes qui me retiennent aussi fort que je m’y accroche....

     

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  • Une branlée

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    En fait, je pense que cela sera mon dernier blog, en tout cas sous sa forme actuelle, celle qui a consisté depuis 23 ans à faire part de mes inquiétudes face à la montée inexorable des forces .... «malpensantes». 

    Car j’ai perdu et bien perdu, on peut même dire en bon genevois que je me suis pris une « branlée ».

    En effet, avant de profiter de cet espace de liberté mise à disposition par la Tribune de Genève que sont ces blogs, c’est au travers de lettres de lecteur (à la merci des humeurs de celui ou celle qui est en charge de publier ou non les courriers) dans des journaux montréalais et de ce qui s’appelait alors au Québec des forums de discussion, que j’ai tenté de prévenir des dangers d’une planète dont les populations seraient suffisamment abruties (par une surconsommation compulsive, par des médias qui misent sur le nivellement par le bas en exploitant nos plus bas instincts, par des coupures budgétaires et/ou des mauvais choix dans l’éducation, par un désœuvrement quasi structurel, etc. etc.) pour en arriver à porter au pouvoir des démagogues qui, au nom du nationalisme, du protectionnisme, de la xénophobie et de l’intolérance, promettent sécurité et pouvoir d’achat, 

    Résultat, j’ai tellement bien su tirer la sonnette d’alarme, que, depuis 1996 que je m’inquiète publiquement de leur possible avènement; Bush Jr., Poutine, Duterte, Orban, Erdogan, Maduro, Trump, Salvini, Bolsonaro et consorts ont été brillamment élus et même réélus pour certains... 

    Quant aux réseaux sociaux, si on est encore quelques-uns de ces vilains « bienpensants » humanistes à nous faire insulter à chaque fois qu’on ose témoigner notre écœurement face à des délires sectaires, individualistes, liberticides et/ou passéistes, il est clair que nous ne sommes pas dans l’air du temps. 

    Bref, j’ai bien peur d’avoir surtout été un prophète de malheurs et vu mes inquiétudes du moment, il me semble désormais préférable de m’abstenir.

      

    Reste à voir si les citoyens des pays qui ont choisis d’être gouvernés par ces populistes soit disant proches du peuple plutôt que par des « élites » universitaires progressistes vont effectivement pouvoir vivre plus sereinement et confortablement ... sur le long terme ? 

    Quoi qu’il en soit, c’est, en tout cas et sincèrement, tout le mal que je vous, que je nous souhaite !

     

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  • L'Europe de demain

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    Même si, j’ai de moins en moins le temps de m’y consacrer, j’ai décidé que ce blog sera désormais celui d’un bobo « bien-pensant » assumé et fier de l’être. Il me parait, en effet, urgent de me secouer face à la xénophobie, au racisme, au simplisme, à la démagogie, à la propagande et à l’intolérance belliqueuse ambiante. Observer sans réagir ceux qui ont décidé que leur refus obtus du multiculturalisme et de l’ouverture aux autres les transformaient en citoyens plus lucides et qualifiés que la moyenne m’apparaît, en effet, chaque jour un peu plus déraisonnable.

     

    En remettant (entres autres) en question, l’avenir des organisations internationales et de la construction européenne, en dressant les peuples, les religions et même les classes sociales les uns contre les autres, les démagogues en vogue du moment tentent de revenir au « bon vieux temps » du protectionnisme … patriotique.

    Sauf qu’à « l’époque » (laquelle exactement ?) les bienfaits (si, si) de la mondialisation n’avaient pas encore permis l’éclosion des surpuissances économiques et démographiques que sont par exemple aujourd’hui la Chine, l’Inde et le Brésil, ni favorisé la renaissance de ces malheureux pays qui ont vu leur évolution (et leur production) caler alors qu’ils enduraient la terrible mainmise idéologique et militaire de l’URSS.

    Voilà pourquoi, aujourd’hui, toute tentative de retour en arrière apparait juste impossible. L’Europe doit choisir entre se saborder bêtement en rétablissant ses frontières internes ou redevenir une véritable puissance respectée et respectable en affrontant (la plus unie possible) le reste du monde qui, pour le moment, ri et profite de ses atermoiements nostalgiques

    De la régulation (certes compliquée) de la mondialisation, à la solidarité internationale en passant par l’émergence de véritables moyens d’action à disposition des organisations transnationales, tout doit, bien entendu, être revu, repensé, organisé et expliqué différemment.

    Pour cela, il faut tenir compte des erreurs du passé, des impasses constatées ci et là et bien sûr des réalités sociales et... climatiques qui nous ont rattrapés.

    Il me semble, par exemple, moins difficile de croire, demain, en une Europe qui soit d’abord celle des régions (plus proches des citoyens) plutôt qu’en un rassemblement contraint de pays minés d’avance par leur propre nationalisme égoïste si peu propice aux compromis et à la fraternité.

    Quoi qu’il en soit, les semaines à venir devraient nous permettre d’observer (non sans angoisse) quel voie l’Europe prendra pour ces prochaines années.

    N’empêche que vu l’ambiance du moment, il est, peut-être, plus impérieux que jamais de savourer à sa juste valeur chaque bon moment partagé avec ceux qu’on aime alors que nous sommes... encore ... en Paix.

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  • Gilets Jaunes d’intérieur

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    Vu que je ne perds plus mon temps à commenter les blogs de la TG, j’en ai profité pour aller voir ce qui se dit ailleurs sur le Web à Genève et en Suisse romande. La plupart des pages des médias qui permettent au public de réagir n’étant pas disponibles gratuitement, c’est par conséquent les commentaires du 20 Minutes que je me suis résolu à scruter.

    Du coup voilà que je regrette déjà la petite mais productive « fachosphère » de la TG avec ses exégètes islamophobes, russophiles et/ou climatosceptiques.

    En effet, si les convictions de la majorité des intervenants apparaîssent plus ou moins semblables, le niveau des commentaires de 20 minutes, desservi d’entrée par une généralisation pratiquement totale de l’anonymat, y est incontestablement moins érudit et nettement plus fielleux.

    Ces commentaires sont pourtant « modérés «, par un modérateur (quel étrange nouveau métier) dont on peut d’ailleurs s’interroger sur ses choix d’articles qu’il est possible, ou pas, de commenter.

    En même temps, plus on prend connaissance de ces commentaires plus on réalise que leurs auteurs sont, en fait des gilets jaunes virtuels. On y retrouve en effet les mêmes mantra anti élites et autres slogans simplistes qui tournent en boucle depuis des mois. Visiblement ces «haters » n’aiment rien mais surtout personne (de public en tout cas). Il y en a même pour s’en prendre .... au Roi Federer, c’est dire.

     Mais ce sont surtout - les politic qui on prene plain la gueul - (pour écrire comme nombre de ces courageux commentateurs cachés derrière leur anonymat). C’est vite vu, ceux-ci seraient tous pourris, tous achetés, tous vendus, tous malintentionnés, tous incompétents, tous à jeter au plus vite aux ordures, etc. etc.

    Ben voyons !

    Il est vrai qu’il n’y a rien de plus facile que de s’en prendre bêtement à ceux qui tentent pourtant, tant bien que mal, de gérer et d’animer ces communes, villes, cantons ou Pays qui, Non, (c’est définitif, désolé !) ne redeviendront plus jamais.... comme avant.

    Il n’empêche que, chez nous en tout cas (et Dieu sait si c’est un privilège qui n’est pas partagé par la majorité des internautes de la planète), ces commentateurs aux préjugés irréfutables, ces gilets jaunes d’intérieur et autres juges autoproclamés bien cachés derrière leurs écrans ont, par bonheur, encore (?) le droit d’exprimer librement leurs frustrations. Grand bien leur fasse.

    Est-ce bien utile, pour autant, de mépriser et d’insulter systématiquement celles et ceux qui, élus démocratiquement par ailleurs, sont tous quelque part conscients que, quelque soit les décisions qu’ils prendront, à chaque fois ou presque, il y aura certes des citoyens ravis (et plus ou moins... reconnaissants) mais aussi d’autres qui seront nettement moins satisfaits, voir carrément furax avec parfois un véritable sentiment d’injustice ?

    Car, n’en déplaise aux donneurs de leçons et autres démagogues simplistes, la politique c’est, en effet, tout sauf si facile. C’est au contraire un art particulièrement complexe et bien souvent insoluble. Il y a beaucoup trop de susceptibilités et d’intérêts contradictoires en jeu et il n’est donc juste pas envisageable de faire tout juste et à fortiori de contenter tout le monde.

     

    Quoi qu’il en soit, il est vrai (j’en suis) que parfois ça fait du bien d’exprimer ce que l’on ressent.... comme on le ressent. Et puis, si un commentaire sur internet, aussi haineux et détestable soit-il, peut quelque part se substituer à des déprédations de la voie publique, à des incivilités et autres violences sur des personnes, c’est peut être un moindre mal. Non ?

     

     

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  • Les nostalgiques

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    On les voyait venir depuis longtemps mais  là plus personne ne peut faire comme s’ils n’existaient pas; les démagogues, nationalistes, anti-européens, anti-mondialisation, anti organisations internationales, bref anti-progrès font bien partie désormais de la réalité politique de la planète entière (ou presque).

    Qui n’a pas lu ou entendu leurs diatribes méprisantes comme quoi les ennemis à abattre seraient, sans nuance aucune, autant les « muslims » que les élites, les «merdias», les partis politiques, l’Allemagne, les bobos, les politiciens, les juifs, les  «gauchiasses», l’Euro, les multinationales, le pape François, les pays voisins, les  «bisounours», les riches, les Verts, les réfugiés, les  «bien-pensants», etc. etc. 

     Le hic, c’est que, même si leurs valeurs sont opposées, je ne peux pas m’empêcher de rapprocher ces ... mal pensants (du coup ?) avec les altermondialistes, indignés et autres pourfendeurs révoltés de l’ordre établi.

     En effet, si sur les constats et l’injustice sociale inhérente (entres autres) à la mondialisation, on est à peu près tous d’accords, c’est au niveau des propositions alternatives, responsables et collectivement viables qu’on y déplore  encore et toujours ce même vide aussi abyssal que consternant.

     Cela n’empêche pas pour autant les gilets jaunes, les mouvements Cinque Stelle, Podemos, Syryza et des dizaines d’autres regroupements et partis démagogiques disséminés un peu partout sur la planète d’avoir le vent en poupe. Aujourd’hui, Il est, visiblement, possible d’exister, de se faire mousser, apprécier et même élire rien qu’en dénonçant haut et fort tout et son contraire.

     

    Sauf qu’en ce début du 21eme siècle, gouverner c’est d’abord et avant tout être pragmatique et donc gérer tant bien que mal les différents (et si complexes)  rapports de force et en particulier ceux qui opposent les États aux acteurs (trop souvent  inconséquents, il est vrai) de la mondialisation.  

    Car, que cela plaise ou non, cette dernière apparaît bel et bien comme définitivement ancrée dans les modes de vie de la population et en particulier de sa jeunesse.  ´

    Le véritable défi pour celle-ci n’est donc  pas d’envisager bêtement de pouvoir la tuer mais bien de comprendre comment dompter la bête. 

     Cela semble passablement plus constructif que d’opter pour ces mouvements protectionnistes qui parviennent pourtant à convaincre un plus ou moins gros tiers de leurs concitoyens, que non, ce n’est pas vrai, il n’est pas trop tard pour revenir au bon vieux temps des ... châteaux forts. 

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  • Les supporters

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    Le problème ce n’est pas les gilets jaunes mais bien ceux, toujours plus nombreux et virulents qui se sentent investis du devoir de les supporter voir de les .... assujettir. 

    Autant on peut tous être d’accord sur le constat des GJ, autant les entendre  réclamer la démission de Macron sans n’avoir rien à proposer (mais tout et son contraire à dénoncer) apparaît pour le moins inconsistant. 

    Et pourtant, comme prévu, ce mouvement est en train d’être porté aux nues par ceux qui, non sans mépris d’ailleurs, préfèrent miser sur les plus bas instincts et les émotions des individus plutôt que sur leur l’intelligence et leur sagesse . 

    Ces démagogues (que l’on nomme aussi faussement  populistes) trop contents de pouvoir reprendre en chœur avec  les gilets jaunes leur éternel mantra  « Ah bas, les élites déconnectées du peuple, vive la dictature de l’opinion ». 

     

    D’abord  il faudrait s’entendre sur qui sont ces fameuses élites déconnectées; Est-ce les riches ? Les universitaires ? Les professions libérales ? Les médias ? Les intellectuels ? Les patrons ?  Les politiques ? 

    Ben non, pas les politiques, ceux-ci sont par nature connectés aux électeurs vu qu’ils dépendent d’eux pour exister. 

    Et puis ca veut dire quoi, exactement, être proche du peuple ? Fréquenter les milieux associatifs, culturels, sportifs, syndicaux, idéologiques, spirituels, alternatifs, environnementaux, professionnels, etc. ? Voilà qui ressemble pourtant aux CV de nos élus; non ? Chacun son milieu, chacun son parti, ils sont où les déconnectés ?

    Ni élites, ni déconnectés, les femmes et les hommes politiques ne sont-ils pas simplement une image grossissante des populations qui les élisent ? Ne nous renvoient ils pas, tel un miroir, le reflet d’un monde, où, si trop de pouvoir rend assurément un peu fou, s’efforcer d’en disposer semble également justifier coups bas, mensonges et autres ... fake news ?

    Quant à la dictature de l’opinion, elle est illustrée par cette réponse  d’un élu UDC qui, l’autre soir à Forum, avouait un peu candidement que puisque la sauvegarde de l’Environnement n’était pas dans le Top 5 des préoccupations des Suisses, cela n’était pas un souci pour lui non plus.... 

    Quoi qu’il en soit, oui tout n’est évidemment pas à rejeter dans les cris de révoltes sincères de nombreux gilets jaunes. De là à en voir le début d’un pseudo et énigmatique « nouveau monde » ,  je ne suis pas certain que cela soit si ... manifeste, ni surtout que cela augure vraiment des temps meilleurs.

    Sauf, bien sûr, pour ceux qui parviendront à surfer sur le chaos qu’ils s’efforcent aujourd’hui d’attiser 

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  • Complètement à... l’Est

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    Il est visiblement devenu de bon ton de s’en prendre à l’Europe pour symboliser tout ce qui ne tourne pas rond. Même ici, chez nous, alors que nous n’en faisons pas partie, la communauté Européenne semble susciter autant de méfiance que de rejet quand ce n’est pas simplement une haine aussi excessive qu’incohérente.

    Du coup, j’ai profité de quelques jours de congé pour aller faire un (tout petit) tour dans trois pays européens qui faisaient partie du bloc de l’Est il y a encore 30 ans et qui ont choisi depuis une quinzaine d’années d’adhérer, librement, à la communauté européenne. La République Slovaque, la Pologne et la Lituanie.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que le drapeau européen y est partout, que cela soit sur les panneaux de chantier qui annoncent des nouvelles infrastructures et autres constructions de bâtiments officiels ou encore devant des administrations et autres organisations culturelles diverses.

    Visiblement la communauté européenne a mis plus souvent qu’à son tour la main à la poche pour financer un nombre certain de projets qui ont permis en quelques années à des pays qui sortaient du chaos post-communiste de quasiment rattraper leur retard (aussi bien démocratique qu’économique) sur leurs voisins occidentaux.

    C’est en effet à l’Europe qu’il faut, par exemple, imputer cette transition écologique qui saute aux yeux lorsque, depuis le château de Bratislava, on peut distinguer d’un côté des vieilles usines toutes décrépies et rouillées d’où s’échappent des tristes fumées grises qui semblent être les derniers vestiges de la période communiste. Alors que de l’autre côté du paysage, plusieurs dizaines d’éoliennes semblent avoir poussé comme des champignons sur toutes les collines environnantes.

     On peut donc se poser des questions sur ce que seraient les conditions de vie des habitants de ces pays aujourd’hui, si l’Europe ne leur avait pas ouvert ses portes. On imagine qu’encore plus nombreux seraient alors ces réfugiés économiques qui viennent frapper à la porte des pays les plus riches pour grappiller les quelques miettes qui pourraient tomber sous la table...

     

    Sauf qu’il est apparemment très tendance d’expliquer que même face à une mondialisation où les acteurs qui comptent y sont toujours moins nombreux, plus regroupés et donc plus puissants, il n’y aurait aucun problème majeur à s’extraire du grand marché européen pour affronter seul et fièrement la Chine, les Etats-Unis, la Russie ou encore le Japon, l’Inde ou le Brésil sur ce marché mondial globalisé dont on peine, pourtant, à croire qu’il puisse être un jour...régulé et/ou sérieusement remis en question.

    Voilà pourquoi ceux, toujours plus nombreux, qui nous expliquent pourquoi ça va mal mais qui n’ont aucune alternative raisonnable à proposer devraient peut-être se poser la question (plutôt que de transformer bêtement la communauté européenne en un bouc émissaire un peu trop évident) sur ce qu’était l’Europe juste après la chute du mur en 1989, sur ce qu’elle est aujourd’hui et sur ce qu’elle serait sans doute devenue sans cette solidarité européenne, certes imparfaite, mais ô combien, concrète pour tant de neo-européens.

    Bien sûr, tout n’y est pas idyllique, loin s’en faut mais de là à jeter le bébé avec l’eau du bain, il y a un pas que seuls les porteurs d’un véritable nouveau projet européen aussi viable que responsable seraient éventuellement en droit de franchir.

    Ceux-ci (pour autant qu’ils existent) ne s’étant pas encore fait entendre, il apparaît pour le moins prématuré de vouloir démanteler l’Europe actuelle au plus vite... juste pour caresser une fraction de l’opinion publique dans le sens du poil, non ?

     

     

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  • Pauvres Français !

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    Autant dire que je ne suis pas fan mais une chose apparaît chaque jour plus clairement, ce mouvement dit des gilets jaunes est d’abord et surtout une révolte des plus pauvres.

    Visiblement il n’est plus possible de survivre avec des salaires équivalents ou proches du SMIC et les Français n’en peuvent plus de subir depuis plus de 40 ans une si constante diminution de leur pouvoir d’achat.

    Ajoutez à cela un jeune président aussi volontariste qu’inexpérimenté et donc idéal pour attiser toutes les frustrations et voilà la France à nouveau en feu.

    Extra !?!

     

    Comme s’ils avaient besoin de ça nos si turbulents voisins. Certes c’est un pays magnifique, les gens y sont généralement affables et leur goût pour la bouffe, la qualité de vie et la culture ne peut que séduire mais politiquement c’est définitivement un pays ingouvernable.

    Ceci dit et contrairement à nombre d’observateurs étrangers, en tant que Genevois on est tout sauf surpris. C’est en effet tous les jours que nous sommes confrontés sur nos routes aux côtés insoumis, querelleurs voir irresponsables de nos si indisciplinés voisins.

    Les descendants des « irréductibles gaulois » ne sont, en effet, ni des « yes men » comme les anglo-saxons ni des travailleurs aussi ordrés et disciplinés que les germaniques et (selon moi en tout cas) c’est plutôt une qualité.

    Quoi qu’il en soit, si personne ne peut sérieusement nous dire jusqu’où ce mouvement des gilets jaunes va aller, il n’en demeure pas moins qu’en prenant connaissance de la réalité économique d’un grand nombre d’entre eux, on réalise que (contrairement à leur pays qui reste une des destinations touristiques les plus populaires de la planète) celles et ceux qui occupent les ronds-points de France depuis bientôt trois semaines n’ont apparemment plus grand chose à perdre.

    Alors même si on peut douter qu’il y ait vraiment quelque chose à gagner en prolongeant le chaos, on a bien compris qu’en fonction de leur soif de liberté et de fraternité et de leur rêve utopique d’égalité, on n’a pas fini d’observer nos fascinants voisins réitérer encore et toujours ces manifs, révoltes, émeutes, blocages et autres actes stupides de violence dont ils ont le secret.

    Reste à savoir qui parviendra, cette fois ci, à surfer sur cette chienlit et à s’en extraire ? Ce n’est pas les opportunistes démagogues plus ou moins bien intentionnés qui doivent manquer, non ?

     

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