La fin des grandes gueules ?

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C’est encore des gamins, ils n’ont, la plupart du temps, aucune expérience en politique et pourtant ils ont déjà tout compris. Non pas seulement par rapport à la réalité climatique et à l’urgence de devoir revoir nos modes de fonctionnement et surtout de consommation, non c’est aussi au niveau de l’expression orale que ces jeunes mobilisés pour le climat nous donnent des leçons.

En effet, ils ont inventé des gestes tout simple pour exprimer leur accord, leur désaccord et surtout leur impatience face aux discours qui n’en finissent plus. Ils ont compris qu’à l’heure des réseaux sociaux, les longs discours, plus destinés à étaler ses connaissances qu’à convaincre, sont désormais intenables. Ils savent (déjà !) que pour être entendu et surtout compris, il faut désormais être brefs, précis, percutants avec éventuellement une ou deux (maximum) « punch lines » bien senties.

 

Pourquoi je parle de ça sur mon blog qui est désormais uniquement consacré à la politique municipale ? C’est parce que même si je ne suis pas encore élu (et à priori, sauf surprise, cela ne devrait pas arriver dans une commune où je ne connais pas grand monde), j’angoisse déjà de ces séances interminables ou chacun se sent le devoir de démontrer qu’il maitrise le sujet quitte pour cela à ressasser pendant des heures.

Combien d’hommes et de femmes fraichement élus ont décidé, par le passé, de mettre un stop définitif à leur mandat politique, uniquement parce qu’ils n’en pouvaient plus de ces blablas continuels, de ce besoin de répéter ce qui a déjà été dit, de ces tentatives de se faire valoir, de ces recours à des citations historiques sensées élever le niveau et de ces réponses si longues que quand elle se terminent enfin, on ne se rappelle même plus quelle était la question ?

Je ne dis pas qu’il ne faut plus débattre, c’est juste qu’il y a des lieux pour ça (caucus, commissions) et d’autres (séances plénières) pour décider et, du coup, avancer… . Mais pour cela, il est grand temps que chacun prenne exemple sur notre jeunesse en apprenant enfin à être concis.

Sauf que savoir écouter, trier ses arguments, ne pas sentir obliger de répondre point par point, laisser la parole à celles et ceux qui savent mieux, se taire, etc. etc. ça prend un minimum d’humilité et l’humilité en politique….

Voilà pourquoi, il faut voter pour des partis qui n’ont (encore ?) ni la grosse tête ni la science infuse, comme les Verts Libéraux, par exemple !

 

Bonne journée !

 

 

Vincent Strohbach

Candidat sur la liste no 3 PDC – Verts Libéraux à Meyrin

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