• L'Europe de demain

    Imprimer

    Même si, j’ai de moins en moins le temps de m’y consacrer, j’ai décidé que ce blog sera désormais celui d’un bobo « bien-pensant » assumé et fier de l’être. Il me parait, en effet, urgent de me secouer face à la xénophobie, au racisme, au simplisme, à la démagogie, à la propagande et à l’intolérance belliqueuse ambiante. Observer sans réagir ceux qui ont décidé que leur refus obtus du multiculturalisme et de l’ouverture aux autres les transformaient en citoyens plus lucides et qualifiés que la moyenne m’apparaît, en effet, chaque jour un peu plus déraisonnable.

     

    En remettant (entres autres) en question, l’avenir des organisations internationales et de la construction européenne, en dressant les peuples, les religions et même les classes sociales les uns contre les autres, les démagogues en vogue du moment tentent de revenir au « bon vieux temps » du protectionnisme … patriotique.

    Sauf qu’à « l’époque » (laquelle exactement ?) les bienfaits (si, si) de la mondialisation n’avaient pas encore permis l’éclosion des surpuissances économiques et démographiques que sont par exemple aujourd’hui la Chine, l’Inde et le Brésil, ni favorisé la renaissance de ces malheureux pays qui ont vu leur évolution (et leur production) caler alors qu’ils enduraient la terrible mainmise idéologique et militaire de l’URSS.

    Voilà pourquoi, aujourd’hui, toute tentative de retour en arrière apparait juste impossible. L’Europe doit choisir entre se saborder bêtement en rétablissant ses frontières internes ou redevenir une véritable puissance respectée et respectable en affrontant (la plus unie possible) le reste du monde qui, pour le moment, ri et profite de ses atermoiements nostalgiques

    De la régulation (certes compliquée) de la mondialisation, à la solidarité internationale en passant par l’émergence de véritables moyens d’action à disposition des organisations transnationales, tout doit, bien entendu, être revu, repensé, organisé et expliqué différemment.

    Pour cela, il faut tenir compte des erreurs du passé, des impasses constatées ci et là et bien sûr des réalités sociales et... climatiques qui nous ont rattrapés.

    Il me semble, par exemple, moins difficile de croire, demain, en une Europe qui soit d’abord celle des régions (plus proches des citoyens) plutôt qu’en un rassemblement contraint de pays minés d’avance par leur propre nationalisme égoïste si peu propice aux compromis et à la fraternité.

    Quoi qu’il en soit, les semaines à venir devraient nous permettre d’observer (non sans angoisse) quel voie l’Europe prendra pour ces prochaines années.

    N’empêche que vu l’ambiance du moment, il est, peut-être, plus impérieux que jamais de savourer à sa juste valeur chaque bon moment partagé avec ceux qu’on aime alors que nous sommes... encore ... en Paix.

    Lien permanent Catégories : Bobo et fier de l'être 22 commentaires