L'Europe de demain

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Même si, j’ai de moins en moins le temps de m’y consacrer, j’ai décidé que ce blog sera désormais celui d’un bobo « bien-pensant » assumé et fier de l’être. Il me parait, en effet, urgent de me secouer face à la xénophobie, au racisme, au simplisme, à la démagogie, à la propagande et à l’intolérance belliqueuse ambiante. Observer sans réagir ceux qui ont décidé que leur refus obtus du multiculturalisme et de l’ouverture aux autres les transformaient en citoyens plus lucides et qualifiés que la moyenne m’apparaît, en effet, chaque jour un peu plus déraisonnable.

 

En remettant (entres autres) en question, l’avenir des organisations internationales et de la construction européenne, en dressant les peuples, les religions et même les classes sociales les uns contre les autres, les démagogues en vogue du moment tentent de revenir au « bon vieux temps » du protectionnisme … patriotique.

Sauf qu’à « l’époque » (laquelle exactement ?) les bienfaits (si, si) de la mondialisation n’avaient pas encore permis l’éclosion des surpuissances économiques et démographiques que sont par exemple aujourd’hui la Chine, l’Inde et le Brésil, ni favorisé la renaissance de ces malheureux pays qui ont vu leur évolution (et leur production) caler alors qu’ils enduraient la terrible mainmise idéologique et militaire de l’URSS.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, toute tentative de retour en arrière apparait juste impossible. L’Europe doit choisir entre se saborder bêtement en rétablissant ses frontières internes ou redevenir une véritable puissance respectée et respectable en affrontant (la plus unie possible) le reste du monde qui, pour le moment, ri et profite de ses atermoiements nostalgiques

De la régulation (certes compliquée) de la mondialisation, à la solidarité internationale en passant par l’émergence de véritables moyens d’action à disposition des organisations transnationales, tout doit, bien entendu, être revu, repensé, organisé et expliqué différemment.

Pour cela, il faut tenir compte des erreurs du passé, des impasses constatées ci et là et bien sûr des réalités sociales et... climatiques qui nous ont rattrapés.

Il me semble, par exemple, moins difficile de croire, demain, en une Europe qui soit d’abord celle des régions (plus proches des citoyens) plutôt qu’en un rassemblement contraint de pays minés d’avance par leur propre nationalisme égoïste si peu propice aux compromis et à la fraternité.

Quoi qu’il en soit, les semaines à venir devraient nous permettre d’observer (non sans angoisse) quel voie l’Europe prendra pour ces prochaines années.

N’empêche que vu l’ambiance du moment, il est, peut-être, plus impérieux que jamais de savourer à sa juste valeur chaque bon moment partagé avec ceux qu’on aime alors que nous sommes... encore ... en Paix.

Lien permanent Catégories : Bobo et fier de l'être 22 commentaires

Commentaires

  • L'Europe actuelle et surtout celle de demain c'est :

    la pollution en forte augmentation,
    la crise du logement,
    la surpopulation
    les transports bondés et les routes encombrées
    les conflits sociaux qui se multiplient,
    le chômage qui grimpe,
    le dumping salariale,
    la monté du racisme,
    les capitaux qui font et défont des pays,
    les capitaux qui ruinent des petites entreprises et appauvrissent de nombreuses personnes.
    Les capitaux qui exploitent la misère humaine dans des pays corrompus.
    Mais ce n'est pas grave car les personnes ruinées ne sont que des populistes, des salauds de pauvres ou des "sans dents". selon l'expression de certains bobos.
    Et j'en oublie....

    Mais rassurez-vous, j'ai quand même trouvé un point positif et une bonne nouvelle : les riches sont de plus en plus riches.
    Comme vous pouvez le constater je peux trouver des points positifs à cette Europe ploutocratique.
    La "populace inculte et le bas peuple" adresse un grand merci à tous les bobos « bien-pensants » assumés et fiers de l’être.

  • Dernière mode des bobos bien-pensants parisiens: porter des vêtements bleus tels qu'ils se portaient en Chine ou dans nos usines

    sans oublier, pour l'avoir vécu, le désaveu exprimé parce que non au courant voyant entrer un ouvrier connu

    étant moi-même ce que j'ignorais"col blanc" je me levai pour me précipiter serrer la main à cette connaissance… de bleu vêtu.

  • La lutte ça ne devrait pas se faire au nom d'un principe, mais pour le favoriser.
    Qu'est-ce qui engendre une augmentation, du racisme, xénophobie, 'extrême-droite ? Non les évènements.
    La bien-pensance n'aide pas. Les dealers, les migrants-réfugiés qui ne travaillent pas (2/3), un laxisme avec un extrémisme religieux au nom d'une liberté que cet extrémisme d'ailleurs refuse aux autres, et j'en oublie.
    Résoudre ces problèmes, c'est diminuer de 50% l'hostilité.
    Comprendre la démarche d'un dealer et le tolérer, c'est mettre toute une communauté sous le risque d'un racisme ou xénophobie.

    Concernant, l'Europe, je suis plus optimiste, une nouvelle guerre froide s'installe, avec de nouveaux acteurs comme la Chine. Or une Europe unie dans ce contexte est la seule voie possible pour lutter face à ces nouveaux monstres. Le sentiment européens va s'imposer sous la menace. L'UE a conscient de ses erreurs, elle tarde à changer, mais le vent du changement à commencer.

    Ce qui menace la Suisse, c'est l'hyper-croissance. C'est mauvais pour l'écologie, mauvais pour la qualité de vie, mauvais pour la stabilité de la Suisse.
    Pour moi, c'est ce combat qui devrait préoccuper les partis.
    Les autres problèmes sont "secondaires", même si ils sont important à court terme.

  • Je pense comprendre votre indignation et votre besoin de dire franchement ce que vous pensez de la tendance actuelle au repli. Je dirais même que je partage l'idéal avec une sérieuse réserve sur notre capacité d'y tendre dans un délai raisonnable pour éviter une catastrophe et donc la répétition de l'Histoire.
    Alors oui, je vous trouve un brin angélique dans vos appels à la fraternité, au partage, à la compréhension de l'autre dans ses convictions culturelles, religieuses et sociales. Et aussi un peu contradictoire avec votre europhilie qui ne fait que transposer le principe de la nation à un plus grand ensemble pour reproduire le même schéma protectionniste envers les autres puissances qui comptent.
    Je vous avais demandé dans un de vos précédents billets, comment vous envisagiez de maîtriser la bête. Votre silence m'incite à penser que vous n'avez pas l'amorce d'une solution et que vos "humeurs" ne sont que des coups de gueule défoulatoirs qui trahissent certes un humanisme contrarié mais surtout une émotivité pas très constructive. Il vous faudra donc assumer la critique de ceux qui vous considèrent comme un bisounours et donc le fait que leurs observations sont certainement plus raisonnables que vos émotions et vos bons sentiments qui transpirent dans chacun de vos billets et de vos commentaires.
    C'est ce que vous semblez vouloir faire lorsque vous nous assénez que vous assumez dorénavant vos travers. A la bonne heure ! Mais je dois vous avouer que pour moi c'est largement insuffisant pour générer un débat.

    Oui, le monde est complexe et l'accélération que nous traversons à notre époque accentue le décalage entre les réalisations techniques, scientifiques et la réponse sociale, politique et juridique qui devrait accompagner cette évolution spectaculaire. Nous sommes dans la réaction et personne ne sait comment anticiper un avenir pour le moins incertain.
    Vous reconnaissez que tout doit être revu, pensé, organisé. Vous remettez en question la notion même de nation pour défendre des régions. Bref, vous suggérez une révolution profonde sans nous offrir le moindre début de piste mais en condamnant vigoureusement ceux qui tentent de sauver ce qui peut encore l'être de nos valeurs historiques et qui demandent une pause, un ralentissement pour pouvoir digérer la mutation en cours.
    Le monde est devenu village, la population aura décuplé à la fin de ce siècle en l'espace de trois cent petites années et l'espérance de vie augmente régulièrement. En revanche l'intelligence semble stagner. Nous tournons en rond dans nos petites réalités personnelles depuis des siècles sans que nous puissions observer une évolution des mentalités. Ou du moins pas à l'échelle d'une vie humaine. L'Histoire suggère que nous répétons inlassablement les mêmes erreurs indépendamment des changements technologiques, scientifiques, climatiques, économiques etc. A tel point qu'on pourrait presque penser comme les bouddhistes que l'ignorance est une condition intrinsèque à notre genre et qu'il n'y aurait d'espoir qu'au nirvana, soit ailleurs que dans un corps.

    Pour ma part, j'ai choisi de prendre plaisir avec la différence et je respecte donc infiniment tous ceux qui ne pensent pas comme moi. Mieux, je réclame cette différence qui m'enrichit et me déniaise. Et j'ai la surprise de découvrir que depuis que je n'éprouve plus le besoin de convaincre, se développe en moi un véritable sentiment d'empathie qui fait des miracles car je me sens bien, heureux et comblé. Ma contrariété à comme par miracle disparu alors que les raisons de s'offusquer ne manquent pas. J'en viens donc à penser que le monde n'est que ce que nous en faisons, le regard que nous lui portons, et que chacune de nos pensées, paroles et actes participent à cette fabrication. Collectivement cela peut bien mener au chaos, mais individuellement il est possible non seulement d'y échapper, mais d'inverser la tendance et le sauver.
    Un des moyens pour accéder à ce type de réalisation me semble résider dans notre capacité à offrir à tous un haut niveau d'éducation générale qui permette le développement d'une intelligence créatrice à mille lieue des systèmes productivistes qui nous formatent.
    Le cercle est vicieux ou vertueux. Pour accéder à la formation il s'agit de vivre dans un monde pacifié, prospère et équilibré que seule une intelligence créatrice permet d'envisager.
    N'ayant pas les clés de cette énigme j'ai souvent pensé que notre salut pourrait venir d'une invasion extra-terrestre. Belliqueuse elle aura le mérite de nous rassembler comme un seul homme, plus avancée elle nous permettra de faire un bond évolutif. Je comprends aujourd'hui que ce train de pensée ne fait que répéter la même erreur que vous faites avec l'Europe face aux nations c'est juste l'échelle qui change.
    C'est pourquoi je me suis joyeusement résigné à accepter mes limites, ce qui m'a immédiatement permis de comprendre que la seule chose qui puisse changer c'est moi et non pas le monde. Je m'y applique dorénavant tout en participant à l'aventure humaine, au partage des idées, aux échanges, à tout ce qui fait notre quotidien avec une certaine forme de détachement libérateur.
    Pour vous donner un exemple concret, je viens de pondre une série de billets en faveur de la traversée urbaine de la rade qui me semble aussi urgente qu'évidente. J'ai répondu à des centaines de commentaires et j'ai rencontré de élus engagés, ainsi que des personnalités qui comptent dans les milieux de la mobilité. Je l'ai fait avec passion, conviction et enthousiasme. Pourtant je vois bien l'inertie, l'absence de volonté politique et de moyens financiers. Nombreux sont ceux qui se moquent de ma croisade contre des moulins à vent. Rien n'y fait, je continue sans éprouver la moindre contrariété, dans une gratuité rafraîchissante, sans attente ni espoir.

    Désolé pour la longueur de ce commentaire. Votre aveu bien-pensant de bobo assumé et fier de l'être m'a donné envie de vous livrer le fond de ma pensée que je n'ai fait qu'effleurer.

  • Pierre Jenny : A tout prendre, je me demande si je ne préfère pas les commentaires outrés et agressifs ou encore la hargne dénuée de respect des autres intervenants en désaccord avec moi plutôt que votre ton mielleux qui suinte le mépris et vos explications alambiquées pour en arriver à la même conclusion (je ne serais qu’un « bisounours » aussi simplet qu’angélique)
    Mais bon, visiblement, cela vous conforte de vous sentir tellement supérieur. Grand bien vous fasse !

  • Dommage que vous le preniez ainsi à coeur. Il me semble qu'il y a matière à débat au delà de vos "qualités" prétendument assumées.
    Surpris aussi que vous voyiez de l'arrogance dans mes propos puisque j'avoue mes limites et ma curiosité insatiable devant la logique de l'autre.
    Bon, je reconnais volontiers un petit côté provocateur, mais reconnaissez que vous l'avez cherché.
    Maintenant, je pense que nous pourrions passer outre ces politesses introductives pour entrer dans le vif du sujet.
    Alors, que pensez-vous de l'idée de renoncer à changer le monde et commencer par remettre en question la manière dont nous le voyons ?
    J'ai de plus en plus l'impression que nous vivons tous dans nos mondes que nous fabriquons de toutes pièces. Et ce que l'on appelle la réalité, ne serait que le cumul de ces vérités individuelles.

  • Pierre Jenni @ "j'ai souvent pensé que notre salut pourrait venir d'une invasion extra-terrestre"
    Ah, parce que l'invasion de l'Europe par l'islam, ce n'est pas assez ?
    PS. Oignez manant, il vous poindra. Poignez manant, il vous oindra. Ne jamais oublier...

  • Oignez manant, il vous poindra. Poignez manant, il vous oindra.

    Géo qui a des lettres (mais nous n'en doutions pas) cite Rabelais (Gargantua), mais l'expression est sûrement plus ancienne. Jolie antithése avec poindre et oindre.

  • Donc Pierre Jenny, en plus d’être un rêveur déconnecté de la réalité, je serais suffisamment naïf pour me sentir capable de changer le monde.

    Décidément !

    Sauf que contrairement à vous (mais aussi à P. Decaillet qui est le maître en la matière) j’ai honte à chaque fois que j’utilise le « je « et donc chaque fois que je parle de moi. Qui je suis, d’où je viens, comment je vis, pense et réfléchi n’ont absolument aucun intérêt.

    Je me contente simplement de décrire le monde tel que je le perçois et de partager des inquiétudes communes à beaucoup de gens.

    Loin de moi l’idée de me prendre au sérieux en cherchant à être un juge, un professeur, un censeur, un despote ou encore le.... Messie.

    C’est vous dire si nous sommes différents.

  • Oui, je comprends l'embarras du "je". Mais ne pensez-vous pas que votre besoin de simplement décrire le monde tel que vous le percevez n'est qu'une autre façon de parler de soi.
    Et, que vos inquiétudes soient partagées ou non, vos propos trahissent une prise de position tranchée qui condamne facilement, avec de gros mots, vos contradicteurs.

    Vous est-il si difficile que ça de comprendre la sensibilité d'un Décaillet pour reprendre votre exemple, qui s'inquiète aussi des velléités impérialistes d'un multiculturalisme qui fait fi de l'histoire ?
    Ou d'un Géo qui observe l'avancée de l'islam dans nos régions ?

    Oui, je vous trouve bien innocent. Certes vous manifestez de belles préoccupations mais une plus grande rigueur d'analyse vous permettrait de comprendre que vous mettez en péril des équilibres fragiles et vous semblez idéaliser l'homme en vous bouchant yeux, nez et oreilles.

    Si vous avez véritablement honte à chaque fois que vous parlez de vous et que vos propos ne visent pas à changer le monde alors il faudra sérieusement envisager à vous taire, car vous ne faites que vous défendre, vous et vos idées qui ne sont qu'un : Vincent.

    Enfin, lorsque vous me traitez de juge, de censeur, de despote ou de Messie, je ne vois que des projections de vos craintes car vous êtes prompt à dénoncer sans essayer de comprendre. Arquebouté sur vos convictions, sans nuance, paresseux devant l'effort de s'informer avant de fustiger. Je pourrais vous retourner le compliment.

    Je vous reconnais volontiers une belle honnêteté. D'après mes observations, c'est une qualité qui imprègne particulièrement les gens émotifs, mais c'est aussi une forme de bêtise qui peut provoquer des dégâts irréparables.
    Et je pense que parler de soi est la seule véritable honnêteté, car on parle de ce qu'on connait. Ou du moins jusqu'à qu'on réalise que même cette apparente vérité est un mystère insondable qui impose une certaine humilité. C'est en ce sens que je considère le "je" comme un concept embarrassant et de moins en moins mesurable depuis que j'ai réalisé que ce "je" était un assemblage hétéroclite d'informations glanées ou acquises au fil des expériences, du temps et de la génétique.

    Je ferais donc un très mauvais despote et me verrais mal en messie car je ne connais pas La bonne parole et je considère les religions, toutes, comme des restes de superstition pour tenter de repousser notre aversion de la finitude de toute chose. Avec les conséquences que nous connaissons.

  • "Il me semble, par exemple, moins difficile de croire, demain, en une Europe qui soit d’abord celle des régions (plus proches des citoyens) plutôt qu’en un rassemblement contraint de pays minés d’avance par leur propre nationalisme égoïste si peu propice aux compromis et à la fraternité."

    Lire à ce propos l'excellent livre de Jean François Billeter, DEMAIN L'EUROPE, édité par Allia

  • Ok Pierre Jenny, personnellement je vais m’arrêter là. Ça va faire vos jugements tout faits et autres petites invectives méprisantes...

    Dites-moi juste si je vous dois quelque chose pour vos leçons de ... psychologie à deux balles ?

  • Lire du Vincent c'est tout un poème. Il parle du mépris de PJ qui a pris la peine de publier un commentaire détaillé et argumenté pour expliquer sa pensée. Mais il suffit de lire la dernière sortie de v pour constater qui véritablement méprise qui. Dans le fond je me demande s'il n'y a pas un manque de quelque chose chez v.

    Quand on casse du sucre systématiquement sur ceux qui ne pensent pas comme lui, v devrait s'attendre à un retour de bâton. Mais il n'arrête pas de geindre...

    Quand au "je", il faut déjà être sacrément narcissique pour ouvrir un blog.

  • Se faire traiter de « narcissique » parce qu’on préfère assumer et signer ses propos plutôt que de se cacher derrière un pseudo, c’est déjà assez ahurissant.

    Mais lorsque la critique provient d’un intervenant qui passe tout son temps, courageusement planqué derrière son pseudo, à expliquer de manière aussi arrogante que délirante que tout ce qui ne vient pas de Russie doit être considéré comme des « Fake news », on se dit que, décidemment, tout est possible sur ces blogs.

    Est-ce pour cela, que je fini toujours par y revenir ? Peut-être finalement.

    Bonne journée à tous !

  • Dans la même logique qui m'incite à revenir à la personne pour changer la vision du monde, je défends l'idée de proximité pour gérer les affaires du monde.
    contrairement à vous qui suggérez une union qui ferait la force d'un grand bloc avec tout l'attirail qui va avec, armée, parlement et autres ronds de cuir qui passent leur temps à justifier leur salaire avec des réglementations absconses, je suis un fervent adepte de la commune qui est la seule à comprendre véritablement la préoccupation de ses citoyens.
    Prenez l'exemple de la France où la moindre proposition doit passer par Paris pour être validée. Les maires n'en peuvent plus, ils ont pieds et poings liés. Les préoccupations des citadins sont à mille lieues des communes rurales et la répartition des budgets fâche tout le monde.
    Certes, notre exemple de Genève avec 45 communes sur moins de 300 km2 n'est pas un modèle. Je dénonce un tel excès qui s'appuie sur une mentalité de clocher et surtout sur le besoin des élus de garder le plus longtemps possible leur poste. Et les conflits entre la Ville et le Canton sont des Genfereien permanentes et un gouffre économique. Nous pourrions donc relativement facilement découper notre petite république en cinq ou six communes d'importance équivalente et optimiser, rationaliser, économiser les ressources.
    Mais vous aurez compris l'idée de proximité qui vise à mettre en valeur le caractère unique de la culture du terroir qui garantit la pérennité de cette immense richesse que constitue les particularismes culturels régionaux. Tout le contraire de ce que vous prônez avec une globalisation nivelante qui tente d'effacer les différences, gommer les aspérités et appauvrir le patrimoine culturel de l'humanité. Et tout ça au nom de quoi ? Du profit. Et pour qui ? Pour la crème, le 1% qui surfe à la surface pendant que la masse exploitée rame sous le seuil vital.

  • "Dernière mode des bobos bien-pensants parisiens"
    Vous pensez au retour de celle des maoistes d'il y a 30,20 et 10 ans?

  • @Pierre Jenni
    Les affaires du monde ne se sont jamais, mais jamais réglé dans la proximité. D'abord parce que les conquérant ont d'autres vues, et le commerce n'ayant jamais été local, implique des accords avec des pays lointains.

    Les cantons suisses se sont alliés sous la menaces, si ils étaient rester "locaux", la Suisse n'existerait pas. Idem pour les anglais, face aux vikings, etc...
    L'imaginaire "locale" se heurte à la réalité.

    L'Europe notamment, a cru à un libéralisme qui serait la nouvelle culture mondiale, à tort. Une certaine gauche, dans un autre registre, croyait que l'humanisme était une culture mondiale, à tort.
    La vision uniforme mondiale se heurte aussi à la réalité

    L'Europe de l'ouest a une culture judéo-chrétienne commune, basé sur quelques peuples (celtes, germains,...). Les identités locales, bien que différentes ont des sources communes, qui nous lient ensemble.
    L'Europe de l'Est a sa propre Histoire, mais nous avons aussi une Histoire commune.
    Le "locale" s'agrandit parce que le monde dans sa diversité s'agrandit et nous oblige à nous redéfinir. De la région, nous avons passé au canton, puis à la Suisse et maintenant à l'Europe de l'ouest, tout ceci sous les contraintes de la réalité qui nous pousse à nous protéger.
    Par homogénéité culturelle, historique, l'Europe est la dernière frontière. L'Europe doit cesser de croire que ses valeurs (humanisme, démocratie,...), sont des valeurs universelles, en tout cas pas avant longtemps pour ne pas dire jamais.
    Les autres" ne pensent pas comme nous, par conséquent, on ne peut pas les ignorer pour vivre paisiblement.

    En résumé, le "local" dépend du type de menaces et de besoins. Jouer l'autruche, c'est croire que "local" s'arrête aux frontières suisses.
    Paradoxalement, c'est l'Europe qui nous permettra de vivre nos coutumes locales.

  • Je vous remercie pour ces remarques motus qui me permettent de préciser ma pensée.
    Ma défense de la proximité est aussi, mais pas seulement, économique. Dans le sens d'économiser et de participer à une gestion intelligente des ressources.
    La globalisation a engendré des monstres bureaucratiques et des aberrations écologiques. Je ne pense pas devoir vous faire un dessin.
    En revanche, je ne remet nullement en question les efforts de coordination et de coopération de toutes les bonnes volontés du monde au travers des outils internationaux disponibles, même si j'observe les nombreuses dérives et l'inefficacité de ces gros machins que sont l'ONU et consorts.
    Il y aurait évidemment beaucoup à dire sur ces organismes, notamment le conseil de sécurité et le droit de veto d'une poignée de nations. Mais ce n'est pas le propos ici. L'intention est louable et l'effort doit être encouragé.
    J'observe pourtant que, comme Vincent, vous suggérez que l'Europe doit muer vers autre chose. J'attends du concret pour envisager éventuellement de revoir ma position sur la participation de la Suisse à cet objectif. Mais pour être tout à fait honnête, je doute sincèrement que je puisse voir ce changement dans les années qui me restent à vivre. En attendant, je continuerai à défendre le petit village qui résiste, comme Astérix et sans potion magique.

  • Vous pouvez mentir au monde pour divers raisons, mais se mentir a sois même, faut vraiment être désespéré. Alors j'ai que deux questions:

    - Est ce que vous confondez réellement indépendance et repli ?

    - Est ce que vous ne voyez sincèrement pas dans quel pays/culture/religion le multiculturalisme qui vous est cher est le plus durement réprimé ?

  • Je comprends pas bien vos questions Eastwood ou plutôt je ne saisis pas quelles réponses vous attendez de moi.

    De l’indépendance et/ou du repli de qui vous parlez ? Mes propos évoquent l’Europe, vous aussi ?

    Quant au multiculturalisme, c’est une réalité en Amérique du Nord, ça l’est nettement moins bien dans les pays les plus pauvres de la planète, c’est quoi le point exactement ?

    Quant à M. Degoumois, votre commentaire qui évoque bêtement (comme toujours avec vous) les musulmans étant sans rapport avec le « débat «, il ne sera pas publié

  • Je vous remercie pour votre réponse qui se résume à une collection de sophismes. Ben oui, le narcissisme consiste à s'exposer, ce qui est incompatible avec un pseudo.

    Vous parlez d'"Europe" alors que comme tous les unionnistes eurolâtres vous confondez l'ue avec l'Europe. Je me demande si vous savez que la Suisse est un pays européen.

    Que vous ne compreniez pas les questions d'Eastwood en dit long sur votre intelligence. Il vous demande ce que vous pensez, pas ce qu'il veut que vous répondiez.

    Voyez-vous il y a les nationalistes suisses, et il y a les nationalistes européens. La grande différence est que les seconds sont impérialistes, colonialistes et interventionnistes, fauteurs de guerres, alors que les premiers ne sont que patriotes.

  • Mais non, encore et toujours ces sophismes. Sacré Daniel, décidément , dès qu’une affirmation vous dérange, vous la nommez sophisme. Ça en jette, ça laisse croire que vous êtes un intello et surtout c’est tellement facile.


    Quant à votre description des différents nationalismes, elle vous ressemble, manichéenne, définitive, subjective, sans aucune nuance. Comme si c’était si simple, comme si le monde était ou noir ou blanc.

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