25/09/2018

Mondialisation & nationalisme !

Je ne peux pas m’empêcher de trouver particulièrement utopistes celles et ceux qui ne cessent d’opposer le nationalisme à la mondialisation.

Comme si on avait vraiment le choix !

Visiblement ce n’est pas si clair pour tous mais dans mondialisation, il y a le mot monde et, que cela nous plaise ou non, il apparaît que le reste de la planète n’a pas attendu sur l’Europe pour s’imposer sur les marchés globalisés.

Il suffit d’ailleurs de vérifier où sont fabriqués nos vêtements, nos appareils électroniques et autres produits divers que nous consommons quotidiennement pour comprendre que le reste du Monde ne passe pas son temps à s’interroger sur les bienfaits ou les impasses de la mondialisation.

Libres cependant aux partis nationalistes populistes européens de prôner le protectionnisme et le grand retour des frontières, c’est juste que face à la puissance économique de la Chine, des Etats-Unis, du Brésil, de la Corée, du Canada, du Japon et de tous ces jeunes pays émergents cela équivaut, bêtement, à se tirer une balle dans le pied.

En effet, et on peut bien entendu le regretter, c’est bien sur une planète de plus en plus globalisée (où en tant que citoyens du monde, nous pouvons communiquer, acheter et vendre instantanément grâce à Internet) que nous devons tenter d’assurer une évolution à la hauteur de nos connaissances pour les générations suivantes.

Et que, demain, nous élisions les pires démagogues nationalistes ou des partis acquis au libéralisme, cela ne changera en rien la marche en avant des multinationales toutes puissantes pour qui plus les marchés sont morcelés plus ils sont insignifiants.

Il est vrai que ce libre échangisme, souvent sauvage d’ailleurs, ne peut en aucun cas être considéré comme la panacée. Car si dans un premier temps la mondialisation peut permettre l’émergence d’une classe moyenne et surtout l’enrichissement d’un tout petit nombre de nantis, il n’en est pas moins vrai que beaucoup trop nombreux sont ceux que la globalisation des marchés laisse au bord de la route.

Il n’empêche, qu’en l’absence d’un plan B réaliste et responsable (qui est encore à inventer donc), il apparaît pour le moins difficile d’imaginer que, demain, ce système économique cosmopolite voulu et défendu depuis des années par des puissances économiques, financières et industrielles omnipotentes (dans la main desquels mangent les dirigeants politiques) puisse être véritablement remis en question. Et ce uniquement parce que quelques conservateurs réactionnaires estimeraient que cette voie sur laquelle s’est engagée (plus ou moins volontairement, certes) la planète entière (ou presque) serait en opposition avec les valeurs traditionnelles de leurs pays respectifs.

Bref tout ça pour dire que sauf une véritable détermination à opter pour un aberrant repli sur soi (et donc, quelque part vers une autarcie... à la vénézuélienne) dont on a de la peine à imaginer qu’elle puisse être approuvée par la population, j’ai bien peur que pour les pays de la vieille Europe en particulier, l’heure ne soit pas trop aux choix mais bien à l’adaptation au monde qui nous entoure.

Et pour cela, n’en déplaise aux adeptes du chacun pour soi, il est évident que ... l’union fait encore et toujours la force.

 

07:08 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Tout ça pour dire quoi ? qu'il faut s'adapter au monde qui nous entoure ?
Justement le monde qui nous entoure c'est le chacun pour soi ! Business is business !

Regardez la vidéo ci-dessous, Eva Joly nous parle du roi de l'Union.

https://www.youtube.com/watch?v=6cK4xwud2-s

Écrit par : ouimais | 25/09/2018

Que les échanges commerciale soient mondiales, il n'y a aucun doute. Sauf que le libre échange totale n'existe pas, seul l'Europe est naïve. Le reste du monde protège certains pans de son économie.
Quant aux nations, il suffit de regarder l'actualité dans le monde pour voir que la fin de celle-ci est une utopie.

L'échec du libéralisme amène gentiment à un libéralisme de région à l'intérieur d'une zone et un libéralisme avec protectionnisme vers l'extérieur de cette zone.
La raison est que des types d'économies peuvent avoir une mauvaise passe, mais le savoir-faire ne peut disparaître par une concurrence déloyale.

La mondialisation extrémiste a vécu pour une mondialisation à la carte. L'intérêt du pays, sa stabilité, sera le moteur des échanges.

Ce qu'il faut retenir est que la mondialisation n'a pas profité économiquement aux peuples, d'où la colère des sacrifices.

L'enjeu est donc d'avoir une politique dans l'intérêt des peuples et non que pour la sphère de la Finance. La population suisse a augmenté par la migration, mais sa richesse tend à la baisse

Quant à la Suisse, elle subventionne à milliards les paysans, le libéralisme totale n'existe donc pas. Sa région, c'est l'Europe, et le protectionnisme doit se diriger vers l'extérieur de l'Europe (Chine, Inde,...).

Quant aux nationalistes et extrémistes, ce sont les ânes de l'économie et ils mettent donc en péril l'indépendance des pays.

Écrit par : motus | 25/09/2018

L'union des cons fait la force des cons. Il vaut mieux être seul et bien avec soi-même que mal ensemble. Les moutons font tout ensemble y compris leur marche vers l'abattoir.

Écrit par : norbert maendly | 25/09/2018

On peut très bien s'annoncer citoyen.ne cosmique… tout en répondant sans problème à la question de savoir de quelle nationalité nous sommes: français, suisses, italiens, allemands, etc.

Et pourquoi dire toujours… répéter comme des benêts "vieille" Europe?

De l'Europe la terre, d'humus, aurait-elle été créée avant l'ensemble du reste de la planète: terre, eau, feu, air, éther, ciel, voie lactée de la galaxie!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 25/09/2018

En effet nous n'avons pas le choix ce qui nous prouve que l'on vit bien tous dans des dictatures!

Écrit par : Dominique Degoumois | 01/10/2018

La mondialisation c'est le nationalisme à l'envers. Ou l'obligation d'être annational ! Résultat: une poignée de gens qui dirige le monde plutôt que des états souverains qui essaient de vivre ensemble tout en gardant leurs spécificités. Mondialiser c'est concentrer les pouvoirs pour mieux soumettre les peuples.

Écrit par : norbert maendly | 08/10/2018

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