25/08/2018

Silences assourdissants

M. Sylvain Thévoz,

J’ai bien lu votre blog intitulé « Fais-moi la bise ou je te déchois de ta nationalité » et je n’en reviens toujours pas.

Certes, que cela soit sur ces blogs de la TG ou sur d’autres réseaux sociaux, nous sommes confrontés, non pas à une crainte raisonnée ou encore à une méfiance accrue face à certains comportements au sein de la communauté musulmane mais bien à des symptômes typiques d’une véritable et inquiétante (islamo) phobie avec tout ce que cela signifie en termes de démesure et d’inconséquence.

Sauf que si les peurs sont par nature irrationnelles, il apparait, qu’en ce qui vous concerne, ni la crainte, ni la méfiance ne semblent vous effleurer. Ce refus, ne serait-ce que d’aborder la question de la religion du couple refoulé par la Commission de naturalisation de Lausanne, dénote en effet d’un tel déni de la réalité, qu’en plus de vous ridiculiser, vous offrez à nos adversaires communs les bâtons pour nous (!) battre.

Parce que c’est bien en fonction d’une compréhension particulièrement rigoriste de sa religion (comme quoi on ne touche jamais une autre femme que la sienne) qu’un musulman a jugé bon de refuser de serrer la main de celle qui pouvait (avec ses collègues) lui permettre de devenir suisse. Ce comportement est certes légal mais il n’en démontre pas moins un manque de respect patent pour la culture de notre beau pays. La décision de lui faire rater son examen d’entrée apparaît, par conséquent, comme parfaitement adéquate.

Vous avez, Dieu soit loué, le droit de penser le contraire. Sauf qu’en cherchant des poux dans la tête de celles et ceux qui ont pourtant accompli leur tâche avec discernement, vous donnez la fâcheuse impression d’être dans un tel refus d’admettre les faits que cela fini par poser des questions sur votre crédibilité en tant que représentant élu du peuple.

Je veux croire, toutefois, que votre décision de ne pas entrer en matière sur les causes de la montée de l’islamophobie est motivée par un sage refus de mettre de l’huile sur le feu. Cette volonté d’apaiser les tensions vous honorerait sûrement en d’autres temps, c’est juste qu’il y a des moments où l’effervescence est telle que les silences, de celles et ceux qui, comme vous, choisissent de faire l’autruche, deviennent juste.... assourdissants.

 

 

 Et ce d’autant plus que si ;

- Les islamistes sont exaucés en constatant que, tout comme eux, les islamophobes (les plus virulents) souhaitent .... la guerre et qu’ils sont, eux aussi, prêts à tout pour y parvenir.

- Les islamophobes sont, de leur côté, ravis d’observer qu’en cachant sous le tapis des malaises pourtant évidents, les « Bisounours » et autres « Gauchiasses » authentifient quelque part l’existence nébuleuse d’un .... grand complot qui déboucherait sur leur fameux «grand remplacement ».

- Nous, les soit disant « bien-pensants », on peut être satisfaits de quoi exactement ?

13:43 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

17/08/2018

Ça doit être la chaleur

Violence à Genève. Viaduc qui s’effondre à Gênes. Tremblement de terre en Indonésie. Polémique à chaque sauvetage d’êtres humains en méditerranée. Canicule fatale aux personnes âgées. Attentats terroristes à Londres et ailleurs, etc. etc.

Vous me direz qu’il n’y a aucun lien entre ces événements qui ont fait l’actualité ces dernières semaines. C’est vrai sauf qu’à chaque fois ceux-ci ont provoqué des réactions particulièrement émotionnelles qui n’ont pas manqué de m’interpeller.

En effet, autant, il apparait tout à fait légitime que les familles et autres proches des victimes puissent perdent toute objectivité suite aux drames qui les touchent de près, autant, j’ai à chaque fois de la peine à comprendre celles et ceux qui montent un peu stupidement au filet pour imputer ces catastrophes qui à notre société en déclin, qui à l’incurie des gouvernements, qui à l’irresponsabilité des médias, qui aux méchants capitalistes, qui à la décadence culturelle ambiante, qui aux immigrants, qui à l’Europe ou encore à l’ONU, qui aux « bienpensants», qui aux… mâles et tout ce qu’ils représenteraient, qui à tous ceux-ci à la fois….

Alors que nous vivons pourtant dans une société de plus en plus individualiste et donc égoïste où le sort de son voisin et donc du reste de l’humanité en général ne semble pas concerner grand monde, il semblerait que, paradoxalement, toujours plus nombreux sont ces gens qui semblent attendre un drame chez les autres pour pouvoir, enfin, hurler avec des loups et exprimer ainsi leurs désappointements et autres tourments par rapport à leur réalité.

Quelque part c’est plutôt rassurant d’observer cette (sincère ?) fraternité. Nous ne serions donc pas totalement indifférents aux tragédies qui touchent notre prochain. Sauf que trop c’est comme pas assez. Non ?

 

Ça doit être la chaleur mais depuis quelques temps, je nous trouve en effet singulièrement, sensibles, impressionnables, bornés, pessimistes, susceptibles, nerveux mais également …résolus.

On dirait ces animaux dont l’instinct les prévient d’un danger imminent en les poussant à se remuer avant même que le péril ne soit concret.

Qui vivra verra mais allez savoir pourquoi, je ne la sens pas trop……

 

07:47 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

11/08/2018

Dur à avaler !

Après avoir questionné, repris, nié, dénoncé, provoqué, je me suis fais, à juste titre ou non, insulter mépriser et surtout cataloguer. Rien que de très normal lorsqu’on prend le risque de vouloir participer à cette chicane permanente et pas trop respectueuse que sont les blogs de La Tribune de Genève.

Sauf qu’autant par naïveté que pour mettre en avant cette extraordinaire liberté d’expression qui différencie les pays véritablement civilisés des autres, j’ai  cru qu’il était possible d’assumer mes coups de gueule, de coeur et autres réactions impulsives en signant de mon nom et/ou prénom mes blogs et mes commentaires

Mais aujourd’hui, je dois bien admettre que tous ces commentateurs qui se cachent depuis toujours derrière des pseudos, celles et ceux que j’ai traité de pleutres et de lâches faisaient, en fait, preuve de discernement. 

Ces blogs sont, en effet, trop mal fréquentés pour pouvoir y évoluer en toute sécurité. Certains intervenants se sentant en droit de menacer concrètement et même physiquement celles et ceux qui ont le détestable mauvais goûts de  se dresser contre leurs convictions, il me faut donc soit chercher une autre façon de m’exprimer soit me résoudre moi aussi à me planquer derrière un pseudo pour intervenir dans des débats qui bien souvent n’en sont pas d’ailleurs. 

Franchement, mon cœur balance et à l’heure qu’il est ma décision n’est pas prise. 

J’en suis encore au triste constat voulant que finalement c’est mes adversaire (et quelques alliés aussi, Dieu merci) qui avaient raison depuis le début. 

Autant dire que c’est dur à avaler !

17:10 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (24) | |  Facebook | | | |

01/08/2018

Vive la (qualité) Suisse !

 

« En ce 1er août 2018, n’ayons pas peur des mots : si la Suisse veut continuer d’exister avec ses valeurs, ses lois et ses coutumes, elle doit impérativement s’opposer à cette société ouverte. »

 

Eric Bertinat 1er août 2018

http://riton.blog.tdg.ch/archive/2018/07/31/1er-aout-2018-nos-enfants-sont-notre-avenir-293475.html

 

Je m’en voudrais de gâcher la belle fête nationale du président du conseil municipal de la Ville de Genève mais j’aimerais toutefois l’encourager à aller, plus souvent, visiter notre si beau pays. Il y découvrira alors des centaines de petites villes et de villages « tip top propres en ordres », peut-être un peu trop paisibles pour un citadin, mais aussi pleins de charmes qu’empreints de cette quiétude opulente qu’on ne retrouve que chez nous.

Cette richesse discrète n’étant pas due uniquement aux choix politiques judicieux des citoyens suisses mais aussi à la présence systématique à la sortie de chaque patelin d’une (ou plusieurs) petite usine spécialisée dans la production de produits à forte valeur ajoutée.

Que cela soit des machines-outils, des pièces détachées, des ascenseurs, ou encore des produits chimiques ou des montres, si les usines qui les fabriquent sont (le plus souvent) si prospères c’est parce qu’elles sont parvenues à vendre la qualité suisse au reste du monde.

Je ne connais pas les statistiques exactes mais il est clair que le marché suisse est trop étriqué pour la grande majorité de notre industrie et c’est donc bien les exportations qui permettent d’engranger suffisamment de fonds pour pouvoir payer les salaires des employés mais également investir dans la recherche, le développement et la formation.

Nous avons donc une belle industrie reconnue mondialement pour la bienfacture de ses produits et même si ceux-ci sont un peu plus chers, ils n’en demeurent pas moins particulièrement prisés par ceux qui croient encore aux vertus de la qualité.

Voilà pourquoi, il est plus important que jamais, alors que la concurrence mondiale est particulièrement virulente, de tout faire pour permettre à notre industrie de continuer à se développer au niveau international et donc à ne surtout pas nous refermer sur nous même en instaurant des taxes et autres tracas administratifs destinés à nous protéger.

Car oui, nous sommes riches mais non, nous n’avons pas les moyens de nous passer du reste du monde. Nous dépendons de celui-ci pour continuer à croitre et c’est pourquoi vouloir en revenir à des valeurs et modes de fonctionnement ancestrales et appeler à l’imperméabilité de nos frontières me parait carrément suicidaire.

Vive notre magnifique pays donc, vive sa population suffisamment perspicace pour voter plusieurs fois par année avec discernement et sagesse et vive nos entreprises qui nous font vivre grâce à la qualité de leurs produits, … nos produits.

Joyeux 1er août à tous !

11:44 | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | |