17/08/2018

Ça doit être la chaleur

Violence à Genève. Viaduc qui s’effondre à Gênes. Tremblement de terre en Indonésie. Polémique à chaque sauvetage d’êtres humains en méditerranée. Canicule fatale aux personnes âgées. Attentats terroristes à Londres et ailleurs, etc. etc.

Vous me direz qu’il n’y a aucun lien entre ces événements qui ont fait l’actualité ces dernières semaines. C’est vrai sauf qu’à chaque fois ceux-ci ont provoqué des réactions particulièrement émotionnelles qui n’ont pas manqué de m’interpeller.

En effet, autant, il apparait tout à fait légitime que les familles et autres proches des victimes puissent perdent toute objectivité suite aux drames qui les touchent de près, autant, j’ai à chaque fois de la peine à comprendre celles et ceux qui montent un peu stupidement au filet pour imputer ces catastrophes qui à notre société en déclin, qui à l’incurie des gouvernements, qui à l’irresponsabilité des médias, qui aux méchants capitalistes, qui à la décadence culturelle ambiante, qui aux immigrants, qui à l’Europe ou encore à l’ONU, qui aux « bienpensants», qui aux… mâles et tout ce qu’ils représenteraient, qui à tous ceux-ci à la fois….

Alors que nous vivons pourtant dans une société de plus en plus individualiste et donc égoïste où le sort de son voisin et donc du reste de l’humanité en général ne semble pas concerner grand monde, il semblerait que, paradoxalement, toujours plus nombreux sont ces gens qui semblent attendre un drame chez les autres pour pouvoir, enfin, hurler avec des loups et exprimer ainsi leurs désappointements et autres tourments par rapport à leur réalité.

Quelque part c’est plutôt rassurant d’observer cette (sincère ?) fraternité. Nous ne serions donc pas totalement indifférents aux tragédies qui touchent notre prochain. Sauf que trop c’est comme pas assez. Non ?

 

Ça doit être la chaleur mais depuis quelques temps, je nous trouve en effet singulièrement, sensibles, impressionnables, bornés, pessimistes, susceptibles, nerveux mais également …résolus.

On dirait ces animaux dont l’instinct les prévient d’un danger imminent en les poussant à se remuer avant même que le péril ne soit concret.

Qui vivra verra mais allez savoir pourquoi, je ne la sens pas trop……

 

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Commentaires

Quand on apprend que les plans du pont, à Gênes, comprenaient des fautes de calculs et que c'était connu n'y a-t-il pas de quoi s'indigner?
Connaissant la mentalité humaine courante comment avoir accepté les résolutions "non contraignantes" du protocole de Kyoto…? Mais, en réalité, quels sont les pouvoirs réels accordés aux peuples dits souverains?
Observer que le pouvoir met au point des lois adaptées aux caprices des puissants les plus fortunés sans que les Parlements, comme celui du Palais-Bourbon, n'aient plus rien à dire nous pose une question débordant le cadre de cet article mais pas inintéressante.
La croyance en la réincarnation qui interpelle fort les scientifiques veut que doivent se réincarner ceux qui ne sont pas évolués comme attendu, d'une part, et, de l'autre, quelques-uns qui ont fait le vœu de revenir sur terre tant qu'il y aura de la souffrance.

Ces généreux humains, au vu de l'indifférence, de l'égoïsme forcené, de la cupidité et de la dévastation de la planète portent-ils leur attention encore sur ce monde ou sur un autre (pas qu'un seul monde habité pour l'Inde) plus évolué?

Que pourraient-ils encore enseigner, apporter ou "offrir" à un monde fermé, figé, hostile, froid, "plat" (sans idéal) comme le nôtre?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19/08/2018

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