01/08/2018

Vive la (qualité) Suisse !

 

« En ce 1er août 2018, n’ayons pas peur des mots : si la Suisse veut continuer d’exister avec ses valeurs, ses lois et ses coutumes, elle doit impérativement s’opposer à cette société ouverte. »

 

Eric Bertinat 1er août 2018

http://riton.blog.tdg.ch/archive/2018/07/31/1er-aout-2018-nos-enfants-sont-notre-avenir-293475.html

 

Je m’en voudrais de gâcher la belle fête nationale du président du conseil municipal de la Ville de Genève mais j’aimerais toutefois l’encourager à aller, plus souvent, visiter notre si beau pays. Il y découvrira alors des centaines de petites villes et de villages « tip top propres en ordres », peut-être un peu trop paisibles pour un citadin, mais aussi pleins de charmes qu’empreints de cette quiétude opulente qu’on ne retrouve que chez nous.

Cette richesse discrète n’étant pas due uniquement aux choix politiques judicieux des citoyens suisses mais aussi à la présence systématique à la sortie de chaque patelin d’une (ou plusieurs) petite usine spécialisée dans la production de produits à forte valeur ajoutée.

Que cela soit des machines-outils, des pièces détachées, des ascenseurs, ou encore des produits chimiques ou des montres, si les usines qui les fabriquent sont (le plus souvent) si prospères c’est parce qu’elles sont parvenues à vendre la qualité suisse au reste du monde.

Je ne connais pas les statistiques exactes mais il est clair que le marché suisse est trop étriqué pour la grande majorité de notre industrie et c’est donc bien les exportations qui permettent d’engranger suffisamment de fonds pour pouvoir payer les salaires des employés mais également investir dans la recherche, le développement et la formation.

Nous avons donc une belle industrie reconnue mondialement pour la bienfacture de ses produits et même si ceux-ci sont un peu plus chers, ils n’en demeurent pas moins particulièrement prisés par ceux qui croient encore aux vertus de la qualité.

Voilà pourquoi, il est plus important que jamais, alors que la concurrence mondiale est particulièrement virulente, de tout faire pour permettre à notre industrie de continuer à se développer au niveau international et donc à ne surtout pas nous refermer sur nous même en instaurant des taxes et autres tracas administratifs destinés à nous protéger.

Car oui, nous sommes riches mais non, nous n’avons pas les moyens de nous passer du reste du monde. Nous dépendons de celui-ci pour continuer à croitre et c’est pourquoi vouloir en revenir à des valeurs et modes de fonctionnement ancestrales et appeler à l’imperméabilité de nos frontières me parait carrément suicidaire.

Vive notre magnifique pays donc, vive sa population suffisamment perspicace pour voter plusieurs fois par année avec discernement et sagesse et vive nos entreprises qui nous font vivre grâce à la qualité de leurs produits, … nos produits.

Joyeux 1er août à tous !

11:44 | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Je ne crois pas que vivre dans une spirale est une bonne solution. L'augmentation de la population en Suisse est la plus forte en Europe. Cela induit tout une adaptation d'infrastructure qui nuit à la qualité de vie, et finit par réduire à néant les gains perçus sur le moment.
L'économie doit être adaptée au potentiel de la population. L'augmentation de la population n'a pas rendu les suisses plus riche, le pouvoir d'achat ayant diminué. L'argument de continuer à accueillir des entreprises pour le bien des suisses est ridicule. Le travailleur suisse ne reçoit rien de positif. Seul les entreprises adaptées pour la Suisse sont bienvenue.

Nous avons à trouver un équilibre dans une stabilité avant d'affronter l'IA qui risque de balayer beaucoup d'emploi. Tout le monde s'accorde sur un point, beaucoup d'incertitudes.
Comme pour le climat, il faut revenir à plus de sagesse. Pour nos enfants, il faut améliorer la qualité de vie en gérant la population, donc l'économie.
Je ne parlerai pas des migrants parce que cela biaise le débat. Je ne veux pas d'une Suisse à 20-50 millions d'habitants pour la bonne cause de l'économie.

Genève est symbolique. Elle a accueillit beaucoup d'entreprises inadaptées pour Genève, et n'a pas les moyens d'augmenter les infrastructures. L'Etat est responsable de l'économie et de son impacte sur la population. A Genève, l'Etat a failli et persiste dans cette voie. Genève se trouve sans solution réelles parce que l'idéologie a prévalue sur le bon sens.

Le bon sens est d'équilibrer le positif et négatif, Genève ne l'a pas fait.

Écrit par : motus | 01/08/2018

Mais arrêtez avec votre délire!

"c’est pourquoi vouloir en revenir à des valeurs et modes de fonctionnement ancestrales et appeler à l’imperméabilité de nos frontières me parait carrément suicidaire."
Personne n'appelle à l'"imperméabilité de nos frontières"! C'est un mensonge, pur et simple. Et les "valeurs et modes de fonctionnement ancestrales (sic)" ont toujours été de ne rien abandonner de notre souveraineté et de notre démocratie directe. Pas de juges ou de dirigeants étrangers. Ce n'est pas à Bruxelles de nous dire ce que nous avons à faire.

Écrit par : Daniel | 01/08/2018

Qui vous parle de Bruxelles, Daniel ?

Avez vous lu le texte d’E. Bertinat ?
N’est-ce pas le retour aux valeurs ancestrales qu’il réclame tout au long de son message du 1er août ?

Mais bon, libre à vous d’abonder dans son sens, chacun sa vision du « progrès » après tout.

Écrit par : Vincent | 01/08/2018

"Qui vous parle de Bruxelles, Daniel ?" (Vincent)

Monsieur Strohbach, c'est Monsieur Bertinat qui parle, ... qui VOUS parle de "Bruxelles", ... puisque VOUS vous êtes donné tant de peine pour lui "répondre" en nom propre.

Dans "crédibilité", comme dans "crédibilité politique", il faut y voir le mot "crédit", et non le mot "crédule", Monsieur Strohbach.


"Avez vous lu le texte d’E. Bertinat ?" (Vincent)

Moi je l'ai lu.

Il écrit:

"Dans l’Europe d’aujourd’hui, il n’y a plus de frontières, les Européens sont interchangeables avec les immigrés, la famille est devenue un cadre de cohabitation variable selon les goûts, la patrie, le patriotisme, le sentiment d’appartenance à une patrie sont totalement déconsidérés. Etre Européen dans l’Europe de la société ouverte ne signifie en réalité rien, cette Europe n’offre aucune identité, ne protège personne et n’offre aucun avenir aux Européens." (Eric Bertinat )


Vous-meme, vous lui répondez ...

"Voilà pourquoi, il est plus important que jamais, alors que la concurrence mondiale est particulièrement virulente, de tout faire pour permettre à notre industrie de continuer à se développer au niveau international et donc à ne surtout pas nous refermer sur nous même en instaurant des taxes et autres tracas administratifs destinés à nous protéger."


"Protéger" ... QUOI ... contre QUELLE menace, Monsieur Strohbach ?


Vous ajoutez ...

"Car oui, nous sommes riches mais non, nous n’avons pas les moyens de nous passer du reste du monde. Nous dépendons de celui-ci pour continuer à croitre ..."


Vous lui opposez votre objectif, constituant pour vous un "progrès", ... de poursuite de _croissance_ ... résolument abstraite, vide de sens, ... à son sentiment de ... _dépossession_ ... de sa "patrie".


Donc Monsieur Bertinat a peur pour sa "patrie", ce qu'il considère comme l'un des fondements de la démocratie suisse, le système politique de ce pays, ... et vous, Monsieur Strohbach, lui promettez de la lui "protéger" ... en vendant encore PLUS de patrie ... à l'étranger, ... avec de la main d'oeuvre étrangère moins chère ... que VOUS importez gratuitement, ... parce qu'elle vient _elle-même_ dans les usines de fabrication de "qualité Suisse" ?

Est-ce que je vous ai bien compris, Monsieur Strohbach ?

Est-ce bien cela que vous avez dit ?

Écrit par : Chuck Jones | 01/08/2018

A mon tour de ne pas tout comprendre Chuck....

Ce que je me suis permis d’exprimer (mais même ça, ça ne passe plus) c’est qu’avant de tuer la poule aux œufs d’or, encore faudrait-il s’assurer d’avoir un plan B et surtout l’acquiescement, en toute connaissance de cause, de la majorité de la population de notre pays par rapport à ce que je considère, malgré vos dénégations, comme un fâcheux retour vers le passé.

Écrit par : Vincent | 01/08/2018

Contrôler son immigration ne signifie aucunement restreindre le commerce international. Quelle mauvaise foi crasse d'amalgamer les deux !

Écrit par : Eastwood | 01/08/2018

Quant à l’Europe, c’est vrai que sous sa forme actuelle, elle ne fait pas rêver, loin s’en faut.
Il est donc grand temps (même que ça brûle) pour nos voisins d’envisager une véritable réforme voir, pourquoi pas, une révolution.

La reconstruire sur le modèle du fédéralisme suisse m’apparaitrait comme une solution mais cela fera l’objet d’un prochain texte.

Bonne fin de journée et joyeux ... Picoulet !

Écrit par : Vincent | 01/08/2018

J’ai bien compris Eastwood que comme la majorité de la blogosphère de la TG, je devrais être uniquement préoccupé par le contrôle de l’immigration...

Sauf que, et cela vous a visiblement échappé, le sujet de mon texte de ce matin était la bonne santé de l’économie suisse et les dangers que lui font courir le protectionnisme (chez nous comme dans tous les pays où ce mot est plus tendance que jamais).

Désolé, si je me suis écarté du droit chemin....

Écrit par : Vincent | 01/08/2018

Désolé si votre 1ere phrase ou vous parlez de "société ouverte" plutôt que "d'économie ouverte" a biaisé ma lecture. Je tiens a préciser que si je suis pour une immigration choisie et certaines valeurs non négociables au nom du multiculti, je considère néanmoins le protectionnisme économique comme une plaie. D'autant plus que concrètement il est particulièrement nuisible a mes investissements.

Écrit par : Eastwood | 01/08/2018

"Ce que je me suis permis d’exprimer (mais même ça, ça ne passe plus) c’est qu’avant de tuer la poule aux œufs d’or" (Vincent)

Et concrètement, ... cette "poule aux œufs d'or" que vous croyez discerner, ... comment la décririez-vous ... à ceux qui ne la "voient" pas ?

Pour qu'ils puissent eux aussi la voir.

Pour qu'ils puissent vous croire.

Comptez vous plutôt sur _votre_ ... "crédibilité", à vous, donc, ... ou sur _leur_ ... "crédulité", ... voire même ... _leur_ ignorance, à eux, ... donc ?

Écrit par : Chuck Jones | 01/08/2018

Un pays qui augmente sans cesse sa population et qui asphyxie ses paysans se met inévitablement à la merci de ses approvisionneurs. La Suisse par son imprévision pourrait bien aux vues des événements internationaux se transformer rapidement en foire d’empoigne de la survie.

Écrit par : norbert maendly | 03/08/2018

Si un pays "augmente sans cesse sa population et asphyxie ses paysans" il faut en revenir aux valeurs saines du respect de la campagne et du paysan

Paysan
que ton chant s'élève par les Armaillis de la Gruyère


et reprendre l'habitude de savourer nos bons vins du pays

Le vigneron
monte à sa vigne… où vas-tu, vigneron

Quo Vadis Domine

Européenne par le continent la Suisse n'a jamais été "enfermée"... nul besoin de la permission de Madame Merkel (Deutschland über alles) ou
de l'ineffable couple franco-allemand

comme si l'Union ne comprenait en tout et pour tout que deux pays les autres Etats enfants bien sages assis autour de la table en question ne pipant mot

so was…!

A quand le retour à nos chants joyeux:

Il nous vient
le gai printemps…

Oui, c'est lui… maîtresses d'écoles, non "profs", rayonnantes battant la mesure avec leurs diapasons


Fête du Bois d'entrée en vacances avec, de retour du bois de Sauvabelin, sa cantine et carrousels, à la Riponne par tous directeurs, profs, simples enseignants, parents, passants et enfants la ronde du joyeux picoulet

avant de cavaler jusqu'à la gare pour entraîner dans nos chants les uns comme les autres…

Bel été.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03/08/2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.