11/06/2017

12. Les Anges

Comme tu le sais ma chérie, je crois en Dieu et par conséquent, j'aime voir des signes de son existence un peu partout.

Que cela soit, par exemple, dans les beautés de la nature ou encore en admirant la perfection de son œuvre personnifiée (selon moi) par la beauté de ces belles femmes qu'on croise ici ou là et qu'il m'est même arrivé, en son temps, de séduire. Certaines demeureront des souvenirs fugaces, d'autres laisseront de véritables traces (à commencer par ta maman et celle qui adoucit ma vie depuis plus de onze ans) mais toutes resteront dans ma mémoire comme le souvenir d'Anges qui auront traversé, de façon plus ou moins déterminante, mon existence en y laissant un délicieux goût sucré.

Mais un Ange c'est aussi ce petit bonhomme de 3 ans qui, mardi matin, a insisté pour être celui qui me ferait visiter son appartement et en particulier sa chambre où j'ai eu droit à une description détaillée de ses jouets. Il était si nature, si innocent et si pur que sa vitalité m'a donné la pêche pour toute la semaine.

Et puis, Il y a eu aussi cet homme (ou était-ce une femme ?) à l'allure improbable qui m'a entendu maugréer contre mon destin alors que par un sombre et pluvieux matin d'automne québécois, je tentais laborieusement, au moyen de grandes lettres en plastique détrempées, d'afficher les événements musicaux à venir sur la face éclairée de la marquise du Medley, la salle de spectacle qui m'employait alors.
Il (ou elle) a attendu que je descende de l'échelle pour m'apaiser avec les mots que j'avais justement besoin d'entendre à ce moment précis de mon parcours d'immigrant, avant de, tel un Ange, disparaître comme il/elle était apparu....

Voilà pourquoi, si je ne crois pas à un bonheur béât et égoïste, je sais par contre que la vie est parsemée de petits bonheurs et que ceux-ci sont bien souvent occasionnés par des rencontres, même furtives, avec des femmes ou des hommes qui parviennent à nous toucher au plus profond de nous même avec un simple sourire, une remarque bien sentie, une attitude bienveillante ou encore par des agissements particulièrement édifiants.

C'est donc ce genre de rencontres que je te souhaite ma chérie, pour cela, tu n'as pas besoin d'être croyante, il te faut juste être apte à reconnaître et à apprécier à leur juste valeurs ces rares mais épatants petits moments de bonheur que la vie nous réserve.

Je ne te cacherai pas, toutefois, qu'à l'heure où des "Anges de la mort" prennent nos grandes villes en otage en y semant la haine, la peur et la désolation, il est rassurant de croire qu'il y aura toujours des Anges gardiens pour veiller sur nous et qu'il nous suffit d'être un tant soit peu ouverts et clairvoyants pour parvenir à .... les distinguer.

 

14:30 Publié dans Lettres à ma fille | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

magnifique! merci de ton flair: je vois souvent des anges et j'habite avec un être qui m'y fait penser tout le temps!

Écrit par : danielle | 11/06/2017

"...je sais par contre que la vie est parsemée de petits bonheurs et que ceux-ci sont bien souvent occasionnés par des rencontres, même furtives, avec des femmes ou des hommes qui parviennent à nous toucher au plus profond de nous même avec un simple sourire..."

Je vois les choses différemment aujourd'hui et mes rencontres dans le taxi n'y sont certainement pas étrangères.
Ce ne sont pas ces hommes ou ces femmes qui parviennent à quoi que ce soit, mais vous qui êtes ou non réceptif à ce qu'ils ont à vous donner.
On peut évidemment voir le verre à moitié plein et penser positif, mais cela suggère qu'il y a une autre moitié dont on se passerait.

Bien que les rapports semblent constituer une part importante du sel de la vie, on peut appliquer le même principe à toutes les situations.
La semaine dernière, lors de mon jogging, j'ai heurté un caillou saillant. La chute s'est déroulée au ralenti si bien que j'ai pu amortir l'arrivée au sol avec mes mains bien ouvertes et mes bras en ressorts, puis une roulade m'a évité de m'écraser brutalement sur le sol caillouteux. Pas une égratignure.
Ce fut une révélation. Tout est question d'attention de l'instant et le choix disparait.

La vie m'apparait comme un seul geste du matin au soir, de la naissance à la mort. Il n'y a plus pour moi de moment positifs et négatifs, du travail et des vacances, de l'amour et de la haine.
Si je devais donner un conseil à mes filles, ce que je me garde bien de faire, ce serait vraisemblablement celui-ci : Vigilance.

Écrit par : Pierre Jenni | 11/06/2017

Si l'on découvrait un jour, je dois continuer la lecture d'un livre cité aujourd'hui sur le blog de Pierre Jenni où l'auteur parle dimensions complémentaires aux quatre connues que Dieu est l'une de nos dimensions ceux qui se réjouissent d'avoir provoqué ou de constater la mort de Dieu,, réaliseront qu'ils s'en sont pris à l'une de leurs propres dimensions.

Ce qui est la suite non lue du livre en question.

. Blasphème roi des cités.
. Liberté d'expression autorisant le tout et n'importe quoi.
. Rejet, mépris des parents dont le crime est d'être papa ou maman et de se crever pour leurs rejetons, etc.!

Stupidité quant tu nous tiens... tes propos pas moins ineptes qu'irresponsables!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/06/2017

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