25/03/2017

6) Les islamophobes

Tu vois ma chérie l’autre soir, j’étais invité pour une bouffe de gars chez un de mes vieux copains et sur la route je réfléchissais aux arguments que je pourrais apporter en réponse aux thèses islamophobes qu’un des invités ne manquerait sûrement pas de nous asséner.
D'habitude c’est de manière virtuelle que je m’engueule avec ces gens là, pour une fois que je pouvais le faire lors d’un véritable échange, je voulais en profiter pour essayer de comprendre.

Car tu vois ce que je ne capte pas aujourd'hui c'est les raisons qui poussent les islamophobes à faire exactement ce que les islamistes attendent d’eux ?

Par la diffusion toujours plus décomplexée de leurs convictions, ceux-ci contribuent, en effet, à favoriser l’émergence d’un véritable sentiment anti-musulman dans l'opinion publique et, ce faisant, à jeter de l'huile sur un feu pourtant bouté par leurs ennemis jurés.

Sauf qu’à force de semer le vent, ils pourraient bien récolter la tempête. Et c’est là, que la finalité de leur combat m’échappe. Que les islamistes les plus radicaux répandent la terreur dans l'espoir que cela dérape suffisamment pour finir par provoquer une guerre civile entre des citoyens dit "de souche" et les musulmans cela semble désormais avéré mais que les islamophobes entrent dans leur jeux sans plus de réflexion, cela m'apparaît aussi désolant que périlleux.

D'autant que depuis un certain 11 septembre, où qu'ils résident sur la planète, il ne fait pas bon être musulman. A commencer, paradoxalement, par les pays dit musulmans où des partis islamistes profitent des tensions pour mettre en place des dictatures islamistes aussi liberticides que misogynes.
Quant aux musulmans qui demeurent chez nous, on peut sérieusement craindre que sous les coups de boutoir des actes terroristes monstrueux à répétition et des terribles amalgames qui en découlent, si personne n'arrive à détendre un chouïa l'ambiance, demain ils pourraient être de plus en plus nombreux à répondre au mépris dont on les abreuve par une forme ou une autre de radicalisation.

Voilà pourquoi, alors qu’il faut bien évidemment continuer à lutter avec toutes les armes possibles contre ceux qui ont décidé de nous terroriser en s’en prenant (les lâches) à des pauvres victimes innocentes, il me semble aussi que, les islamophobes, qui s’affirment pourtant tellement plus lucides et perspicaces que la moyenne, devraient finir par réaliser que plus ils parviendront à diaboliser la religion musulmane, plus ils seront entendus et suivis, plus les "stratèges" de Daech et autres mouvances islamistes verront leurs machiavéliques prières exaucées.

Le piège est pourtant grossier mais une fois de plus, comme si l’histoire n’avait servi à rien, en stigmatisant, en méprisant et en insultants une religion (qui représente le quart de la population mondiale) la fachosphère est bêtement en train de nous tirer une fichue balle dans le pied.

 


Finalement avec mes vieux potes, on a parlé de Federer, de vin, de maladies, de foot, de voitures, de bouffe mais aussi des soucis que nous causent nos.... parents. Même l’attentat de Londres qui s’était pourtant déroulé durant la journée n’a pas été évoqué. Visiblement tout le monde voulait passer une belle soirée...

Allez, porte toi bien ma chérie, sois prudente lors de ton séjour aux États-Unis car comme les islamophobes ici, ils sont un peu tous à cran en ce moment, là-bas....

 

13:19 Publié dans Lettres à ma fille | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook | | | |

Commentaires

D'abord je constate que votre article transpire la peur. En gros s'en prend a ces ennemis de toutes nos valeurs au lieu de faire profile bas, dhimmi, on va vers une guerre. L'ennui c'est cette guerre ils la veulent de toutes façons, ils attendent juste le point de basculement ou ils se sentiront assez fort et nombreux, et c'est pas en étant "gentils" qu'on va l'éviter. Et ne me dites pas que c'est du délire, c'est comme ça que ça s'est passé dans tout les pays devenus "république islamique" ces 50 dernières années.

Comme disait Churchill:
"Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre". La aussi l'histoire lui a donné raison.

Un autre point qui n'est pas souvent mis en avant: Les mollahs sont prompts a édicter des fatwas condamnant a mort des écrivains ou humoristes blasphématoires. Le musulman de la rue est prompt aussi a manifester et condamner les caricatures du prophète ou les ennemis de l’islam. Mais est ce que vous avez déjà entendu une seule fatwa contre des djihadistes ou des imams radicaux ? Une seule manif contre les terroristes qui leurs feraient tant de mal ?

Mais ok, donc pour les gens comme vous qui se disent réfléchis, pas "phobes" et qui cherchent a détendre la situation plutôt qu'a l'envenimer, qu'elle serait la réponse a apporter notamment aux petits djihads du quotidien qui cherchent a faire avancer l’islam radical en le banalisant dans l’espace publique publique européen: Port du voile au travail, burkini a la piscine, burka, prière de rue, ramadan ostentatoire etc... ?

Écrit par : C. Martel | 25/03/2017

Vous utilisez la même rhétorique que les islamistes qui se victimisent afin de justifier leurs crimes à venir. On croirait presque que vous nourrissez le secret espoir que certains de leurs détracteurs ne passent à l'acte justifiant par là même vos thèses.
Quand au vin et au sport vous devriez apprendre à vous en abstenir car l'idéologie que vous défendez prône l'abstinence en ces matières.

Écrit par : norbert maendly | 25/03/2017

Sacré N.Maendly votre haine vous aveugle et vous fait tout comprendre de travers ....
Je serais curieux en effet de savoir à quel moment je défend qui ce soit ? Mais bon....

Quant à C.Martel, si en fonction d'une situation il est vrai compliquée, je ne sais pas exactement par quoi passe une illusoire détente, j'ai par contre une bonne idée sur ce qu'il ne faut pas faire, à commencer par mettre tout les musulmans dans le même panier en rejetant (avec un mépris sans limite) leur religion dans sa totalité.
... ça serait déjà ça !!

Écrit par : Vincent | 25/03/2017

A méditer sur la signification du mot "islamophobie".

"Quelque chose de nouveau était en train de se produire, la montée d'une nouvelle intolérance. Elle se répandait à la surface de la terre, mais personne ne voulait en convenir. Un nouveau mot avait été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugle: l'islamophobie" (Salman Rushdie - Joseph Anton)

Écrit par : Boccard | 25/03/2017

Je n'irai pas jusqu’à appliquer a 100% que "qui ne dément consent", ni même mettre dans "le même panier" quelques musulmans avec qui il m'arrive de boire une bière au pub. Parce qu'ils ne sont en fait pas plus musulmans que je ne suis protestant, ce n'est pas l’aspect prédominant de nos personnalités, et ils ne fréquentent pas plus la mosquée le vendredi que moi l'église le dimanche (c'est a dire jamais).

Ceci dit, quand l'église a des prêtres pédophiles, ce sont des chrétiens qui le dénonce. Dans les pays européens, la séparation de l'église et de l'état a été le résultat de la lutte de chrétiens. C'est la société occidentale de culture chrétienne qui a marginalisé ses propres extrémistes cathos, obtenus le droit au divorce, a l'avortement, etc...

Alors le silence assourdissant des musulmans dit "pratiquants mais modérés" qu'il ne faut surtout pas amalgamer en devient un peu pénible, voir suspect.

Écrit par : C. Martel | 25/03/2017

Le gros défi, c'est de pouvoir discerner, à quel moment l'expression d'une opinion va franchir une limite et devenir de la phobie supposée.

"L'islamophobie" devrait être définie clairement, pour que l'on puisse en parler. A force d'être brandi à tout propos, on ne sait plus ce que cela est censé englober. Ce mot a un peu le même destin que "le racisme".

Dire, que presque tous les attentats meurtriers commis en Europe ces trois-quatre dernières années l'ont été par des tenants d'un islamisme. Est-ce phobique ?
Peut-être le fait même d'en parler ? Si on n'en parle pas, on ne risque pas de passer pour islamophobe ! Cela signifierait que le débat serait en quelque sorte tabou. Je trouve cette position assez anti-démocratique.

Dire, qu'il n'est pas facile de comprendre ce que le Coran préconise réellement, parce qu'il y a tant de choses contradictoires ? Est-ce déjà trop critique ?
Dois-je me lancer dans de longues études fastidieuses, pour avoir le droit de m'exprimer ou dois-je juste faire abstraction de toute la théologie et admettre que toute la violence, l'emprise d'un islam rigoriste sur certains pays et ce qui en découle comme luttes pour le pouvoir, n'ont rien à voir avec l'islam et ses différentes variantes ?

Pendant quelques dizaines d'années, nous avons eu la possibilité de vivre dans une société délivrée des diktats et des culpabilisations amenés par la religion chrétienne. J'ai beaucoup de peine à m'adapter au retour de ces catégories, je le vis comme une régression. C'est peut-être déjà perçu comme phobique par ceux, qui auraient besoin d'une vie publique marquée par des préceptes religieux.

A mon avis, les débats seraient plus constructifs, si on se passait du mot "islamophobie", qui est un étouffoir.
Il me semble que l'utilisation de ce mot implique, qu'il n'y aurait qu'une seule façon de percevoir le problème des attentats à répétition, celle de l'acceptation sans questionnement de l'aspect religieux, pourtant explicité par les terroristes. L'option de l'acceptation muette est impossible.

Ce hold-up sur le terme "islam" devrait pouvoir être arrêté.
Les seuls efforts des non-musulmans pour "comprendre" que c'est un hold-up ne peut suffire. Je pense que les non-musulmans ne peuvent pas faire tout le boulot tout seuls, ils ont besoin des musulmans non-islamistes pour clarifier le débat.
Si j'ai bien compris, l'excommunication n'existe pas. Mais la fatwa existe.
Ce serait un début, mais il doit y avoir d'autres moyens, que les musulmans eux-mêmes doivent connaître ou inventer, vu la situation.

Ayant écrit ce que j'ai écrit, je mérite probablement l'estampille "islamophobe". Je ferai avec.

Écrit par : Calendula | 25/03/2017

Nous n'insultons pas l'islam, nous le critiquons, ce qui est autre chose. L'islam est liberticide, intolérant et ce n'est pas en étant tolérant avec lui qu'on va le repousser.
Et puis arrêtez de traiter de fasciste ceux qui se défendent contre l'invasion islamique, car ça, c'est insultant.

Écrit par : andré thomann | 25/03/2017

"Haine" le sentiment qui à coup sûr discrédite l'interlocuteur. Vous utilisez encore la même rhétorique que les islamistes.
Je ne suis pas du même avis que vous sans pour autant vous haïr.
L’islamisme est une idéologie de soumission en constante progression territoriale ne pas la combattre c'est déjà s'y soumettre, la haine n'a rien à voir là dedans.

Écrit par : norbert maendly | 25/03/2017

Merci pour ces commentaire dont aucun, une fois n'est pas coutume, ne tombe dans l'insulte facile...

Ceci dit, on peut certes jouer sur les mots mais il me semble qu'en l'occurrence ce que je dénonce c'est le simplisme belliqueux des dénigrements et le degré de mépris (plutôt que haine, ok) qu'ils comportent.

Ce n'est pas moi qui condamnerais, par conséquent, les critiques et autres dénonciations justifiées d'une religion (et de ses adeptes) effectivement bien rétrograde et visiblement en manque de leaders.... réformateurs.

C'est donc d'abord et surtout l'expression vaniteuse et méprisante d'un véritable manque de considération et cette insistance idiote a tomber systématiquement dans tout les pièges que nous tendent les islamistes qui me paraissent particulièrement peu constructifs voir même un peu .... suicidaires.

Écrit par : Vincent | 26/03/2017

Pour continuer la réflexion sur l'idée de critique, d'esprit critique :

Dans les procès en islamophobie, il me semble qu'il y a un postulat de base : on n'a pas le droit de critiquer la religion d'autrui, par définition.
La réflexion n'aurait pas sa place, parce que la croyance et la pratique religieuse sont au-delà de l'esprit critique, au-delà d'une pensée rationnelle.
La neutralisation de la pensée critique par décret de sacralité n'est pas de nature à rassurer les gens, qui ne comprennent pas, pourquoi tout cela se passe ainsi, pourquoi certains se mettent à tuer au nom de leur religion, même s'ils utilisent la religion comme prétexte.
Sans être politologue ou spécialiste des religions du monde, on se rend bien compte que ce que nous appelons le djihadisme n'est pas un courant spirituel, mais bien une entreprise, dont l'objectif est de prendre le pouvoir, ailleurs ou ici.
Le procédé qui consiste à jeter le soupçon sur les gens qui ont peur ne fait que confirmer qu'on est en terrain miné. Et cela fait augmenter les tensions.
Je pense que si nous admettions que le débat est sain, que nous avons le droit de parler de tout ça et de demander d'avoir du temps pour comprendre ce qui se passe réellement.
Avec le recul, on commence à comprendre un peu mieux, ce qui a pu se passer avec M. Merah. Quand on comprend, on a moins peur et on peut commencer à chercher rationnellement des solutions.

La pensée auto-critique a pu s'exercer à l'intérieur du christianisme. On en est même arrivé jusqu'à un point qui peut être considéré comme blasphématoire ou irrespectueux, et pas seulement par des chrétiens.

La bonne nouvelle, c'est que parmi les penseurs de culture musulmane, beaucoup posent un regard critique sur le fonctionnement de leur religion. Il faut les lire et les écouter sérieusement. Ils parlent de leur religion de l'intérieur, ils ne sont donc pas en infraction par rapport à l'interdiction de la critique venant de l'extérieur ! ;-)))
Comme il n'y a pas de clergé institutionnalisé dans l'islam, il me semble qu'un écrivain ou un philosophe peut être entendu en toute légitimité, tout comme l'homme de la rue.
Et même eux peuvent être accusés d'islamophobie ! Ce qui démontre bien, que ce mot ne peut plus être utilisé sérieusement, il a perdu toute crédibilité.

Écrit par : Calendula | 26/03/2017

Moi j`ai la phobie de ceux qui ont créé l`islamophobie. Qui se souvient encore que binLaden était recruté par les services secrets US, que le "Printemps Arabe" de la "Muslim Brotherhood" était encouragé par des dirigeants occidentaux parmi les plus puissants (de concert avec les rois du pétrodollar) et que les zombis de l`État Islamique (en vérité le plus grand ennemi de `Islam depuis les Croisades) ont été équipées avec le contenu des arsenaux de Kadhafi et avec la bénédiction des puissances occidentales? Le terrorisme "islamique" est a l`Islam ce que serait a la Chrétienté une Inquisition ressuscitée mais c`est du pain béni pour tous les agités du bulbe de l`extrémisme de droite en Occident. On se demande vraiment ce qui serait advenu si Poutine n`avaient pas pris les choses en main et entrepris de liquider Daech pendant que les super-chrétiennes puissance occidentales se contentaient de compter les points en faisant semblant de lutter contre le terrorisme.

Écrit par : jean jarogh | 26/03/2017

@ jean jarogh,

La non-intervention en Syrie a eu pour une des causes les vétos répétés de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Je me souviens, que la France était prête à y aller, et que beaucoup de commentateurs ont trouvé cette idée totalement inconsciente.

Mon propos n'est pas de prendre position sur la naissance de l'Etat islamique, ni de juger de l'origine des "printemps arabes", mais juste de rappeler que certains ont essayé de trouver un consensus à l'ONU à un stade, qui peut être décrit à postériori, comme relativement précoce.

www.rfi.fr/.../20140522-chine-russie-le-double-veto-protege-syrie-tchourkine-onu-cp.

www.lemonde.fr/.../syrie-veto-de-moscou-et-pekin-a-une-resolution-de-l-onu-demanda...

Écrit par : Calendula | 26/03/2017

@Calendula L`article du Monde dit: "La Russie et la Chine ont mis leur veto, lundi 5 décembre, à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies exigeant une trêve de sept jours à Alep et l’arrêt des combats en Syrie." Quant a l`article de RFI, il dit: "C'est un double «non» qui a été opposé par la Chine et la Russie à la résolution présentée par la France, ce jeudi 22 juin 2014, devant le Conseil de sécurité de l'ONU. La résolution prévoyait de saisir la Cour pénale internationale (CPI) des crimes perpétrés en Syrie, quels qu'en soient les auteurs." Ou voyez-vous la-dedans un veto quant a une intervention directe des puissances occidentales en Syrie? Tout au contraire, ces vetos avaient le but d`empécher a ce que les résolutions de l`ONU en question obligent les russes et les syriens a une cessation des combats contre l`EI.

Écrit par : jean jarogh | 26/03/2017

@ jean jarogh,

Dont acte.
Il est réjouissant que les problèmes soient en voie de résolution, maintenant que les bonnes personnes ont si bien pris les choses en mains. Une issue favorable est donc proche.
Ni vous, ni moi ne pouvons influer sur le cours des choses, dont nous apercevons d'ailleurs que des ombres.
Je m'étonne seulement que ce conflit puisse durer depuis 6 ans et que la situation ne fait que s'empirer et se compliquer.
Mais nous sortons du sujet du billet...

Écrit par : Calendula | 26/03/2017

Pour rentrer dans le sujet même, avant l'idéologie que l'on reproche à l'islam, si l'on voulait bien tenir compte des recherches sur les sources du christianisme on constaterait que cette religion a passablement "emprunté" au bouddhisme comme Jésus qui marche sur les eaux invitant l'un de ses disciples, Pierre, à le suivre: de même pour Bouddha avec l'un de ses disciples.
Concernant la trahison de Judas, semblable trahison de l'un de ses disciples pour Bouddha... ainsi que Jésus, toujours comme Bouddha, apprenant à prier à ses disciples.
Mort et résurrection ramenant au mythe d'Isis et d'Osiris.

Le bouddhisme lui-même issu de l'hindouisme.

Ce qui devrait amener les uns comme les autres, chrétiens et musulmans, à se concentrer, par exemple, sur l'enseignement contemporain de Shrî Aurobindo.

Respect de la personne invitée à se découvrir plus catholique, universelle, qu'individuelle (Noutte Genton-Sunier: Le chemin et le secret de la paix intérieure

Par Shrî Aurobindo "La pratique du yoga intégral" (Albin Michel) devrait faire merveille.

Cette pratique devrait également intéresser nos chefs d'Etats et de gouvernements... pour sortir de l'ornière de ce forcené matérialisme à tout crin au détriment de l'humain comme de l'humanité en attendant plus amples ravages notamment écologiques.
Pauvreté de partout croissant dans un monde aplati devant Finance et financiers.
Multinationales, actionnaires, lobbies, etc.

En démocratie au peuple souverain son droit de VETO

Écrit par : Myriam Belakovsky | 27/03/2017

D'accord avec le contenu des interventions de Calendula, en particulier ces deux extraits
"Pendant quelques dizaines d'années, nous avons eu la possibilité de vivre dans une société délivrée des diktats et des culpabilisations amenés par la religion chrétienne."
"Dans les procès en islamophobie, il me semble qu'il y a un postulat de base : on n'a pas le droit de critiquer la religion d'autrui, par définition.
La réflexion n'aurait pas sa place, parce que la croyance et la pratique religieuse sont au-delà de l'esprit critique, au-delà d'une pensée rationnelle."
Son rappel du commentaire de Salman Rushdie (si j'ai bien compris) sur l'invention du mot "islamophobe" est bienvenue également. Il va dans le sens de ce qu'écrit, avec raison, André Thomas, corrige quelque peu l'intervention de jean jarogh sur la responsabilité des USA dans la création non pas de l'islamophobie, comme il l'affirme, mais de de ce la violence exercée au nom de l'islam. De même que l'on peut critiquer la politique américaine sans être accusé de haïr ni les USA ni le peuple américain, on devrait pouvoir critiquer cette violence sans que le terme de phobie n'intervienne dans le débat.
L'usage des termes composé avec ce mot revient à faire un "amalgame" (autre terme cher à certains défenseurs, même bien intentionnés, de l'islam) entre une minorité de gens qui ont la haine de l'autre (pour faire bref) et ceux qui revendiquent le droit à la critique au sens noble de ce terme et dans la tradition occidentale moderne initiée par Les Lumières.
Le bon usage de cette tradition voudrait, à mon sens, que l'on en bannisse tout terme qui privilégie l'émotionnel sur le rationnel, ce qui allégerait bien des commentaires faisant abondamment usage de termes comme "-phobes", "nauséabond", "fachos" et autres. Ce n'est pas que ces termes soient toujours totalement inadéquats sur le fond, mais ils frappent trop souvent à tort et à travers, servent avant tout à se défouler ou à montrer que l'on se place du "bon" côté, et ne concurrent donc pas à nourrir un débat utile.

Écrit par : Mère-Grand | 27/03/2017

@Mère-Grand,

Votre rappel explicite du cas de Salman Rushdie est très pertinent.
C'était peut-être un des premiers signaux d'alerte : la fatwa émanant de l'ayatollah Khomeyni et exigeant sa mort date de février 1989.
Il ne faut pas l'oublier : Rushdie est encore sous menace, la fatwa n'a pas véritablement été levée.

Je pensais à aussi à des cas plus récents, à des personnalités telles que Rachid Benzine, A. Bidar où l'intellectuel algérien, Kamel Daoud a eu à subir l'opprobre d'autres intellectuels, suite à la publication d'une chronique au sujet des événements de la St Sylvestre à Cologne.
Là, ce n'est pas une fatwa, mais un vrai débat. On sent pourtant le poids d'accusations forte :
" Loin d’ouvrir sur le débat apaisé et approfondi que requiert la gravité des faits, l’argumentation de Daoud ne fait qu’alimenter les fantasmes islamophobes d’une partie croissante du public européen, sous le prétexte de refuser tout angélisme."

www.lemonde.fr/idees/article/.../les-fantasmes-de-kamel-daoud_4863096_3232.html

Ce texte est intéressant, parce qu'il se propose d'analyser le texte de Daoud et de réfuter ses affirmations par l'argumentation.
Les signataires de la critique affirment que Daoud tombe dans des généralisations qui stigmatisent tous les hommes originaires de pays musulmans.
La réponse de Daoud :

www.courrierinternational.com/.../debat-kamel-daoud-je-ne-suis-pas-islamophobe-je-...

Dans ce cas, il me semble que l'on s'approche du cœur du problème :
Le débat doit-il comporter une part d'auto-censure et doit-il avoir des à-priori idéologiques ?
Qu'a-t-on le droit de dire ? Faut-il s'interdire de parler, pour ne pas donner de grain à moudre à des adversaires ?
Je trouve les débats entre musulmans au sujet des valeurs culturelles et religieuses très intéressants, parce qu'on peut enfin apercevoir les nuances, avoir la confirmation du fait que leur vision du monde n'est pas unilatérale. On a besoin d'en avoir des exemples vivants, on ne peut pas se contenter de déclarations lénifiantes.
Le scandale provoqué par la chronique de Daoud démontre la difficulté à sortir d'un discours formaté. Cet homme a eu un courage incroyable.
A-t-il 100 % raison sur le fond ? Aurait-il pu être plus nuancé ? Mieux circonscrire son propos ?
Le fait même qu'il faille danser sur les œufs est déjà une information en soi !

Écrit par : Calendula | 28/03/2017

bonjour Vincent.
J'aurais peut-être besoin d'un coup de main sur le blog de Gowrié.
http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2017/03/24/je-suis-sourisphobe-ratophobe-canadophobe-et-surtout-conopho-282932.html

Écrit par : Pierre Jenni | 29/03/2017

La lutte contre l'islamophobie atteint des sommets en France:
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/03/27/01016-20170327ARTFIG00139-le-pamphlet-posthume-de-charb-sur-l-islamophobie-censure-a-lille.php

On va bientôt brûler tout Voltaire sur les places publiques de France et de Navarre.

Faites gaffe à ce que vous dites.... Big Muslim Brotherhood is watching you!

Écrit par : Arnica | 29/03/2017

- « Dans les pays européens, la séparation de l'église et de l'état a été le résultat de la lutte de chrétiens. » ( C. Martel )

Euh ... voyons, comment le dire simplement ?

L'Histoire ... dit plutôt que ... "Dans les pays européens, la séparation de l'église et de l'état a été" ... la _conséquence_ de luttes _entre_ chrétiens.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Augsbourg#De_la_R.C3.A9forme_.C3.A0_la_guerre_de_Trente_Ans

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Trente_Ans

https://fr.wikipedia.org/wiki/Augsbourg

Écrit par : Chuck Jones | 08/04/2017

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