09/10/2015

Plutôt contre que pour !

 

Je ne sais pas ce qui m’a pris mais voilà que mardi soir, je me suis laissé embarquer à regarder  la séance du conseil municipal de la Ville de Genève. La chicane du jour portait sur l’engagement de 25 nouveaux pompiers. 


C'est bien simple c'était  la caricature de tout ce que je reproche à la politique, ou plutôt au… parlementarisme.


En effet,  même si  en fonction de la réalité de notre monde, cette dualité semble désuète il n’en demeure pas moins qu'avec les (3 ou 4 ?) autres téléspectateurs qui ont réussi à tenir le coup, on a assisté encore une fois  au sempiternel (et tellement convenu) duel droite gauche où chacun accuse l’autre d’avoir les pires intentions...


C’est d’ailleurs, entres autres, pour cela que j’ai arrêté la politique. A part quelques notables exceptions, les personnes que j’y ai croisé semblaient plus désireuses de s’en prendre aux valeurs et aux personnalités du camp d’en face plutôt que déterminées à  faire valoir celles de leur propre bord.  Et encore, j’étais dans un parti dit du centre, je n’ose même pas imaginer le manichéisme ambiant dans les partis clairement positionnés à droite ou à gauche de l’échiquier politique.


Toujours est-il que mardi soir, c’était, en plus, le monde à l’envers avec une majorité de droite qui a réussi à imposer à la minorité de gauche l’engagement de 25 nouveaux fonctionnaires. Ce faisant, la droite s’amusait, visiblement follement, à provoquer leurs vis-à-vis de gauche en leur expliquant qu’ils étaient tout à fait dans leur droit de refuser l’engagement de nouveaux pompiers mais qu’ils devraient alors l’assumer. Quant à la gauche, elle enrageait en constatant que la droite profitait de sa majorité pour faire voter des dépenses hors budgets qui en, d’autres temps (nous sommes en campagne électorale ne l’oublions pas) n’auraient jamais passés.


Résultat c’était la cacophonie et surtout la démonstration d’une certaine incurie. D'autant que plus le débat avançait, plus les arguments des uns et des autres devenaient provocateurs et méprisants et donc, de moins en moins rationnels et constructifs. Pauvres pompiers, à aucun moment, il n'a été question des défis et autres difficultés auxquels ils doivent faire face. Ridiculiser ses adversaires, c'est tout ce qui comptait.

 

 

Du coup, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une scène qui m’a particulièrement marqué dans le film de J.S. Bron,  « L’Expérience Blocher ». Il y a en effet un moment assez effrayant où l’on voit le tribun UDC sortir furax d’une réunion en expliquant que désormais, l’UDC va lancer des initiatives dont le but consistera à embarrasser ses adversaires devenus, suite à son éviction,  ses ennemis. On sait où cela nous a mené….


Bref, une fois de plus il apparait que pour nombre de politiciens et autres militants il faut d'abord être contre avant d'être pour. Chacun dans son camp il est en effet de bon ton d'être avant tout; contre la gauche, opposé aux verts, méprisant avec l'UDC ou encore injurieux envers le PDC 


Ok mais si j'ai envie d'être pour, de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, de prendre ce qu’il y a de mieux un peu partout,  je fais quoi ?


Pas de la politique ce qu’il y a de sûr !


 


 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

Si besoin était de vous convaincre un peu plus de l'incurie de nos élus, je vous encouragerais à (re)voir les débats du 27 mars 2014 au GC sur les taxis.
Les professionnels subissent les lumières opaques des députés et leurs combats idéologiques. Dans le taxi, c'est en moyenne tous les 6 ans que les cartes sont rebrassées en fonction des majorités parlementaires avec des dégât immenses. Il n'existe plus d'entreprise de taxi à Genève.

Écrit par : Pierre Jenni | 09/10/2015

"C'est bien simple c'était la caricature de tout ce que je reproche à la politique, ou plutôt au… parlementarisme."

Hitler aussi reprochait la même chose. C'est écrit dans son Mein Kampf. Avec ça, vous l'avez compris, je ne veux pas signifier que vous êtes comme lui. ;-)

Écrit par : Dominique | 09/10/2015

@Dominique.
Vous m’en voyez désolé mais, contrairement à vous apparemment, je n’ai pas lu « Mein Kampf ».

Par ailleurs, autant dire que je n’ai rien contre le parlementarisme (en dehors que c’est un affreux mot) mais c’est bien parce que je ne le trouve pas toujours à la hauteur, en particulier en comparaison des collèges exécutifs qui sont, chez nous en Suisse en tout cas, d’un tout autre niveau, que je me plains de la médiocrité des débats.

Mais vous l’avez sûrement compris sauf que que placer « Mein Kampf » et Hitler dans votre réponse vous donne, j’imagine, l’impression d’être particulièrement caustique… Grand bien vous fasse !

Écrit par : Vincent | 09/10/2015

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