11/09/2015

Le temps des choix !

Voilà c'est (presque) fini, les vacances s'achèvent avec cette arrière goût de mélancolie, mais aussi avec la satisfaction d'en avoir profité au maximum. Peut-être aurais-je dû encore plus lâcher prise en oubliant mon smartphone à la maison et en n'allumant pas les TV présentes dans chaque chambres d'hôtel. À priori je n'en suis pas (encore ?) capable.

Du coup après les lectures de bouquins, de guides et ... de menus de restaurants, entre succulents  repas, lézardage et autres découvertes de lieux magnifiques, j'ai quand-même suivi les parcours victorieux de Federer et Wavrinka mais aussi ceux, si tragiques, des milliers de réfugiés qui fuient leur réalité pour venir se buter sur la nôtre...

Celle d'une Europe plus divisée que jamais entre ceux qui estiment que notre devoir consiste à accueillir d'abord et... à réfléchir comment ensuite et ceux qui, convaincus qu'il faut au contraire ériger des murs, semblent presque autant mépriser ces milliers de familles et d'individus en errance que les "naïfs humanistes" qui veulent les secourir. 

Autant dire qu'en Italie, j'étais au premier rang pour observer ce phénomène où  chacun s'estime rageusement plus légitime que l'autre. 

Des paroles m'ont cependant particulièrement touchées, proférées par un homme au courage hors du commun mais qui est paradoxalement  de moins en moins audible chez nous où la laïcité est devenue le dogme ultime; Francesco, comme ils l'appellent ici, "Il Papa". 

En l'entendant expliquer que les églises qui refuseraient d'accueillir des réfugiés devaient alors êtres considérées comme des... musées, je n'ai pas pu m'empêcher d'y voir une métaphore de nos riches sociétés occidentales.

Toujours prêtes  à s'indigner et dénoncer l'intolérable un peu partout, elles sont aujourd'hui directement soumises à une situation incontrôlable et elles se retrouvent donc à devoir se positionner clairement quant à savoir s'il vaut  mieux s'ouvrir ou se refermer, évoluer ou stagner, être solidaires ou solitaires, compatissants ou rigides, nationalistes ou mondialistes....

L'heure est, par conséquent, venue de faire des choix. Cela sera sans doute douloureux, source de conflits et de divisions mais nous en sommes là, il y a un moment où il

n'est plus possible de se défausser. 

À nous de savoir si nous préférons imaginer nos sociétés de demain en optant pour l'approche du pape François ou celle de ...Viktor Orbán ?

 

 

 

 

 

 

 

18:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.