04/07/2015

Grèce : Ne pas se tromper de coupables !

Autant l’affirmer tout de suite, sur le fond je suis souvent d’accord avec la gauche, nettement moins sur la forme par contre et encore moins lorsqu’il s’agit de...voter.

En même temps qui peut-être contre la solidarité, la justice sociale et une meilleure répartition des richesses ?

Encore faudrait il être objectif et ....réaliste !

J’ai donc beaucoup de peine avec les discours aigris de cette gauche qui s’est un peu trop vite enthousiasmée de l’arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce. 

Parce qu'avant d’être de gauche, voir d’extrême gauche, Tsipras et ses copains c'est avant tout des populistes. Après avoir expliqué aux Grecs que les autres étaient tous pourris (ce qui n’est effectivement pas tout faux), ils ont promis qu’avec eux au pouvoir, on allait voir ce qu’on allait voir, que l’Europe n’avait qu’à bien se tenir, quant aux allemands, ils allaient vite réaliser de quel bois est fait le peuple grec.

Le pire (il fallait vraiment que les Grecs soient désespérés) c'est que ça a marché. Syriza est donc arrivé au pouvoir et tout le peuple de gauche a applaudi à la victoire de la sagesse sur la cupidité. Ils ont voulu croire que le peuple reprenait le pouvoir, que les riches allaient payer et que les créancier allaient se montrer magnanimes...

Sauf que ceux-ci ne lâchent pas et ce refus de suspendre la dette grecque serait donc, selon Melanchon et ses amis, l'ultime démonstration de l'avidité  des méchants capitalistes.

Il y a sûrement un peu de ça mais en même temps, lâcher le morceau et capituler devant le gouvernement Tsipras équivaudrait à dire aux autres pays presque aussi endettés que la Grèce, vous voyez il suffit de dire non, et hop on ne paye plus....

Loin de moi l’idée de défendre le FMI, la communauté européenne et autres banques véreuses, n’empêche que durant des années, les gouvernements grecs qui se sont succédés ont non seulement dépensé sans compter (et menti à ceux qui s'inquiétaient de leur train de vie) mais nombreux sont ceux qui ont, en plus, détourné l'argent emprunté...

Et aujourd’hui, certains osent nous expliquer que l’Allemagne aurait tort de demander des comptes ??

Non, si j’étais un jeune grec, c’est aux générations qui m'ont précédé, à ceux qui se sont gavés à crédit et qui me laissent aujourd'hui régler leurs additions que j'en voudrais, pas à ceux qui me tende celle-ci.

Sans compter que les Grecs qui ont les moyens de participer au remboursement ont, depuis
 longtemps déjà, pris la fuite vers d'autres pays, où en tant que millionnaires (voir milliardaires), ils seront toujours les bienvenus ! 


Résultat, une fois de plus, c'est le peuple qui va morfler !

De quoi, effectivement, frustrer la gauche européenne... à condition de ne pas se tromper lorsqu'il s'agit de désigner les vrais coupables !

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Commentaires

Finalement, c'est DSK qui a probablement raison. Il convient d'effacer la dette grecque puis de ne plus rien financer pour cet état voyou. Qu'ils se débrouillent tous seuls, les grecs, avec ou sans Tsipras et Syriza (dont il faut relever que son principal allié est un parti d'extrême droite)...

Écrit par : Déblogueur | 04/07/2015

Comme Vincent, je me dis depuis longtemps, que je devrais penser en priorité à la solidarité, à la justice et au malheur de la majorité des Grecs. Il y a une part de "mauvaise conscience" à penser que cette crise n'est pas uniquement causée par la Troïka ou l'épicière Angela et ses comparses, dont Jean-Claude est juste le dernier représentant.

Il est clair, qu'après cette crise longue et aux rebondissements multiples, rien ne devrait plus être comme avant.
Après la crise de la dette grecque, personne ne devrait pouvoir jouer au naïf et croire des gouvernements sur parole.

Me souvenant que le mot "crise" avait une étymologie et un sens premier surprenants, je suis allée la rechercher sur Google :
"crise", est "décider", "faire un choix".
Bien que le mot "crise" soit utilisé, de nos jours, pour désigner une période de difficultés, son sens étymologique signifie, "faire un choix" et "décider".
En Français le sens actuel de "crise" évolue de "période de tension" ou "changement rapide" vers la "remise en cause" ou "période difficile", voire "situation tendue" [1] :
La crise est une situation où les principes sur lesquels repose une activité sont remis en cause."

Cette remise en cause ne concerne pas seulement la Grèce, mais également ses partenaires.

Prof un jour, prof toujours ... J'ai réfléchi à la situation en filant une métaphore en rapport avec mon univers professionnel, l'enseignement :

" La Grèce serait comme une élève qui aurait pu tricher à des examens décisifs pour son orientation ultérieure ( = entrée dans la zone euro), grâce au concours d'amis malins et plus ou moins bien intentionnés ( = ces messieurs de Goldmann-Sachs).
Les autorités scolaires se seraient doutées d'une combine, car cet élève aurait eu des résultats bien moins bons pendant l'année scolaire précédant les examens.
Ne voulant pas lui couper les ailes, et n'ayant pas trouvé comment la "mascogne" aurait pu avoir lieu, les autorités permettraient à l'élève d'obtenir son sésame pour entrer à l'université. Mais année après année et moult session de rattrapage plus tard, l'étudiante se retrouverait en échec grave, car elle n'aurait pas profité du coup de pouce,ni pour rattraper son retard, ni pour s'améliorer dans sa branche de prédilection.
Elle aurait simplement compté sur sa bonne étoile, son joli minois et une nouvelle possibilité de trouver une astuce pour s'en sortir.
La voilà en mauvaise posture et obligée de reconsidérer son avenir, devant tenir compte du principe de réalité.
En désespoir de cause, elle aurait recours aux avocats, afin d'obtenir des conditions particulières, une dernière chance de s'en sortir, d'être l'exception qui confirme la règle, de ne pas être traitée comme ses camarades en échec."

Comparaison n'est pas raison et la métaphore n'est pas une identités parfaite, mais pour moi elle explique, pourquoi je n'arrive pas à fondre devant le drame qui se joue. Pour moi, la dignité n'est pas de cet ordre-là.
Ce qui me rend les Grecs infiniment sympathiques ( au-delà de l'admiration et l'affection pré-existantes) ce sont leurs doutes, c'est la sincérités des gens ordinaires que l'on peut voir à la télévision.
En l'état, nous ne pouvons rien pour eux, nous n'avons pas à nous prononcer
sur leur sort. Ils ont à le faire et je ne les envie vraiment pas.

Écrit par : Calendula | 04/07/2015

"Il convient d'effacer la dette grecque" Encore faut-il faire passer ça à son propre peuple. Par exemple François Hollande et les 58 milliards qui vont grossir la dette française* si on les retire de la dette grecque. Rien ne se perd, rien ne se crée, même en économie, science magique s'il en est...
* 2100 milliards aux dernières nouvelles...

Écrit par : Géo | 04/07/2015

A vous lire plus rien ne m'étonne et je comprends mieux maintenant comment nos socialos sont capables de s'accoquiner avec le PLR chez nous!

Je vomis les gens qui ne respectent pas leurs convictions profondes, et les évidences se font jour; c'est bien pour cela que cela va mal partout...et cela ne fera qu'empirer!

Tsipras a parfaitement raison, il a été élu sur des convictions et pendant 5 mois se sont ces mêmes convictions qu'il a défendues becs et ongles. Devant le mur des euromalhonnêtes il retourne aux urnes et au moins lui a le courage d'aller jusqu'au bout! Ce n'est pas comme papandréou qui s'est couché devant les menaces des unionistes-bilderbergistes!

De toute façon il lui reste la carte "Poutine" et là les euronases vont s'en prendre plein la figure!

Écrit par : Corélande | 04/07/2015

Corelande ; ça fait depuis que je lis vos commentaires que j'ai de la peine à vous comprendre, visiblement vous voyez noir la où je vois blanc et vice et versa...

Mais là, j'ai vraiment besoin que vous me donniez des explications : quelle convictions profondes ne seraient pas respectées et par qui ???
Quant à vos évidences de quoi s'agit il ?

Et votre soutien Syriza ? Vous qui êtes d'extrême droite (tendance groupie blocherienne) comment pouvez vous soutenir l'extrême gauche ? Juste parce qu'ils se battent contre cette Europe que vous abhorrez ?

Ou est-ce bêtement la paix que vous ne supportez pas ? Rien ne vaut une bonne guerre pour renforcer le nationalisme et former notre jeunesse, non ?

Écrit par : Vincent | 05/07/2015

L'avis d'une femme grecque, vivant en Grèce, qui va voter ... à la minute 1'00 ...¨

"ce salaud de Tsipras ... etc."

http://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/grece--referendum-les-grecs-ont-commence-a-voter?id=6917784

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 05/07/2015

Magnifique, Merci les GRECS pour cette belle leçon de démocratie! Remarquez cela n'a rien d'étonnant se sont eux qui ont inventé la démocratie!
En plus combien de preuves vous faut-il encore, pour voir que tout est manipulé par les unionistes autant des ploutocrates que les journaleux qui couchent avec eux! Plus de 60% de non, alors qu'on nous bassinait avec un 50/50.

En effet Vincent, vous ne pouvez pas me comprendre, vous êtes un idéologue, ce que je ne suis pas. Je suis une vraie démocrate, une patriote et une amoureuse inconditionnelle de la liberté et de la souveraineté des peuples.
Donc en aucun cas je ne peux me reconnaitre dans l'UE.

Je suis une UDC convaincue; parce que c'est le seul parti qui défend les valeurs ci-dessus. Si je dois rejoindre la gauche radicale pour défendre le droit des peuples, je n'hésite pas une seconde, il en va de même pour mon soutien à Poutine.

En plus je suis une écolo pratiquante, rien ne me fait peur et mes priorités et convictions sont mes moteurs décisionnels.

Politiquement maintenant; ce soir, je pense que nous avons, nous les Suisses, un meilleur atout dans notre jeu et que l'UE va devoir revoir sérieusement sa copie; notamment pour ce qui concerne la libre circulation des personnes et ce qu'elle veut nous imposer envers et contre tout!

Nai, nai, nai, merci aux Grecs qui ce soir ont donné une vrai leçon de courage à tous ces nases unionistes qui sont eux de vrais dictateurs!

J'en ai des frissons à entendre les dernières nouvelles, et si ce soir il y avait une amorce de changement en Europe, j'en serai ravie et je peux vous dire qu'un certain Monsieur Blocher aussi!

Oxi, oxi, oxi, jamais de la vie je n'ai préconisé la guerre où que ce soit!
J'en ai peur justement, mon grand-père en est mort et mon père marqué à vie. Alors franchement, je pense qu'on fait mieux de faire l'amour que la guerre; et comme cela vous savez de quelle génération je suis!

Écrit par : Corélande | 05/07/2015

Corelande, je me demande comment on peut à ce point détester l'Europe sans se rappeler que c'est uniquement depuis qu'elle existe que notre continent connaît la paix. C'est d'ailleurs sûrement pour cela que la majorité des peuples n'a pas eu son mot à dire...
Parce que si toute l'Europe était dirigée par des partis nationalistes comme l'UDC, nous serions très vite en guerre et vous le savez très bien.
Mais, patience ça s'en vient !

Bref, ce soir l'Europe est dans la merde et ça a l'air de vous rendre toute guillerette, ... Grand bien vous fasse...

NB : Libre à vous de me cataloguer comme vous voulez (c'est tellement plus simple quant chacun est bien rangé dans sa petite boîte) mais de là à faire de moi un idéologue moins épris de Liberté que vous.... je n'en reviens pas...Bon, ça au moins le mérite d'être inédit comme... insulte.

Écrit par : Vincent | 05/07/2015

Si des fois, des Suisses pensent être à l'abri ... informez vous ...
Qui paiera la note finale si la Banque Nationale Suisse perdait ses réserves de change ?
Si l'euro (€) venait à disparaitre ...?

http://www.snb.ch/fr/

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 05/07/2015

"Si l'euro (€) venait à disparaitre ...?"

C'est déjà écrit en allemand: l'explosion de l'Euro est déjà programmée.

Depuis 2012, l'Allemagne d'Angela Merkel consacre l'ensemble de ses ressources disponibles à la réduction de sa dette publique.

L'Allemagne s'est fixée comme objectif de réduire sa dette à 69% du Produit intérieur brut (PIB) à l'horizon 2017, contre plus de 80% en 2012, et à 60%, soit le plafond fixé par le pacte de stabilité européen, d'ici 2024.

La récession de 2008-2009 a fait des dégâts en Allemagne, sa dette passant de 64% en 2007, à 81% en 2010. Mais depuis 2010, les crises en Europe conséquentes à la récession sont pour l'Allemagne un véritable boulet.

Écrit par : Chuck Jones | 06/07/2015

c'est toujours la même rengaine, on ne dit pas ce que vous voulez entendre et on vous insulte!!!!! Elles sont où vos convictions?
Que devrais-je dire, avec tout ce que je prends, mais je m'en fous! Je donne mes positions, convictions et valeurs; elles valent ce qu'elles valent pour vous mais pour moi elles sont fondamentales.
Après cela découle bien sûr mon engagement, mais c'est le cas pour tous, et heureusement que nous ne sommes pas tous "moulés" de la même manière!

J'adore l'Europe c'est notre continent. Je déteste l'UE car ce n'est qu'une caste de dirigeants qui s'approprie tout et ignore totalement toute cette masse de peuplades qui sont les fourmis travailleuses et dont on se fout royalement pour les mener par le bout du nez afin qu'elles remplissent les caisses personnelles de ces grands nases!

Je suis plus libre que vous Vincent, simplement parce que je ne suis pas enfermée dans une idéologie, je suis guidée par mes convictions et mes fondamentaux et se sont des ancrages précieux!

Bien sûr qu'il va falloir payer les dégâts d'une politique européenne catastrophique depuis plus de 30 ans. Mais continuez serait pire! Il faut du courage pour changer de direction, espérons que ces nases en ont un peu; moi je les vois frileux et peureux, mais j'espère vivement me tromper!
Il nous reste six mois et après tous ces grands pontes auront en mains leur directive (entrée en vigueur au 1.1.2016) permettant aux banques de s'approprier l'argent des Epargnants afin de renflouer plus de la moitié des banques européennes qui sont au bord de la faillite!
Et ce ne sera pas la faute des Grecs!

Écrit par : Corélande | 06/07/2015

@Corelande :
On ne va pas jouer à qui se sent plus libre que l’autre, sachez simplement que je me sens enfermé derrière aucune idéologie ni ne me sens dans l’obligation (contrairement à vous qui idolâtrez C. Blocher) de soutenir systématiquement qui que ce soit… contre vents et marées.

Ceci dit, Dieu soit loué, nous avons encore le droit d’avoir des convictions et des valeurs différentes et (pour certains dont vous et moi)de les exprimer publiquement…

Quant à la Grèce (et même l’Europe) l’avenir nous dira si vous (populistes, extrême droite et extrême gauche, tous ensembles, tous ensembles…) avez raison de jubiler !

Bonne journée !

Écrit par : Vincent | 06/07/2015

Vincent, il ne vous est pas venu à l'idée, très révélatrice de ce qui se passe avec la Grèce, que les "deux extrêmes se rejoignent"? C'est à l'évidence parce que ceux du "milieu"....ah le mot est bien choisi..... sont
totalement dans l'erreur. Ils ont commis tellement d'horreurs avec leurs manipulations que cela n'a fait que pousser les gens vers les "extrêmes" (je n'aime pas ce mot pour se contexte, mais c'est l'usage).

Je vous donne un exemple! Faite une pâte à pain, et au lieu de la pétrir délicatement et patiemment vous la prenez dans les mains et la serrez très fort.......dites-moi ce que vous voyez sur les côtés.

N'oubliez pas cher ami, que nous n'avons rien inventé, que les évènements de la vie ont toujours une métaphore qui vous donnera de visu la conséquence INEVITABLE de vos manières de faire!

Nos dialogues sont dures, mais je vous aime bien et n'ai rien contre vous!

Écrit par : Corélande | 06/07/2015

Pour tous ceux qui pensent comme Corélande : ne pensez-vous pas que Merkel devrait lancer un référendum dans son pays avec la question suivante :
"Acceptez-vous que l'Allemagne donne encore des sous aux Grecs ?"

Écrit par : Géo | 06/07/2015

Géo, la bonne question serait de la poser à tous les peuples européens!
Ca permettrait déjà rien que de savoir s'ils sont unis de "bon cœur ou contre leurs volontés" et par extension d'avoir ainsi la ligne d'une Europe à deux niveaux; ce qui semble inéluctable!

Écrit par : Corélande | 06/07/2015

https://youtu.be/X0hV2UeJAsE Je sais, vous ne l'aimez pas mais ouvrez vos esgourdes afin de bien comprendre à qui gouverne l'UE et ce qu'ils sont en
train de mettre en place. La Grèce est leur laboratoire pour voir comment ils devront faire pour museler les peuples UE tout en leur pillant leurs épargnes et économies.

Écrit par : Corélande | 06/07/2015

"ne pensez-vous pas que Merkel devrait lancer un référendum dans son pays avec la question suivante "Acceptez-vous que l'Allemagne donne encore des sous aux Grecs ?""

---

Oui, il est effectivement temps que la Grèce ait une chance de se tourner à l'Est.

Écrit par : Chuck Jones | 06/07/2015

Corélande@ Il y a une chose que vous et visiblement Marine le Pen n'avez pas compris. Les Européens sont d'accord de résilier une (bonne) partie de la dette grecque, mais pas comme premier pas. Il faut que les Grecs changent de paradigme d'abord, sinon ils continueront et creuseront un nouveau trou. Et ça, c'est indéfendable.

Écrit par : Géo | 06/07/2015

"Oui, il est effectivement temps que la Grèce ait une chance de se tourner à l'Est."
Que les Grecs aillent se faire voir où ils veulent. Le plus loin possible...

Écrit par : Géo | 06/07/2015

Corelande : Ok, si je vous comprend bien, il s'agirait d'un grand complot ourdi par des méchants dirigeants européens dans le but de voler les économies de leur population...

C'est bien ça ??

Sauf que je n'arrive pas à voir à qui cela profiterait ? Je ne comprends pas qui a intérêt à encourager ce type de scénarios ...

Que cela soit une glissade inéluctable et incontrôlable de notre système économique par contre, j'ai de la peine à l'envisager mais rien n'est impossible ....

Allez savoir pourquoi, je vois plutôt l'intérêt d'exploiter ce futur apocalyptique chez ceux qui n'existent qu'en fonction des peurs de la population !

Écrit par : Vincent | 06/07/2015

Monsieur Géo,

Il faudrait comprendre que le gouvernement grec actuel ne creuse aucun nouveau trou. Et que ce sont les "solutions" des financiers qui ont enfoncé le pays à son niveau d'endettement actuel. Si le pays est en faillite, les créanciers seront les premiers perdants. Vous aurez remarqué aussi que les "solutions" ont profité aux banques privées, une grande partie des dettes ayant été reprises par les États. D'où l'on voit quelles sont les priorités au sein de l'Union Européenne.

Écrit par : Charles | 06/07/2015

"il s'agirait d'un grand complot ourdi par des méchants dirigeants européens dans le but de voler les économies de leur population...
Sauf que je n'arrive pas à voir à qui cela profiterait ?"

A ceux qui ont promis des dividendes.

Écrit par : Chuck Jones | 06/07/2015

Charles@ L'économie grecque est basée sur la rente européenne. C'est un pays de fonctionnaires. Les impôts n'étaient pas perçus, les retraites bien plus élevées que pas mal de pays européens qui eux produisent des biens et doivent donner de l'argent aux Grecs. Il n'y a toujours pas de cadastre.
Alors mettre la faute sur les financiers ? Oui, ils se sont montré très naïfs en pensant que les Grecs allaient réagir en Européens et non en sous-développés...

Écrit par : Géo | 06/07/2015

«comment on peut à ce point détester l'Europe sans se rappeler que c'est uniquement depuis qu'elle existe que notre continent connaît la paix. C'est d'ailleurs sûrement pour cela que la majorité des peuples n'a pas eu son mot à dire...»

CQFD... sous Tito, les peuples de Yougoslavie vivaient en paix. Le bordel c'est venu après.
Idem en URSS, pas de crise ukrainienne, ni tchétchène...

C'est bien connu, la voix des peuples c'est con et criminogène.

Écrit par : petard | 07/07/2015

Le texte du référendum exigeait pour sa compréhension d'être sorti d'une haute Ecole (experts à Cdans l'air)!

Quid de ce qui n'a pas été lu, compris, intégré?

Aucune importance, en fait, il s'agissait simplement de dire oui ou non à l'austérité ou

très mauvaise surprise (en aucun cas pour Merkel et ses amis) mais bien pour les Grecs... aujourd'hui ou demain.

On ne devrait jamais signer le texte d'un document, d'un contrat de vente, etc., sans en avoir "lu et pesé" chaque mot enseignait-on... naguère.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07/07/2015

petard@ Ouais, mais où on s'arrête ? Dois-je contribuer à la création d'un Front de Libération de l'Est vaudois, qui n'a jamais été traité aussi bien que le reste du canton ?

Écrit par : Géo | 07/07/2015

.........les financiers ? Oui, ils se sont montré très naïfs...... Géo vous voulez dire Goldmann-Sachs-Dragui??????

Merci Charles et Chuck d'avoir répondu, je fatigue!

Oui en effet, je fatigue! Vincent, on peut se poser 1000 x la question de; à qui tout cela pourrait profiter, et je crois que c'est là-dessus qu'ils comptent!
Mais eux pendant que nous cherchons les bonnes raisons de savoir pourquoi nos dirigeants nous "la ferait par derrière" ils mettent en place des moyens légaux pour en fait, faire payer aux peuples leurs graves erreurs de gestion!

Je ne vous fait pas la liste, mais allez voir tous les Analystes, autres Philosophes et Historiens, les financiers et autres Affairistes; qui sont un peu plus honnêtes que les autres et qui expliquent avec moultes détails et preuves que l'UE est à son crépuscule.
Moi je pense pour finir que la Grèce (Chypre était soit trop petit, soit le premier dans l'ordre de grandeur)est un laboratoire pour "tester" le démembrement futur de l'UE, sans justement; faut au moins leur laisser ça, provoquer un bain de sang en Europe! (et je l'espère plus que tout).

Mais cela aura un prix et il faudra passer à la caisse!

C'est d'ailleurs pour cela que les amerloques n'en veulent pas de se démembrement, imaginez maintenant ils peuvent parler avec deux trois personnes pour finaliser leur emprise commerciale mondiale. Si, il faut tout reprendre et avec chaque état distinct, c'est fini! Les amerloques restent chez eux et nous retrouveront des échanges commerciaux multilatéraux pour le bonheur de tous!

Écrit par : Corélande | 07/07/2015

Je croyais que l'Union Européenne avait un président, une ministre des affaires étrangère, un parlement et je constate que ce sont Madame Merkel et Monsieur Hollande qui peuvent décider de tout. N'est-ce pas un déficit démocratique?

Monsieur Géo,

Le passé est le passé, vous pouvez faire tous les reproches que vous voulez aux précédents gouvernements qui se sont acoquinés avec Goldman Sachs, qui ont truqué les comptes, qui ont accepté un accroissement de la dette sous prétexte de "solution", qui ont acculé beaucoup de grecs à la misère, à la maladie, voire à la mort, mais vous ne pouvez rien reprocher au gouvernement Tsipras. Sauf si vous vous réjouissez de cette misère. Ou si vous êtes un anti-Tsipras primaire. Quand quelqu'un est acculé à la misère, il n'a plus grand chose à perdre hormis sa dignité.

Tous les autoproclamés docteurs en économie donneurs de leçons qui jugent en fonction de leurs préjugés, voire de leur portefeuille, feraient bien de prendre des cours d'économie-politique.


Madame Calendula,

Je trouve assez peu digne la façon dont Monsieur Vincent vous a traité. Qui est extrémiste actuellement? Ceux qui poussent à la politique du pire ou ceux qui essaient de trouver des solutions dignes pour leur peuple et qui soutiennent ces solutions? En outre je juge le refus d'un référendum alors même que le peuple est le souverain de par la Constitution comme une position antidémocratique et extrémiste. Ceux qui traitent de "populistes", terme considéré comme une insulte, les politiques qui proposent de soumettre les décision au peuple justifient de fait une dictature des élites (actuellement nous voyons que les termes de gauche et droite non plus aucune signification, c'est la même politique qui est menée de bout en bout). C'est une position extrémiste.

Écrit par : Charles | 07/07/2015

Vous devez confondre Calendula et Corélande, Charles ! Elles n'ont pourtant rien à voir !

Concernant les populistes, ce ne sont pas ceux qui réclament à juste titre des décisions démocratiques prises par le peuple mais bien ceux qui jouent avec les peurs de ce dernier pour... exister et ceux qui, comme Syriza., donnent des faux espoirs au peuple en lui faisant croire qu'avec eux au pouvoir, tout va s’arranger ...comme par miracle.

Une chose à préciser cependant, on pourra prendre toutes les mesures qu'on voudra contre les Grecs, ceux-ci n'ont pas les moyens de s'en sortir tout seul.
L'Europe étant échaudée qui va vouloir leur prêter de l'argent ? Les Russes ? Les Chinois ? Est-on certain qu'ils seront plus respectueux du peuple grec que les européens ??

Écrit par : Vincent | 07/07/2015

Pas de soucis Charles, j'ai l'habitude. Il y a quelques années, j'avais rencontré Norman Gobbi à une réunion de l'ASIN. A cette époque j'en avais un peu marre de toutes ces attaques sournoises (très personnelles surtout et je ne vous dis pas en tant que femme)!

Je lui avait demandé comment lui il tenait le coup. Il venait d'être élu (LEGA Tessinoise). Il m'a répondu que puisque c'était inutile de vouloir faire comprendre à l'autre que toutes ces critiques nauséabondes n'avaient pas de fondement, il m'a dit d'entrer dans ces discussions comme dans un jeu....l'important c'est celui qui gagne à la fin; politiquement parlant celui qui arrive à mettre en place les volontés majoritaires du peuple. Je pense que vous voyez à quoi je fais allusion!

Aujourd'hui il est Conseiller d'Etat et il fait un super job au Tessin!
(C'est un peu nos Grecs à nous, et lui notre Tsipras)

Et pour Vincent, je suis allée à la pêche aux renseignements, rien que pour voir combien cela nous aurait coûté une adhésion à l'UE depuis 1992.

22 milliards par an = 23 x 22 milliards, soit 506 milliards
(sans contre-partie quasiment car notre PIB trop élevé pour avoir des subventions)
Et pour ce qui est des plans de sauvetage UE depuis 2008, au minimum environ 80 milliards à notre charge. Et là on oublie les versements au FMI plus les dons généreux supplémentaires!
Vous imaginez plus de 600-700 milliards! Combien de dettes.....mystère!
Alors là on peux se demander si aujourd'hui nous ne serions pas dans la même galère que les Grecs, Espagnols, Portugais, Italiens....etc!
Pour rappel la France et l'Allemagne ont plus de 2000 milliards de dettes!

Écrit par : Corélande | 07/07/2015

Voilà on y arrive; la Grèce est le laboratoire de ce qui va se passer dans l'UE dès janvier 2016:

Des Sources de Syriza disent que le ministère grec des finances examine des options pour prendre le contrôle direct du système bancaire si nécessaire plutôt que d’accepter une saisie draconienne de l’épargne des déposants – il y aurait un «bail-in » au-dessus d’un seuil de 8.000 € – et il empêcherait toute les banques d’être fermée sur ordre de la BCE. (vers une confiscation des dépôts de 30 % sur toutes les sommes de plus de 8 000 € selon le Financial Times ndlr)

Faut-il encore vous faire un dessin!

Écrit par : Corélande | 07/07/2015

La discussion montre combien nous pouvons être tentés de projeter nos idées pré-existantes sur le problème de la dette grecque.
Si on déteste l'UE, on va adorer le "non" grec.
Si on aime la démocratie directe, on peut aussi aimer le résultat de ce "référendum", qu'il soit oui ou non , simplement parce que c'est l'expression de la volonté des votants.
Si on aime les tribuns et les personnalités politiques très profilées, A. Tsipras et Y. Varoufakis sont top !
Si on est *de gauche" de façon cohérente et suivie, le résultat du vote va nous enchanter et on y verra le début d'un renversement positif.
Si on est adepte de procédures référendaires propre-en-ordre, on peut être troublé par le référendum de dimanche dernier.

Personnellement, je reste perplexe. Je me refuse de prendre position, car je ne me sens pas autorisée à disposer (même virtuellement ) de l'argent de l'UE, ni de donner des bons ou mauvais points aux Grecs qui ont voté. Le contexte est tellement embrouillé, qu'une chatte n'y retrouverait pas ses petits.
Il n'y a franchement pas de quoi se réjouir de quoi que ce soit. Ni le "oui" , ni le "non" ne vont résoudre le problème.
J'ai écrit,plus haut, un long commentaire, dans lequel j'ai comparé la Grèce avec une étudiante en échec, parce qu'elle était arrivée à l'uni par des tours de passe-passe.
Il semble impossible que le gouvernement grec actuel puisse continuer à fonctionner comme avant (en gros : en ne changeant rien à la fiscalité, en continuant à faire l'impasse sur le cadastre, en renonçant à affirmer l'importance d'un Etat moderne), On attend avec impatience les propositions concrètes de changement.

Écrit par : Calendula | 07/07/2015

L'autodestruction de l'UE est en marche!
Impossible ce matin d'accéder au site en direct du parlement européen, ça doit surement vouloir dire quelque chose sur la belle démocratie de ce conglomérats de dirigeants non-élus et leurs intentions nauséabondes!

Écrit par : Corélande | 08/07/2015

On peut avoir envie de passer à autre chose....ok! Mais ça il faut le lire et le savoir :

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/07/15/yanis-varoufakis-premieres-reflexions-apres-la-declaration-du-sommet-europeen/

L'avenir est dans l'UE....ah oui?!?!?!?!

Écrit par : Corélande | 17/07/2015

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