24/04/2015

Méditerranée : Aucune lueur d’espoir à l’horizon

 

A l’époque lorsqu’ il m’irritait avec  ses éditoriaux (dans feu Le Journal de Genève) pro armée et donc pour l’ordre et la discipline, j’étais certes bien jeune mais comment aurais-je pu imaginer que je serais un jour parfaitement  d’accord avec J.S. Eggly  

 

http://jseggly.blog.tdg.ch/archive/2015/04/22/le-cimetiere-marin-que-faire-266596.html

 

Il est vrai que je ne pensais pas non plus qu'il m'arriverait d'être soulagé de voir le PLR gagner et rassuré de voir la droite et la gauche s’unir… .

 

Mais ce n’est pas de politique genevoise que je veux parler aujourd’hui, d’autant que nous sommes entre deux tours, rien n’est définitivement joué et les diverses analyses et autres règlements de compte qui fleurissent ces jours dans les médias m’apparaissent un tant soit peu prématurés….

 

Non le gros souci c’est bien cette Méditerranée qui tue quasi quotidiennement celles et ceux  qui tentent d’échapper à leur enfer pour se jeter tête baissée vers… un autre enfer.

 

JSE voit donc juste lorsqu'il décrit le problème comme insoluble. D’ailleurs, on lit et on entend depuis quelques jours des dizaines de constats, de dénonciations, de vœux pieux voir même d'exploitations politique de cette effroyable situation mais, au niveau des propositions concrètes, on n’aperçoit aucune lueur d’espoir à l’horizon. Comme sœur Anne, on ne voit rien venir…

 

Si ce n'est ces pauvres rescapés de l’enfer de la Méditerranée qui échouent dans nos pays avec l’illusoire mais rassurante conviction que l'étape la plus périlleuse de leur nouvelle vie est désormais derrière eux. Pour autant qu’on puisse nommer vie le laborieux parcours du combattant qu'ils vont devoir affronter avant, qu’au bout de longues années d’errance et de désespoir, une petite minorité d’entre eux puisse enfin envoyer un peu d'argent à leurs familles restées sur place. Parce que, ne nous trompons pas, c'est bien là, la principale ambition de celles et ceux qui sont aujourd'hui considérés comme… un fléau pour nos sociétés occidentales. 

 

Mais voilà que je sombre moi aussi dans le constat alors que mon propos consiste surtout à me demander si faute de solutions crédibles (et… acceptables par une opinion publique qui, relayée par des médias populistes, influence de plus en plus les décisions politiques) il ne faudrait pas tenter l'organisation d'états généraux sur l'immigration en invitant autour d'une même table les différentes parties concernées; des émigrants aux  dirigeants des pays d'arrivée mais aussi (quitte à leur forcer la main) de départ, en passant par l’ONU, la Croix-Rouge, les autorités religieuses, les forces militaires, les ONG, etc. etc.

 

Pas sûr qu'on puisse compter sur les barjots de Daech & Friends qui sévissent un peu  partout en Afrique et au Proche Orient  mais si tous les autres prenaient enfin le temps de se rencontrer (pourquoi pas à Genève ?), de se dire clairement les choses, de s'écouter et même de…. s'entendre, peut-être qu'on pourrait enfin apercevoir une toute petite lumière au bout du tunnel...

 

C'est loin d’être certain mais que ceux qui ont mieux à proposer ne se gêne surtout pas !

 

Et puis les états généraux n’est-ce pas justement ce grand « machin » qu'on organise quand on n'a rien d'autre à proposer ? Ça tombe bien c'est exactement ce qui nous arrive ! 

 

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16/04/2015

".... évidemment, c'est les Verts"

 

Nouvel habitant dans une grande commune populaire, difficile en quelques mois de me faire une idée précise sur qui je peux voter. 

 

Une fois les extrêmes (gauches, droites et populistes) éliminées, il me faut trier le bon grain de l'ivraie parmi  les dizaines de journaux et autres pamphlets des Socialistes, du PLR, des Verts et du PDC qui ont atterris dans ma boite aux lettres.

Sauf que c’est plus facile à dire qu’à faire, toutes et tous se présentent bien évidemment sous leur meilleur jour. Il y aurait bien leur engagement pour la communauté pour les départager mais je sais que les plus engagés ne sont pas forcément ceux qui le clament le plus fort. 

 

Bref, comment être certain de faire le bon choix ? Comment m’assurer que ceux que je vais choisir sont vraiment motivés et qu’ils ne sont pas là, juste pour faire le nombre ? 

 

Face à l’impossibilité de répondre à ces questions, je me suis dit que je devais, une fois n'est pas coutume, miser sur un parti, quitte à … panacher. 

 

Ok, mais alors lequel ?

 

Il y aurait bien les PDC, c’est là que j’ai le plus d’amis, leur côté centriste me plait bien et les candidats PDC de ma nouvelle commune me semblent parfaitement compétents. 

 

Oui mais leur direction n’est-elle pas en train de flirter avec le diable en signant une alliance électorale avec… l’UDC ? Je sais que celle-ci n'a rien à voire avec la politique municipale mais j'aurais quand même bien aimé entendre quelques protestations scandalisées...

 

Même remarque du coup pour le PLR.  Espérons toutefois que leur victoire du week-end passé à Zürich leur donnera la force et le courage de s’émanciper définitivement de l’influence ô combien néfaste de l’UDC. 

 

Les socialistes, alors, sauf que je n’aime pas leur côté dogmatique et encore moins cette conviction consistant à mieux savoir que tout le monde ce qui est bon, ou pas, pour la population et donc de leur "devoir" de nous l’imposer, quitte pour cela à piétiner sans vergogne nos libertés individuelles. 

 

Il reste les Verts,  malheureusement certains d'entres eux semblent également contaminé par cette insupportable prétention consistant à être convaincu de détenir LA vérité ! 

 

Sauf que la sauvegarde de notre environnement est un véritable sujet de préoccupation. Des résultats de la conférence sur le climat qui se tiendra à la fin de l’année à Paris dépendront notre avenir mais surtout celui de nos enfants. Plus que jamais, il est temps (ou est-ce déjà trop tard ?) de tout miser sur le développement durable, les énergies renouvelables, la chasse au gaspillage, les transports en communs, le recyclage, l’isolation des bâtiments, la sortie du nucléaire, une agriculture responsable, la baisse de notre facture énergétique, etc. etc. 

 

Qui d'autres dans ces circonstances pourraient, mieux que les Verts, proposer et soutenir des projets communaux allant dans ce sens ? Surtout que ma nouvelle commune n’étant visiblement pas la plus pauvre du canton, elle devrait avoir les moyens d'opter pour des expériences environnementales qui pourraient, pourquoi pas, servir d'exemple. 

 

Il y a donc là comme une évidence et c’est bien le bulletin des Verts que je vais glisser dans l’enveloppe. 

 

Il ne me reste plus qu’à espérer qu'en plus de défendre notre environnement, les élus verts seront également capables de pragmatisme et de lucidité tant au niveau économique que politique ! 

 

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10/04/2015

Amiante, Malbouffe : Même combat ?

 

En deux soirs (vive la télévision publique !), je suis tombé sur une émission sur les méfaits de l’amiante et une autre sur ceux des OGM. Rien à voir me direz-vous, si ce n’est que le moins que l’on puisse dire c’est que ces deux fléaux ne sont pas combattus avec la même énergie.

 

Je devrais plutôt dire avec la même hystérie lorsqu’il s’agit de l’amiante. Loin de moi l’idée de nier la dangerosité de ce produit (j’ai connu personnellement un homme dont le métier consistait à isoler des conduites dans des raffinerie avec de l’amiante, qui est mort… d’amiantose) mais de là, à tomber dans la rigidité et l’excès de zèle qui caractérisent (trop souvent) les fonctionnaires en charge de veiller à la suppression progressive de toutes les présences possibles d’amiante, il y a un pas que seule des administration (par définition, psycho rigides) osent franchir.

 

Sans oublier que la détermination de la présence (ou non) d’amiante et le désamiantage sont devenus les nouvelles vaches à lait du secteur de la construction et que certains semblent, donc, bien décidés à faire fortune en exploitant à fond le filon.

 

Entendons-nous bien, je ne remets rien en question, je m’interroge seulement sur la différence de traitement entre un produit avec lequel, il faut vraiment être en contact direct et régulier (et encore) pour mettre sa santé en péril et cette pléthore d’aliments plus ou moins contaminés par des produits chimiques en tout genre que nous ingurgitons quotidiennement.

 

Et si notre société a (enfin) décidé de s’attaquer au premier, il semblerait que pour notre alimentation, il faille encore attendre d’autres reportages édifiants et surtout la démonstration concrète (c’est-à-dire des cas médicaux incontestables) de l’irresponsabilité ahurissante d’une certaine industrie agro-alimentaire avant que nous en arrivions à réaliser que petit à petit, sans vraiment nous en rendre  compte, nous sommes en train de nous faire, bêtement et simplement, … empoisonner.

 

Il n’y a d’ailleurs, rien de plus révélateur de la scission de notre société en classes sociales distinctes que l’alimentation. En effet, si tout le monde est en mesure de comprendre à quel point c’est vital de manger des fruits, des légumes, de la viande et autres produits finis les moins traités possibles, tout le monde (loin s’en faut) n’est, malheureusement, pas en situation financière, de se nourrir uniquement avec des produits de qualité aussi savoureux que saints pour la santé.  Résultat, ce sont les personnes et en particulier les familles les plus modestes qui subissent les principales conséquences (et Dieu sait si elles sont nombreuses) inhérentes à l’absorption régulière de produits saturés de gras, de sucre, de sel, d’additifs, d'émulsifiants, de colorants, d’OGM et autres pesticides en tout genre.  

 

Faut-il pour autant souhaiter l’arrivée des flics de la bouffe qui viendraient nous pondre des règlements aussi tordus que touffus pour nous indiquer ce qui est  bon et  ce qui ne l’est pas ? Evidemment que non, à condition cependant, de pouvoir compter sur l’hypothétique « auto régulation » de l’industrie agroalimentaire.

 

La balle est donc dans son camp, dans celui des producteurs, comme dans ceux des grossistes et des distributeurs. A eux d’essayer de résister au lobbying particulièrement agressif des vendeurs d’OGM et de produits chimiques tout en étant en mesure de servir, prévenir et informer correctement les consommateurs.

 

D’autant qu’il ne semble pas que cela soit si compliqué de réaliser qu’à force de jouer avec le feu, les producteurs et vendeurs de malbouffe pourraient bien finir par se retrouver dans la même situation que feu l’industrie de l'amiante : abandonnés, dénoncés, condamnés, voir même (pour certains…) ruinés suite à divers procès pour …. « mise en danger de la vie des consommateurs » !!

 

D’ici là,… Bon appétit pareil !

 

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03/04/2015

Non, on ne rigole pas avec la politique !

Mais, putain, c'est sérieux la politique, ce n'est pas un spectacle, ce n'est pas le championnat du monde des vœux pieux, des promesses et autres « rêves » en tout genre !

 Vous m’en voyez désolé mais c’est nettement  moins glamour que ça.  Il s’agit en effet de la gestion législative et exécutive du présent, du futur et même parfois (des erreurs) du passé de nos collectivités. C’est donc, entre autre, veiller à la meilleure utilisation possible de … nos impôts. Autant dire que ce n’est pas forcément captivant, ça peut même être très chiant mais c’est pourtant bien pour ça que les candidats, qui font campagne ces jours dans les communes genevoises, s’engagent, non ?

 A moins que cela ne soit pour avoir leur tête dans le journal, pour passer à la télévision (quitte à y être rabroué) ou encore pour s’y faire des nouvelles relations (commerciales ou non) ?

Bon, il est vrai que pour les médias en particulier, il n'y a rien qui ressemble plus à une élection qu'une autre. Ils appellent ça un marronnier parce que cela revient année après année et à chaque fois, il leur faut proposer une accroche inédite à leurs lecteurs ou téléspectateurs…. Avec le risque évident de s’intéresser plus au spectaculaire qu’au concret, à l’émotionnel plutôt qu’au rationnel, aux grandes gueules au détriment des candidats sérieux voir même parfois un peu ennuyeux.

Sauf que, pour prendre un exemple national, si au niveau visibilité médiatique il n'y a pas photos entre O.Freysinger et D. Burkhalter, ... au niveau confiance, efficience et vision, non plus ! 

Bref, n’en déplaise à certains journalistes, mais oui en politique les souris grises laborieuses seront toujours préférables aux paons et autres cigales ....

Donc, à moins d’être prêt à prendre le risque de faire (comme Toronto) la une des médias de la planète avec les frasques délirantes d'un maire décadent, il me paraît nettement plus constructif de choisir ceux qui vont gérer nos magnifiques communes genevoises en fonction de leurs cv et de leurs engagements pour la communauté plutôt qu'en se fiant à des photos retouchées et autres slogans simplistes. 
 
Parce qu'encore, une fois,  c'est sérieux la politique, très sérieux, trop peut-être pour être véritablement sexy. On  ne s’y engage donc  pas pour faire les beaux, ni pour boire des coups aux  frais de la princesse mais bien pour s'occuper de problématiques sans fin, toutes plus complexes et insolubles les unes que les autres.

C’est pour cela que ça prend donc des femmes et des hommes particulièrement compétents, bosseurs et intègres. Je suis d’ailleurs certain que c’est le cas de la majorité des candidats aux élections du 19 avril prochain, il suffit juste d’être en mesure de pouvoir, un tant soit peu … épurer.  

Chaque génération, chaque corps social, chaque citoyen, chaque contribuable étant en effet, en droit de pouvoir compter sur des autorités politiques (et les administrations qu'elles dirigent)  à la hauteur de la confiance qui leur est accordée, lorsque nous glissons leurs noms dans l’urne.

Ou bien ?  

 

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