01/03/2015

Hommage d'un pessimiste à un humaniste !

Je n'arrive plus a lire et pourtant, Dieu sait si j'aime ça !

Je ne sais plus sur quoi écrire, ce n'est pas les sujets qui manquent, au contraire il y en a beaucoup trop.
Je ne parviens pas à me concentrer sur un seul thème et ça me prend la tête. 
 
Et puis, alors que j'aimerais être léger et constructif, à chaque fois ou presque, ça sort tout croche !
En fait à la fin quand je me relis,  je réalise à quel point, je suis d'abord et surtout inquiet, pessimiste, limite prophète de malheur !
Visiblement j'ai encore plus peur du monde que nous allons laisser à nos enfants que ce que je pensais.
 
Il est vrai qu'avec l'avènement spectaculaire de Daech, du dérèglement  climatique, des populistes et de Poutine (je m'arrête là avant de vous faire une liste) il n'y a pas de quoi être particulièrement confiant. 
 
Certes, chaque génération a ses soucis mais là, nos pauvres enfants et petits enfants, j'ai bien peur qu'ils morflent sévère. Même chez nous les privilégiés de la planète, ici en Suisse. C'est que les catastrophes naturelles et les nuages nucléaires ça ne tient pas trop compte des frontières.... 
 
Autant dire qu'aujourd'hui, il est trop tard (et la conférence de Paris n'y changera probablement rien) pour prévenir les fléaux climatiques qui nous menacent, c'est pourtant pas faute de visionnaires et autres lucides en tout genre qui, depuis des années, se sont époumonés à sonner l'alarme...
 
Apparemment la croissance économique, notre qualité de vie et la nécessité de ne pas remettre en question l'ordre établi sont considérés comme plus importants que l'avenir de celles et ceux  qui nous suivront. Dans le genre génération d'égoïstes, l'histoire se souviendra de nous...
 
Quoi qu'il en soit, je n'en suis pas moins conscient que la vie est belle, que la nature est magnifique et que les relations humaines peuvent être riches en petits et grands bonheurs... Alors pourquoi autant de pessimisme ? 
Je préfèrerais tellement être capable de voir le verre à moitié plein et de relayer toutes (et elles sont nombreuses) les actions et autres propositions constructives dont j'ai connaissance....
 
Allez je l'avoue, mon objectif c'est d'être capable, un jour, d'arriver à la cheville de celui qui,depuis des années, me fascine parce qu'il est parvenu (3 fois par semaine) a être aussi pertinent que... drôle.
Pas certain, toutefois, que j'en sois capable et si je ne ressentais pas ce besoin (parfois pressant) de m'exprimer publiquement, je ferais comme celui qui, durant 40 ans, a enchanté, instruit mais aussi irrité ses milliers de lecteurs, comme Pierre Foglia*  (qui, lui, l'a amplement mérité) ... je lâcherais l'affaire.  
 
 
 
 
*  chroniqueur  et polémiste au journal La Presse / Montréal  http://www.lapresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/ qui a annoncé ce samedi qu'il était désormais à la retraite.
Une de ses particularités étant d'exprimer ses coups de cœur et ses indignations à la première personne du singulier, c'est bien uniquement et exceptionnellement pour lui rendre hommage que je m'y risque dans ce texte qui se veut un (très) modeste hommage. 

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Commentaires

Qu'est-ce que ça veut dire pour un chroniqueur de se mettre à la retraite ?
Qu'il n'écrira plus de chroniques ?
Ou bien qu'il ne gagnera plus d'argent avec cette activité ?
On ne peut pas se mettre à la retraite d'écrire. En revanche on peut estimer cela vain. Mais parler de retraite... non, décidément je ne vois pas.

Écrit par : Pierre Jenni | 01/03/2015

Je suis allée voir le lien de Pierre Foglia.

C'est vraiment une écriture primesautière, on a de la peine à s'imaginer cet homme à la retraite.

Il est bien possible qu'il ne puisse pas s'arrêter d'écrire.
Je crois que Pierre Jenni a raison et que vous, Vincent, vous allez bientôt retrouver ce chroniqueur ailleurs ! ;-))

Écrit par : Calendula | 01/03/2015

Vous ne savez plus quoi dire ? Pas grave. Un conseil : écoutez la musique de piano de Franz Liszt !

Écrit par : Blaugue | 02/03/2015

@Blaugue,

J'ai lu le billet autrement que vous.
Il me semble que la question posée n'est pas "quoi dire", mais "comment le dire".
Un discours tient souvent la route par ce qu'on appelle le style.
On peut faire le choix d'un ton auto-ironique ou amusé, pour parler de quelque chose de grave. La légèreté feinte, comme celle de ce P. Foglia.
Il est bon d'avoir les rieurs de son côté et si on arrive à faire sourire, cela veut dire qu'on a réussi à provoquer une réaction particulière.
Chaque chose à sa place. On ne peut bien sûr pas rire de tout, à tout moment et avec tout le monde...
Mais se prendre affreusement au sérieux, investi de missions lourdes à porter, n'est pas le choix de tout blogueur ou commentateur.

Écrit par : Calendula | 03/03/2015

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