25/12/2014

Noël... laïc ??

Nous voici à nouveau en période de fêtes synonyme de famille, de vacances, de détentes mais aussi de bienveillance et de paix (si, si). 

Sauf que cette année, ces rares moments de fraternité ont été pris en otage par celles et ceux qui ont décidé qu'il était désormais nécessaire de gommer les origines chrétiennes de Noël... tout en en conservant, bien entendu, son aspect ... mercantil. 

Plus de crèches,  plus de symboles religieux, seul le père Noël et surtout sa hotte pleine de cadeaux aurait encore le droit de cité.

 

Et comme cette nouvelle majorité bruyante que sont les  laïcs a décidé que toute les représentations, qui pourraient nous rappeler d'une manière ou d'une autre une religion quelconque, devaient disparaître de la voie et autres édifices publics, pourquoi persister avec des fêtes de Noël qui n'ont plus le droit d'avoir d'autre signification que... la surconsommation ? 

Pourquoi ne pas opter plutôt pour une journée des cadeaux (soutenue par les commerçants concernés) à une date plus propice aux achats et laisser, ainsi, cette population en voie d'extinction que sont les chrétiens célébrer la naissance de leur Jésus en toute ... intimité ? 

 

Car, visiblement notre culture bâtie sur l'histoire et les valeurs chrétiennes provoque des crises d'urticaire chez ceux qui, eux, savent ce qui est bon pour l'épanouissement de la population et qui se sentent donc le devoir de nous imposer leur si parfaite, parce que si laïque, ... vision du monde. 

Il est vrai, toutefois, que par les temps qui courent, célébrer l'amour de son prochain peut apparaître comme particulièrement... déconnecté de la réalité. Mais de là à jeter le bébé avec l'eau du bain... ??

 

Quoi qu'il en soit, je terminerai avec un verset biblique (désolé, c'est mon côté provocateur) mais aussi  avec un conseil aux croyants qui oseraient fêter Noël en y donnant un véritable sens : 

Surtout soyez discrets et faites profil bas afin que vos voisins laïcs ne se sentent pas agressés. Comme tous les intégristes, ceux-ci sont particulièrement intolérants... !

 

Joyeux Noël à tout le monde pareil ! 

 

 

"Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, paix sur la terre et bienveillance parmi les hommes!"(‭Luc‬ ‭2‬:‭14‬ S21)

13:12 | Lien permanent | Commentaires (35) | |  Facebook | | | |

07/12/2014

La loi du talion !

Lorsque j’ai vu que la Tribune avait fait un titre sur l’histoire du dealer qui a vu ses conditions être jugées trop pénibles et qui, par conséquent, a obtenu une remise de peine, j’ai tout de suite pensé aux réactions que cela allait provoquer. Autant dire que je n’ai pas été déçu….

 

D’abord on peut se demander en quoi cette information est prioritaire ? Il y a plein de décisions juridiques qui sont difficiles à comprendre pour le quidam qui n’a pas suivi l’affaire de bout en bout mais toutes ne sont pas mises en exergue. Il est vrai que dans le cas présent, on est face à une anecdote idéale pour provoquer les réactions de celles et ceux qui estiment être en droit de juger leurs congénères. 

 

Mon souci c’est de constater que ces "justiciers virtuels" sont chaque fois plus nombreux. Dès qu'il est question de comportements répréhensibles et donc condamnables, c’est par centaines qu’ils se précipitent sur leur clavier pour accabler les présumés...coupables. 

Et si, par chance, c'est une personnalité publique qui est en cause, alors là, c’est bingo et on assiste à un acharnement particulièrement immonde. 

 

Ma question est donc d’ordre psychanalytique. Qu’est ce qui pousse les gens à condamner,  mépriser et juger leurs semblables ? D’autant que dans la grande majorité des cas, on ne connait pas vraiment les faits exacts qui sont reprochés et on ne sait rien du parcours de vie des délinquants. 

 

J'imagine qu'il doit être, quelque part, valorisant de savoir qu’il y a pire que soi et donc qu’il existe des personnes sur lesquels on peut se défouler, mais cela me parait un peu court, Il doit y avoir des raisons plus profondes tenant d'une certaine jalousie, de frustrations mais aussi d'un besoin d’être rassuré en sachant que ceux qui ne respectent pas la loi sont suffisamment châtiés et donc hors d'état de nuire. 

 

Toujours est-il que ce que j'entends et lis m’inquiète et à m’attriste.

 

Pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant d’énergie dépensée à juger, voir à insulter les autres ? Pourquoi, au contraire, ne pas utiliser ces mauvais exemples pour, justement,  tenter de se démarquer...  de manière positive ?

 

Serait-ce inhérent à la nature humaine ? 

 

Cela signifierait alors que si, demain, on en revenait à la peine de mort (ce qui semble, d'ailleurs, de moins en moins hypothétique) ils seraient nombreux ceux qui voudraient assister à l’exécution des condamnés ! Ils applaudiraient et prendraient des photos et je suppose qu'ils repartiraient avec l’impression de vivre dans une société qui fonctionne comme ils l’entendent.

 

Bref, c'est terrible a constater mais, malgré la prise du pouvoir par les soixantuitards "bisounours", l'avènement d'une culture féminine et la pseudo influence de ces si naïfs bobos et autres humanistes angéliques, aujourd'hui comme au moyen âge la justice qui semble satisfaire un grand nombre de citoyens, serait, encore et toujours, le recours à la loi du talion, œil pour œil, dent pour dent…

 

Tiens bizarre, n'est ce pas celle-là même que revendiquent ces barbares islamistes dont on parle tellement ces derniers temps ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

NB : Ne venez surtout pas me répondre en me parlant des victimes !  Dans notre grande majorité, nous nous n’en faisons, Dieu soit loué, pas partie et du coup, contrairement à celles-ci (qui méritent bien entendu compassion et ... réparation), on a le privilège de pouvoir raisonner en toute ... objectivité. 

14:08 | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | | |

03/12/2014

Droit d’initiative, tant que le ridicule ne tue pas….

Ça en devient ridicule ! Voilà désormais qu’un groupe de citoyen veut lancer une initiative pour annuler le résultat du vote du peuple sur une autre initiative.

 

Le pire c’est qu’il en a le droit et on se réjouit d’entendre ceux qui estiment qu’il ne faut surtout rien changer à notre système démocratique défendre le droit des initiant à proposer au peuple… l’annulation de ses choix précédents.

 

Il est vrai qu’on commence à s’habituer aux initiatives délirantes ; chaque semaine ou presque c’est un autre parti, un autre groupe de pression, un autre lobby ou encore un rassemblement quelconque de citoyens qui lance (où qui menace de lancer) sa nouvelle initiative, aussi inapplicable, égoïste et absurde soit elle.  

 

Et comme il apparait que la plupart du temps ces initiatives finissent par aboutir, on est alors en droit de se poser des  questions sur la clairvoyance de ces citoyens qui semblent prêts à signer tout et n’importe quoi lorsqu’ils sont abordés par une charmante et jeune militante… à la sortie de la Migros.

 

Mais le problème n’est pas là, le vrai souci c’est le traitement, que dis-je, l’agression, que subit notre si merveilleux système démocratique de la part de celles et ceux qui, convaincus de leur bon droit, n’ont de cesse de le dévoyer.  

 

Et comme oser écrire ce qui précède équivaudrait (selon nos donneurs de leçon de service)  à remettre en question les droits fondamentaux du peuple suisse, nous assistons à un combat (un peu ridicule d’ailleurs) entre ces populistes qui ont tout misé sur la démagogie et l’émotionnel  et les quelques politiciens, journalistes et citoyens qui osent se faire les défenseurs d’une démocratie directe telle qu’elle a été à l’époque conçue et réfléchie par nos si avertis et perspicaces ancêtres.

 

Quoi qu’il en soit, je veux croire, que demain il sera difficile d’échapper à un véritable débat sur l’avenir du système démocratique suisse au sein d’une société toujours plus médiatisée mais, paradoxalement, de moins en moins correctement et objectivement informée sur les véritables enjeux de société.

 

Voilà pourquoi, je pense qu’il est grand temps de lancer….. une initiative sur les limites des initiatives.

 

Non, je plaisante mais je n’en suis pas moins intimement convaincu que c’est désormais aux partis politiques d’oser se saisir de la question en commençant (idéalement) par  leur autocritique quant à  l’utilisation (parfois honteuse) qu’ils font aujourd’hui de notre formidable démocratie directe.

 

Une fois cette exercice (pas gagné d’avance, il est vrai) terminé, il sera alors temps pour nos chambres fédérales (quitte à demander l’approbation finale du peuple) de se mettre d’accord sur qu’il faut conserver et sur ce qu’il faut adapter pour que, demain, nous puissions à nouveau être fiers de nos extraordinaires (parce qu’exceptionnels) appels  à la sagesse populaire pour prendre des décisions éclairées sur des…véritables questions !

 

16:49 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |