22/08/2014

Poudre aux yeux. Attention de ne pas tomber dans le panneau !

« Oui mais contrairement à autres partis qui sont déconnectés de la réalité, les populistes sont eux à l’écoute de la population » Qui n’a jamais entendu cette réplique à chaque fois qu’il s’interroge sur la popularité de ces partis qui ne font que surfer sur les frustrations, les peurs et les malheurs d’une certaine catégorie de la population pour exister ?

D’abord, il suffit de demander aux militants des partis dits traditionnels ce qui se racontent lors des assemblées générales, des universités d’été ou encore en commission et en séance plénière pour comprendre que, tous partis confondus, ils ne font que ça, s’occuper des problèmes de la population.

Tous ont comme préoccupation d’organiser au mieux le vivre ensemble. C’est ça la politique et c’est pour ça qu’ils se sont engagés. Et même si certains sont poussés et encouragés (voir financés) par des lobbys divers, il n’en demeure pas moins que nos politiciens savent très bien qu’ils sont à la merci du peuple souverain et qu’ils se doivent, par conséquent, de prioriser les intérêts à long terme des plus nombreux.

Seulement voilà,  il apparait que dans nos sociétés occidentales hypra médiatisées, il suffit désormais de savoir communiquer pour donner l’impression d’être les portes paroles des citoyens. Visiblement ça fonctionne et ce n’est pas pour rien si les populistes ont, depuis quelques années, le vent en poupe. La simplification à l’extrême des problèmes complexes alliée à l’exploitation d’images et/ou de slogans réducteurs semblent en effet être devenu les meilleurs moyens de remporter des élections ou de gagner des référendums.

Sauf que, Dieu soit loué, la politique ce n’est pas si simple. Il ne suffit pas de se contenter de réagir de façon spectaculaire pour régler les problèmes, il faut également être capable de voir un peu plus loin que les prochaines échéances électorales, ne serait-ce qu’en tenant compte de l’impact dans le futur des décisions qui seront prises.

Un exemple parmi tant d’autres, un seul choisi presque ( !)  au hasard : La traversée de la rade. Depuis le temps qu’on en parle, on était effectivement en droit d’espérer qu’un jour un parti prendrait le taureau par le cornes pour proposer un véritable projet moderne et visionnaire.  Visiblement désireux d’être aussi populaire à Genève qu’en suisse allemande, c’est l’UDC qui s’y est collé.

Le problème c’est qu’il manque la deuxième partie de l’énoncé, le projet proposé n’est absolument pas moderne et encore moins visionnaire. Au contraire, alors que toutes les villes du monde s’organisent pour limiter le nombre de voitures dans leur centre, chez nous, dans la Ville du Salon de l’Auto, c’est encore et toujours cette dernière qui est priorisée par l’extrême droite genevoise. Au diable la mobilité douce !

Résultat, on se retrouve avec une initiative qui donne l’impression que seuls les populistes s’occupent des vrais problèmes des genevois, alors qu’il suffit de renseigner un tout petit peu pour comprendre, qu’une fois de plus, ceux-ci font dans le simplisme, l’esbroufe et la poudre aux yeux….

Les genevois tomberont t’ils dans le panneau ? Réponse le 28 septembre prochain !  

 

13:59 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

13/08/2014

Raz le bol ! Mais que font nos autorités ?

Bon cette fois-ci ça suffit, j’ai toujours défendu les politiciens en relevant combien leur tâche est difficile et à quel point ce n’est pas facile de tenir compte des avis de tout le monde. Je sais qu’en faisant le bonheur des uns, on fait trop souvent le malheur des autres et je ne crois pas qu’on puisse résoudre durablement les problèmes de la population avec  des réponses simpliste, des théories démagogiques et autres divagations populistes…  Au contraire !  Tout ça pour dire que par principe, contrairement à tant d’autres, je refuse de rejeter sur les politiciens tout ce qui va mal dans notre canton.

Mais là, c’est bon, il y en a marre, je n’en peu plus et je me demande vraiment à quoi servent nos élus. C’est bien beau de se présenter en expliquant au peuple qu’on va se pencher sur ses problèmes et les résoudre mais encore faudrait-il en être capable.

Parce que là, mesdames et messieurs les conseillers d’état, les députés, les conseillers administratifs et municipaux, on peut savoir à quoi vous jouez ?

Vous pensez vraiment que les genevois vont pouvoir supporter cette météo pourrie encore longtemps ?

Déjà en juillet c’était l’horreur mais là (malgré les promesses comme quoi ça allait changer) nous sommes  en août et c’est encore pire. Mais de qui se moque-t-on ?   

Il n’y a pas un soir ou un monsieur ou une madame météo ne vient pas nous dire que ça va aller mieux, que le temps est certes instable mais qu’il devrait finir par  s’améliorer.  Tu parles ! Une fois de plus, on nous mène en bateau, on nous fait croire des trucs qui n’arrivent jamais. Sauf qu’il y a  des limites à se faire prendre pour des cons ! L’été 2014 est définitivement gâché et ça, ce n’est absolument pas acceptable.

Pourtant tout le monde s’entend pour affirmer que c’est « tellement sympa, l’été à Genève »,  « que si on n’est pas obligé de partir en juillet et août, autant rester à Genève pour profiter de notre magnifique ville » etc. etc. Mais tout ça c’est du charabia pour tenter de nous vendre une pseudo vérité dont on a, aujourd’hui, bien compris qu’elle ne se concrétisera pas.

Sauf qu’il y a un moment où on ne peut plus rester passif à contempler la réalité sans tenter de l’améliorer. C’est bien beau de se plaindre, mais on fait quoi pour que ça change ? On râle, on gueule, on dénonce, on stigmatise les autres, on s’en prend à des boucs émissaires, mais concrètement ça apporte quoi ?

Alors voilà, je vous le dis, c’est le dernier été pourri que je passe comme ça, l’année prochaine, j’arpente les quais, les places et les rues de Genève pour faire signer une initiative pour une Genève ensoleillée en été.

Après tout, ce n’est pas plus bête que ces démarches qui s’en prennent régulièrement à  d’autres phénomènes inéluctables comme la mondialisation, l’afflux d’immigrés en provenance du tiers monde ou encore à la présence de frontaliers parmi nous.  Non ?

08:31 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |