07/05/2014

UKRAINE : QUI MENT ? QUI DIT VRAI ?

Le conflit en Ukraine nous le rappelle une fois de plus ; en cas de guerre il y a deux principales victimes, d’abord évidemment les populations concernées puis…. la vérité.

Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’œil sur les blogs de la TG ce matin pour réaliser que chez nous aussi deux blocs s’affrontent. Chacun étant, en plus, absolument convaincus d’avoir raison et chacun accusant, par conséquent,  l’autre de propagande mensongère

Résultat pour le commun des mortels, pour ceux nombreux qui comme moi, ne connaissent de la Russie et de l’Ukraine que ce qu’ils ont vus (à la TV) lus et entendus, il est impossible de faire la part des choses et de savoir  qu’est ce qui relève de la désinformation et qu’est qui est vrai ? 

D’autant que si on en croit nos « experts » en tout genre, il apparait (en généralisant un peu) qu’il n’y aurait finalement que deux protagonistes :

-          B. Obama qui via la CIA manipulerait un gouvernement provisoire de l’Ukraine (né des émeutes de la place Maïdan) qui serait prêt à tout pour conserver l’intégrité de son  territoire.

-          V. Poutine qui via des forces armées anonymes soutiendrait les populations pro-russes en les poussant à s’en prendre violemment à  l’administration et l’armée ukrainiennes.

Les deux affirmant, par ailleurs, au reste du monde que leur unique objectif est …. La Paix.  

Pauvre D. Burkhalter qui doit, aujourd’hui, rencontrer V. Poutine, j’espère qu’il est, lui, en possession d’informations et de renseignement fiables. Sauf que vu, le caractère machiavélique des différentes propagandes, ce n’est même pas certain.

Mais alors nous, simples citoyens, on doit croire qui ? Quels sont les médias auxquels on peut se fier ? Qui nous ment et pourquoi ? Est-ce que nous nous dirigeons vraiment vers une nouvelle guerre ? Est-ce que celle-ci pourrait être mondiale ? Comment est-il encore possible d’éviter les massacres que cela signifierait ?

Bref, les questions sont chaque jours un peu plus nombreuses et chaque matin, on a l’impression que la situation est encore plus compliquée que ce qu’on pensait avoir compris le jour d’avant.

Voilà pourquoi, je remercie celles et ceux qui sont capables d’objectivité et qui sont sans à priori (anti américains et anti russes primaires et autres illuminés, merci par conséquent de vous abstenir) de bien vouloir communiquer, non pas leur avis, mais plutôt où trouver des sources fiables et objectives pour  tenter d’y voir un peu plus clair.

Merci d’avance et d’ici là, vu qu’il n’y a que ça que nous puissions faire … prions pour ces pauvres civils ukrainiens, qu’ils soient pro russes ou pro ukrainiens, d’ailleurs,  qu’une guerre civile meurtrière leur soit épargnée.

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Commentaires

"Bref, les questions sont chaque jours un peu plus nombreuses et chaque matin, on a l’impression que la situation est encore plus compliquée que ce qu’on pensait avoir compris le jour d’avant."

Ô combien vous avez raison Monsieur Strobach!
Je me laisse prendre à ce piège et, je crois, on écrit ses désirs plus que ce que l'on sait si encore on veut le savoir.

Il y a sans doute une métahistoire qui date et pourtant présente qui ne prend parti que de ce qui est constatable de par les traces d'archives. On a négligé de la faire émerger lors des conflits, peut-être nous éclairerait-elle mieux que les émotions. J'avoue c'est compliqué. On a du mal à s'intéresser à ce qui est compliqué.

http://resistance71.wordpress.com/tag/wall-street-et-la-revolution-russe-1917-lenine-trotsky/

Écrit par : Beatrix | 07/05/2014

Woaw, Merci pour ces nombreuses réponses.

Enfin merci quand même à Beatrix et aux deux autres personnes qui ont pris la peine de me répondre .... personnellement.

Quant aux "docteurs" et autres "donneurs de leçon", je constate qu'il est plus facile de pérorer que d'être concrets.

Ceci dit, c'est un peu de ma faute, j'ai été maladroit et c'est pourquoi, j'élargis mon champ de recherche en acceptant également votre... avis !

Bonne journée !

Écrit par : Vincent | 08/05/2014

Les informations, les réponses et les analyses vous pouvez les trouvez ICI :

http://www.les-crises.fr/

Un blog, qui fait un travail titanesque d'investigation.

Écrit par : ANNA | 08/05/2014

La réalité du blogueur ou du commentateur n'est pas celle du reporter de terrain, de l'habitant des lieux ou du spécialiste, qui a étudié un pays, une région ou une problématique donnée depuis de nombreuses années.
Le commentateur vit souvent dans un vase clos, il est réduit à lire ou à visionner des informations auxquelles il a l'accès et souvent, nous n'avons simplement pas le temps de passer tout en revue. Beaucoup d'entre nous travaillent et n'ont probablement pas les compétences linguistiques pour aller s'informer directement.
Cela devrait nous enseigner une certaine modestie et même de l'humilité.
Prétendre comprendre tous les tenants et aboutissants de chaque crise internationale me semble tenir d'une surestimation de ses capacités.
Il faut distinguer entre l'expression d'une opinion, d'un sentiment et la transmission d'une information fiable.
Il me semble que les personnes ayant la même sensibilité personnelle se regroupent volontiers et se fâchent très fort, si on n'est pas d'accord avec eux et qu'on n'abonde pas dans leur sens. Cette colère n'est pas très convaincante. L'agressivité ne me fait pas changer d'opinion, bien au contraire !
J'ai bien compris que l'idée est de donner des informations qui ne passent pas forcément dans les médias du "mainstream". Cela a un intérêt certain, mais je me permets de rester tout aussi sceptique que je le suis face aux médias dits officiels. Il est en effet très difficile de percevoir le poids relatif de chaque information livrée. Il ne faut jamais perdre de vue l'ensemble de la situation. Il y a des militants d'extrême-droite à Kiev ? Oui, mais cela ne représente certainement pas le 100%.
Pourquoi prendre position dans cet enchevêtrement et engrenage terrible qui se passe en Ukraine ? Est-ce vraiment nécessaire ?
Comment se positionner, en tant que citoyen d'un pays hôte et garant de traités internationaux dans un conflit qui mélange allégrement les concepts du droit international, où tous les partis sont dans une interprétation libre des règles et où personne ne contrôle grand chose !

Il est clair qu'en Suisse, nous sommes actuellement dans une situation particulière : nous sommes en crise avec l'Union Européenne, à cause du dossier de la libre circulation des personnes et le secret bancaire et avec les USA, à cause des histoires bancaires. Ces deux grands alliés traditionnels sont perçus, à tort ou à raison, comme des lâcheurs.
Beaucoup de personnes se sentent davantage menacés par leurs alliés traditionnels et l'expannsionisme économique de ceux-ci que par l'idée que quelque part très loin, les frontières d'un pays indépendant depuis une vingtaine d'années puissent être modifiées en trois semaines, grâce à un scénario inédit.
En Suisse, nous avons une tradition et une culture de la négociation et du consensus. Il me reste encore beaucoup de chemin intérieur à parcourir, avant d'adhérer à une politique de la démonstration de force, de la violence basée sur une éthincité et du fait accompli.

Écrit par : Calendula | 08/05/2014

Oradour Odessa, jamais on ne pensais devoir revivre Oradour-mon-amour.

Sans prendre parti pour un camp, a-t-on le cran de soutenir des bandits dans leurs forfaitures?
En tout cas, objectivement, je ne voudrais pas qu'on chasse de force un gouvernement élu aussi corrompu qu'il soit, et sinon autant que les précédents, eux aussi, élus.
Surtout quand ce gouvernement du coup d'état fait une démonstration aussi monstrueuse comme il vient de le faire à Lougahnsk et à Odessa.

http://www.globalresearch.ca/how-neo-nazi-thugs-supported-by-kiev-regime-killed-odessa-inhabitants-photographic-evidence/5380504

Écrit par : Beatrix | 08/05/2014

Qui ment ? Qui dit vrai ? Où est la vérité ?

Il n'y aura jamais que des versions partielles car partiales et donc évidemment personnes ne saurait décrire LA vérité. Probablement que pour s'en approcher un peu, il faut disposer d'une largeur et ouverture d'esprit pourvue d'une très bonne culture pour en comprendre chaque parties, non pas (seulement) dans les faits mais dans ses ressorts intimes pour comprendre en perspective. En plus de cela il est nécessaire de hiérarchiser chaque enjeu considéré, et les remettre dans une perspective globale.
Autrement dit une démarche peu compatible avec le fast food généralisé à tous les domaines.

On pourrait attendre, toutes fois, d'un service public dans un pays neutre, un peu plus de cette profondeur dans le traitement de l'information. Cela permettrait sans doute un peu plus d'avis pondérés.

Nous avons pu assister d'ici, à la dérive unanime de la presse américaine en 2003 qui soutenait sans faille les mensonge de l'état, dans un but d'aller porter la guerre loin de leurs terre. A croire que les journalistes américains de l'époque ne disposaient pas des mêmes infos qu'en Europe.

Cette tendance de la presse à devenir un simple porte parole des communiqués d'état a fini par gagner les pays francophones.On l'a vu en septembre 2013 avec la Syrie et l'aveuglement partial qui a déferlé, alors que contrairement a ce qui était assené unanimement, il n'y a jamais eu une ombre de preuves à l'encontre du gouvernement Syrien. Par contre les enquêtes dérangeantes de Carla del Ponte étaient passées sous silence... où démontées sur la RTS.
Cela ne peut qu'éveiller de graves soupçons. Les médias sont sous influences ou ne sont pas libres. Mais c'est c'est tout de même un comble pour des pays se prévalant d'être des leaders du monde libre.
A force, le grouillement de la toile devient le dernier espace d'informations libres et on y voit de tout c'est un fait.

Pour résumé pour ne pas dire être lapidaire, nous avons autour de l'Ukraine effectivement une renaissance de la guerre froide entre les deux gros blocs.

D'un côté, un état gouverné dans l'ombre par des éminences grises et des oligarques de la pétrofinance et de l'armement, qui font de la domination du monde leur credo depuis des décennies. Qui ont élaboré un plan de déstabilisation de la Syrie, de l'Iran et de l'Ukraine depuis plusieurs années (voir le grand échiquier,de zbigniew Brzezinski et les prises de positions Paul Wolfowitz, Dick Cheney et Donald Rumsfeld à l'époque de Bush Jr). Aucun leviers de manœuvres n'est tabou pour arriver à leurs fin.

De l'autre côté, un dirigeant qui se prend pour un monarque et qui s'est donné comme mission de redonner une grandeur perdue de son pays. Il n'hésite pas pour cela à bourrer les urnes, piétiner les droits de l'homme en faisant enfermer voir tuer des opposants gênants. Avec sa brutalité, il a redonné une colonne vertébrale à son pays et l'a fait passer de l'anarchie mafieuse à une oligarchie d'état.

Au milieu de cela l'Ukraine qui n'a aucune grande tradition d'état depuis son indépendance. Donc très fragile et finalement assez morcelée ( surtout si l'on en juge la répartition des partis entre l'est et l'ouest . Les dirigeant qui se sont succédés ont tous démontré leur culture oligarchique. Le mouvement populaire authentique de la place Maïdan , n'a pas pesé bien lourd dans le contrepouvoir des autres partis oligarchiques qui ont financés le mouvements.De plus les troubles ont permis à toutes les franges néonazies de s'exprimer plus franchement et même de faire partie du parlement. Et ceux -ci n'ont absolument rien à voir avec l’extrême droite française.
Le parlement actuel est constitué par un tiers de néo-nazis (Svoboda, Secteur Droit, UNA-UNSO…), un tiers de membre du parti “Patrie” (dont sont issus Tymochenko, le Président et le Premier Ministre, alliés de Svoboda) et un tiers de néolibéraux, venant presque tous de Lviv, la capitale de l’Ouest et du néonazisme... Grosso mod

Voir les descriptif de l'union panukrainienne "liberté", parti de plusieurs ministre actuels qui reçoivent le soutien de l'occident:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_panukrainienne_%C2%AB_Libert%C3%A9_%C2%BB


Mon avis: il serait sage de laisser les Ukrainiens se déterminer seuls. Aller au bout de leurs processus.
Mais on peut comprendre que l'est russophile et la Crimée ne se sentent plus concernés par ces partis néo nazis issus principalement de l'ouest. ET surtout qu'ils se sentent menacés par ces derniers.

L'EU n'aurait jamais dû mettre son nez dans ce guêpier et cela tout le monde le reconnait. Les américains, les français et bien d'autres se décrédibilisent en soutenant des partis dont on n'oserais même pas imaginer l'existence dans le reste de l'Europe. Ce processus ressemble furieusement à ces mêmes alliances improbables en Syrie.
Poutine aussi tyrannique qu'il peut être n'a aucuns intérêts à prendre en charge l'Ukraine et surtout n'a jamais montré de velléités dans ce sens là, avant que n'explose la crise de février.

Par contre les USA ont toujours développé l'idée d'un changement de régime en Ukraine pour implanter des dispositifs militaires de l'OTAN sous le nez de la Russie. Nonobstant toutes les promesses faîtes depuis la chute de l'Union Soviétique et avec le risque que cela suppose pour la paix dans le monde.

Écrit par : aoki | 08/05/2014

Je découvre, avec plus de 24 heures de retard, l'édition papier de la TdG de hier.
En pages 2-3, un dossier très étendu, avec deux cartes très intéressantes ("Expansion de l'OTAN en direction de l'Est" et "Proportion de Russes dans les pays voisins de la Russie"). On y apprend,p.ex., qu'en Estonie cette proportion serait de 24,8 %, en Lettonie de 26,2 % et en Ukraine de 17,3 %. Mais on ne dit rien sur les russophones, ce qui n'est pas la même chose du tout! Et en Ukraine, le problème du statut de langue russe semblait être un problème fondamental.
A présent, je comprends en tout cas mieux la grosse inquiétude qui s'est emparée des pays baltes et dont on n'a pas beaucoup parlé dans la presse francophone. Cette inquiétude n'est probablement pas fondée, mais la peur est souvent mauvaise conseillère.
L'OTAN serait en train de faire des appels du pied à la Suède. En Finlande, les articles récents m'avaient l'air de vouloir dire : pour l'OTAN, la Suède est plus importante que nous ne le sommes, cela ne nous concerne pas directement. La Finlande sait qu'elle doit se faire oublier dans de telles situations, ne surtout pas se faire remarquer ...
Par ailleurs, "l'expert en relations internationales" F. Heisbourg exprime l'idée que la majorité des Ukrainiens ne veulent plus d'une tutelle russe. Comment le sait-il ?
J'ai lu dans la presse allemande, il y a plusieurs semaines de cela, que V. Poutine ferait tout, pour que les élections du 25 mai n'aient pas lieu, car la légitimité d'un pouvoir issu d'élections serait toute autre que celle de cette équipe de dirigeants provisoires et non-élus. La TdG soutient également cette thèse. Est-ce par suivisme ou se base-t-elle sur des indices solides ?
On ne sait même pas très bien, qui est à l'origine des assauts contre les bâtiments officiels dans l'est du pays. Je m'abstiens de me prononcer. Qui suis-je pour le faire !?
Il m'est difficile de savoir ce qui est faux ou vrai dans tout cela et c'est pourquoi je ne prends pas position. L'avenir nous dira ce qui était vrai ou faux.
L'épisode du flacon mensonger brandi par Colin Powell sous les yeux du monde entier nous aura enseigné qu'il ne faut pas croire un homme politique, surtout pas lorsqu'il donne des preuves aussi puériles, pour justifier des agissements stratégiques cousues de fil blanc.

Écrit par : Calendula | 08/05/2014

Aoki

Dans ce qui vient de se passer à Odessa, par causalité à l'Ukraine, l'Union Européenne est entièrement responsable. Sa première faute est d'avoir fait chorus avec Washington pour renverser le gouvernement élu. Deuxième faute: avoir installé un pseudo gouvernement fantoche et fasciste. Troisième faute: d'être incapable de contenir les défoulement de cette fange au pouvoir et l'avoir laissé massacrer Odessa. Quatrième faute: nier les évidences, nier le crime contre l'humanité à travers ces assassinats. Cinquième faute: de ne pas se résoudre à retirer ce gouvernement fasciste à la Tête de l'Ukraine.

s'il se produisait la même chose à Zürich ou à Bern, ensuite le nouveau gouvernement fantoche aurait massacré les Tessinois ou les Genevois, par la faute d'une coalition UE et USA qui l'aurait aidé à prendre le pouvoir, quelle serait notre réaction, quelle serait notre jugement?

On ne le souligne pas assez: l'Union Européenne n'a pas de politique extérieure à elle. L'OTAN n'est pas sa défense ou sa sécurité, elle n'est que la machine de guerre qui engage l'argent et le sacrifice des hommes des membres européens pour défendre les intérêts des USA, mais les USA n'ont pas pointé leur gun sur notre tempe pour nous obliger à exécuter...

Aujourd'hui, les USA s'épargnent le sale boulot qui peut tacher leurs mains, une fois de plus, les guerres ouvertes ou souterraines, il les sous-traitent, ils s'économisent les frais d'interventions directes et leur argent est investi dans les pôles plus nobles et dans des structures plus décisives telles que médias, ONG et états majors idéologiques: Consultants et Conseils aux étrangers pour le Culturel pour les professionnels, la morale et le Politique pour les élus, Conseils militaires pour les "révolutionnaires" leaders de la contestation etc... Tout loin des élites du terroir, difficilement accusables de collusion.

Ils détiennent une stratégie en propriété propre pour répondre à leurs intérêts exclusifs. Le Transatlantique Trade Imvestment Partnership (TTIP) cet autre missile indolore de très longue portée viendra nous mettre en terre définitivement. Ce sera un drôle de trophée de guerre sans bruit et sans indignation.

Toutes les révolutions, de couleurs ou de fragrances ont été préparées en chambre close avec les grands de l'Amérique (voir sa 6è réponse à Global Research de l'interview transcrit. Ci-dessous reproduit).

On fera l'appel à l'impartialité de la démission ou de la capitulation, en résistant aux épreuves de l'évidence: Les journalistes pigistes à la rescousse y déploieront toute leur ingéniosité. Il pourront ensuite savourer le salaire mérité d'un sur-diplômé des lettres et de la communication.

Un modèle, un mode opératoire et un costume local pour chaque croisade:
Cartalucci, dans son interview du journaliste de "Global Research Canada" expose que nous sommes en deçà de ce modèle, bien utilisés et abusés.
On peut remplacer le nom des pays par celui qui nous interpelle sur le moment. On croira l'avoir déjà vécu. Du déjà vu!?


TRANSCRIPTION DE L'INTERVIEW.
Source: http://www.globalresearch.ca/egyptian-death-sentences-human-rights-travesty-or-price-of-freedom/5379381

Écrit par : Beatrix | 10/05/2014

Est ce que les informations des journaux allemands Bild am Sonntag et der Spiegel sont de la propagande Russe ? Pourquoi les médias occidentaux en font-ils si peu mention ? Et quel était la nature exact des discussions du mois de février entre l'ambassadeur Américain en Ukraine et le premier ministre letton ? Y à t'il d'autre enquêtes indépendante sur les massacres de Maïdan et d'Odessa ?

Écrit par : Alain | 12/05/2014

Quelques informations sur lesdits observateurs de l'OSCE.
L'article de Kuzmanovic en est un de plus qui dénonce la supercherie qu'on a fait avaler au public.

On est un peu déçu par le jeu occidentaliste hyper-consensuel de Burkhalter qui n'a jamais rectifié les déclarations journalistiques suisses, visiblement induits en erreur ou au mensonge (je dis bien suisses, parce que je voulais, à tort, encore croire qu'ils étaient moins lobotomisés que les journalistes des autres pays d'Europe).

Les "observateurs de l’OSCE", n’étaient ni des observateurs, ni de l’OSCE
http://www.silviacattori.net/article5609.html

Écrit par : Beatrix | 12/05/2014

Monsieur Strohbach,

Certes, les positions de certains sont nettes et sans ambiguïtés. Il en est d'autres, toutefois, qui tentent d'apporter un éclairage moins partial, visant à confronter certaines prises de position à d'autres.

Pour ma part et comme vous l'avez peut-être constaté si vous avez lu les nombreux sujets que j'ai consacrés à la crise ukrainienne depuis décembre 2013, je réagis le plus souvent à l'information délivrée par les medias occidentaux quand l'objectivité à laquelle on souhaiterait avoir accès y est malmenée.

Cela dit, en aucun cas, je ne prétendrais détenir de vérité quelconque. Mais je trouve navrant et très peu constructif de persister à ne voir en la Russie que celle qui ferait de la "propagande" et de fait, serait à discréditer d'emblée au profit d'un Occident, lui, détenteur d'informations fiables.

Dans ce sens, j'ai invité certains Atlantistes au dialogue plutôt que de s'obstiner à déconsidérer la Russie.

Bien à vous,

Hélène Richard-Favre

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 13/05/2014

@ Hélène Richard,


Je ne sais pas si les journalistes de la RTS ont eu vent du mécontentement des téléspectateurs, mais il me semble que depuis 2 jours le téléjournal prend un ton plus nuancé en mettant en avant la détresse des habitants de l'est de l'Ukraine, vis à vis des exactions venant de Kiev

Écrit par : aoki | 13/05/2014

aoki,

Hier soir, en tous les cas au 19:30, comme vous, j'ai constaté dans le reportage d'Oliver Kohler, une attention plus nette portée au point de vue de ceux que l'on appelle "Pro-Russes".

Cela dit, j'ai souvent réagi ici et là auprès de journalistes par tweet ou sur le site d'émissions et j'ai la plupart du temps reçu des réponses. Ce qui indique une réceptivité tout de même de la part de certains.

Il est important de maintenir un échange même et surtout contradictoire car la manichéisme est très dommageable et encore trop souvent dominant.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 13/05/2014

@Calendula

Très intéressant et pertinent votre commentaire sur la "perception" de l'info. Je partage cette opinion. Aussi je suis très souvent désemparé par certains commentaires à l'emporte-pièce diffusés dans ces blogs. Mais le plus inquiétant perdure dans les positions de ceux qui sont sensés informer le public "objectivement". Là, on a un sérieux problème.

Écrit par : petard | 14/05/2014

@petard,
Merci pour votre feed-back.
J'ai bien peur que l'objectivité n'existe pas.
En revanche, les données factuelles devraient exister.
Mais nous savons bien qu'elles peuvent être mal rapportées, interprétées ou partielles. Cela peut être fait intentionnellement ou par méconnaissance, naïveté ou incompétence.
N'avez-vous pas déjà observé cela dans les cas, où vous êtes compétent dans un domaine donné ?
J'ai peu de compétences, mais il m'arrive d'être interloquée par des "informations" transmises par les médias.
Prenons juste le cas de la représentation de la Suisse dans les médias étrangers. Combien de fois n'y a-t-il pas des imprécisions ou carrément des erreurs, probablement pas intentionnelles. Quoi qu'il en soit, cela donne une image imprécise.
Ensuite, il y a le positionnement ou la perspective : le journaliste est-il dans le trip folklorique et un peu paternaliste ou dans la critique acerbe et vaguement envieuse ?

En ce qui concerne la situation en Ukraine, nous sommes le plus souvent dans le commentaire et le commentaire du commentaire. Nous n'avons pas la connaissance factuelle et je dirais même : pas la moindre idée des conditions de vie dans un tel pays.
C'est bien d'Ukraine que viennent les "Femen" ? Cette rage bizarre et les démarches de "desperadas" me semblent, à postériori, emblématiques des événements des derniers mois, même si c'est dans un autre registre.
Je ne me sens pas le droit de juger des Ukrainiens qui se révoltent, je vis dans un tel confort que je ne me sens ni qualifiée, ni légitimée pour prendre position.
En effet, nous interprétons les nouvelles qui nous parviennent (par les médias grand public ou moins connus) avec notre grille de lecture personnelle, conditionnée par nos expériences précédentes, nos biographies politiques, nos déceptions et nos nouvelles espérances, si nous ne sommes pas déjà totalement blasés et/ou cyniques.
En ce moment, il est fréquent de lire des commentaires qui vomissent l'UE. C'est le nouvel Empire du Mal.
Cela ne me dérange pas particulièrement, mais je m'étonne des applaudissements enthousiastes et cette admiration pour la réaction russe.
Tout serait devenu très noir d'un côté et d'une blancheur immaculée de l'autre.
Je plaide pour le scepticisme, pour la tempérance et la prise de distance.
La rapidité et la pléthore des informations nous donne l'illusion de l'omniscience et de la clairvoyance .
Comme nous n'avons pas le pouvoir ni la responsabilité de prendre des décisions, permettons-nous le luxe de la réflexion et du débat apaisé.

Écrit par : Calendula | 15/05/2014

Sur l'UE il y a pas mal à dire, mais voici aussi une réflexion intéressante:
vimeo.com/74922012

Écrit par : petard | 16/05/2014

Bonjour petard,
Qui est ce Monsieur que l'on voit et entend sur la vidéo ? Je n'ai pas réussi à trouver son nom.
Si je comprends bien, il a vécu en Union soviétique.
En soi, son identité n'est pas primordiale, c'est le discours qui importe.
Si je suis d'accord sur le fond, la forme et les procédés logiques employés éveillent ma méfiance.
Il serait intéressant d'avoir le texte de son discours sous les yeux pour étudier les procédés rhétoriques. C'est un morceau d'anthologie !
Les insinuations et parallèles sont tirés par les cheveux, mais le discours semble cohérent. On peut démontrer plein de choses en utilisant des tours de passe-passe.
P.ex. : l'UE a déjà ses goulags. Ce goulag est "le politiquement correct". Le politiquement correct règne en maître et si vous n'y adhérez pas, vous êtes mal, donc vous êtes prisonniers, donc l'UE a des goulags.
Cqfd.

Je ne doute pas un instant de sa sincérité et de son vrai souci de mettre en garde les européens.
Et je ne peux qu'adhérer à ce cri du coeur qui prône l'indépendance des nations.

Écrit par : Calendula | 17/05/2014

De la rhétorique, Calendula, parlons-en!

Je pense que l'Occident et ses medias sont loin de ne pas en user sinon d'en abuser.

Je l'ai évoqué ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html

Je l'ai aussi rappelé lors d'une émission de la RTS à laquelle j'avais été invitée pour parler de la personnalité de Vladimir Poutine.

Il ne faut jamais perdre de vue la manière dont on use de la langue pour communiquer.

La langue est un outil qui donne relief et sens.En rester conscient permet le recul nécessaire à toute analyse.

Bien à vous tous

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 17/05/2014

@H. Richard-Favre,

Difficile de quantifier les abus et le bon usage.
Je dirais avant tout, que le lecteur (ou auditeur) est responsable de sa réception.
Nous savons que tous les politiciens utilisent des procédés bien réfléchis.
Je crois que cela s'appelle des "éléments de langage".
L'opinion publique peut être manipulée de multiples façons et nous en avons des preuves tous les jours.
En Suisse, je ne pense pas qu'il y ait de véritables "goulags de la bien-pensance" , comme l'orateur de la vidéo postée sur "viméo" veut le démontrer. Ou du moins, il me semble que nous avons la liberté de nous sentir assez forts pour oser donner notre point de vue et ne pas nous laisser museler par d'autres, qui défendraient des thèses contraires. C'est un peu le b-a-ba de la démocratie et de la liberté d'expression....
Ensuite, on peut ressentir de la lassitude ou être démotivé par le dialogue de sourds et le niveau d'argumentation. On peut être muselé par son propre manque de temps et d'énergie.
Je me demande d'ailleurs, si on pourrait encore parler de "majorité silencieuse". Ce terme n'était-il pas inventé par un président américain, à l'époque de la contestation de la guerre du Vietnam, pour donner une assise populaire à la politique menée alors ?
A fréquenter les blogs de la TdG, j'ai quelques doutes que des minorités ou majorités soient encore silencieux, car il y a une belle polyphonie sur cette plateforme. (attention : je n'ai pas dit cacophonie!) ;-))

Sachant qu'il y a souvent des tentatives de manipulation, je ne réagis jamais à chaud et pense que le recul temporel est nécessaire.
Tant que je ne suis pas aux commandes, je peux prendre ce temps.
C'est tout différent pour les responsables politiques.

Écrit par : Calendula | 17/05/2014

Calendula,

Comme vous, je pense de la plateforme de la TdG que cette polyphonie est constructive.

Dans ce sens, je pense que Monsieur Strohbach doit pouvoir se faire sa propre opinion sur la crise ukrainienne en tentant une approche la plus synthétique et analytique qui soit de l'ensemble des contributions sur le sujet.

Il va de soi, néanmoins, que cela prend du temps qui n'est pas forcément à disposition de chacune et chacun. Et souvent, le problème vient de là car bien des personnes souhaiteraient pouvoir comprendre ce qui se passe autour d'elles et peinent à s'y retrouver au milieu des informations livrées.

Que dire, que faire, il ne m'appartient pas, ici, de donner de conseil.

Souhaitons au moins à Monsieur Strohbach, que les commentaires déposés sous son sujet aient contribué à lui apporter ne serait-ce que quelques éléments de réponses à la question qu'il a posée.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 17/05/2014

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