02/05/2014

Salaire minimum contre formation !

Sympathiques discussions hier soir entre  « VLD » ®, on n’est jamais aussi Libres que quant on ne doit rien à personne et du coup des convictions sont exprimées, des « vérités » sortent, des explications sont données, des soucis sont partagés et chacun ressort édifiés, rassurés mais aussi emplis de nouvelles questions.

C’est ça qui est beau avec la politique, quelque soit le sujet, rien n’est simple, il y a chaque fois pléthores de tenants et aboutissants et les arguments pour sont au moins aussi valables que les arguments contre. Après, il faut être capable de faire la part des choses et, idéalement, de prôner la solution la moins injuste, la plus constructive et la plus visionnaire. Autant dire que suivant les sujets, il faut creuser….

Hier c’est, toutefois, un argument sur le salaire minimum qui m’a touché. Peut-être que celui-ci devrait en effet dépendre de la formation. En d’autres mots seuls les employés ayant au moins un CFC (ou d’une formation jugée équivalente pour reprendre la formule d’usage) devraient pouvoir être en mesure de revendiquer un salaire minimum. Bien entendu celui-ci devrait alors dépendre de conventions collectives et autres accord sectoriels. Inutile d’y mêler des fonctionnaires.

Du coup pour les autres, pour celles et ceux qui, pour des raisons qui bien souvent sont indépendantes de leur volonté,  n’ont pas appris un métier et/ou qui n’ont pas de formation spécifique et bien, il faudrait qu’ils se contentent de salaires moindres, à condition, bien sûr, de… trouver un travail.

Quel est, en effet, le patron qui préférera engager un suisse pas formé et sans expérience plutôt qu’un étranger compétent (et moins cher en plus) ?

Poser la question c’est y répondre et les pauvres suisses sans formations qui restent sur le carreau, s’ils continueront à être des proies faciles pour les partis populistes et autres fondamentalistes en tout genre, il faudra bien, cependant, qu’ils arrivent un jour  à comprendre par eux même (quel est le parti politique ou l’organisation syndicale qui aura le courage de le leur dire ?) qu’ils ne sont plus en mesure d’intégrer un marché du travail de plus en plus compétitif.  Les voilà, par conséquent,  condamnés soit à des petits boulots de m…. pour des tout petits salaires de m… soit à vivre de l’aide sociale. C’est terrible à dire comme ça, mais c’est une réalité, même si on préfère l’occulter et reporter la faute sur … les étrangers. 

Quoi qu’il en soit, je voterais donc non au salaire minimum, pas parce que j’estime que dans des villes comme Zurich et Genève (en particulier),  il soit possible de vivre avec moins de 4000,-- par mois, pas parce que je ne suis pas convaincu que dans une pays aussi riche que le nôtre, tout le monde devrait   gagner au moins cette somme, mais bien parce que je pense que cette initiative verse une fois de plus dans le populisme (du populisme de gauche en l’occurrence) en jouant sur les frustrations des moins bien nantis pour tenter d’imposer des règles qui vont à l’encontre de notre culture économique et de notre sacro sainte Liberté de commerce.

Jusqu’à ce jour, ces manières de faire nous ont plutôt bien réussis, les autres pays de la planète envient notre qualité de vie et notre compétitivité, pourquoi, tout à coup vouloir imiter ceux qui s’en sortent moins bien en se tirant une balle dans le pied juste pour voir si ça fait vraiment mal ?

 

®Verts Libéraux Dissidents (appellation… suggérée … non contrôlée !)

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Commentaires

Populaire et populisme: ce qui différencie ces deux notions c'est l'interaction des acteurs du politique avec le peuple.
Le populisme en appelle de manière incantatoire au Peuple, en ligne directe comme les évangélistes avec Dieu. pas de corps intermédiaires ,associations -syndicats structures dans lesquelles il sont totalement absent.
à l'inverse les mouvements populaires à travers des rites ;manifs- grèves- pétition occupation se font acteur du champ politique dans lequel ils se projettent .
Vers -Lib, se contentent de surfer sur des vagues chaotiques au grée du courant pour l'essentiel dominant, totalement en dehors des scènes sociales, se construisent un avenir par représentation médiatique.

Écrit par : briand | 02/05/2014

Oups, c'est de ma faute, je n'aurais jamais du mentionner les Verts Libéraux, d'autant que mon blog n'a rien à voir avec ce parti.

Et comme en plus, il semblerait que Briand chope des boutons dès qu'il entend parler des VL.... , je m'en veux d'avoir mêler mon ex parti à mes élucubrations, même si la remarque de Briand démontre un sens certain de l'observation....

Écrit par : Vincent | 03/05/2014

"il y a chaque fois pléthores"
http://fr.wiktionary.org/wiki/pl%C3%A9thore#.C3.89tymologie

"un suisse pas formé et sans expérience plutôt qu’un étranger"
http://grammaire.reverso.net/5_2_01_la_majuscule_dans_les_noms_propres.shtml

Rien à dire, un mauvais orthographe, ça la fout mal...

Écrit par : Géo | 03/05/2014

J'avoue une petite démangeaison , mais rien à voir avec une éruption acnéique "pour Géo le Wikipédant"
Le populisme use de la métaphore oncologique "jeune UDC valaisan parlant de tumeur de la société forcément à éradiquer "les Homo , je crois" , plus près de chez moi Lussi Dépité au GC évoque des métastases , parlant de manif post votation immigration massive.
Mais pas de dermatologue , ce qui par contre m'intéresse vivement est le passage du populaire au populisme à travers la migration de militants de l'extrême gauche "mao.trotz. " dans l'extrême droite .
Le MCG possède un ou deux de ces spécimen ,oiseaux nichant dans des nids improbables.
Collard l'avocat près de Marine a eu un passé trotskiste, plus près de chez nous telle ex rédactrice d'un journal 68ard vire dans l'islamophobie hystérique, alors là, la plasticité neuronale.....

Écrit par : briand | 03/05/2014

Sacré Géo, toujours le mot pour.... rire !

Mais bon, quant on en est réduit à s'en prendre à l'orthographe pour critiquer un texte, c'est qu'on a visiblement rien à dire sur le fond....

En tout cas, j'attends maintenant les corrections au niveau de la syntaxe puis surtout ma note.... Prof. Geo !

Écrit par : Vincent | 05/05/2014

"c'est qu'on a visiblement rien à dire sur le fond...."
C'est très exactement ainsi que l'on peut définir votre texte.

Écrit par : Géo | 05/05/2014

@Geo :

Venant de l'homme qui n'a ni les c.... de s'affirmer, ni même de proposer autre chose que des réactions (souvent bêtes mais tellement.... arrogantes) aux textes des autres, vos commentaires ne manquent pas de piquant.

Mais bon, c'est ça les blogs, il faut admettre qu'ils sont, comme les sous-sols sordides, à la merci de parasites en tout genre.

Écrit par : Vincent | 05/05/2014

Non, là vous confondez. Votre description convient à Plouf. Personnellement, j'exprime très clairement mon avis. Et votre billet exprime de grosses banalités sur lesquelles il n'y a pas grand chose à dire, à part que c'est écrit avec les pieds. Vous avez compris, comme ça ?

Écrit par : Géo | 05/05/2014

@Vincent
"quant on en est réduit à s'en prendre à l'orthographe pour critiquer un texte"
Je serais plus prompt à vous donner raison si vous n'utilisiez pas le genre d'arguments qui ramènent le courage politique (ou autre) à une question de "c".
Difficile de trouver que le niveau de votre argumentation est plus élevé que celui que vous prêtez à Géo.

Écrit par : Mère-Grand | 05/05/2014

Vous avez raison Mère Grand, il faut vraiment que ça soit lundi et que je sois de mauvaise humeur pour perdre mon temps à répondre (avec des arguments , il est vrai, un peu limite) à un pseudo qui ne représente rien, ni personne.
Autant pour moi !

Écrit par : Vincent | 05/05/2014

J'imagine que l'argument de fond réside dans l'opposition quasi centenaire entre la gauche et la droite , sur le rôle de l'état dans l'économie dite marchande. Thomas Piketty apporte un éclairage nouveau sur la nature patrimoniale de la richesse dans un best seller récent paru aux Etats-Unis et traduit en français , il liquide la méritocratie comme valeur "régulatrice" de la redistribution des profits : avec pour conséquence l'élargissement des écarts salariaux, l'appauvrissement d'une couche précarisée de jeunes salariés .
Vert-lib se trouve donc pris dans un choix quasi religieux , l'état; la solution ou le problème?
Récemment la solution dans le" to big to Fail" concernant les "Major" américains
mais le problème dans l'élaboration d' une sécurité sociale et d'un revenu minimum pour les working-poor, aujourd'hui globalisés.

Écrit par : briand | 05/05/2014

@Vincent
J'apprécie le fait que vous ayez prêté attention à ma remarque et vous en remercie.

Écrit par : Mère-Grand | 05/05/2014

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