14/03/2014

LA VOITURE C'EST DÉPASSÉ !

Je n’ai pas retenu son nom mais l’autre jour en page 2 de la Tribune de Genève j’ai été choqué par le « coup de gueule du  genevois » qui s’énervait contre le nouveau conseiller d’état en charge de la mobilité parce qu’à son grand étonnement, aucune mesure pro voiture n’avait encore été prise par celui-ci.

Soit ce monsieur porte des œillères et il n’est donc pas au courant qu’il n’y a plus aucune grande ville digne de ce nom qui n’a pas définitivement opté pour les transports en communs et la mobilité douce au détriment de la voiture, soit comme beaucoup de genevois d'ailleurs, il fait partie de ces gens qui estiment qu’au nom de nos libertés, il faut absolument continuer à prioriser les transports individuels.

Peut-être est-ce dû à la présence annuelle dans nos murs d’un des plus important salon de l’auto de la planète mais il semblerait que les genevois soient, en effet, particulièrement accros à leur voiture. Comme les américains certains semblent préférer passer des heures dans les bouchons que quelques minutes dans les transports en communs. C’est bizarre mais c’est la réalité.

Voilà pourquoi on ne peut que continuer à espérer qu’avec le temps,  Genève va enfin devenir une ville qui, à l’image de Zurich, Berlin, Madrid ou encore Lyon, proposera à sa population et aux touristes qui nous visitent, des moyens de transports aussi accessibles que modernes et efficaces.

Cela devrait aller de soit, sauf qu’à Genève, dès qu’on parle de mobilité, tout ce qui parait normal et logique ailleurs semble particulièrement problématique et source  de conflits. J'en veux, par exemple, les réactions totalement disproportionnées qui ont suivi les changements d’organisation des TPG. Bien sûr on n'a entendu les habituels râleurs que quelques semaines, le temps que chacun s'habitue à ces nouveaux horaires et parcours. N'empêche que cette modernisation a contribué à coûter sa place à la conseillère d’état en charge du dossier. Oui, oui, je sais, elle n’a pas particulièrement brillé au niveau de la communication mais quand même, c’était beaucoup d'énervement pour une démarche par ailleurs nécessaire.

Le souci c’est donc de savoir comment faire comprendre aux genevois qu’en ville (en tout cas), la voiture c’est dépassé ? Priorité doit bien sûr être donnée aux commerçant et autres entrepreneurs qui ne peuvent pas s’en passer, mais pour les autres; des voyageurs de passages aux pendulaires (surtout) sans oublier, bien entendu, les habitants du centre ville (à qui il faudra du coup laisser les places de parking) il faut que les  choses soient clairement dites ; en ville, la voiture c’est fini, f. i. n. i.  !  

 

Il en va de notre capacité à demeurer une ville moderne et... modèle.

Il apparaît en effet qu’aujourd’hui,  pour  assurer une qualité de vie décente aux citadins qui ont droit, comme tout le monde, à un air respirable et à un environnement adapté à leur mode de vie,  les communautés urbaines doivent obligatoirement encourager la prolifération des rues piétonnes, des transports en communs, des parkings en périphérie et des incitations à utiliser  tous les moyens de déplacement non polluants disponibles, que cela soit la marche, les trams ou encore les vélos, les segway, les deux roues électriques, les vélib, le chemin de fer (CEVA), etc.etc.

Bien sur, l’utilisation de ces « nouveaux » moyen de transport ne doit pas devenir une obligation, chacun doit rester libre de son choix de transport, en sachant bien, toutefois, que désormais la voiture individuelle aura tout sauf la… priorité.

Ce changement de paradigme devrait en faire enrager certains, mais autant qu’ils s’énervent sur leur vélo plutôt qu’au volant de leur 4x4, ils seront toujours moins dangereux
…  

07:27 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

Commentaires

J'ai abandonné ma voiture depuis Juillet 2013.
Je ne suis pas mécontent depuis.
Je me porte même mieux qu'avant.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 14/03/2014

Dommage de vous contrarier mais ce moyen reste le seul pour m'aider à transporter mes courses et je béni chaque jour l'automobiliste qui m'aide ainsi à peu à peu terminer ma vie sur terre.Votre phrase la voiture c'est f.i.n.i ne peut s'adresser à tout le monde,pensez y aussi!

Écrit par : lovsmeralda | 14/03/2014

@lovsmeralda :
Je ne parlais que du centre ville où, quelque soit l'endroit que l'on habite, il est possible de faire ses courses sans utiliser sa voiture.
Par ailleurs, je suis conscient que c'est un problème de génération, je connais beaucoup de personnes de plus de 60 ans pour qui le covoiturage est un gros mot et l'idée d'utiliser les transports en commun, une hérésie....

Écrit par : Vincent | 14/03/2014

@Vincent Strohbach vous me rassurez et faites bien de le souligner Cependant ne croyons pas les yeux fermés à de nombreux délires environnementalistes .Ceux-là mêmes qui disent faut sauver la nature mais surtout en détruisant de nombreuses maisons saines et en abattant des arbres séculaires encore pleins de santé.
Dans notre commune cela ne marche plus surtout qu'on sait maintenant nos déchets triés et mélangés avec n'importe quoi pour être incinérés comme il y a trois ans encore
Notre commune a montré par la ténacité de ses anciens qu'aucun d'entre eux ne rentrerait dans le jeu des moutons celui qui a permis aux dictateurs dont Pétain de mener des Juifs à Auschwitz.
très belle soirée pour vous

Écrit par : lovsmeralda | 14/03/2014

La voiture est indispensable ! Fribourg a fermé une de ses rue commerçante et, quelques mois plus tard, la majorité des commerces ont fait faillite ou ont fermés. La mort des commerces est programmée si les voitures n'ont plus accès au centre-ville. Les autorités ronchonnent lorsqu'un bistrot est supprimé mais ils n'ont encore rien vu ! Bientôt Genève sera une ville fantôme où nous trouveront plus aucun commerce mais seulement des dealers ! Belle perspective !

Écrit par : Mickey Lange | 19/03/2014

Les commentaires sont fermés.