03/01/2014

Ecologie : Tout le monde (ou presque) s’en fou !

Notre rapport avec l’écologie me fait penser à celui de la gauche française avec le nucléaire.

 

On sait qu’il y a danger, on connait de mieux en mieux les risques et les conséquences de nos errements et de la politique de l’autruche qui va avec  mais, pour des raisons économiques voir « culturelles », on refuse de se remettre en question en  préférant se dire que « jusqu’ici tout va bien ».

 

Sauf que ce n’est pas le cas, on sait maintenant que la grande majorité des catastrophes naturelles (de plus en plus nombreuses) qui s’abattent sur notre planète sont dues à des dérèglementations climatiques,  celles-ci étant elles même inhérentes à une pollution que personne ne semble pouvoir et vouloir maitriser.

 

Quant à nos enfants, quant à la jeunesse du monde à qui demain nous nous apprêtons à laisser une planète :

 

-        Truffée de centrales nucléaires (avec leurs déchets disséminés un peu partout) qui sont autant de bombes à retardements

 

-        Inondée par la montée du niveau des océans provoqué par la fonte des glaces inhérente au réchauffement climatique (Adieu les Maldives et autres îles paradisiaques)

 

-        Polluée autant par les gaz à effet de serre que par (entres autres…) des métaux lourds, des particules fines et autres résidus provoqués par une industrialisation souvent aussi irresponsable qu’incontrôlée.

 

-        Divisée en fonction du niveau de richesse entre les pays industrialisés, ceux en voie de developpement et ceux considérés comme sous-développés.   

 

-        Abandonnée par des pays pour qui la survie de leur population passe bien avant l’écologie considérée comme un  « souci de riches »

 

-        Souillée à l’image des océans qui sont devenus les véritables dépotoirs de l’industrie mondiale

 

-        Bouleversée par une agriculture démesurément intensive et manipulée par les fabricants d’OGM

 

-        Incapable de nourrir comme il se doit la totalité de sa population alors que les ressources et les moyens d’y  parvenir existent.

 

-        Défigurée par les ouragans, les tsunamis, les tempêtes, les typhons, les inondations

 

-        Etc. etc.

 

Personne, en dehors de ces écolos dont on aime, par  ailleurs, tellement  se moquer, ne semble vouloir s’en préoccuper.

 

Les politiques parce que dans le système médiatico/politique actuel, il n’est plus possible de penser à long terme. Les industriels parce que pour eux aussi, c’est les profits à court terme et la satisfaction des actionnaires qui priment sur la responsabilité.  Les médias parce que finalement rien de tel  qu’une bonne inondation pour se vendre et surtout parce que la population doit d’abord et avant tout être encouragée à consommer chez les annonceurs, pas à se remettre en questions. Quant à la population, tout concorde à ce que nous soyons de plus en plus  abrutis et individualistes et donc peu portés sur l’avenir commun.

 

Il reste les principaux pays de la planète, ils ont bien essayés de s’entendre sur des mesures (ô combien)  urgentes à prendre, un protocole (Kyoto) a même été signé, mais aujourd’hui qui respecte les termes de celui-ci ? Ok, la Suisse, mais encore ?

 

Bref, autant dire que tant que nous ne serons pas capables d’enlever les œillères et de revoir nos manières de faire, nous pouvons être assurés que les générations qui nous suivront (auxquelles nous laissons également, comme si la pollution  ne suffisait pas, des dettes abyssales) hériteront d’une terre que nous aurons largement contribué à altérer et qui sera, par conséquent, de moins en moins belle et viable.

 

Il est peut-être temps de se bouger, non ?   

 

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