29/12/2013

PRIÈRE DE FIN D'ANNÉE

Seigneur, Dieu, Yahvé, Allah, Boudha, Brahmā quelque soit Ton nom, Tes prophètes, les religions et les croyances que ceux-ci ont établis en fonction de ce qu'ils ont compris de Toi, merci :

MERCI

Merci Seigneur, merci pour la beauté de la vie et de la nature, merci pour Tes lumières, merci d'inspirer les artistes, merci pour les anges qui croisent notre chemin, merci pour Ta liberté et pour notre capacité à aimer.


PARDON

Pardon Seigneur, pardon de n'être pas assez engagé, pas assez juste et bon, trop orgueilleux, pas assez libre, pardon pour les coups donnés, pardon de ne pas toujours résister au mal, pardon pour nos doutes et nos errements.

S'IL TE PLAIT

S'il Te plait Seigneur, s'il Te plait, Toi qui nous a donné la liberté de croire ou non, continue à nous aimer inconditionnellement, s'il Te plait, aide nous a bâtir des petits bonheurs mais aussi des moments de joie, de fraternité et de partage. S'il Te plait édifie nous !

Enfin s'il Te plait Seigneur, encourage nous a continuer à espérer, en Toi, en nous, en les autres... en l'humanité !

AMEN !

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23/12/2013

Encore faut-il être capable de passer à la TV

 

Comment ne pas être touché par les arguments de la citoyenne genevoise qui réclamait l’autre jour dans le courrier des lecteurs de la Tribune de Genève, le maintien de la diffusion des séances plénières du Grand Conseil sur Léman Bleu ?

 

Bien sûr les citoyens ont droit à une véritable transparence et comme tout le monde ne peut pas se déplacer, ni avoir accès  au site internet de l’Etat, les retransmissions des débats de nos élus sur une chaîne régionale semblent aller de soi.

 

Sauf, que pour cela, encore faudrait-il que les élus soient capables de faire la part des choses. C’est-à-dire se souvenir qu’ils sont d’abord et avant tout élus pour faire fonctionner nos institutions et que pour cela, cela prend un minimum de formalisme et donc un comportement en adéquation avec la responsabilité que leur rôle d’élu  du peuple leur impose.

 

Et autant dire que nous en sommes loin, très loin.

 

En effet, les débats souvent tendus et plus ou moins polis d’antan ont été, aujourd’hui, transformés en shows télévisés lors desquels les plus compétents et les mieux préparés se font voler la vedette par celles et ceux qui misent sur leur grande gueule et des comportements déplacés pour se faire remarquer.

 

La forme l’a donc emporté sur le fond et cette dérive, si elle devait continuer, nous fait craindre le pire. Pire (oui, oui, c’est possible) que la situation actuelle qui a pourtant vu un mouvement qui s’est contenté de proclamer tous azimuts  « vous en avez mare, nous aussi », remporter les élections au nez et à la barbe de partis qui avaient pourtant pris eux le temps de peaufiner des programmes précis et documentés.

 

Il est donc  plus que temps de se poser la question de la pertinence de la retransmission télévisée des débats du GC. Non pas, parce que cela semble faciliter les succès électoraux de partis qui font dans la démagogie et le simplisme, mais bien parce que notre république et ses citoyens méritent que leur réalité, leur argent et leur avenir soient pris en charge par des institutions et des politiciens aussi respectueux que… respectables.

 

Voilà pourquoi, tant que qu’une certaine sérénité ne sera pas revenue, tant que tous les élus n’auront pas compris que faire de la politique c’est un peu plus compliqué que brailler bêtement contre tout et son contraire, il faudrait, selon moi suspendre les retransmissions et donc priver les genevois, de ce qui est pourtant un droit fondamental.

 

C’est bien triste de devoir en arriver là, mais il en va de l’avenir de nos institutions et donc de notre magnifique canton.

 

 

 

Joyeux Noël à tous !  

 

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05/12/2013

Les justiciers !

C’est toujours assez effrayant d’aller lire les commentaires des lecteurs au sujet d’une décision judiciaire. En particulier lorsqu’il s’agit de meurtres, d’assassinats ou encore de viols.

Aujourd’hui c’est du recours au tribunal fédéral du meurtrier de Lucie (je suppose que nous sommes tous sensés savoir qui c’est) et sa non condamnation à perpetuité qui déchaine les passions

Selon la grande majorité des personnes qui s’expriment, la justice ne seraient donc jamais assez sévère et donc toujours beaucoup mais alors beaucoup trop laxiste.

Du point de vue des parents et des amis des victimes, bien sûr que la peine infligée à ceux qui ont fait souffrir leurs proches ne sera jamais suffisante. D’ailleurs, si quelqu’un en venait à s’en prendre à ma famille, je serais le premier à réclamer un jugement impitoyable.

Sauf que ce qu’on demande à la justice, c’est justement d’être capable de jouer son rôle de manière professionnelle avec le recul nécessaire et en fonction des lois en vigueur, sans tomber dans l’émotionnel et le pathos. Ce n’est certes pas évident, mais il en va de son exemplarité.

Il est vrai qu’avec des médias qui transforment (par exemple) la moindre morsure de chien en drame atroce et insoutenable, il est de plus en plus difficile pour le commun des mortels de  garder son sang froid.

Mais si même la justice ne sait plus raison garder, qui sera compétent pour punir ? Veux-ton vraiment en venir (ou plutôt en revenir) aux lapidations et autres condamnations sommaires exigées par une opinion publique transformée en justicier haineux et sanguinaire ?  

Mais pourquoi au juste ? Pour venger la victime ? Pour prévenir d’autres crimes ? Pour avoir l’impression de vivre dans une société où l’on est capable de faire payer le juste prix à ceux qui ne respectent pas la vie d’autrui ?

Peut-être bien qu’il y a  quelques bons sentiments au départ, peut-être que certains sont véritablement et sincèrement touchés par le terrible destin de victimes qu’elles ne connaissent pourtant pas.  

Mon but n’est donc pas de juger celles et ceux qui réclament à corps et à cris une justice plus sévère mais bien de comprendre comment on peut en arriver à préférer faire confiance à ses instincts plutôt qu’à la justice ?   

En fait le truc c’est que parfois, j’ai l’impression que si on en revenait à des exécutions sur les places publiques, il y aurait, comme à l’époque, un monde fou (!) pour assister à celles-ci.

Cela voudrait donc dire que nous n’avons pas évolué et que finalement c’est la loi du Talion « œil pour œil dent pour dent » que réclame, encore et toujours, une grande partie de la population.

Je ne sais pas vous, mais moi ça me fait peur…..     

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04/12/2013

C’est qui les irresponsables exactement ?

C’est qui les irresponsables exactement ? Ceux qui dénoncent les forages pétroliers dans l’Arctique, ceux qui depuis des années nous ont avertis de la bombe a retardement que représente l’industrie nucléaire ou ceux qui, pour répondre il est vrai à nos besoins de plus en plus énergivores, exploitent sans vergogne des sources d’énergie dont ils ne maitrisent absolument pas la technologie ?

Poser la question c’est y répondre !

Rappelons-nous en effet l’explosion de Deepwater la plateforme pétrolière louée par la compagnie pétrolière BP en avril 2010. Le monde effaré avait, alors, découvert que malgré les dizaines de plateformes exploitées à travers le monde, aucune procédure n’avait été prévue en cas d’accident majeur. Pendant plus de 5 mois nous avons  assisté, sans trop comprendre ce qui se passait,  aux vaines et parfois ridicules tentatives engagées pour mettre un terme à ce désastre écologique qui a provoqué la fuite de plus de 780 millions de litres de pétrole dans le golf du Mexique.  

Finalement au bout de 5 mois, une solution a été trouvée et on veut croire que cet accident servira de précédent et donc de leçon à une industrie pétrolière trop sure d’elle et surtout trop cupide pour investir dans l’étude de solutions en cas d’accident….

Mais il y a pire, il y a Fukushima. C’est bizarre, plus personne ou presque n’en parle. Comme si tout était réglé. Alors qu’au contraire, aucune véritable solution n’a encore  été trouvée. Même l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) qui n’est pas pourtant un repère d’affreux écologistes baba cool doit admettre que « la situation reste très complexe et qu'il y a encore des questions très difficiles qui doivent être résolues ». Ils ajoutent « qu’en ce qui concerne les quantités croissantes d'eau contaminée sur le site, les japonais devraient examiner toutes les options, y compris la possibilité de la rejeter en mer dans le respect des limites de contamination autorisées ».

Bref, là encore, il semblerait que l’improvisation l’emporte sur tout le reste, car même si cela semble impossible de le faire admettre à ceux qui ont misés sur le nucléaire, nous sommes confrontés à une technologie que, quoi qu’ils nous disent, nous ne maitrisons absolument pas.

Pour Tchernobyl on s’est, en effet, contenté de recouvrir le site incontrôlable d’un énorme sarcophage en béton armé et en ce qui concerne les tonnes de déchets engendrés par l’industrie nucléaire, ils reposent dans des containers au fonds des mers et des océans ou alors ils ont simplement été recouverts de terre afin de créer des petites collines verdoyantes.

Mais quel beau cadeau pour les générations à venir.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui c’est grâce au militantisme de ceux qu’il est tellement commode de trainer dans la boue que nous arriverons à prendre conscience que, quelques soient nos besoins en énergie, désormais ceux-ci ne peuvent être comblés qu’au moyen de technologies dont nous maitrisons autant leur exploitation que leurs éventuels et inévitables…. imprévus.

Cela semble aller de soit, mais nous en sommes loin, très loin…..

 

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