30/10/2013

CONSEIL D’ETAT : ON NE RIGOLE PLUS !

 Ca y est les enveloppes sont arrivées et il est donc temps de choisir quels seront les hommes et les femmes auxquels, nous les genevois, nous voulons faire confiance pour leur confier les rênes de l’état.

Il ne s’agit plus de savoir quels seront les groupes qui s’écharperont pendant 4 ans 1/2  devant les caméras de Léman Bleu pour légiférer, mais bien de choisir les meilleurs personnes pour gérer avec la vision et la clairvoyance que cela suppose les millions de francs  émanant de nos impôts et dédiés à chaque département ainsi que les centaines de fonctionnaires de ces mêmes départements qui voient leur chef changer à chaque législature.

Bref, on ne rigole plus.

Voilà pourquoi, chaque genevois avant de glisser son bulletin dans l’enveloppe devrait se demander si la personne qu’il choisit possède vraiment tous les gages de compétence, d’honnêteté, de fiabilité et de sérieux nécessaire pour occuper un poste aussi important pour sa vie quotidienne et l’avenir de notre canton.

Certes, Superman n’existe pas et au vu de la complexité de la tâche, on peut penser qu’il est impossible pour qui que ce soit de posséder absolument toutes les connaissances nécessaires  pour prendre à chaque fois la meilleure décision, celle qui fera fatalement le bonheur des uns mais aussi le malheur des autres.

Par ailleurs, en fonction de ses valeurs, de ses dogmes, de ses convictions ou encore des intérêts de son milieu d’origine, chaque citoyen et à fortiori chaque politicien n’a pas, par définition, la même compréhension de ce qui est bon pour la communauté et de ce qui l’est moins.

Résultat, il est clair que certaines décisions apparaitront toujours stupides pour les uns et pleines de bon sens pour les autres. C’est ce qui fait le « charme »  mais surtout la difficulté de la politique. Tenter d’agir pour qu’au final ce soit les plus nombreux possible qui en profitent sur le long terme.

Et quand on connaît l’esprit rebelle et râleur des genevois, quand on sait, par exemple, que tout le monde est pour construire des logements, à condition que cela se passe loin de chez lui, quand on connaît la puissance et l’influence que peuvent avoir certains groupes de pression, on se dit que oui, ça prend des hommes et des femmes hors du commun ; aussi ouverts que convaincus, autant à l’écoute que dirigistes, aussi travailleurs que capables de prendre le recul nécessaires, aussi communicateurs qu’indépendants, aussi le nez dans le guidon que visionnaires, etc. etc.

Reste donc maintenant à choisir parmi les 11 qui se présentent, celles et ceux qui sont le moins éloignés de cet… Idéal.

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25/10/2013

Ambiance de m…. !


Je ne sais pas si c’est moi qui affabule ou si c’est dû à la crise, mais je trouve que depuis quelques temps il règne une ambiance bizarre en Europe, pour ne pas dire une ambiance de m….

C’est vite vu, on se dirait dans le Texas des Bush !

C’est comme si tout celles et ceux qui, auparavant, n’osaient pas exprimer leur opinion politique d’extrême droite, tout ceux qui avaient peur d’affirmer leur tolérance zéro, leur xénophobie ou encore leur rejet des gens, des cultures et des religions différentes, bref comme si tout les «réacs»se réveillaient en même temps....

Il n’y a pas un jour où je ne suis pas interpellé par les résultats des sondages touchants aux questions de sociétés, par les réactions des internautes par rapport à des faits divers, par les discussions qu’on entend dans la rue. On a l’impression d’un ras le bol unanime, d’une intolérance généralisée et donc d’une volonté de vengeance qui se manifeste, entre autre, par un besoin de faire désormais payer très cher ceux qui ne filent pas droit.

Evidemment, que cette tendance est amplifiée et encouragée par ces partis et mouvements populistes et nationalistes qui ont compris à quel point c’était facile d’exister en fonction des frustrations de la population mais il n’y a pas que ça. Certes, c’est la crise mais je crois aussi que ce changement de paradigme est engendré par cette disposition allant vers un individualisme à outrance et donc vers le rejet de cette fraternité qui était censée nous unir.

Résultat, les différents filets sociaux tissés au 20ème siècle sont ridiculisés et désignés comme les errements de dirigeants sociaux-démocrates irresponsables. Il est vrai que cette solidarité n’ayant jamais été correctement financée, aujourd'hui ce sont des dettes abyssales que nous laissons aux générations qui s’en viennent....

Mais alors quoi ?

Devons-nous, vraiment, nous résoudre à admettre qu’après avoir été, hier, gouvernés par des gouvernements de gauche et de droite, nous fonçons, aujourd’hui, tête baissée vers des temps où cela sera, demain, l’extrême droite qui tiendra les rênes du pouvoir ? Peut-être bien, sauf que cela me semble pour le moins périlleux. L'Europe en a déjà fait l’expérience et on sait tous comment ça s'est terminé.

Mais voilà, nous sommes encore (Dieu merci) en démocratie et comme les citoyens semblent prêts à tout pour voir leur ordinaire s’améliorer, le pire est à craindre.

Profitons-en donc pour tenter de tirer la sonnette d’alarme avant que ce type de questionnements ne soit considéré comme diffamant et donc interdit et... réprimé.

 

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18/10/2013

Islamophobie ou l’art de créer l’unité

Le populisme consistant à jouer avec les émotions de la population n’ayant visiblement pas de limite, alors qu’à Genève ce sont les frontaliers qui sont les boucs émissaires du moment, ailleurs en Suisse, en Europe et dans le monde occidental, ce sont les musulmans qui sont désignés à la vindicte de la population.

C’est particulièrement le cas ces jours au Québec où le gouvernement provincial (indépendantiste) a eu la malencontreuse et machiavélique* idée de miser sur la peur des musulmans (particulièrement active en Amérique du Nord depuis un fameux 11 septembre) pour tenter d’imposer une «Charte des valeurs ». L’idée étant entre autre « d’encadrer le port des signes religieux ostentatoires.

 

Résultat, la boite de pandore a été ouverte et depuis quelques semaines, tout ce que la «Belle Province » compte de xénophobes, racistes et autres haineux se lâchent avec les dérives que cela signifie.

 

Sauf qu’au Québec comme ailleurs, les islamophobes primaires s’appuient sur les revendications de quelques islamistes particulièrement virulents  pour stigmatiser la totalité de la communauté musulmane  qui ne demande rien d’autre qu’à  (comme tout le monde)  vivre en paix et en sécurité sans avoir à supporter les conséquences inhérentes aux litanies de ceux qui se permettent de parler en son nom.

 

Malheureusement (pour des raisons que je ne préfère pas connaitre) une attention démesurée est offerte à cette minorité d’intégristes particulièrement actifs qui peuvent alors profiter de l’intérêt médiatique dont ils bénéficient pour connaitre, il est vrai, une certaine expansion.

 

Quoi qu’il en soit, une fois de plus, c’est en fonction d’une minorité, qu’un gouvernement s’apprête à légiférer et le fait que la grande majorité ne pose pas de problème ne semble, comme souvent, ne pas faire partie des critères susceptible de nourrir la réflexion. Bref, c’est l’éternelle dictature des minorités.

 

Cela n’empêchera pas les plus remontés (oserais-je dire les plus paranos ?) de me traiter de naïf angélique en m’expliquant que  je  ne refuse de voir la réalité et que, que cela me plaise ou non, nous sommes en guerre contre le monde  islamiste qui cherche insidieusement à imposer la charia au reste du monde…

 

Alors que tout ce que je dis, c’est  qu’en  s’appuyant sur les dérives incontestables des républiques islamistes et en cherchant à démontrer au moyens d’exemples plus sordides les uns que les autres,  à quel point les islamistes sont des barbares, on ne fait que jeter de l’huile sur le feu. Car ne nous leurrons pas, plus les musulmans seront impitoyablement désignés comme les ennemis à  abattre, plus le nombre d’islamistes déterminés à nous le confirmer  augmentera.

 

Mais bon, après les juifs avant et pendant la 2ème guerre mondiale, les communistes avant la  chute du mur de Berlin, il apparait que depuis 2001, ce sont  les musulmans qui font office de ces ennemis dont nos sociétés occidentales se sont toujours servis pour tenter de créer un semblant d’unité  au sein de la  population et, surtout, pour se considérer comme définitivement…. supérieures.  

 

 

 

*N.B. Pour  ceux que cela intéresse, je précise qu’en cherchant à imposer sa charte des valeurs le gouvernement québécois réussit un coup double en unifiant les « québécois pure laine » (à l’exception des 2 ou 3 % de gauchistes humanistes) autour d’un combat commun et en se mettant, du coup, en porte-à-faux par rapport au reste du Canada.

 

En  d’autres termes, en  stigmatisant les musulmans, le PQ (Parti Québécois) parvient à donner un nouveau souffle à un mouvement séparatiste qui était en chute libre il y a encore quelques semaines….

 

 

http://www.nosvaleurs.gouv.qc.ca/fr

 

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15/10/2013

POST TENEBRAS…. TENEBRAS

C’est ce petit commentaire lu quelque part sur les réseaux sociaux qui m’a semblé résumer au mieux mes états d’âme au soir du 6 octobre. D’autant que cela a empiré quelques jours plus tard avec la remarque de ma sœur qui a voulu me taquiner en me demandant « Alors tu les aimes toujours autant tes genevois ? »

C’est vrai que le fait d’avoir quitté mon canton pendant pratiquement 10 ans m’a poussé à l’idéaliser et donc à croire que nous les genevois, nous étions différents, plus ouverts, mieux instruits, plus clairvoyants au moment de voter, etc.  Je sais c’est  stupide (il y a chez les genevois autant de gens merveilleux et d’ordure qu’ailleurs) mais que voulez vous quant votre pays vous manque, on en arrive à le voir nettement meilleur qu’il est.

Toujours est-il que je suis effectivement triste depuis 10 jours, triste de constater que plus de 20 % des genevois se sont laissés manipulés par un parti qui n’a jamais rien fait d’autre que miser sur leurs frustrations. Peu importe le parti d’ailleurs, le problème ce n’est ni lui ni ses membres mais bien ces citoyens qui ont vraiment cru qu’en votant pour ceux  qui leur disaient  « vous en avez marre, nous aussi » cela pourrait améliorer leur ordinaire.  

Bref, ce qui me rend fou c’est de constater qu’aujourd’hui, chez nous comme un peu partout dans les pays occidentaux, a surgi une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques qui ont compris que pour se faire élire il fallait désormais miser uniquement sur l’émotionnel en laissant le rationnel au vestiaire. C’est ce qu’on appelle le populisme et c’est une terrible dérive de la politique qui augure de tout... sauf de lendemains qui chantent.

«Mais  dis-toi bien que 70 % de votants ne sont pas tombés dans le piège » me rappelait avec à propos un ami pour tenter de me consoler. C’est vrai et c’est donc pour que ce nombre ne diminue pas qu’il nous faut absolument lutter

- contre ce nivellement par le bas que l’on constate à tous les niveaux

- contre cet abrutissement des masses qui fait le bonheur des médias et des partis les moins responsables

- contre l’exploitation éhontée des ressentiments, des frustrations et autres bas instincts de la population

- contre celles et ceux qui refusent de voir (et donc de dénoncer) le problème, etc. etc.

 

Autant dire  que c’est loin d’être gagné….  

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03/10/2013

LE PARTI DE L’AVENIR…..

 Allez un dernier petit texte avant la fin de la campagne. D’abord pour dire que  même si (pour des raisons qui me sont propres) j’arrête la politique, ça a été un honneur et un privilège de fonder les Vert’Liberaux et de terminer mon implication chez eux en tant que chef de campagne. Je veux croire en effet que ce parti est bien celui de l’avenir et que  grâce à lui,  la politique de demain se fera d’une manière intelligente, raisonnée, sage et pragmatique sans arrières pensées, rancunes et autres dogmatismes paralysants.

Bref, même en ces temps troublés par la crise économique européenne, par la montée des nationalismes que celle-ci implique, par les succès rencontrés par les médias et les partis politiques qui misent sur « l’abrutissement des masses » pour surfer sur les émotions de la population, par cette recherche d’une nouvelle identité spirituelle qui semble surtout passer par le rejet de celles qui sont différentes, bref malgré cette « ambiance de m…. » mon optimisme naturel me pousse à croire que demain (comme hier d’ailleurs) cela sera les plus compétents, les plus brillants, les plus sages et les plus responsables parmi nos concitoyens qui seront aux commandes de notre pays, notre canton et nos communes.

Certes, ce n’est pas gagné, mais l’émergence (à laquelle, j’ai eu la chance d’apporter ma toute petite pierre à l’édifice) d’un parti tel que les Vert’ Libéraux  constitue la lueur d’espoir dont j’ai besoin pour ne pas envisager le pire. Et dimanche soir, si la magnifique campagne menée par les excellents candidats de ce parti parvient à créer la surprise, c’est avec satisfaction et soulagement que je pourrais quitter ce parti en sachant qu’il fait désormais partie du paysage politique genevois.

N’oubliez pas de voter !

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