15/10/2013

POST TENEBRAS…. TENEBRAS

C’est ce petit commentaire lu quelque part sur les réseaux sociaux qui m’a semblé résumer au mieux mes états d’âme au soir du 6 octobre. D’autant que cela a empiré quelques jours plus tard avec la remarque de ma sœur qui a voulu me taquiner en me demandant « Alors tu les aimes toujours autant tes genevois ? »

C’est vrai que le fait d’avoir quitté mon canton pendant pratiquement 10 ans m’a poussé à l’idéaliser et donc à croire que nous les genevois, nous étions différents, plus ouverts, mieux instruits, plus clairvoyants au moment de voter, etc.  Je sais c’est  stupide (il y a chez les genevois autant de gens merveilleux et d’ordure qu’ailleurs) mais que voulez vous quant votre pays vous manque, on en arrive à le voir nettement meilleur qu’il est.

Toujours est-il que je suis effectivement triste depuis 10 jours, triste de constater que plus de 20 % des genevois se sont laissés manipulés par un parti qui n’a jamais rien fait d’autre que miser sur leurs frustrations. Peu importe le parti d’ailleurs, le problème ce n’est ni lui ni ses membres mais bien ces citoyens qui ont vraiment cru qu’en votant pour ceux  qui leur disaient  « vous en avez marre, nous aussi » cela pourrait améliorer leur ordinaire.  

Bref, ce qui me rend fou c’est de constater qu’aujourd’hui, chez nous comme un peu partout dans les pays occidentaux, a surgi une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques qui ont compris que pour se faire élire il fallait désormais miser uniquement sur l’émotionnel en laissant le rationnel au vestiaire. C’est ce qu’on appelle le populisme et c’est une terrible dérive de la politique qui augure de tout... sauf de lendemains qui chantent.

«Mais  dis-toi bien que 70 % de votants ne sont pas tombés dans le piège » me rappelait avec à propos un ami pour tenter de me consoler. C’est vrai et c’est donc pour que ce nombre ne diminue pas qu’il nous faut absolument lutter

- contre ce nivellement par le bas que l’on constate à tous les niveaux

- contre cet abrutissement des masses qui fait le bonheur des médias et des partis les moins responsables

- contre l’exploitation éhontée des ressentiments, des frustrations et autres bas instincts de la population

- contre celles et ceux qui refusent de voir (et donc de dénoncer) le problème, etc. etc.

 

Autant dire  que c’est loin d’être gagné….  

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