10/03/2011

Blogs : Je suis venu, j’ai vu et j’en suis revenu

Ben voilà, c’est fini, ceci sera mon dernier blog. Un blog en forme de déception par ce que contrairement à ce que certains aimeraient nous faire croire ce n’est vraiment pas là que se passe la campagne électorale.

Non, encore hier soir, mes colistiers et moi étions devant la Migros des Eaux-Vives pour tenter de convaincre celles et ceux qui n’ont pas encore voté de, premièrement le faire, et idéalement de voter pour la liste 7 vert’libéral. Et c’est là, dans la rue qu’on entend les vraies affaires, qu’on se fait (toujours gentiment d’ailleurs) remettre en place, que des minis débats s’engagent, qu’on se fait dire entre autres :

« S’il vous plait faites quelques chose, ne laissez pas notre ville aux mains du MCG « 

«Moi, monsieur, je suis un communistes pur et dur et je ne crois pas à la Liberté »

« Les verts, les verts, oui, oui on vous connaît, vous êtes toujours contre tout »

Et ça c’était rien que pour hier soir, depuis plus d’un mois qu’on sillonne les marchés et les sorties de grands magasins, on en a entendu des propos en tout genre,  des questions précises, des avis définitifs, des remarques limites limites, des encouragements et même des remerciements pour notre implication. Personnellement, j’ai adoré ça et je regrette que cette campagne soit déjà finie, vivement la prochaine.

Sauf que j’aurais voulu, parallèlement à la rue avoir le même type d’échanges et autres débats,  virtuellement, ici sur ce blog. Mais non, ici chacun y va de sa petite diatribe bien personnelle et que cela soit sur «mon» blog ou celui des autres, il y a eu pas ou peu de vraies discussions. Quelques remarques méprisantes, deux ou trois encouragements et autres félicitations, c’est tout. C’est d’autant plus décevant que je me suis donné de la peine pour tenter d’apporter une manière de voir différente en me posant des questions qui ne sont peut-être pas médiatiques et dans l’air du temps mais qui me semblaient importantes. Sauf que si je me fie aux nombres de fois où j’ai été référencé, j’étais apparemment à côté de la plaque. Ok d’accord !

En même temps, je me dis que c’est encore les véritables relations humaines qui comptent, pas les virtuelles et, quelque part, c’est rassurant non ?

07:49 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

06/03/2011

Genève, ville trop riche ?

Bon, ça y est, on touche au but, dans une semaine on saura qui sont les candidats qui ont été jugés aptes à siéger dans les différents conseils municipaux des communes genevoises. En tout cas une chose est certaine l’accueil merveilleux, qu’en tant que vert'libéraux, nous avons reçu de la population est pour le moins encourageant, reste à savoir si cela va se traduire au niveau des résultats.

 

Mais là n’est pas la question qui me hante depuis quelques jours. Non, je ne sais pas si c’est dû aux remarques entendues sur les marchés ou par rapport à ce qu’il se passe actuellement dans le monde, mais je termine de cette campagne avec plus d’interrogations que de certitudes.

 

En effet et au risque de me répéter, je ne peux que constater que nous sommes face aux problèmes (inédits ?) d’une ville trop riche. Cette semaine encore, l’Hebdo nous propose un article sur « Genève capital mondial du trading ». Après l’horlogerie, les banques, les marchés financiers, l’immobilier, les organisations internationales etc. etc. voilà encore un domaine où nous sommes enviés par les toutes les autres ville du monde. Lorsqu’on sait à quel point certaines d’entres elles sont capables de se mettre à plat ventre pour obtenir la venue de n’importe quelle PME d’à peine plus de 50 employés, l’arrivée massive et continuelle des multinationales florissantes qui choisissent de s’installer à Genève est tout simplement extraordinaire.

 

Sauf que comme le dit si bien un trader en café interrogé par l’Hebdo :

«  Malgré l’euphorie économique dans le bassin lémanique, je crains que Genève ne se convertisse, à l’image de Monaco, en un endroit pour les happy fews où seules les personnes les plus aisées pourront vivre » Et oui, c’est bien là tout le problème.

 

En même temps qui peut sincèrement vouloir tuer la poule aux œufs d’or ? Les affaires sont florissantes, l’argent coule à flot, notre cadre de vie est magnifique, l’image de Genève en tant que ville de Paix et de Liberté  reste exceptionnelle. Du coup l’idée même d’une remise en question semble pour beaucoup tout simplement inconcevable.

 

C’est vrai ! Mais avec toutefois quelques bémols. D’abord, tant de succès économiques obligent bien des genevois à devoir soit s’accrocher tant bien que mal aux wagons de la réussite soit à se voir exclus de cette prospérité et à en payer le prix fort. Ensuite, tant de richesses, ça fini par attiser les convoitises. Ce n’est donc pas un hasard si, aujourd’hui, notre ville est la proie de tout ce que notre planète compte comme brigands, mafias et autres truands perspicaces. Vous ajoutez à ces gens là; les réfugiés du tiers monde victimes de la mondialisation et autres peuplades ostracisées et vous comprendrez pourquoi ils sont des milliers à vouloir tenter de grappiller (légalement ou non) quelques pièces d’or qui pourraient s’échapper de  nos coffres si bien remplis.

 

 Je sais cette explication est un peu caricaturale mais qu’est-ce qui ne l’est pas aujourd’hui ? En tout cas pas les préceptes fumeux de ces partis qui misent sur les frustrations des genevois exclus du monde des nantis pour leur faire croire, qu’une fois au pouvoir, ils pourront résoudre leur problème. Ah oui ! Mais comment ?

 

Encore une fois rien ne semble pouvoir arrêter la marche en avant de notre ville et s’y risquer serait d’ailleurs totalement irresponsable. Comme si on vivait mieux dans ces villes sinistrées économiquement par la délocalisation. Les solidarités y sont peut-être plus fortes et le nombre de vol à l’arrachée, de « car jacking », de cambriolages, de dealers, etc. etc. sûrement moins important mais qui veut sérieusement échanger leur place contre la notre ?   

 

Donc ma question, sans véritable réponse malheureusement, c’est comment continuer à être une ville riche et dynamique en évitant de laisser une partie de la population de côté, tout en étant capable d’enrayer la criminalité, sans pour autant nous transformer en une forteresse pour nantis coupée du reste du monde ?

 

Un gros effort au niveau de l’éducation et de la formation pour que demain les  multinationales puissent compter (encore plus) sur une main d’œuvre locale compétente me semble être une première ébauche de solution. En réduisant la venue de cadres étrangers, c’est en effet non seulement les genevois (et autres secundos d’origines diverses) qui en profiteront mais c’est également le marché du logement qui pourrait se détendre un tant soi peu.

 

L’autre impératif consiste a posséder une police et  une justice suffisamment fortes, compétentes et respectées pour être capable idéalement de prévenir mais aussi de sévir proportionnellement aux fautes commises. Certes les mafias et la libre circulation des personnes sont des problèmes globaux qui ne se résoudront localement que par une coordination effective avec les autres pays de la planète mais, en attendant que cela arrive (!?), il va falloir faire des choix en terme de priorité et de budget.

 

Donc, oui nous sommes très riches et, selon moi, trop nombreux sont ces genevois qui ne semblent pas capables de saisir que, par rapport au reste du monde, ils restent des privilégiés. Cela n’empêche pas que notre opulence n’est pas sans effets pervers ni victimes collatérales. Et si notre avenir ne s’annonce pas si mal, les défis à relever restent nombreux. Il reste donc maintenant à espérer que nos futurs élus soient en mesure de le faire en toute sérénité. Sans recours à l’exploitation des sentiment de peur ou encore de jalousie, non juste en ayant conscience de qui nous sommes, de ce qui nous arrive, du monde qui nous entoure, de ce que nous voulons vraiment mais, aussi, en nous souvenant des devoirs qui incombent à une ville considérée (par les autres !) comme… exemplaire.    

19:55 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

01/03/2011

N’oubliez pas d’aller voter !

 N’oubliez pas d’aller voter

Je me rappelle ces grandes affiches qui décoraient Genève à l’époque pour rappeler aux citoyens que voter est non seulement un droit mais aussi un devoir. A ce niveau là, ça n’a pas changé, nous devons rester conscients du privilège que nous avons de pouvoir voter librement et de pouvoir ainsi choisir non seulement (comme les autres pays démocratiques) nos dirigeants mais aussi (plusieurs fois par année) donner notre accord ou notre veto à des modifications de nos lois, à des initiatives et autres changements constitutionnels. Et ça, c’est unique au monde !

Cela nous permet de répondre à celles et ceux qui se moquent de nous en nous rappelant que nous avons été un des derniers pays démocratiques à donner le droit de vote aux femmes. « Peut-être, mais on est également le seul peuple à qui on a demandé son avis ». C’est ça la démocratie directe, on évolue et on avance mais plus lentement parce que chez nous, il ne suffit pas de promulguer une loi, il faut d’abord convaincre la population.

Prenons à l’inverse, l’exemple de l’abolition de la peine de mort que Mitterrand a peine élu en 1981 a fait voter à son parlement. Les sondages montrent que si la France avait dû attendre que cette idée soit partagée par la majorité de ses habitants, c’est seulement en 1998 soit 17 ans plus tard que cette loi aurait été approuvée par la population.

Ceci dit, à l’heure où les médias populistes triomphent en entraînant dans leurs sillons des partis politiques qui ont, eux aussi, compris que l’exploitation des sentiments étaient aussi vendeurs que porteurs, on peut se poser des questions quant à la sagesse proverbiale du peuple suisse. Alors que cette démocratie directe est pourtant censée ouvrir l’esprit de nos citoyens en l'obligeant à s'intéresser à des sujets pas toujours faciles. Et même si, en tant que suisse romand, on peut regretter le côté conservateur de nos cousins suisses allemands, il faut toutefois admettre que jusqu’il y a peu, les suisses votaient avec une sagesse assez exceptionnelle. L’important est donc que celle-ci perdure et qu’elle ne soit pas, demain, remplacée par des bêtes réactions émotionnelles. C’est pas gagné mais je veux y croire.  

Pour cela, il faut commencer par bien choisir celles et ceux qui demain se trouveront en charge de légiférer et de faire des propositions constructives et bénéfiques pour la population dans son ensemble. Que cela soit avec le «Smartvote», les sites Internet, les blogs, les dossiers et autres émissions spéciales montés par les médias ou encore les différents programmes et présentations que nous trouvons dans nos boîtes aux lettres ces jours, les gens ont, aujourd’hui plus que jamais, les moyens de savoir pour qui et pour quoi ils votent. C’est un indéniablement un plus et c’est la raison qui me fait espérer que, contrairement à ce qu’on nous raconte, cela ne sera pas forcément ceux qui jettent le plus de poudre aux yeux qui l’emporteront.

A condition bien sûr, que vous n’oubliez pas de voter !

08:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |