27/02/2011

mi vert mi libéral

 

- Non, madame ! On n’a rien à voir avec les libéraux, ni avec les verts d’ailleurs, en tout cas officiellement.

 

Vert’libéraux c’est juste la traduction français de « Grünliberale». Il faut savoir que là  bas, de l’autre côté de la barrière de rösti, le parti libéral n’existe pas ou si peu. Du coup, le mot libéral doit être compris dans son sens « primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur le pouvoir du souverain ».

Quand à note côté vert il est basé sur notre conviction qu’il est plus important que tout et donc urgent de tout mettre en œuvre pour sauvegarder « l'ensemble des conditions naturelles et culturelles susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines ». Il en va du monde que nous voulons laisser à nos enfants !

 

Maintenant, si la sauvegarde de l’environnement entre en conflit avec nos principes de liberté, normalement il n’y a pas photo, c’est l’environnement qui devrait l’emporter. Reste à savoir si, le cas échéant, cela sera effectivement comme cela que ça se passera. Je veux croire que oui mais de là à le jurer cracher il y a un pas que je ne franchirais pas.

 

Ceci dit, si les verts sont clairement positionnés à gauche et les libéraux à droite, nous voilà (comme certains nous le reprochent déjà) condamnés à un grand écart qui à la longue risque d’être douloureux. Sauf que je suis personnellement convaincu que le concept gauche-droite est dépassé et que s’il faut absolument séparer les politiciens en deux groupes bien distincts, j’opterais plutôt pour les responsables versus les irresponsables.

 

Par exemple, s’obstiner dans un libéralisme sauvage en misant sur l’autorégulation de l’économie et une consommation en perpétuelle augmentation alors que tout le monde constate que cela ne fait qu’accentuer les disparités économiques et les injustices sociales m’apparaît comme totalement irresponsable. Pas plus, cependant que de prôner une révolution des « bons » démunis contre les «méchants »  nantis. Comme si un «Grand Soir« allait d’un coup de baguette magique, tous nous transformer en hommes et femmes justes, droits, altruistes et pacifiques.

 

Par contre être convaincu qu’il ne faut pas trop compter sur le monde de l’argent et du travail pour se préoccuper du sort des plus faibles (enfants, chômeurs, handicapés, personnes âgées, réfugiés, etc.) m’apparaît au moins aussi responsable que de rester toujours conscient que l’être humain ne peut s’épanouir vraiment qu’en liberté et que, par conséquent toute tentative de brider celle-ci est par avance vouée à l’échec.

 

Résultat, finalement peu importe qu’ils soient de gauche ou de droite, l’important c’est de pouvoir compter sur des politiciens responsables et donc capables de voir un peu plus loin que la prochaine échéance électorale en privilégiant la vision à long terme aux agissements à court terme. 

 

Puisse, demain,  les vert’libéraux être de ceux-là !

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25/02/2011

Trop, c’est comme pas assez !

Je ne sais pas si vous avez vu le dossier consacré à Genève par le magazine Le Point et intitulé :

GENEVE

UNE SANTE INSOLENTE 

Je n’ose pas imaginer les réactions qu’un tel dossier sur la ville de Montréal aurait pu produire. Tous les médias en auraient parlé, le journaliste auteur de l’article aurait été invité sur tous les plateaux de TV et de radio dans le but de lui soutirer quelques compliments supplémentaires, bref ça aurait été le gros « buzz » pendant une semaine. Comme à chaque fois qu’on parle d’eux dans le monde nos amis québécois en auraient fait trop, beaucoup trop.

Alors qu’à Genève, tout le monde s’en fou, Le Point publie un article qui encense notre canton, personne (ou presque) n’en parle. Je veux bien qu’on soit d’une humilité légendaire et que quelque part, à la différence des québécois, on s’en fou de ce que les français peuvent bien penser de nous, mais quand même. Gageons que si cet article avait dit du mal, il s’en serait trouvé quelques uns pour le relever. Toujours est-il que comme à chaque fois qu’on dit du bien de Genève, on n’en fait pas assez, nettement pas assez.

Sauf que trop,  c’est comme pas assez ! C’est malsain !

Pareil pour le nationalisme ; ce n’est pas un hasard si au Québec,  ils vivent en fonction du regard des autres (et en particuliers des français), c’est parce qu’en tant que pays, ils n’existent pas. En effet, dans leur grande majorité les québécois francophones se sentent encore colonisés par les anglophones et en tant que tel ils ne s’identifieront jamais au Canada. Et comme, malheureusement, le Québec nation libre et indépendante n’existe pas, on constate les dérives qu’amène ce pas assez de nationalisme.

Alors que chez nous, le nationalisme semble plus que jamais avoir le vent en poupe. L’UDC ne cesse de nous le marteler, nous sommes tellement les meilleurs qu’il nous faut nous replier sur nous même en ne percevant les autres que comme des dangers potentiels. Hier encore dans la Tribune de Genève, le toujours aussi suffisant Yves Nidegger ne semblait absolument pas enclin à, comme le reste du monde, se réjouir de la liberté retrouvée des peuples nord-africains qui ont vécus des années terribles sous le joug de dictateurs sanguinaires. Non, seule la possible et encore hypothétique arrivée massive de réfugiés en provenance des ces pays semble le préoccuper. D’autant que selon lui, ceux-ci seraient « probablement des prisonniers ». Pardon ? Ca veut dire quoi probablement ?  Soit c’est effectivement des anciens prisonniers et le conseiller national le sait et il peut l’affirmer sans détour. Soit, il n’en sait rien et du coup il s’abstient de laisser croire à la population suisse qu’elle sera, demain, envahie par des brigands.

Sauf que là encore, lorsqu’il est temps de faire peur à la population suisse pour se faire mousser politiquement, l’UDC n’a visiblement pas peur d’en faire trop, beaucoup trop !

Trop c’est comme pas assez, je vous dis ! Malsain mais aussi dangereux !

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22/02/2011

Qualité de vie genevoise : Les Vacances de Février

C’est un ami québécois qui m’a fait la réflexion

-          Mais ils sont où les genevois ? Il n’y a plus personne dans les rues, ne me dis pas qu’ils sont tous en vacances !

-          Et oui mon gars, c’est comme ça ici, les vacances de février c’est sacré. Avant tout le monde partait skier à la montagne, aujourd’hui, les destinations lointaines sont également très prisées. Rien que ce matin, je viens de recevoir 2 messages « Envoyé de mon iPad » de clients dont l’un se trouve « en Asie » et l’autre au Brésil. Même la conseillère d’état en charge de la Police répondait à une interview dimanche soir « en direct de Sion » Qu’est qu’on parie qu’elle était juste descendu de Montana-Crans pour la circonstance ?

 

Tu peux d’ailleurs te rendre dans toutes les stations de ski de Megève à Zermatt en passant par Champéry, Verbier, Nendaz et Anzere et y compter le nombre de plaques genevoises si ça t’amuse mais ça risque de prendre ta semaine…

 

C’est ça Genève ! Durant toute l’année, les gens râlent sur leurs conditions de vie et de travail mais lorsque vient le temps des vacances scolaires c’est le grand exode. Il est vrai que contrairement à vous, en Amérique du nord  qui avez à peine 2 (voir 3 au bout de…  15 ans de boîte) semaines de vacances par année, ici c’est 5 et plus….Du coup, autant se les repartir comme il faut…

 

Ceci dit, que cela soit bien clair, je ne critique et je ne dénonce rien, au contraire, je suis tout heureux de constater que les genevois peuvent partir en vacances. En général le reste de l’année, ils travaillent fort et ces vacances sont donc bien méritées. Qu’ils en profitent à fond !

 

Non, mon propos c’est juste de constater le contraste entre les plaintes incessantes et la fâcheuse tendance chez de plus en plus de genevois à râler pour tout et rien alors que, dans l’ensemble, leurs conditions de vie restent exceptionnelles.  

 

Bien sûr, je suis conscient que certains genevois aimeraient bien, eux aussi, avoir la chance et les moyens de partir en vacances. C’est vrai que tout le monde n’est pas à la même enseigne, loin s’en faut. A Genève également, certaines situations sont dramatiques que cela soit en termes familiaux,  financiers ou encore de chômage. Ces difficultés sont d’autant plus compliquées à vivre que dans une ville aussi riche que Genève, c’est particulièrement malaisé d’être pauvre. D’ailleurs les plus démunis ont bien souvent tendance à se cacher…

 

Il n’en reste pas moins, que, dans l’ensemble, les vacances de février font partie de la fameuse qualité de vie à la genevoise, une qualité de vie qui n’est certes peut-être plus tout à fait ce qu’elle a été mais cela ne justifie pas pour autant toutes les critiques que l’on entend tous azimuts. Parce que pour une ville si mal administrée, pour un canton en décrépitude, pour une société où « tout fou le camp », etc. etc. je trouve qu’on n’y vit pas si mal non ?

 

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20/02/2011

Plaisirs de Campagne

 

Ca bouge, c’est vivant, on y voit du monde, on rencontre plein de  gens différents, on apprend à connaître nos adversaires, on retrouve des vieilles connaissances, un jour on pense qu’on y arrivera jamais, le lendemain, dopé par les réactions, on y croit à nouveau.  En tout cas une chose est certaine, c’est hyper sympa de faire campagne.  

Un ami, ex député PDC, auquel je tenais ces propos, m’a répondu.  « Ben ouais, c’est comme au foot, si on n’aime pas les matchs, cela ne vaut pas la peine de s’entraîner »

Je ne sais pas si la comparaison tient la route ni si, en admettant que je sois élu le 13 mars prochain, les tâches et les devoirs d’un conseiller municipal me plairont tout autant, mais c’est vrai qu’à ce jour j’ai déjà un plaisir fou à être candidat.

 

Bon, nous sommes un nouveau parti et en tant que tel, personne n’a (encore) de critique sur nos actions à formuler. C’est vrai que ça aide ! Toujours est-il que l’accueil que nous recevons de la part de la population est tout simplement merveilleux. La plupart des gens nous félicitent, certains nous disent même qu’ils nous attendaient depuis longtemps, quant à celles et ceux qui visiblement ne glisseront pas un bulletin « vert’libéraux » dans l’urne, tous restent courtois voir curieux.

 

Sans compter que notre idée de distribuer un marque page plutôt qu’un tract correspond non seulement à nos convictions (c’est un présent utile et recyclable) mais cela permet également de toucher tout le monde.

-         Mais je ne vote pas

-         Mais je n’habite pas à Genève

-         Mais je vote pour les (autres) Verts depuis toujours

-    La politique ne m’intéresse pas….

-         Tant pis pour nous,  mais vous lisez non ?  Alors gardez-le, un signet ça peut toujours servir !  

 

Même nos affiches font un carton, d’un beau vert pétant avec un slogan aussi court que porteur :

 

VERT'LIBERAUX 

CREATEURS

 DE QUALITE DE VIE

 

Bon, cela ne véhicule peut-être pas l’humilité qui, j’espère, sera aussi l’une des marques de fabrique de notre parti, mais on est en campagne non ? Il faut bien se vendre.  Déjà que nous n’avons pas les mêmes moyens que nos adversaires, essayons de nous distinguer par la qualité de ceux-ci.

 

Enfin  pourquoi cacher le plaisir que, du Marché de Rive, à la Place du Molard en passant par Eaux-Vives 2000 et la Migros de Florissant, j’ai à retrouver des anciennes connaissances et à me faire de nouvelles relations ?  Que cela soit ma « vieille » copine de classe que des années de lutte socialiste  n’ont ni rassasiée ni flétrie, le D.J. (d’extrême gauche !) qui nous faisait danser lors des folles nuits des Marecottes, ou encore cet entrepreneur (UDC) dont le dévouement pour la vie associative de notre ville parvient presque à compenser tout le mal que je pense de l’idéologie de son parti, sans oublier, bien entendu, mes si sympathiques et ô combien brillants colistiers. Tous nous nous retrouvons sur les trottoirs de Genève pour partager notre goût pour la vie publique.

 

Et si demain, on risque bien de se crêper le chignon sur notre vision de Genève et sur les moyens nécessaires pour offrir à nos enfants un cadre de vie aussi agréable que celui que nous avons connu, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, on est tous logés à la même enseigne… à la merci de l’opinion publique et de ses choix qu’on espère… éclairés.

 

Profitons-en alors  pour prendre le temps de nous écouter tout en appréciant ces moment magiques, au contact des genevois, que nous offre cette campagne électorale !

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16/02/2011

Qualité de vie genevoise : Accès à la propriété

L’autre soir, quelques amis se plaignaient en se rappelant du bon vieux temps lorsque notre pouvoir d’achat était nettement plus important et quand, avant l’avènement de l’euro,  notre franc suisse nous permettait d’être les rois d’Europe. Je me suis alors permis de leur faire remarquer qui si oui, nos conditions de vie ne sont plus tout à fait les mêmes, elles restent dans l’ensemble exceptionnelles. Par ailleurs nous devons rester conscients que la folie financière des années 80 était unique et que nombreux sont nos voisins européens qui auraient voulus être aussi favorisés.  

Et c’est là qu’une amie ma gentiment fait remarquer que s’il est vrai que les lyonnais et autres berlinois (par exemple) de notre âge n’ont peut-être jamais bénéficié de telles rémunérations, aujourd’hui, contrairement à nous, ils sont, dans leur grande majorité, propriétaires de leur appartement.

C’est tellement vrai et ça m’arrache le cœur !

Il faut dire que je fais partie de ceux qui considèrent que posséder son logement est une Liberté fondamentale. 

Voilà pourquoi, je crois qu’il est grand temps que la population en général et la classe moyenne en particulier soit, à Genève aussi, enfin en mesure de posséder son propre logement. Quitte à sortir des milliers de francs pour se loger autant que ceux-ci servent à payer des intérêts hypothécaires, non ? Sauf que ni la droite (milieux immobiliers) ni la gauche (ASLOCA) ne semblent très motivés à faire bouger les choses.  Les uns comme les autres semblent  se satisfaire de la situation actuelle, tant elle permet des profits d’un côté et un véritable tremplin politique de l’autre.

Ce qui est certain c’est qu’à partir du moment où des gens du monde entier rêvent de venir habiter parmi nous, les prix du marché sont actuellement inabordables pour la grande majorité des genevois. Même que nous courrons le risque, comme à Paris il y a quelques années, de voir la classe moyenne contrainte de s’exiler en banlieue.  

C’est justement ce qu’il faut éviter en tentant de déterminer le juste milieu entre l’expansion économique nécessaire à notre ville et le droit des genevois à pouvoir  habiter et faire vivre leur ville. Le défit est aussi monumental que les intérêts en jeux sont imposants. Cela prend donc la participation de tout le monde, à commencer, peut-être, par celle des banques. Une diminution du pourcentage des fonds propres nécessaires à l’achat d’un logement pourrait, en effet, être perçue comme un acte de confiance envers la population genevoise et donner un nouveau départ. 

Et là alors, si chaque camp politique, chaque citoyen, chaque communauté d’intérêts arrivent à aborder le problème en oubliant un moment leurs vieilles rancunes et autres positions dogmatiques, il est évident que des solutions  constructives et acceptables pour tous peuvent être trouvées….

On est en pleine campagne électorale, on a le droit de rêver un peu non ?

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13/02/2011

Qualité de vie genevoise : L’intégration

Sans même nous comparer à nos voisins français qui sont encore à se demander pourquoi les générations successives d’immigrés ne se sentent toujours pas les bienvenus dans leur pays, nous pouvons en tant que genevois, être particulièrement fiers de l’intégration de nos immigrants.

 

Que cela soit les fils ou les filles d’italiens et d’espagnols avec lesquelles j’allais à l’école ou encore les portugais qui sont arrivés plus tard, la grande majorité d’entre eux a su tirer profit de nos institutions pour réussir au-delà de l’espérance de leurs parents. Et si aujourd’hui « nos » immigrants proviennent entre autres de l’ex Yougoslavie et d’Amérique du Sud, il n’y a aucune raison de penser que leurs enfants réussiront moins bien que celles et ceux qui les ont précédés. A condition bien sûr que Genève reste la ville ouverte et tolérante que nous connaissons.

 

Pour cela il me parait important de rappeler que  l’immigration reste une aventure qui est loin d’être évidente, en particulier pour la première génération. En effet, même si c’est souvent une décision réfléchie et assumée, c’est généralement pour des raisons économiques et/ou politiques que des hommes et des femmes doivent s’arracher à leurs racines, à leur famille et donc à leur culture. Quoi qu’ils fassent, quelques que soient leurs attitudes, ces immigrants de la première génération ne pourront pas s’empêcher de comparer, de regretter et surtout de se sentir étrangers dans un pays qui ne sera jamais le leur.  

 

Mais leurs enfants !

 

Quelques années d’école suffisent à en faire de vrais genevois. Ne serait-ce que parce qu’ils possèdent cette volonté inhérente à celles et ceux qui ont  une revanche à prendre sur le destin. En effet, les sacrifices consentis par leurs parents obligés de  trimer plus que de raison pour  leur offrir de quoi se  nourrir et se vêtir « comme les autres » poussent bien souvent « nos » secundos à en vouloir plus, à étudier plus, à travailler plus  et donc à… gagner plus. Résultat, quant ils n’ont pas choisis de faire carrière dans la banque ou l’horlogerie, c’est à des hauts postes de fonctionnaires qu’on les retrouvent. Sans parler des entreprises qu’ils n’hésitent pas acheter ou à fonder en prenant des risques motivés par une soif de réussir parfois presque émouvante. Ce faisant, ils contribuent par leur apport à faire fonctionner l’économie mais aussi à donner à Genève cette touche multiculturelle qui fait le charme de notre cité.

 

Voilà pourquoi, avec les vert’libéraux, nous voulons nous battre pour perpétuer cet aspect de Genève qui contribue à la  qualité de vie extraordinaire  de notre ville. Nous voulons, en effet, que Genève soit encore longtemps cette ville internationale et ouverte sur le monde où celles et ceux qui parviennent à s’y installer s’y trouvent aussi bien accueillis qu’en mesure d’y prospérer…

 

 

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11/02/2011

Sécurité = Attention aux charlatans !

De retour d’un petit séjour à Barcelone, ville réputée dangereuse entre toutes, je ne peux m’empêcher d’avoir de la  peine à prendre au sérieux les différentes  « propositions » (le mot est fort) des partis politiques qui ont fait de la sécurité leur cheval de bataille pour les élections municipales. Comme si tous les mécontentements liés à l’insécurité pouvaient être réglés, chacun dans son coin, en quelques mesures plus démagogiques que rationnelles.

D’abord au risque de me fâcher avec certains, je constate que la peur est un sujet particulièrement vendeur sur lequel tant les partis que les médias populistes se font mousser. Je veux bien admettre que l’insécurité a effectivement augmenté dans notre ville  mais il est vrai également qu’avant les vols et autres brigandages se retrouvaient dans la rubrique des chiens écrasés alors qu’aujourd’hui ces mêmes méfaits font (bien trop souvent hélas) la une couleur des tabloïds. Comment s’étonner après cela que les gens aient peur ?  

Ensuite, même si cet aspect énerve les uns et fâche les autres, j’ai bien peur qu’il faille admettre que ce qui se passe dans les grandes villes de la planète soit, quelque part, à considérer comme une fatalité. Je sais ce mot choque mais à moins de prôner (comme certains) un isolement complet accompagné d’un réveil des nationalismes belliqueux et racistes dans une Europe à nouveau divisée, il est clair qu’avec la différence toujours croissante entre les régions qui s’enrichissent et celles qui sont de plus en plus pauvres, les villes les mieux nanties vont continuer à attirer leur lot de mal lotis prêts à tout pour survivre. Est-ce que ce cela justifie pour autant  qu’un citoyen genevois se fasse vandaliser par des voyous aussi pauvres et ostracisés soient-ils. Evidemment que non ! Sauf que, que cela nous plaise ou non, c’est ça aussi la réalité de la planète mondialisée sur laquelle nous vivons. 

Doit-on pour autant hurler avec les loups ou encore courber l’échine face à des problèmes qui nous dépassent ? Bien sûr que non, mais à condition d’être lucide et conscient que ce n’est pas avec des slogans qu’on fera bouger les choses. Ces problèmes d’insécurité, relativement nouveaux pour nous, sont connus depuis bien longtemps par le reste du monde et s’il y avait une solution miracle cela ce saurait. D’autant que dans l’ensemble, à Genève comme ailleurs, les lois existent, les forces de polices sont formées et compétentes et les politiques sont (pour le moins !) conscients du problème.

Du coup, on se demande si la manière la plus pragmatique d’aborder l’insécurité ne consiste pas à d’abord garder son sang froid puis à procéder, en toute transparence, à des choix éclairés en termes de priorité.  A partir du moment où lorsque vous arrivez tant bien que mal à sortir un malfaiteur par la porte, il y en a deux qui entrent par la fenêtre, ne faut-il pas, en effet, se concentrer sur ceux qui sont les plus dangereux ? Ne devons nous pas protéger en priorité nos enfants et nos anciens ? Certains combats ne sont –ils pas perdus d’avance ? D’autres ne sont-ils pas devenus complètement passé date, pour ne pas dire ringards ? La sécurité de nos concitoyens mérite t’elle que d’autres actions de police, par ailleurs plus rentables, soient sacrifiées ? etc. etc.

Oser poser ce genre de question en misant sur les lois et autres interdits existants et en admettant qu’il n’y a pas forcément de solution locale à un problème global n’est-ce pas là une approche un tant soit peu plus réaliste que les déclarations fracassantes qui surgissent d’un peu partout en ces temps de campagne électorale ?

Même si ce n’est pas très tendance, je veux y croire !

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01/02/2011

Mais où sont les femmes ?

Mais où sont les femmes ?

Elles ne sont en tout cas pas sur la liste no 7 des vert-libéraux en Ville de Genève. Ce n’est pourtant pas faute de les aimer et encore moins d’en avoir cherché. Malheureusement, soit elles étaient un petit peu trop à gauche pour avoir envie de se battre pour des verts de centre droite, soit elles n’avaient pas assez de temps à consacrer à la politique, soit elles étaient intéressées mais pas encore prêtes. Certaines nous ont, toutefois, promis d’être présentes pour les élections au grand conseil dans 2 ans. Ouf !

Quoi qu’il en soit, l’absence de charme féminin au milieu de notre équipe de gars a bel et bien été la première chose relevée par les médias à l’annonce des candidatures. Avec  «l’absence de stars » également.

L’absence de qui ? de quoi ?

Apparemment à l’heure où la politique est devenue un spectacle, il semble effectivement qu’il soit devenu plus  « tendance » de présenter des gens médiatiquement reconnus plutôt que des personnes moins « célèbres » mais compétentes. Il est vrai qu’en regardant les retransmissions télévisées du Grand Conseil ou du Conseil Municipal, on réalise vite que ces plénières sont devenues un véritable « show télévisé » avec les résultats qu’on peut imaginer.

Mais revenons plutôt aux femmes, enfin à celles qui demain nous rejoindrons et surtout à celles qui voudraient bien voter pour un nouveau parti alliant l’écologie avec l’économie mais pour lesquelles l’absence de femmes sur notre liste pourrait être rédhibitoire.

Je vous comprends,  Mesdames, et je vous demande sincèrement pardon pour cette véritable faute de goût. Sachez toutefois que c’est à cause d’une femme que j’ai eu envie de rejoindre les vert’ libéraux. En effet, une des têtes pensante de notre mouvement en suisse romande se trouve être la médiatique mais ô combien brillante Isabelle Chevalley. C’est en tombant sur une interview d’elle un dimanche soir à la télévision que je me suis dit : «Woaw enfin une personnalité politique dont le discours, l’humilité et la clairvoyance me parlent ». Du coup, j’ai tapé son nom sur « Google », je suis tombé sur son blog http://ichevalley.blog.24heures.ch/ et voilà, je venais de trouver le parti pragmatique, lucide et progressiste que je cherchais depuis longtemps. 

C’est vous dire, Mesdames, si les vert’ libéraux sont tout sauf un repère de vieux machos et si l’absence de femmes sur notre liste n’est finalement due qu’à notre jeunesse (les verts libéraux ont été fondés le 29 septembre 2010).  

On fera nettement mieux la prochaine fois ! Promis !

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