20/02/2011

Plaisirs de Campagne

 

Ca bouge, c’est vivant, on y voit du monde, on rencontre plein de  gens différents, on apprend à connaître nos adversaires, on retrouve des vieilles connaissances, un jour on pense qu’on y arrivera jamais, le lendemain, dopé par les réactions, on y croit à nouveau.  En tout cas une chose est certaine, c’est hyper sympa de faire campagne.  

Un ami, ex député PDC, auquel je tenais ces propos, m’a répondu.  « Ben ouais, c’est comme au foot, si on n’aime pas les matchs, cela ne vaut pas la peine de s’entraîner »

Je ne sais pas si la comparaison tient la route ni si, en admettant que je sois élu le 13 mars prochain, les tâches et les devoirs d’un conseiller municipal me plairont tout autant, mais c’est vrai qu’à ce jour j’ai déjà un plaisir fou à être candidat.

 

Bon, nous sommes un nouveau parti et en tant que tel, personne n’a (encore) de critique sur nos actions à formuler. C’est vrai que ça aide ! Toujours est-il que l’accueil que nous recevons de la part de la population est tout simplement merveilleux. La plupart des gens nous félicitent, certains nous disent même qu’ils nous attendaient depuis longtemps, quant à celles et ceux qui visiblement ne glisseront pas un bulletin « vert’libéraux » dans l’urne, tous restent courtois voir curieux.

 

Sans compter que notre idée de distribuer un marque page plutôt qu’un tract correspond non seulement à nos convictions (c’est un présent utile et recyclable) mais cela permet également de toucher tout le monde.

-         Mais je ne vote pas

-         Mais je n’habite pas à Genève

-         Mais je vote pour les (autres) Verts depuis toujours

-    La politique ne m’intéresse pas….

-         Tant pis pour nous,  mais vous lisez non ?  Alors gardez-le, un signet ça peut toujours servir !  

 

Même nos affiches font un carton, d’un beau vert pétant avec un slogan aussi court que porteur :

 

VERT'LIBERAUX 

CREATEURS

 DE QUALITE DE VIE

 

Bon, cela ne véhicule peut-être pas l’humilité qui, j’espère, sera aussi l’une des marques de fabrique de notre parti, mais on est en campagne non ? Il faut bien se vendre.  Déjà que nous n’avons pas les mêmes moyens que nos adversaires, essayons de nous distinguer par la qualité de ceux-ci.

 

Enfin  pourquoi cacher le plaisir que, du Marché de Rive, à la Place du Molard en passant par Eaux-Vives 2000 et la Migros de Florissant, j’ai à retrouver des anciennes connaissances et à me faire de nouvelles relations ?  Que cela soit ma « vieille » copine de classe que des années de lutte socialiste  n’ont ni rassasiée ni flétrie, le D.J. (d’extrême gauche !) qui nous faisait danser lors des folles nuits des Marecottes, ou encore cet entrepreneur (UDC) dont le dévouement pour la vie associative de notre ville parvient presque à compenser tout le mal que je pense de l’idéologie de son parti, sans oublier, bien entendu, mes si sympathiques et ô combien brillants colistiers. Tous nous nous retrouvons sur les trottoirs de Genève pour partager notre goût pour la vie publique.

 

Et si demain, on risque bien de se crêper le chignon sur notre vision de Genève et sur les moyens nécessaires pour offrir à nos enfants un cadre de vie aussi agréable que celui que nous avons connu, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, on est tous logés à la même enseigne… à la merci de l’opinion publique et de ses choix qu’on espère… éclairés.

 

Profitons-en alors  pour prendre le temps de nous écouter tout en appréciant ces moment magiques, au contact des genevois, que nous offre cette campagne électorale !

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Commentaires

Une campagne , c'est vrai , c'est aussi de revoir des vieux potes , même dans un autre bord politique, mais c'est bien les même sujets nous tracasses tous...
C'est pour cela qu'après la dérive des politiciens au grand gabarit de BlaBla,et, sans réalisations efficace pour le peuple.
Les genevoises et genevois ont pour cette élection, la possibilité dans les listes de gauche et adverse, de faire la différence entre des gens engagé pour discuter avec l'opposé pour trouvé le dialogue du présent et mettre en place une politique général réaliste...pour une ville Saine

Amitiés camarades B.PH.M.

Écrit par : michel-philemon Bissig | 20/02/2011

Et bien bon courage, y'a du boulot et du pain sur la planche!

Qui parle de "Qualité de vie" doit aborder le problème de la délinquence, à Genève, c'est un fléau, qui ne peut aller qu'en augmentant, alors retroussez vous les manches!

Écrit par : dominiquedegoumois | 20/02/2011

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