16/02/2011

Qualité de vie genevoise : Accès à la propriété

L’autre soir, quelques amis se plaignaient en se rappelant du bon vieux temps lorsque notre pouvoir d’achat était nettement plus important et quand, avant l’avènement de l’euro,  notre franc suisse nous permettait d’être les rois d’Europe. Je me suis alors permis de leur faire remarquer qui si oui, nos conditions de vie ne sont plus tout à fait les mêmes, elles restent dans l’ensemble exceptionnelles. Par ailleurs nous devons rester conscients que la folie financière des années 80 était unique et que nombreux sont nos voisins européens qui auraient voulus être aussi favorisés.  

Et c’est là qu’une amie ma gentiment fait remarquer que s’il est vrai que les lyonnais et autres berlinois (par exemple) de notre âge n’ont peut-être jamais bénéficié de telles rémunérations, aujourd’hui, contrairement à nous, ils sont, dans leur grande majorité, propriétaires de leur appartement.

C’est tellement vrai et ça m’arrache le cœur !

Il faut dire que je fais partie de ceux qui considèrent que posséder son logement est une Liberté fondamentale. 

Voilà pourquoi, je crois qu’il est grand temps que la population en général et la classe moyenne en particulier soit, à Genève aussi, enfin en mesure de posséder son propre logement. Quitte à sortir des milliers de francs pour se loger autant que ceux-ci servent à payer des intérêts hypothécaires, non ? Sauf que ni la droite (milieux immobiliers) ni la gauche (ASLOCA) ne semblent très motivés à faire bouger les choses.  Les uns comme les autres semblent  se satisfaire de la situation actuelle, tant elle permet des profits d’un côté et un véritable tremplin politique de l’autre.

Ce qui est certain c’est qu’à partir du moment où des gens du monde entier rêvent de venir habiter parmi nous, les prix du marché sont actuellement inabordables pour la grande majorité des genevois. Même que nous courrons le risque, comme à Paris il y a quelques années, de voir la classe moyenne contrainte de s’exiler en banlieue.  

C’est justement ce qu’il faut éviter en tentant de déterminer le juste milieu entre l’expansion économique nécessaire à notre ville et le droit des genevois à pouvoir  habiter et faire vivre leur ville. Le défit est aussi monumental que les intérêts en jeux sont imposants. Cela prend donc la participation de tout le monde, à commencer, peut-être, par celle des banques. Une diminution du pourcentage des fonds propres nécessaires à l’achat d’un logement pourrait, en effet, être perçue comme un acte de confiance envers la population genevoise et donner un nouveau départ. 

Et là alors, si chaque camp politique, chaque citoyen, chaque communauté d’intérêts arrivent à aborder le problème en oubliant un moment leurs vieilles rancunes et autres positions dogmatiques, il est évident que des solutions  constructives et acceptables pour tous peuvent être trouvées….

On est en pleine campagne électorale, on a le droit de rêver un peu non ?

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Commentaires

En voilà des paroles intelligentes ! Je vous signale cependant que Christian Lüscher, avec qui je suis pourtant souvent en désaccord, a déposé au Conseil National un projet de loi visant à modifier la prise en compte fiscale du calcul des intérêts, afin de favoriser l'accession à la propriété. Mais je crois que pour être vraiment efficace, c'est tout le système fiscal helvétique d'imposition sur la fortune qui devrait être réformé.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/02/2011

De plus, ce qui est hallucinant, c'est que tout en n'étant que locataires, les ménages suisses sont parmi les ménages les plus endettés au monde !!!!

J'aimerais savoir sur quoi ils s'endettent, étant donné que nous avons les salaires les plus hauts au monde !

ENCORE UN MYTHE QUI S'ECROULE !

Écrit par : Café | 20/02/2011

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