13/02/2011

Qualité de vie genevoise : L’intégration

Sans même nous comparer à nos voisins français qui sont encore à se demander pourquoi les générations successives d’immigrés ne se sentent toujours pas les bienvenus dans leur pays, nous pouvons en tant que genevois, être particulièrement fiers de l’intégration de nos immigrants.

 

Que cela soit les fils ou les filles d’italiens et d’espagnols avec lesquelles j’allais à l’école ou encore les portugais qui sont arrivés plus tard, la grande majorité d’entre eux a su tirer profit de nos institutions pour réussir au-delà de l’espérance de leurs parents. Et si aujourd’hui « nos » immigrants proviennent entre autres de l’ex Yougoslavie et d’Amérique du Sud, il n’y a aucune raison de penser que leurs enfants réussiront moins bien que celles et ceux qui les ont précédés. A condition bien sûr que Genève reste la ville ouverte et tolérante que nous connaissons.

 

Pour cela il me parait important de rappeler que  l’immigration reste une aventure qui est loin d’être évidente, en particulier pour la première génération. En effet, même si c’est souvent une décision réfléchie et assumée, c’est généralement pour des raisons économiques et/ou politiques que des hommes et des femmes doivent s’arracher à leurs racines, à leur famille et donc à leur culture. Quoi qu’ils fassent, quelques que soient leurs attitudes, ces immigrants de la première génération ne pourront pas s’empêcher de comparer, de regretter et surtout de se sentir étrangers dans un pays qui ne sera jamais le leur.  

 

Mais leurs enfants !

 

Quelques années d’école suffisent à en faire de vrais genevois. Ne serait-ce que parce qu’ils possèdent cette volonté inhérente à celles et ceux qui ont  une revanche à prendre sur le destin. En effet, les sacrifices consentis par leurs parents obligés de  trimer plus que de raison pour  leur offrir de quoi se  nourrir et se vêtir « comme les autres » poussent bien souvent « nos » secundos à en vouloir plus, à étudier plus, à travailler plus  et donc à… gagner plus. Résultat, quant ils n’ont pas choisis de faire carrière dans la banque ou l’horlogerie, c’est à des hauts postes de fonctionnaires qu’on les retrouvent. Sans parler des entreprises qu’ils n’hésitent pas acheter ou à fonder en prenant des risques motivés par une soif de réussir parfois presque émouvante. Ce faisant, ils contribuent par leur apport à faire fonctionner l’économie mais aussi à donner à Genève cette touche multiculturelle qui fait le charme de notre cité.

 

Voilà pourquoi, avec les vert’libéraux, nous voulons nous battre pour perpétuer cet aspect de Genève qui contribue à la  qualité de vie extraordinaire  de notre ville. Nous voulons, en effet, que Genève soit encore longtemps cette ville internationale et ouverte sur le monde où celles et ceux qui parviennent à s’y installer s’y trouvent aussi bien accueillis qu’en mesure d’y prospérer…

 

 

16:37 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

J'ai connu l'arrivée des réfugiés hongrois, les espagnols, les portugais,
les kosovars et autres serbes mais, malheureusement je n'ai pas pu m'assimiler à leur façon de vivre. Navré...

Écrit par : Ivan Skyvol | 14/02/2011

Monsieur le Vert libéral,
par cet article, il me semble que vous reprenez le thème de l'intégration avec un peu de retard. Le PDC l'a déjà approfondi en janvier 2011 par le biais de sa soirée du monde. Voir l'article ci-dessous :
http://loeilsurgeneve.blog.tdg.ch/archive/2011/01/29/michel-chevrolet-une-soiree-du-monde-reussie.html

Écrit par : genevoisrienchanger | 14/02/2011

Vous avez dit"intégration" ? Je vous recommande la visite des blogs de Hani Ramadan et "regards de femmes musulmanes"(voilées) installées en Suisse, et vous saurez comment ces "intégrées" vomissent sur l'Occident!

Par la même occasion, je poste cet article qui en dit encore plus long sur leurs revendications.... ou comment imposer sa loi:


Sura al-Shawk n’a plus le droit de pratiquer le basket à cause de son voile. Elle porte l’affaire devant la justice.

Son histoire a fait couler beaucoup d’encre dans le monde. Il y a un an et demi, la basketteuse lucernoise Sura al-Shawk était interdite de matches par l’association Probasket parce qu’elle refusait d’enlever son voile sur le terrain. Après plusieurs recours auprès de l’association régionale et de Swiss Basketball, elle porte l’affaire devant la justice. «Je suis prête à aller jusqu’au Tribunal fédéral pour garder mon voile», prévient la Suissesse d’origine irakienne.

En début de semaine, son avocat a déposé une plainte contre Probasket auprès du juge de paix de Kriens (LU). «Nous estimons que cette interdiction est une atteinte à la personnalité», lance Daniel Vischer, également conseiller national (Verts/ZH). Le tribunal doit tenter de concilier les deux parties.

Pour l’association sportive, le voile est problématique car il risque de blesser une autre joueuse. Elle se réfère à ses statuts qui interdisent le port d’un foulard sur le terrain. Un règlement que Sura al-Shawk, aujourd’hui âgée de 20 ans, avait signé il y a trois ans lors de l’obtention de sa licence. «A l’époque, je ne portais pas encore le voile, précise-t-elle. J’étais jeune, j’ignorais qu’une telle interdiction pouvait exister en Suisse, puisque d’autres sports, comme le football ou le handball, tolèrent le voile.»

L’étudiante estime que les justifications de son association sont «ridicules». «Une queue-de-cheval peut être bien plus dangereuse, dit-elle. Pour moi, le contexte politique et la peur de l’islam jouent un rôle dans cette affaire. Il y a dix ans, mon foulard n’aurait pas posé de problème.»

Créer une jurisprudence

Son voile n’a d’ailleurs été remarqué qu’après son transfert du club de Buchrain-Ebikon à celui de Lucerne, évoluant en 1e ligue. Après l’interdiction de Probasket, la joueuse avait, une première fois, porté l’affaire devant le Tribunal d’instance de Lucerne pour demander une autorisation provisoire de jouer. La Cour la lui avait refusée. Pour le juge, la plaignante devait d’abord épuiser tous les recours possibles auprès de Probasket et de Swiss Basket avant d’entamer une action judiciaire.

Contactée par le Tages-Anzeiger , Probasket n’a pas souhaité prendre position sur cette nouvelle plainte. De son côté, Swiss Basketball campe sur ses positions: «La situation n’a pas changé depuis les décisions prises par le Tribunal d’instance et notre commission de recours», indique François Stempfel, le directeur.

«Les deux organisations n’ont pas cessé de se renvoyer la balle, déplore Daniel Vischer. Face à ces blocages, il ne nous reste que la voie judiciaire.» Si le juge de paix, qui n’a pas encore fixé l’audience, ne parvient pas à trouver d’accord entre les deux parties, l’avocat ira jusqu’au Tribunal de Lucerne, puis devant les juges cantonaux et même au Tribunal fédéral.

Estimant que le cas de sa cliente n’est pas le seul en Suisse, il espère créer une jurisprudence qui s’appliquerait à tous les clubs de sport. «Il est temps qu’un tribunal dise si la liberté religieuse est plus importante qu’un règlement d’association», affirme-t-il.

En attendant, Sura al-Shawk reste privée de terrain. «Avant, j’allais voir les matches de mon équipe depuis le banc, conclut-elle. Maintenant, ça me fait mal de ne pas pouvoir participer. Alors, j’entraîne une équipe d’enfants. Et ni eux ni leurs parents ne s’offusquent de mon voile .»

Par Nadine Haltiner - Bivouac ID

Source : 24heures.ch

Écrit par : Patoucha | 14/03/2011

Les commentaires sont fermés.