26/01/2011

Les genevois méritent mieux que le MCG (suite & fin)

Oui, je sais, critiquer les partis populistes en général et le MCG en particulier, c’est facile et surtout c’est reproduire bêtement des comportements que, par ailleurs, je dénonce chez les tenants de cette nouvelle vision politique qui semble être à la mode par les temps qui courent.   

Mais, bon, j’ai promis une seconde  partie à mon texte de dimanche et je vais donc tenter d’achever mon propos. Même si,  en cette période de campagne électorale,  je suis conscient qu’il est  plus judicieux de faire des propositions plutôt que de dénoncer ce qui m’irrite chez mes adversaires.

Quoi qu’il en soit, ce que je ne supporte décidément pas avec le populisme, c’est de chercher systématiquement  à caresser l’électeur dans le sens du poil en  jouant sur ses frustrations. 

Pour prendre une image, je ne peux m’empêcher de penser à ces quelques « supporters » qui à chaque défaite du Genève-Servette  (bien  nombreuses cette saison d’ailleurs)  réclament  la tête de l’entraîneur ou encore le renvoi des attaquants vedettes incapables de marquer des buts. Evidemment,  sur le moment la grande majorité des vrais supporters présents et déçus par la défaite ne peuvent qu’abonder voir même renchérir. Sauf que si ça leur fait du bien de passer leurs frustrations sur le dos de quelques boucs émissaires, cette manière d’envisager la suite de la saison  ne résout rien, bien entendu.  

Et bien, c’est exactement comme cela que les partis populistes parviennent à se faire mousser politiquement ; ils arrivent, avec un certain talent il est vrai, à surfer sur les frustrations immédiates ou latentes de la population. Et comme celles-ci ne manquent pas….

Cette approche donne l’impression à la population, qu’enfin, un parti  se préoccupe de ce qui ne tourne pas rond, que celui-ci serait donc suffisamment proche des gens pour comprendre leurs soucis et pour y apporter des solutions.  Ben voyons !

Bien sur, il est permis de  douter des compétences de certains responsables politiques mais de là à remettre en cause leur volonté de corriger la situation, non.  Si  les problèmes persistent,  c’est peut-être parce qu’il n’y a pas de solutions miracles non ?

Alors ok,  tout ne va pas si bien, oui, il y a des irritants et autres problèmes récurrents, oui, il y a sûrement des élites qui n’ont pas beaucoup de considération pour le sort des moins biens nantis, oui la qualité de vie des genevois n’est plus tout à fait ce qu’elle était mais, de grâce, restons sereins, calmes et lucides en évitant de sombrer dans la désignation de boucs émissaires et dans un simplisme manichéen qui nous dressent les uns contre les autres…..  

Les habitants de Genève, ville internationale symbole de Paix et de  Liberté méritent beaucoup, beaucoup mieux que ça !  

19:26 | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | |

23/01/2011

Les genevois méritent mieux que le MCG (première partie)

 

 

 « La faute n’est donc pas au public qui demande des sottises, mais à ceux qui ne savent pas lui servir autre chose » Miguel De Cervantès – Don Quichotte

 

 

Si cette petite phrase devrait être encadrée et affichée derrière chaque bureau de rédacteur en chef, producteur de programme TV et autres dirigeants de médias c’est, aujourd’hui, des partis populistes dont je veux parler.

 

En effet, un jour après l’annonce de la présence de 161 candidats MCG aux élections municipales, j’ai été surpris d’apprendre hier au téléjournal que cela faisait déjà 20 que la Lega dei Ticinesi  sévissait au Tessin. Le charisme de ses dirigeants, le populisme affiché et assumé ainsi que la prétention de représenter à eux seul la voix du peuple face aux compromissions du monde politique étant quasi identiques, je me suis rendu compte qu’on n’était pas sorti de l’auberge.

 

Il est vrai cependant que c’est au pied du mur qu’on voit le maçon, tant qu’il s’agira de dénoncer, montrer du doigt et mépriser la classe politique dans son ensemble, on peut compter sur la fougue du MCG. Le jour où il faudra gouverner en fonction des intérêts de la société dans son ensemble, il se pourrait bien que ce mouvement affiche ses cruelles limites.

 

Parce qu’au risque de surprendre les disciples du leader maximo du MCG, il faut quand même bien réaliser que nous vivons dans un monde particulièrement complexe où personne n’a jamais complètement raison, ni complètement tort. Du coup, cela devient extrêmement difficile de savoir quelle est la bonne décision à prendre, qui a la meilleure compréhension du problème et surtout quel choix sera le plus constructif à  long terme. Et oui, c’est ça la politique, ce n’est pas juste vociférer « tous pourris «  dans son coin avec ses petits camarades.

 

Quoi qu’il en soit, prenons un souci parmi tant d’autres. Tiens les frontaliers… par exemple !!

 

-         Comment ne pas être en accord avec le salarié genevois furax et angoissé de voir ses collègues  plus âgés et/ou mieux payés que lui se faire licencier les uns après les autres pour être remplacés par des français prêts à travailler pour un salaire  proche de celui des… apprentis ?  

-         Peut-on pour autant condamner l’employé français compétent qui, désespéré de n’avoir toujours pas trouvé d’emploi dans son pays,  tente sa chance chez nous et, parce qu’il ne demande finalement qu’à travailler, se fait engager à des conditions qui, chez lui, sont acceptables ?

-         Enfin, ne pouvons-nous pas comprendre l’employeur confronté (entres autres) à une concurrence effrénée dans un monde globalisé ainsi qu’à la pression de ses actionnaires, qui estime qu’il vaut mieux diminuer sa charge salariale ici plutôt que de devoir se délocaliser pour aller produire en… Chine ?

 

Qui a tort ? Qui a raison ? En fonction de qui nous sommes, d’où nous venons, de notre emploi,  de nos  revenus, de notre culture, de nos convictions, etc. etc. nous aurons tous un avis différent.  Mais, ce qui est incontestable c’est que le problème n’est pas simple. Peut-on alors se contenter de « réponses » simplistes ?

 

 

A suivre ….

14:04 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

20/01/2011

La carotte plutôt que le bâton

Hier en discutant  avec un spécialiste en développement durable et optimisation énergétique et alors qu'il tentait de vendre l'idée à une petite commune vaudoise de devenir à son tour une « cité de l'énergie », je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander ce que cela pouvait apporter à cette municipalité en dehors d'une belle pancarte à l'entrée du village pour signaler que celui-ci est était dorénavant une "cité de l'énergie".  Woaw !

Ca en jette peut-être et c'est vrai que cela peut également signifier à terme (et à condition d'investir les montants nécessaires pour rencontrer les normes requises) une diminution de la facture énergétique.

-      Mais en dehors de ça, vous n'avez pas une petite carotte en guise d’incitation ?

Non, il n'avait rien à part son beau discours bien rôdé. Je suis un peu méchant, mais c'est vrai qu'il ne faut pas rêver, seules des incitations peuvent pousser des gens à adopter des nouvelles normes et autre comportements visant au développement durable. D'ailleurs, ce n’est pas un hasard si, depuis que les travaux d’isolation des bâtiments et de remplacement des fenêtres sont subventionnés par la fameuse taxe sur l'énergie, les entreprises spécialisées ne savent plus où donner de la tête.

Elles ont presque autant de travail que les entreprises en génie civil à Genève. C’est dire !

Je plaisante mais il est clair que les propriétaires  hier encore réticents à l’idée d’isoler leurs immeubles sont aujourd'hui, grâce à aux incitations proposées,  plus motivés les uns que les autres à envisager des travaux qu'ils savaient d'ailleurs un jour nécessaires. Et ne venez pas me dire que c'est tous des profiteurs, qui ne profiterait pas d’une aide quand elle passe ?  

C'est donc ça (aussi !) qui nous distingue, nous les vert’ libéraux. On est sincèrement convaincu que ce n'est pas en imposant des lois et autres règlements tatillons qu'on arrive à convaincre des entrepreneurs (et/ou des citoyens) à devenir plus responsables au niveau écologique, c’est au contraire, en trouvant les bons moyens pour les inciter. Bien sur ceux-ci ont un coût, mais c’est l’avenir de nos enfants qui est en jeux, non ?    

En d’autres termes, chez les vert’ libéraux, on croit plus à l’utilité de la carotte que du bâton.

Mais, chacun son truc !

 

18:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

16/01/2011

«De toute façon, les politiciens c’est tous des faignasses »

«De toute façon, les politiciens c’est tous des faignasses » « De la politique ou la la, moins j’en sais mieux je me porte »

 

Si dans l’ensemble nous avons été très bien accueillis lorsque, hier matin, nous avons distribué avec l’un de mes colistiers des marques pages («oui madame, vous avez raison, ici on dit des signets !») devant la Migros de l’avenue de Champel,  ces deux remarques  ont retenu mon attention.

 

En effet,  je me suis toujours efforcé de défendre les femmes et hommes politiques contre ces remarques simplistes voulant qu’ils soient aussi incompétents qu’opportunistes. C’est si simple de critiquer lorsqu’on ne fait rien. Alors que selon moi,  ces personnes qui ont décidé de donner de leur temps et de leur énergie pour prendre en charge les affaires publiques, méritent au contraire toute notre admiration.

 

Il m’arrive du coup d’aller, de temps en temps, me frotter aux commentateurs anonymes qui réagissent aux articles de la Tribune de Genève sur la politique. Que ne faut-il pas lire en effet ? Sans parler des insultes bêtes et méchantes et du rejet primaire et systématique de toute action politique, nombreuses sont les critiques basées uniquement sur les orientations des politiciens qui ont eu le mérite de faire une proposition.

 

Bien sûr, il y a dans tous les partis des hommes (mais aussi quelques femmes) qui ne se battent que pour leur propre carrière et qui sont prêts à tout pour exister, mais dans l’ensemble les militants sont des gens bien intentionnés et altruistes prêts à beaucoup de sacrifice pour faire avancer ce qu’ils pensent être bon pour la société. Même si, ne nous leurrons pas, certains s’engagent juste pour  défendre les intérêts économiques d’un lobby ou encore d’un groupe d’intérêt.

 

Quoi qu’il en soit, à l’image du football, pour quelques-uns qui arrivent au sommet, il n’y a que très peu d’élus par rapport au nombre d’appelés. Et si, effectivement le pouvoir rend fou, notre pays avec son système de partage du pouvoir exécutif nous met (plus ou moins, il est vrai) à l’abri d’abus de pouvoir délirants comme on peut en voir ailleurs.

 

Toujours est-il que j’ai toujours eu beaucoup de respect et même de l’admiration pour les hommes et femmes politiques quels qu’ils soient. Leur engagement, le nombre d’heures qu’ils y passent, leur énergie, leurs investissements, leur sincérité, leurs sacrifices, etc. etc. méritent toute notre considération.

 

Malheureusement, il semble qu’une nouvelle race de politiciens soit en train de voir le jour, celle de ces personnes (suivez mon regard !) qui semblent avoir d’abord et surtout une revanche à prendre contre la société. Pour cela ils n’hésitent pas à, eux aussi, critiquer bêtement la politique en place mais aussi à désigner des coupables qui seraient, selon eux, la cause de tous nos maux. Eux aussi s’impliquent personnellement, sauf qu’en se contentant de dénoncer, d’insulter et de mépriser les autres politiciens, non seulement ils n’apportent rien de constructif mais surtout ils contribuent à forger une image désastreuse des femmes et des hommes qui ont eu le courage, la générosité et la force de s’investir. Et Dieu sait s’ils ne le méritent pas !    

11:34 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

12/01/2011

A l’abruti qui, hier matin, m’a balancé son paquet de cigarettes

A l’abruti qui, hier matin, m’a balancé son paquet de cigarettes

vide au visage depuis sa grosse voiture.

Monsieur,

Je sais le sens civil et le respect de notre environnement ne sont pas forcément des notions très répandues par les temps qui courent. Tous les concierges qui ramassent les détritus qui n’ont pas été jetés dans les poubelles prévues à cet effet pourront vous le confirmer, il semble qu’à partir du moment où quelqu’un est payé pour nettoyer, il est jugé plus simple pour beaucoup de tout balancer par terre. C’est regrettable mais c’est comme ça et dans le privé il me paraît difficile d’y remédier.

Mais dans la rue ?  

On parle ici de domaine public et donc de fonctionnaires payés par vos impôts pour ramasser vos ordures. Est-ce que pour autant que vous devez en abuser ? D’autant que je ne serai pas surpris que vous soyez du genre à vous plaindre d’être trop taxé. Sauf que tant que des gens comme vous se comporteront comme des rustres sans égard pour les autres, les frais de fonctionnement de la ville continueront à croitre. Est-ce vraiment cela que vous voulez !

Je sais vous allez me répondre qu’avec les impôts que vous payez, c’est encore la moindre des choses qu’il y ait des personnes pour ramasser vos détritus. Vous avez le droit de le penser, sauf que ce comportement est non seulement totalement irrespectueux mais également déplorable.

En effet, en vous reposant sur celles et ceux qui  remédient à votre incivilité, vous vous transformez en assisté. Ce faisant,  vous participez à contraindre notre société à devoir de plus en plus compter sur l’Etat pour fonctionner correctement. Ne vous étonnez donc pas si ce même Etat en arrive à nous considérer comme de moins en moins responsables  et qu’»il » nous  impose, par conséquent, sans cesse des nouvelles lois,  règlements, fonctionnaires et autres chicanes administratives qui finissent par couter très cher.

Et voyez vous, en fonction de la grosseur de votre 4x4, j’ai de la peine à imaginer que cela coïncide vraiment avec vos convictions. Ce qu’il y a de certains c’est que cela ne correspond pas du tout aux miennes et votre comportement m’est insupportable.  

Voilà, c’est dit, je vous souhaite donc plein d’amendes d’ordre, cela participera au moins aux frais de l’Etat, à défaut de vous éduquer…

15:43 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

10/01/2011

Pourquoi vert, pourquoi libéral ?

Hier matin j’ai croisé une copine au toujours si sympathique marché du dimanche sur la plaine de Plainpalais. Après avoir partagé quelques « churros «  et un café, on en est arrivé à parler de la campagne électorale qui débute.

-      Vous les verts libéraux vous vous dites verts parce que c’est la mode mais vous êtes surtout et d’abord des libéraux

-       C’est marrant que tu me dises ça parce que hier matin alors qu’on distribuait nos marques pages devant la Coop de Florissant il y a une dame qui m’a dit exactement le contraire « Les verts libéraux, j’y crois pas, vous vous dites libéraux mais vous êtes surtout des verts non ? »

Du coup, j’ai envie de préciser comment je comprends les verts libéraux. Cela n’engage que moi, non pas parce qu’en tant que candidat au conseil municipal de la ville de Genève, je n’ose pas parler au nom du parti. C’est juste que celui-ci est tout nouveau, c’est les membres du comité plus quelques autres qui ont écrit en toute liberté ses lignes directrices http://www.ge.vertliberaux.ch et que ce parti est donc un « work in progress ». C’est ses futurs élus et ses membres actuels et à venir qui le transformeront peu à peu en ce qu’il doit être. A l’heure qu’il est, en dehors peut-être de notre refus du nucléaire et du dogmatisme rien n’est vraiment coulé dans le béton et c’est cela qui me plait d’ailleurs.  

Toujours est-il que si je partage dans l’ensemble les préoccupations des verts et autres mouvements  environnementaux par rapport aux véritables défis évoqués (mais non résolus) lors des sommets de Kyoto, Göteborg et Cancun et si je milite pour le développement durable ainsi que pour toutes les mesures qui permettront de laisser aux générations future une planète viable, je refuse la vision trop souvent manichéenne voulant qu’il faut absolument désigner des méchants coupables.  

Cette approche me semble en effet un peu simpliste car si je crois au principe du « pollueur-payeur » je suis également conscient que dans un monde mondialisé, une entreprise condamnée dans un pays pour non respect des directives environnementales aura toujours la possibilité d’aller s’installer ailleurs, là où ces normes sont plus souples ou encore ou carrément inexistantes. Par ailleurs, pointer du doigt les pays émergents qui se développent sans trop se soucier de l’environnement c’est quelque part oublier que, nous non plus, nous n’avons pas toujours tenu compte des impacts de notre agissement sur l’environnement lorsqu’il s’agissait de transformer nos industries et de construire pour les générations issues du « baby boom ». Nous ne sommes, par conséquent, pas en mesure de juger et encore moins d’interdire.

Enfin, il me parait difficile de contester que  c’est encore le système capitaliste qui correspond le mieux aux aspirations et au besoin de libertés des être humains que nous sommes. Ce système est donc à dompter, à adapter mais en tout cas pas à rejeter bêtement.    

Ceci dit, c’est parce que je suis convaincu qu’en cas de conflit d’intérêt entre les réalités économiques et l’urgence de protéger notre planète, c’est cette dernière option qui doit être choisie que je me sens pas vraiment un libéral. Peut-être aussi parce que s’il faut absolument représenter des lobbys, cela sera ceux des « entreprises vertes » et autre « cleantech » qui auront ma faveur.

Alors oui, les préoccupations et les soucis environnementaux sont prioritaires par rapport à toute autre approche, mais de là à vouloir confier la résolution de ces derniers à un état tout puissant qui imposerait ses règles et ses fonctionnaires pour les faire respecter, il y a un pas que et je ne suis vraiment pas certain qu’il faille le franchir…..   

 

13:53 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |

09/01/2011

La désignation d'un ennemi comme outil politique

Il en est des islamistes comme des anti-musulmans primaires et autres fondamentalistes chrétiens voir même laïques, tous se distinguent par leur refus de se remettre en question. En effet, en permettant aux doutes de s’immiscer dans leur esprit, ils sont convaincus d’ouvrir la porte à ce qu’ils dénoncent justement chez les autres, le relativisme.

 

Je pensais à cela en lisant (sur un blog)  la réponse d’un intervenant qui me reprochait mon manque de lucidité quand je tentais d’expliquer que la peur et plus particulièrement la peur de l’étranger était le  véritable fond de commerce des partis et autres médias populistes. Selon ce monsieur (qui pour une fois sur un tel sujet était poli et respectueux), en fermant les yeux sur les actes des islamistes je faisais partie de cette clique de gens qui refusent d’accepter la réalité.

 

Sauf que mon propos traitait des étrangers et qu’une fois de plus c’est les islamistes qui ont été  mis en exergue par mon contradicteur. Cela démontre bien, à mon avis, ce besoin latent de bouc émissaire qu’on retrouve dans toutes les sociétés lorsque le moment est venu de faire face à ses propres limites, angoisses et frustrations. Le procédé est connu et si on sait où cela nous a conduit avec la peur du juif dans la première moitié du 20ème siècle, on se rappelle également que durant la deuxième partie de ce  siècle, ce sont les communistes qui représentaient l’ennemi à abattre. Et c’est d’ailleurs sur la peur, si peu rationnelle, de l’invasion de nos contrées par  ces derniers que de nombreux partis et hommes politiques se sont, à l’époque, fait mousser.

 

Et aujourd’hui alors que le grand méchant loup communiste n’existe plus, ce sont les musulmans qui semblent être devenu la nouvelle bête immonde à abattre. Même pas les islamistes, non les musulmans dans leur ensemble. Alors qu’il y a entre un musulman de base (et donc modéré) et un islamiste au moins autant de différences qu’entre un protestant libéral genevois et un pentecôtiste créationniste du fin fond de l’Oklahoma.

 

Mais au diable, les nuances, l’important c’est d’avoir un ennemi à stigmatiser et à mépriser.

 

Et comme par malheur, il semble qu’il existe en effet, une volonté dans certains pays musulmans d’éradiquer toutes autres religions, il devient certes aisé d’expliquer qu’après le Moyen Orient, l’Afrique et certains pays asiatiques cela sera, demain, l’Europe et l’Amérique qui seront convertis de gré ou de force par les méchants musulmans. Certains de ceux–ci n’hésiteraient d’ailleurs pas à, d’ores et déjà, miner depuis l’intérieur les pays occidentaux qui leur ont donné l’hospitalité.

 

Pratiquement mot pour mot,  les mêmes discours que ceux qu’on lisait autrefois sur les juifs et les communistes.

 

La question est donc de savoir si, cette fois-ci, nous serons enfin capables de faire la différence entre les problèmes réels (que personne ne peut nier) posés par quelques groupement islamistes fondamentalistes belliqueux et les fantasmes délirants de ces anti-musulmans primaires prêts à tout pour exister… politiquement.     

15:34 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

06/01/2011

Quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console !

L’autre jour en écoutant un jeune étudiant allemand m’expliquer à quel point il trouvait que Genève est une ville extraordinairement belle et agréable à vivre, non seulement je buvais du petit lait mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser à tous ces râleurs genevois qui passent leur temps à se plaindre de leur ville. Je me rappelais aussi qu’il y a quelques années, j’étais comme eux, ayant toujours vécu dans la ville de Calvin, je passais mon temps à rouspéter sur tout et son contraire, à gueuler contre nos hommes politiques et à être convaincu que l’herbe était plus verte dans les champs voisins.

J’ai donc fini par aller voir ailleurs, j’ai quitté ma ville pendant 9 ans mais il m’aura fallu à peine 2 ans pour comprendre à quel point, j’avais eu de la chance de passer mon enfance et ma jeunesse à Genève et d’avoir pu y bénéficier de son système scolaire et de sa qualité de vie. Et pourtant je ne vivais pas à Bagdad mais à Montréal, cette grande ville nord américaine si prisée par les touristes européens ou « tout le monde est si charmant et accueillant ». Peut-être mais à l’image de l’Amérique du nord tout y est plus grand, les buildings comme les problèmes et les soucis de gouvernance.

Cela fera bientôt 6 ans que je suis revenu et aujourd’hui encore, il n’y a pas un jour où je ne trouve pas notre ville extraordinaire et magnifique. Bien sûr, il y a comme partout des problèmes, peut-être que ce n’est plus, effectivement, comme avant. La vie chère et le manque de logement rendent l’existence  des classes moyennes de plus en plus difficiles,  sans parler des problèmes de circulation et d’insécurité.

Ok, ok, mais n’est-ce pas là quelque part la rançon de la gloire, pouvons-nous vraiment nous plaindre que les grandes sociétés de la planète décident de venir s’installer chez nous parce que la qualité de vie y est exceptionnelle ? Quant aux sans papiers et autres mendiants, n’est-ce pas normal quelque part qu’ils tentent de survivre dans une des villes les plus riches du monde ?

Alors oui, tout n’est pas facile mais comme le disait si justement David Hiller lors de son discours sur le budget, « n’oublions jamais que nos problèmes sont des problèmes de riches » et qu’il n’y a pas une ville sur la planète qui n’échangerait sa place contre la nôtre. Il faudrait juste pouvoir s’en souvenir, parfois, lorsqu’on commence à se lamenter….  

07:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

05/01/2011

PEUT ON FAIRE DE LA POLITIQUE SANS JOUER SUR LES EMOTIONS ?

 Après la victoire des deux initiatives émotionnelles lancées (et gagnées) par l’UDC, c’est au tour de la gauche de nous arriver avec son initiative qui joue plus sur les émotions que sur le rationnel. Et à priori on peut penser que cette dernière va passer !

Que cela soit par rapport aux minarets, aux criminels étrangers ou aux armes à feux, le but final (mais pas avoué) c’est de se faire du capital politique en jouant sur les sentiments voir mêmes les ressentiments. C’est effectivement plus facile mais est-ce là forcément ce que doit devenir notre système politique ?

A force d’utiliser les initiatives et autres référendums pour se faire mousser politiquement, les partis traditionnels ne sont-ils pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont pourtant confortablement assis ? Malheureusement à ceux qui osent se poser cette question, il est répondu qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et qu’aujourd’hui dans un monde médiatique qui a depuis longtemps remplacé l’intelligence par l’émotion, il n’y a pas de meilleur moyen de rejoindre la population, cela serait même le seul.

Il s’agirait donc d’une fatalité.

Sauf que vous me permettrez de penser que les suisses valent mieux que ça et que bientôt 200 ans de démocratie directe ont forgé chez nos concitoyens une capacité de comprendre ce qui est bon ou non pour eux sans qu’il soit nécessaire de les manipuler en jouant sur leurs émotions.

Mais apparemment penser ainsi c’est aussi ringard que dépassé.

Ok d’abord, je vais tacher de m’en souvenir…..   

13:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

04/01/2011

POURQUOI UN BLOG ? POURQUOI AUJOURD’HUI ?

 

 

L’année 2011 qui débute risque bien de rester celle ou j’ai enfin décidé (ou est-ce simplement parce qu’à bientôt 49 ans, j’ai enfin l’âge ?) de faire des compromis par rapport à ma sacro-sainte liberté individuelle et donc d’expression.

 

D’abord en acceptant les conditions générales et les règles fixées par la Tribune de Genève pour ouvrir un blog, non seulement, je vais donner mon vrai nom et donc, même si cela n’est pas une obligation, cesser d’intervenir sous un pseudo qui me donnait tous les droits… ou presque. Ce « coming out virtuel » pourrait également me contraindre à moins de spontanéité mais, espérons le, à  plus de réflexion. Sans parler de l’obligation d’adopter à l’avenir la « zen attitude » nécessaire pour accepter les éventuelles attaques personnelles ainsi que pour assumer mes inévitables futures erreurs. Quoi qu’il en soit, pour  qu’un blog existe vraiment il doit être vivant et régulièrement alimenté et je vais donc devoir prendre le temps que j’utilisais avant pour réagir avec plus ou  moins de virulence pour me montrer dorénavant constructif.... Tout un défi !  

 

Ensuite, en tant que fils de politicien (à l’échelle communale) si j’ai toujours été passionné par la politique et si quelque soit mes pérégrinations (j’ai vécu 9 ans en Amérique du Nord et ma carrière professionnelle a été particulièrement variée) je suis toujours parvenu à suivre ce qui se passait au niveau de la politique communale, cantonale et fédérale, je me suis jamais senti prêt à m’investir concrètement dans un parti.

D’abord parce que je ne savais pas vraiment lequel choisir. Trop épris de liberté pour être de gauche je n’en étais pas moins choqué (lorsque j’étais jeune) par la pauvreté du discours des gens de droite qui nous expliquait que c’était soit eux soit le communisme soviétique.

Par ailleurs, en tant que croyant protestant (tendance libéral pratiquant non inféodé), j’ai toujours eu une sincère compassion pour celles et ceux que la société rejette (et Dieu sait s’ils sont toujours plus nombreux par les temps qui courent).

D’un autre côté, même si je partage  plutôt le constat des altermondialistes par rapport à un capitalisme mondialisée ultralibéral et irresponsable qui semble foncer droit dans le mur, j’ai beaucoup de peine avec les « solutions » proposées par ces gauchistes qui rêvent du grand soir et d’un monde où tout le monde deviendrait, tout à coup, altruiste, juste et pacifique. Je n’ai rien conte le utopies mais si un système autre que capitaliste et donc plus adapté à ce que sont les êtres humains existait, ça se saurait non ?

Aujourd’hui, je pense qu’il nous faut, au contraire,  être responsables, pragmatiques, lucides humbles et conscients de nos propres limites comme de celles de cette magnifique planète qui nous a été prêtée par nos ancêtres pour que nous la remettions « en état de marche » à nos descendants.   

Voilà pourquoi, lorsque que je me suis retrouvé, un peu par hasard, dans un petit groupe de travail motivé à rédiger en tout liberté les lignes directrices d’un nouveau parti axé sur l’écologie et les libertés individuelles et d’entreprendre, j’ai finalement décidé de faire le grand saut et de me battre dorénavant pour et avec les

 

Vert’Libéraux

 

Et c’est donc d’abord et avant tout en tant que candidat Vert libéral pour les élections communales en ville de Genève du 13 mars prochain que je me suis enfin décidé à ouvrir mon blog.

 

Cette petite présentation en est donc le premier chapitre. Les prochains seront nettement moins personnels (ouf !) et plutôt basés sur les débats de la campagne qui commence ainsi que sur les nombreux défis qui attendent celles et ceux qui, en s’engageant en politique, ont décidé de donner de leur temps et de leur énergie pour le bien être de la communauté…

 

A bientôt donc !   

18:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |