23/01/2011

Les genevois méritent mieux que le MCG (première partie)

 

 

 « La faute n’est donc pas au public qui demande des sottises, mais à ceux qui ne savent pas lui servir autre chose » Miguel De Cervantès – Don Quichotte

 

 

Si cette petite phrase devrait être encadrée et affichée derrière chaque bureau de rédacteur en chef, producteur de programme TV et autres dirigeants de médias c’est, aujourd’hui, des partis populistes dont je veux parler.

 

En effet, un jour après l’annonce de la présence de 161 candidats MCG aux élections municipales, j’ai été surpris d’apprendre hier au téléjournal que cela faisait déjà 20 que la Lega dei Ticinesi  sévissait au Tessin. Le charisme de ses dirigeants, le populisme affiché et assumé ainsi que la prétention de représenter à eux seul la voix du peuple face aux compromissions du monde politique étant quasi identiques, je me suis rendu compte qu’on n’était pas sorti de l’auberge.

 

Il est vrai cependant que c’est au pied du mur qu’on voit le maçon, tant qu’il s’agira de dénoncer, montrer du doigt et mépriser la classe politique dans son ensemble, on peut compter sur la fougue du MCG. Le jour où il faudra gouverner en fonction des intérêts de la société dans son ensemble, il se pourrait bien que ce mouvement affiche ses cruelles limites.

 

Parce qu’au risque de surprendre les disciples du leader maximo du MCG, il faut quand même bien réaliser que nous vivons dans un monde particulièrement complexe où personne n’a jamais complètement raison, ni complètement tort. Du coup, cela devient extrêmement difficile de savoir quelle est la bonne décision à prendre, qui a la meilleure compréhension du problème et surtout quel choix sera le plus constructif à  long terme. Et oui, c’est ça la politique, ce n’est pas juste vociférer « tous pourris «  dans son coin avec ses petits camarades.

 

Quoi qu’il en soit, prenons un souci parmi tant d’autres. Tiens les frontaliers… par exemple !!

 

-         Comment ne pas être en accord avec le salarié genevois furax et angoissé de voir ses collègues  plus âgés et/ou mieux payés que lui se faire licencier les uns après les autres pour être remplacés par des français prêts à travailler pour un salaire  proche de celui des… apprentis ?  

-         Peut-on pour autant condamner l’employé français compétent qui, désespéré de n’avoir toujours pas trouvé d’emploi dans son pays,  tente sa chance chez nous et, parce qu’il ne demande finalement qu’à travailler, se fait engager à des conditions qui, chez lui, sont acceptables ?

-         Enfin, ne pouvons-nous pas comprendre l’employeur confronté (entres autres) à une concurrence effrénée dans un monde globalisé ainsi qu’à la pression de ses actionnaires, qui estime qu’il vaut mieux diminuer sa charge salariale ici plutôt que de devoir se délocaliser pour aller produire en… Chine ?

 

Qui a tort ? Qui a raison ? En fonction de qui nous sommes, d’où nous venons, de notre emploi,  de nos  revenus, de notre culture, de nos convictions, etc. etc. nous aurons tous un avis différent.  Mais, ce qui est incontestable c’est que le problème n’est pas simple. Peut-on alors se contenter de « réponses » simplistes ?

 

 

A suivre ….

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Commentaires

Quitte à prendre l'exemple de l'emploi des frontaliers, il serait bon de rappeler qu'un très grand nombre d'emplois apportés à Genève le sont parceque des multinationales délocalisent leurs sièges pour profiter du dumping fiscal local. Il ne faut donc pas s'étonner que ces multinationales proposent à certains de leurs salariés de les rejoindre dans le canton. Ca leur évite de perdre le savoir faire interne, de verser des primes de licenciement, et ça baisse leur cout de recherche de nouveaux salariés. Le MCG peut toujours beugler, mais pour profiter de l'accès au marché Européen, il va falloir qu'il comprenne qu'il faut faire un minimum de concessions... Si ses membres pensent que les Européens vont accepter de voir leurs entreprises se délocaliser (et donc leur chomage augmenter), leur marché rester grand ouvert, et la Suisse se fermer comme une huitre, ils se mettent le doigt dans l'oeil jusqu'au coude !

Écrit par : jean | 23/01/2011

Et bien entendu vous oubliez les pendulaires vaudois qui se sont incrustés dans les entreprises genevoises. Avec leur accent on se croirait dans le gros de Vaud.

Les politicards vaudois nous cassent les bonbons avec leur arrogance coutumière consistant à réclamer une autoroute à trois pistes et des lignes CFF entre triple exemplaires.

Écrit par : Hypolithe | 23/01/2011

"remplacés par des français prêts à travailler pour un salaire proche de celui des… apprentis"

Ah bon? Vous avez vu ça OÙ?

J'aimerais quelques EXEMPLES CONCRETS,
ce qui nous changerait des sempiternelles brêves de comptoir avinées,
parce que les frontaliers que je connais gagnent AUTANT VOIRE PLUS que moi.
Et alors? Ils BOSSENT EUX, au lieu de gueuler.
Au moins, les frontaliers paient leurs impôts à GENEVE, eux.
Pourquoi Stauffer et ses gugusses ne s'en prennent pas aux Vaudois qui travaillent à Genève et ne paient pas d'impôts à Genève, où ils piquent des places au Genevois?
Vous avez dit bizarre?

Écrit par : ifosifos | 23/01/2011

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