06/01/2011

Quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console !

L’autre jour en écoutant un jeune étudiant allemand m’expliquer à quel point il trouvait que Genève est une ville extraordinairement belle et agréable à vivre, non seulement je buvais du petit lait mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser à tous ces râleurs genevois qui passent leur temps à se plaindre de leur ville. Je me rappelais aussi qu’il y a quelques années, j’étais comme eux, ayant toujours vécu dans la ville de Calvin, je passais mon temps à rouspéter sur tout et son contraire, à gueuler contre nos hommes politiques et à être convaincu que l’herbe était plus verte dans les champs voisins.

J’ai donc fini par aller voir ailleurs, j’ai quitté ma ville pendant 9 ans mais il m’aura fallu à peine 2 ans pour comprendre à quel point, j’avais eu de la chance de passer mon enfance et ma jeunesse à Genève et d’avoir pu y bénéficier de son système scolaire et de sa qualité de vie. Et pourtant je ne vivais pas à Bagdad mais à Montréal, cette grande ville nord américaine si prisée par les touristes européens ou « tout le monde est si charmant et accueillant ». Peut-être mais à l’image de l’Amérique du nord tout y est plus grand, les buildings comme les problèmes et les soucis de gouvernance.

Cela fera bientôt 6 ans que je suis revenu et aujourd’hui encore, il n’y a pas un jour où je ne trouve pas notre ville extraordinaire et magnifique. Bien sûr, il y a comme partout des problèmes, peut-être que ce n’est plus, effectivement, comme avant. La vie chère et le manque de logement rendent l’existence  des classes moyennes de plus en plus difficiles,  sans parler des problèmes de circulation et d’insécurité.

Ok, ok, mais n’est-ce pas là quelque part la rançon de la gloire, pouvons-nous vraiment nous plaindre que les grandes sociétés de la planète décident de venir s’installer chez nous parce que la qualité de vie y est exceptionnelle ? Quant aux sans papiers et autres mendiants, n’est-ce pas normal quelque part qu’ils tentent de survivre dans une des villes les plus riches du monde ?

Alors oui, tout n’est pas facile mais comme le disait si justement David Hiller lors de son discours sur le budget, « n’oublions jamais que nos problèmes sont des problèmes de riches » et qu’il n’y a pas une ville sur la planète qui n’échangerait sa place contre la nôtre. Il faudrait juste pouvoir s’en souvenir, parfois, lorsqu’on commence à se lamenter….  

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