11/08/2016

Dopage et respect

Beau gosse peut-être mais pas très malin le nageur français Camille Lacourt. On veut bien qu’il se soit exprimé sous le coup de la frustration mais il n’empêche qu’accuser ceux qui l’ont battu d'être dopés, c’est non seulement tout petit mais c'est surtout se tirer une balle dans le pied. Pas que le dopage n’existe pas, au contraire, c’est juste que s’il y en a qui devraient se faire discrets sur le sujet, c’est bien les sportifs eux-mêmes.

Mais peut-être que tous n’ont pas encore compris que la suspicion est désormais partout, que de moins en moins nombreux sont les spectateurs convaincus que les sportifs carburent à l’eau claire et que, par conséquent, compétitions après compétitions, le sport de haut niveau est en train de perdre sa crédibilité. 

Même si pour les citoyens lambda que nous sommes, il subsistera toujours un doute quant à la réalité et surtout à l’ampleur du dopage dans le sport.

Ce qui est certain c'est que cela ne m’empêche absolument pas de savourer à leur juste valeur les compétitions sportives qui se déroulent ces jours à Rio. Le dopage, c’est bien simple, je n’y pense  jamais. Ce n’est pas que j’ai décidé de me mettre la tête dans le sable, c’est juste que je suis trop accaparé par l’intensité, le suspens et la qualité du spectacle proposé pour me laisser distraire.

Toujours est-il que c’est soit on embarque derrière Camille Lacourt et on sombre dans la méfiance, les dénonciations  et les règlements de compte et, du coup, le sport professionnel pourrait bien disparaitre dans les années à venir. Soit on persiste dans le statu quo et l’hypocrisie générale actuelle en ne s’intéressant (à peine) qu’aux cas particulièrement spectaculaires. Soit tout le monde est vraiment décidé à lutter contre le dopage et ses fâcheuses conséquences et alors, des mesures radicales doivent être prises, des athlètes radiés à vie et des compétitions purement et simplement annulées en attendant que le problème soit réglé.

Peut être pourrions nous, alors, observer la disparition des moralistes, rabat-joie, pisse-froid et autres donneurs de leçons toujours si prompts à dénoncer les écarts de ceux qui (après des milliers d'heures d'entraînement et de progression truffée d'obstacles et de tentations diverses) sont parvenus (eux !) à atteindre les sommets. 

Quoi qu’il en soit, il apparaît, une fois de plus, qu'il y a clairement pire que les sportifs professionnels  (tricheurs, millionnaires, arrogants ou… pas).  A commencer par ceux qui s'estiment en droit de leur…  manquer de respect.

 

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21/07/2016

À devenir fou

Cette fois ci c'est avéré, on est en train de devenir fous. Aujourd'hui 21 juillet 2016, c'est d'ailleurs ma seule certitude.

Bon j'ai toujours la foi mais en Dieu, pas en l'homme et comme à priori c'est ce dernier qui mène notre monde à sa perte, je ne sais plus trop en qui ou en quoi je peux encore espérer ? L'amour, l'amitié et la famille peut-être ?  

Non le problème c'est qu'on ne sait plus à qui se fier, rien que sur le Brexit, Nice et Erdogan, en quelques jours, on a vu, lu et entendu absolument tout et son contraire.

Déjà suivant leurs pays, leurs camps politiques et leur puissance financières les médias ont de plus en plus tendance à se contredire mais là, avec la prolifération des sites militants et autres réseaux sociaux, c'est plus de l’information objective qu’on reçoit mais bien une bouillie subjective dans laquelle on doit touiller pour tenter de saisir la réalité du monde dans lequel on vit.

Chacun y va de sa démonstration, de ses témoignages et de ses affirmations, chacun détient bien entendu la vérité et chacun est tellement convaincu de la stupidité de ses adversaires qu’il les accuse d'être soit manipulés, soit dans le déni.

Existe-t-il un média pour celles et ceux qui ne savent pas tout, qui s'interrogent et qui finissent par douter ? Il pourrait y avoir  un créneau à prendre, sauf qu'il semblerait que les gens préfèrent, au contraire, choisir leur camp. C’est vrai qu’en ces temps troublés, cela rassure de voir ses certitudes partagées par d'autres.

Sauf qu’au lieu d'être pour des idées, des partis, des valeurs, des projets ou même des leaders soit disant éclairés, ce qui me frappe c'est qu'aujourd'hui  toujours plus nombreux sont ceux qui choisissent plutôt d'être contre; contre les élites et/ou contre les médias, contre les musulmans, contre les religions, contre l'ordre établi, contre les nouvelles lois, contre les homosexuels, contre le capitalisme, contre les étrangers, contre les intellos, contre l'Europe, contre la mondialisation, contre la société, contre l'évolution ou encore (si, si, il y en a) contre la Liberté, bref contre tout.

Ok ! Mais on fait quoi avec ça ? A quel moment ces postures se révéleront constructives ?  

C'est vrai, ceci dit, qu'on ne pourra,  apparemment, jamais être tous d'accord sur quoi que ce soit. Longtemps on a pu espérer que la Paix susciterait cette unanimité mais il est apparu que c’était une chimère   ! 

Résultat on en est là, les terroristes terrorisent, les antagonismes sont toujours plus virulents, le manichéisme n’a jamais été aussi à la mode, le fossé de l'incompréhension entre le nord et le sud est en train de devenir une immense et profonde vallée et, comme si cela ne suffisait pas, on observe nos concitoyens qui peu à peu rejoignent leurs camps respectifs avec, on dirait, comme une sorte de besoin d'en découdre....

Bref, on devient fous, je vous dis !    

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07/07/2016

Quand le populisme tue (lentement) la démocratie.

Ça en devient désespérant, après la Hongrie, la Grèce, l’Italie, l'Autriche et nous bien sûr, c’est cette vieille et exemplaire démocratie britannique qui vient de nous faire la démonstration que  le populisme et la démocratie ne font décidément pas bon ménage. 

Sauf que l’un comme l’autre sont intouchables. La démocratie parce que c’est effectivement le seul système qui permet au citoyen d’exister en tant que tel et s’en passer consisterait à sombrer dans la dictature. Quant au populisme, même si les partis et autres politiciens qui ont compris à quel point cette manière de faire la politique était efficace mentent et jouent avec les émotions de la population, il n’en demeure pas moins que leur liberté d’expression est une valeur sacro sainte qui ne peut en aucun cas être revue à la baisse.

Nous allons donc au devant d’une période où ce sont ceux qui parviendront qui à nous faire peur, qui à nous faire rêver, celles et ceux qui sauront le mieux jouer avec les angoisses, la jalousie ou encore la cupidité qui l’emporteront lors des prochaines votations et autres élections.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à observer (par  exemple) messieurs Trump, Farage, Freysinger et consorts qui ont parfaitement intégré le concept et qui surfent donc sur l’air du temps. Plus ils sont virulents, grossiers, simplificateurs, démagos plus ils insultent les élites au pouvoir, plus leur popularité est grande. Peu importe qu’ils disent ou non la vérité et qu’ils n’apportent aucune véritable proposition, visiblement la promesse d’un grand chambardement suffit à les faire gagner.

Et si en Suisse, nous avons le privilège de voter suffisamment souvent pour connaître à peu près tout les pièges dans lesquels les populistes tentent (et parviennent) de nous faire tomber, que dire de nos voisins qui ne votent que tout les 4 ou 5 ans pour élire leurs députés et leur gouvernement ? 

Draguées à longueur d’année par des médias qui utilisent les mêmes grosses ficelles populistes, nous voici avec des populations qui, à force de se faire caresser dans le sens du poil, en arrivent à ne plus prendre en compte que leurs intérêts personnels et immédiats….

Vous ajoutez à tout cela, une crise migratoire sans précédent et vous vous retrouvez avec des citoyens effrayés, excédés et donc prêts à suivre n’importe quel beau parleur qui leur promettra de fermer les portes et les fenêtres à double tour pour que tout redevienne, comme avant…comme par enchantement.

Ben voyons ! Comme si c’était si simple.

C’est ça qui est fou d’ailleurs, plus le monde est complexe plus ils s’en trouvent pour  nous vendre des approches simplistes, plus ceux-ci sont populaires...

Bref, je ne vois pas trop de solution, si ce n’est par l’éducation et des encouragements à la réflexion, à la solidarité et à la dénonciation des discours les plus virulents. Plus que jamais un certain discernement n’est donc pas seulement souhaitable mais bien vital.

Faute de quoi, nos pays se replieront peu à peu sur eux même, nos frontières et nos esprits deviendront imperméables à la réalité du reste de la planète et il faudra alors nous attendre…au pire.  

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24/06/2016

Le jour de gloire des europhobes



Le moins que l’on puisse dire c'est que ceux qui se félicitent bruyamment depuis ce matin de la victoire du camp du Brexit au Royaume Uni n’ont pas la victoire modeste. Ceux-ci peuvent désormais affirmer haut et fort tout le mal qu’ils pensent de la communauté européenne en ayant l'impression d'être moins seuls.

C'est bien entendu dans le camp des populistes qu’on triomphe avec la plus mauvaise foi. Voilà que tout ceux qui, à juste titre se sont inquiétés des conséquences d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Europe, sont montrés du doigt et moqués. Pascal Decaillet en tête (qui s’en prend avec sa hargne prétentieuse habituelle autant à la RTS qu’au rédacteur en chef de la Tribune de Genève) chacun y va de sa diatribe anti élite, de ses explications subjectives et autres conclusions simplistes.

Visiblement pour ces gens là, le grand soir est arrivé. L’Europe mise à mal devrait finir par tomber et chaque pays pourra alors, à nouveau, sombrer dans ce nationalisme belliqueux et égoïste que certains semblent tant regretter.

Que les autres partis europhobes d'Europe, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et les autres pays émergents se réjouissent autant qu'eux de ce morcellement de notre continent ne semble interpeller personne.

Visiblement cela passe au dessus de nos commentateurs démagos trop heureux de voir leurs étranges convictions partagées par 52 % des britanniques.

Quoi qu’il en soit, ça pourrait bien être une fois de plus les plus démunis qui subiront les conséquences de la crise économique que pourrait provoquer cette triste journée, mais de ça aussi nos populistes n’en n'ont rien à cirer.

L’Europe vient de subir une défaite et il n’y a que ça qui compte….

Sympas les mecs !

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Vive le foot & Vive l'Euro !

Ouf ! Enfin deux jours de congé. Trois matchs par jour, c’est passionnant, je savoure chaque mi-temps mais c’est crevant. D’autant qu’en plus de regarder les matchs, il faut ensuite les commenter. Mais j'adore ces périodes où l'on parle surtout de foot avec mes collègues suisses et... français ainsi qu'avec les différents entrepreneurs albanais, turcs, portugais, espagnols et italiens que je fréquente régulièrement.

Voilà pourquoi, à l'heure où les Anglais  votent pour savoir s’ils désirent, ou non rester dans la communauté européenne, cet Euro de foot nous offre une belle image de ce que devrait être l’Europe de demain; des pays en compétition certes mais qui ont besoin des autres pour montrer de quoi ils sont capables. A l'image des incroyables irlandais (du nord comme du sud) ou des fantastiques islandais (330´000 habitant soit les 2/3 de la population du … canton de Genève) ces pays savent à la fois démontrer leur spécificité et autres qualités propres tout en adhérant à des règles communes.

Et oui c’est ça aussi l’Euro, n’en déplaise aux intellos sectaires et autres snobs moralistes, ce ne sont pas que des millionnaires tatoués (et bizarrement coiffés) qui se roulent par terre en faisant semblant d’être blessés.

Certes le football est gangréné par l’argent, certes il y a des comportements qu’on aimerait ne plus jamais voir (que cela soit de la part des joueurs, des instances dirigeantes  ou des… pseudo supporters) mais dans l’ensemble cela reste un sport magnifique et spectaculaire où les équipes les plus solidaires l’emportent bien souvent sur celles composées d'égos surdimensionnés, aussi doués soient ils ! 

D’autant qu’à quelques  exceptions près, la grande majorité des joueurs jouent aujourd’hui dans les même clubs et/ou fréquentent les même championnats. Alors, quand ils arrivent à faire abstraction des dérives nationalistes dans lesquels certains médias et autres supporters ultras tentent de les entraîner, la plupart d’entre eux sont, en tant que professionnels, parfaitement capables de montrer autant de talent que de respect. 

Quoi qu’il en soit, ce que j’apprécie le plus dans le foot, et dans tous les sports  d'ailleurs, c’est le suspens et les surprises. Aucun autre spectacle ne m’a jamais apporté autant d’émotion qu’un retournement de situation spectaculaire dans les dernières minutes de jeu. Je n'ai jamais été si impatient que cela se termine que lorsque «mon » équipe est en train de faire un résultat contre une autre réputée plus forte. Quant à la joie et au plaisir procurés par un but magnifique que dire... c'est juste du pure bonheur. Bref, j’adore toujours autant le foot car malgré tout ce qui se dit, je persiste, en effet, à croire en son aspect exutoire mais aussi, exemplaire.

Loin d'être parfait, c'est vrai, le monde du football n’est, en effet, pas pire que le reste de la société, loin s'en faut. Il a, lui au moins, le mérite de fédérer, d’apporter un peu de joie et même d’espoir à un public qui, contrairement à ce que certains cherchent à nous démontrer, n’est pas uniquement  composé de supporters bêtes, chauvins et imbibés de bière...

On est peut être juste un peu partial, parfois. Et encore, ça se discute…. 

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07/06/2016

Fier d'être genevois !

Rien de tel qu’une matinée passée à donner un coup de main au "Samedi du Partage" pour se convaincre que non tout les Genevois n’ont pas été convertis par l’idéologie du moment voulant que la tolérance et la solidarité seraient devenus des valeurs parfaitement irresponsables. Seules compteraient désormais nos frontières et la façon de tenter (vainement !) de les rendre imperméables….

Dieu soit loué, la majorité ne pense pas (encore ?) ainsi  et c’est donc avec joie, bonheur et satisfaction que j’ai, cette année encore, constaté à quel point les Genevois sont, au contraire, particulièrement généreux.

Quant j’écris genevois, je pense en l'occurrence aux clients de Balexert samedi matin passé. Peu importe leurs lieux d’origine et leurs cultures, qu’ils soient d'Avully, du sud de l’Europe, de l'est, d’Afrique, d’Asie, de Plan-les-Ouates, cathos, musulmans ou encore sikhs, tous donnent sans compter avec un naturel qui, à chaque fois, m’épate.

Et pourtant les aliments et autres produits de premières nécessités récoltés dans les grands magasins du canton sont destinés aux organismes sociaux de première ligne, ceux-là même qui viennent au secours des plus mal pris, dont un grand nombre ne sont donc pas d'ici. Les genevois le savent parfaitement mais visiblement cela ne les dérange pas, même que certains en tiennent compte en  offrant des produits typiques de certaines régions lointaines.

Bon il est vrai aussi, qu’une fois n’est pas coutume, samedi je n’ai pas eu droit au râleur aigri de service qui  se croit obligé de justifier son refus de partager en arguant que de toute façon si c’est pour donner à des étrangers qui viennent chez nous pour nous piquer nos boulots et imposer leur religion, le geste le plus lucide consiste à ne pas… "créer d'appel d'air" (!?). 

Non, ce qui me frappe à chaque fois (et ma manie de cataloguer les gens en fonction de leur look en prends un sale coup) c’est qu’il est impossible de prédire qui va se montrer solidaire ou pas. Il n’y a absolument aucun profil type du donateur. Autant, par exemple, un baba genre altermondialiste peut passer tout droit en nous ignorant ostensiblement, autant un couple de bourges (Madame avec son sac Hermès et Monsieur avec ses mocassins à glands) peut arriver avec un grand sourire et un cornet rempli à raz bord. Autant ça peut être le contraire. 

Les plus sympas restant, toutefois, les jeunes familles qui, en plus de donner, prennent le temps d’expliquer à leurs enfants pourquoi et à qui, ils le font. Cela m’a valu la question attendrissante d’une toute petite fille aux grands yeux qui, en me tentant un paquet de riz, m’a demandé "tu es un pauvre toi monsieur ?"

Bref, je ne sais pas si les « Samedi du Partage » ont assez de bénévoles ou s’ils en cherchent, mais, quoi qu’il en soit, je ne saurais que trop recommander cette activité. En effet, observer à quel point les Genevois sont bienveillants, c’est non seulement rassurant mais cela permet également de relativiser l’impact de ces discours aussi égoïstes que xénophobes, plus audibles que jamais...

Il n’en demeure pas moins que si un certain calvinisme nous rend parfois un peu frileux, on peut se demander si ce n'est pas aussi  grâce à cet apparentement que ceux qui vivent à Genève sont si charitables ? 

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31/05/2016

Sacrés Français !

Vont-ils finir par se calmer, par devenir raisonnables en étant, enfin, un tant soit peu … responsables ?

Rien n’est moins sur !

Ils c’est ces français (minoritaires mais ô combien nuisibles) qui ont décidé qu’ils feraient, une fois de plus, plier leur gouvernement coupable, à leurs yeux, d’avoir osé toucher aux sacro saints …. acquits sociaux.

Visiblement ceux-ci n’ont pas compris que c’est justement parce que la rue a toujours fini par faire reculer ses gouvernements successifs que la France se retrouve aujourd’hui avec plus de 10 % de chômeurs officiels et pratiquement autant de citoyens vivant en dessous du seuil de pauvreté.

Comment pourrait-il en être autrement alors que la loi actuelle du travail décourage n’importe quel employeur potentiel à embaucher ?

Sauf qu’en France, il s’en trouve encore pour croire que face à la mondialisations des marchés,  il serait possible de conserver des conditions de travail d’un autre temps

Ceci dit, on peut comprendre que les français de gauche soient particulièrement vexés  de voir que c'est, paradoxalement, ceux qu’ils ont élus sur la base d’un programme socialiste qui se tape le sale boulot. 

D'autant que oui, effectivement, c’était mieux avant, oui la classe moyenne est attaquée de toute part, oui, on ne va pas forcément vers le beau et oui la loi El Khomri servira aussi  à permettre aux dirigeants du CAC 40 de revendiquer des salaires qui apparaissent comme des provocations. 

Mais non, le statu quo, n’est plus possible.

Personne ne dit que la France doit s’aligner sur les Etats-Unis ou (pire) la Chine pour devenir enfin à nouveau concurrentielle. C'est juste qu’il y a un moment, c’est soit on saute dans le train même si on ne sait pas trop où il va, soit on reste sur le quai et on regarde les autres avancer….

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17/05/2016

L’exemple de The Voice !

Peut-être que je deviens sauvage toujours est-il que le week-end, c’est à la maison, loin du monde que je me sens le mieux. Si je dis ça, c’est juste pour me justifier d’avoir suivi l’émission The Voice sur TF1 ces derniers samedi.

Le problème avec cette émission c’est qu’elle commence super bien mais se termine… bizarrement.

En effet et même si son présentateur s’échinait à répéter « C’est le public qui a toujours raison », il apparait, au contraire, que (là aussi) la majorité peut se tromper, emportée qu’elle est par des raisonnements plus émotionnels que rationnels.

Pourtant « The Voice » débute avec cet excellent concept des auditions à l’aveugle voulant que c’est sur leurs voix uniquement que les candidats doivent être sélectionnés. Sauf que, paradoxalement, cette même émission se termine en laissant le choix du grand vainqueur aux téléspectateurs (et en particuliers aux téléspectatrices) qui finissent systématiquement par choisir le candidat le plus…«mignon».

Autant dire que je ne remets absolument par la victoire de «Slimane » en question, d’autant qu’en fonction du racisme grandissant ambiant, le fait de voir un jeune homme d’origine maghrébine plébiscité par les Français me semble plutôt rassurant.

Il n’en demeure pas moins que je me demande s’il ne faudrait pas plutôt laisser ceux qui savent décider à la place du bon peuple ?

Franchement pour la crédibilité d’une émission comme The Voice, je pense que ce serait une bonne chose*. Laisser, par exemple, aux coachs le rôle de jury nous permettrait peut-être de s’assurer que le vainqueur soit bien The Voice et  non pas The Cute 

 

Au niveau politique (suisse donc, vu qu’il y a que nous qui avons le privilège de guider le destin de notre pays en votant régulièrement) c’est certes un peu différent, quoi que....

En effet, même si nous n’avons  jamais été particulièrement progressistes, à ce jour, (notre situation économique est là pour le démontrer) on ne peut pas dire que le peuple ait commis des erreurs de jugements cruciales. On peut être d’accord ou non avec certaines décisions mais à quelques notables exceptions près, c’est quand même le plus souvent la voix de la sagesse qui l’a emporté, non ?

Le problème c'est qu’aujourd’hui, nous sommes face à une montée en force du populisme qui consiste, rappelons-le, à exprimer tout fort et de manière caricaturale ce que certains pensent tout bas. Autrement dit, à suivre l'opinion publique plutôt qu'à  lui montrer la voie...

Et si à ce jour, c’est, suivant les cantons et les périodes, entre 10 et 30 % de la population qui semble croire ceux qui se contentent de les caresser bêtement dans le sens du poil, demain, lorsque ces populistes auront suffisamment dénoncés, moqués et déstabilisé les élites de notre pays à grands coups de référendums divers et variés, il se passera quoi ?

Le charisme démagogique d’un Oscar Freysinger l’emportera t’il alors haut la main face aux compétences et à l’humilité d’un Didier Burkhalter ? 

J'en ai bien peur.

Après l’ »Ubersation » de nos sociétés, nous pourrions donc sombrer dans une «Voicisation ». 

 

On s'en réjouit déjà ! 

 

 

 

*: Si jamais pour ceux qui sont toujours prompts à me faire la leçon, j'ai bien intégré que, sans le vote du public, TF1 se verrait privé  de la manne engendrée par les milliers de votes par téléphone ou sms... surtaxés. 

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05/05/2016

Signes ostentatoires

Alors comme ça il serait bien vu de faire du prosélytisme pour les multinationales en portant de manière ostentatoires des vêtement et autres accessoires griffés Gucci, Adidas ou encore Abercombie alors que tout ce qui symbolise les religions doit, au contraire, être caché, honteusement...

Qui aurait cru, il y a encore 50 ans que la laïcisation de la société (pourtant ô combien nécessaire) nous amènerait à des telles absurdités ?
Qui aurait pu penser que chez ces libres penseurs que sont les athées, là aussi les plus extrémistes finiraient par l'emporter ?

Vous me direz que c'est principalement dans les pays occidentaux convaincus de leur irréfutable supériorité morale que ce phénomène est le plus remarquable et qu'ailleurs, les religions continuent à exister voir même à se développer.

C'est vrai mais il n'aura échappé a personne que, mondialisation oblige, c'est bel et bien les valeurs hyper libérales des pays les plus riches qui sont en train de devenir les dogmes incontestables du 21ème siècle.

Tous réunis sur le Web nous partagerons bientôt tous la même vision du monde que les quelques multinationales qui mènent notre planète ...à la baguette.

Chouette !

Dans le monde idéal qu'on est en train de se préparer, demain nous serons, par conséquent, toujours plus convaincus qu'exister c'est d'abord et avant tout consommer et que, par conséquent, notre épanouissement passe par un individualisme (et un nationalisme !) exacerbé empêchant toutes idées saugrenues de .... solidarité.

Sauf que si les "affreux principes humanistes" auront effectivement disparus, j'ai bien peur que perdurent toutefois l'avènement de bergers autoproclamés convaincus que leur mission consiste à guider les troupeaux dociles et disciplinés que nous serons devenus.

Mais chut, ce qui compte c'est la fin pas les moyens et donc bien l'émergence planétaire de ce nouvel ordre globalisé que nous avons le devoir de soutenir en consommant de manière toujours plus compulsive.

Au diable donc les dieux et autres valeurs spirituelles du passé, vive les nouvelles idoles d'aujourd'hui que sont Uber, Google McDo et autre Amazone.

Faisons leur allégeance en portant tous la même casquette... Nike !

 

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22/04/2016

Choix Cornélien

Après ma sœur que je ne peux pas suspecter de tolérance envers les populistes, voilà deux puis trois puis plusieurs personnes qui me tiennent le même discours, il semblerait que le conseiller d’Etat responsable des départements de la Santé et du Social soit le meilleur à ce poste depuis très, très longtemps. Il ferait quasiment l'unanimité !? 

J’en arrive alors à penser que si les populistes peuvent servir à porter au pouvoir des hommes ou des femmes (on peut toujours rêver) dont les compétences hors du commun ont échappé (consciemment ou non d’ailleurs) aux partis traditionnels, on aurait enfin trouvé une utilité à ceux-ci.

La question est toutefois de savoir si cet excellent conseiller d’Etat, qui a donc toute ses chance d’être réélu, sera disposé lors des prochaines élections à endurer une nouvelle campagne au cours de laquelle, il devra à nouveau poser aux côtés de crétins patentés devant des affiches au graphisme improbable sur lesquelles on peut lire des  «Vous en avez mare, nous aussi » et autres slogans aussi simplistes que démagogiques.

Celui-ci vaut effectivement beaucoup mieux que ça mais de là, à apporter sa capacité d'écoute et ses analyses constructives à des partis qui n’ont pas su, à l’époque, reconnaitre ses qualités, il y a un pas qui parait également difficile à franchir.

Il y a encore du temps, tant mieux parce qu’il s’agit là d’un véritable choix cornélien ! 

 

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09/04/2016

Retour aux fondamentaux

Après les nouvelles divisions du 21ème siècle entre :
- Ceux qui sont solidaires avec les victimes de guerres et ceux qui refusent de prendre en compte cette réalité.
- Ceux qui sont convaincus qu’ils ne seront plus jamais en paix tant que la religion musulmane et ses pratiquants n’auront pas été éradiqués et ceux qui ont compris que c’est exactement cet antagonisme qui est recherché (et donc provoqué) par les barbares islamistes.
- Les adeptes d’un grand complot géopolitique mondial ourdi par quelques leaders omnipotents et ceux qui pensent que ce n’est pas parce qu’il existe effectivement de réelles convergences d’intérêts entre les plus puissants, que ceux-ci planifient conjointement leurs méfaits.
- Les suppôts des populistes en tout genre qui embarquent derrières ces derniers parce qu’ils osent dire tout haut ce que eux pensent tout bas et ceux qui refusent toute simplification et autre démagogie crasse.

Voilà que, depuis une petite semaine, nous en sommes revenus aux fondamentaux et donc à cette division qui a connu ses heures de gloire lors des siècles précédents soit ce clivage visiblement incompressible entre les ... besogneux et les nantis.

Dans ce contexte, rien de tel qu’une affaire « Panama Papers » pour imager le fossé toujours plus large entre les réalités de quelques milliers de fortunés et celles de tous les autres. Les médias peuvent donc s’en donner à cœur joie en caressant dans le sens du poil tous ceux (et Dieu sait s’ils sont les plus nombreux) qui ne seront jamais en situation de se payer l'appui d'intervenants divers pour organiser la fuite de leurs capitaux.
Que les informations aient été volées par un avide « Falciani local » ne semble bizarrement poser aucun problème. L’important étant de pouvoir mépriser et si possible réduire à néant ces puissants, ces peoples et autres sportifs dont la réussite semble apparaître, pour beaucoup, comme totalement intolérable.

La jalousie et la cupidité faisant partie de ces instincts grégaires avec lesquels il est si facile de régenter l’opinion publique, nous devrions en avoir pour quelques semaines encore à subir les leçons de morale, les accusations fielleuses et la curée qui devrait suivre….

Rien de très nouveau sous la brume me direz vous sauf qu’en surfant sur les divisions de la population, les médias ne font rien, par définition, pour nous permettre, demain, de mieux vivre ensembles avec nos disparités sociales, nos cultures et nos valeurs si différentes.

Certes il faut, plus que jamais, lutter pour plus de justice sociale. Ce n'est pas, toutefois, en généralisant bêtement et en stigmatisant des adversaires tout désignés qu’on y parviendra.

Car là, au contraire, c’est des nouvelles guerres qu’on est en train de se préparer…..

 

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30/03/2016

Double peine !

Pauvres Belges, quelle terrible semaine, ils viennent de traverser. Non seulement ils ont été les victimes d'attentats particulièrement barbares perpétrés par des illuminés aussi lâches que cruels mais, comme si cela ne suffisait pas, ils ont dû, en plus, subir les foudres et autres coups de règles sur les doigts de la communauté internationale et en particulier des….Français.

Une fois de plus, en effet, les élites politico-médiatiques parisiennes se sont permises de donner des leçons, de juger et de condamner ceux qu’ils considèrent pourtant, avec leur condescendance coutumière, comme leurs « cousins » belges.

Ces derniers seraient coupables, selon Michel Sapin, Jean Quatremer, Le Monde et consorts  de n'avoir pas un Etat suffisamment fort, d’avoir fermé les yeux sur la montée en puissance des islamistes voir même d’être carrément complices de ces derniers...

Rien que ça ?

Faut-il vraiment rappeler à nos arrogants voisins l’état dans lequel se trouve leurs sinistres banlieues, l’ostracisme dont sont victimes les habitants d’origines diverses de celles-ci, le chômage chronique qui augmente sans cesse depuis aussi loin que je me rappelle, le racisme rampant qui voit le Front National devenir le premier parti du pays,  les promesses faites et jamais tenues et donc… l’émergence de cellules terroristes composées de jeunes voyous particulièrement manipulables et apparemment bien décidés à faire payer très cher ce que subissent leurs familles depuis plusieurs générations ?

Quoi qu'il en soit, en fonction du drame particulièrement bouleversant qui touche la Belgique, on aurait pu espérer que nos habituels donneurs de leçons parisiens parviennent, une fois n’est pas coutume, à  faire preuve d’un minimum …. d’humilité et de retenue. 

Mais puisque que tel n’est pas le cas, il me semble qu'en tant que Suisses romands, il nous appartient d’autant plus d'exprimer notre sincère solidarité à nos amis Belges. Ne serait-ce que parce que nous partageons avec eux ce sentiment d’exaspération  face à l’arrogance avec laquelle notre grand voisin commun se permet, à chaque occasion, de nous juger… de si haut.

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12/03/2016

À boire et à manger !

Ce que j'apprécie tout particulièrement avec Internet, c'est la Liberté dont ses utilisateurs jouissent. Car même s'ils se trouvent un peu partout sur la planète des censeurs de tout poil résolus à réglementer le monde virtuel, celui-ci est tellement globalisé et il offre tant de possibilités de camouflage qu'en dehors d'empêcher l'accès à des sites bien précis (comme le fait la Chine) ou de procéder à un filtrage par mots clés (comme le fait la … France), il apparaît bien difficile de brider les utilisateurs d’Internet et c'est tant mieux. D’autant que dans nos sociétés toujours plus intolérantes et disciplinées, ce dernier lieu de Liberté constitue une véritable bouffée d'oxygène.

Le problème c'est qu’au lieu de douter tout seul dans leur coin de l’acceptabilité de leurs pulsions, aujourd'hui grâce au monde virtuel, des barjots en tout genre se trouvent au contraire stimulés par le constat que d’autres personnes, quelque part sur la planète, partagent les mêmes fantasmes, haines et autres délires qu'eux. Avec les conséquences que l'on connaît et d'autres qu'on imagine....

Quoi qu’il en soit, grâce ou à cause d’Internet, il est désormais possible d'avoir un accès à tous les points de vues possibles sur tous les sujets possibles.

Pour illustrer cette réalité, je prendrais juste un exemple; Choqué de lire sur Facebook que le pape ne serait qu’un irresponsable "immigrophile" (!?) j’ai eu, en effet, la curiosité d’aller voir ce qui s’écrivait d’autre sur la toile, à propos de cet homme que j’admire tout particulièrement.

Et là, en surfant à peine quelques minutes sur Internet, j’ai découvert (entres autres) qu’il était reproché au Pape François d’être un gauchiste, un marxistes ou encore un franc-maçon. Il serait également trop œcuménique et donc indigne de sa tâche voir carrément "au service du diable". J’ai même trouvé un illuminé qui entretient régulièrement un blog pour expliquer à la communauté virtuelle pourquoi le pape actuel doit être considéré comme…. l’antéchrist.

Et quand ce n’est pas la personne du Pape qui est attaquée, ce sont ses actes. Notamment une des premières démonstrations publiques de son humilité qui a consisté à laver les pieds de jeunes prisonniers. Sauf que, tenez-vous bien, parmi la vingtaine de prisonniers concernés, il se trouve qu’il y avait deux musulmans. Il n’en fallait pas plus pour que la fachosphère se déchaîne et en arrive à nous expliquer qu'après Barack Obama, le Pape serait lui aussi .... un «crypto musulman» .

Si, si, c’est vrai, je vous assure, il y a ça aussi sur Internet.

Autant dire que mon propos ne consiste pas à réclamer une réglementation quelconque et encore moins à miser sur l'autocensure des intervenants. D'autant qu'en exprimant publiquement leurs convictions, ceux-ci sont certainement moins dangereux qu’en étant privés de parole et donc prêts à tout pour se faire entendre.

C’est juste qu’à l'heure où il est de bon ton de reprocher aux médias traditionnels d’être inféodés à la pensée dominante et donc à la mondialisation ambiante, il me paraît quand même nettement plus sensé de continuer à faire confiance aux médias qui ont pignon sur rue plutôt qu’aux milliers de sites et autres blogs qui affirment pourtant détenir... La Vérité.

En d’autres mots, je préfère croire la Tribune de Genève plutôt que les ... Observateurs.ch

 

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07/03/2016

L’exemple !

Difficile de ne pas revenir sur celui qui fait la une des médias du monde entier et qui semble autant provoquer la panique chez certains que l’euphorie chez d’autres, j’ai nommé l’ineffable et le tout les jours un peu plus étonnant ; Donald Trump. 

Celui-ci représente en effet en même temps ce qui se fait de pire en politique, en particulier par rapport à sa manière de vulgariser des problèmes pourtant particulièrement complexes, mais aussi ce qui se fait de plus avant-gardiste tant il apparait que chaque provocation aussi grossière soit-elle, lui permet de marquer un peu plus de points dans l’opinion publique.

Et si on peut penser, qu’il a de son côté, pris comme modèle des hommes comme Berlusconi, Mussolini voir même Hitler non pas tant pour leurs convictions mais bien par rapport à la manière de les exprimer publiquement, il apparait que D. Trump est en train de devenir, à son tour, l’exemple à suivre pour tout les populistes de la planète.

Il est vrai qu’il est particulièrement doué dans le rôle de celui qui affirme tout haut ce que beaucoup de monde rumine tout bas. Sans parler de son mépris affiché pour les élites politiques et intellectuelles qui parvient visiblement à rejoindre ceux pour qui les succès de ces dernières semblent être le miroir de leurs propres échecs.

Résultat, il apparait aujourd'hui  qu’une partie de la classe moyenne occidentale (apparue à la fin du 19ème siècle et aujourd’hui déjà en voie de disparition) se reconnait dans les discours antimondialistes, nationalistes,  protectionnistes, simplistes, xénophobes, islamophobes et manichéens tenus par Trump et tout ceux qui ont compris que désormais il suffit d’un peu de charisme et de beaucoup de démagogie pour parvenir aux sommets.

Et si le charisme ne s’achète pas, pour tout le reste il suffit d’observer et d’imiter les médias populistes qui ont compris depuis fort longtemps à quel point il est aisé de manipuler les foules en misant non pas une élévation intellectuelle collective mais bien, au contraire, sur un individualisme égoïste et abrutissant. 

Bref, la forme l'ayant donc emporté sur le fond, on constate alors (avec un certain plaisir sur le coup) que ce n'es pas une épouse banale qui accompagne le fantasque roi de l’immobilier et candidat républicain mais bien une véritable ... bombe atomique. Pour un homme qui aspire à se voir confier la maitrise de l'arsenal nucléaire des Etats-Unis… faut-il y voir une certaine cohérence ?

Non sérieusement, dans l'immédiat, le vrai souci c'est de voir poindre, un peu partout dans le monde, des dizaines de petits clones de Trump, tous plus charismatiques, machiavéliques et médiatiques les uns que les autres.

Un cauchemar peut-être mais qui pourrait vite devenir une effrayante réalité !

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28/02/2016

LA BONNE SURPRISE

Ouf !!!

Me sachant mauvais perdant, il y a quelques jours, j'avais écrit, à froid, un texte en réaction au prévisible triomphe électoral de l'UDC sur le renvoi des criminels étrangers.

Celui restera toutefois dans mes "brouillons" vu que, et Dieu sait si c'est une belle surprise, la majorité des Suisses a, une fois n'est pas coutume, signifié aux populistes qu'ils n'étaient dupes. Les arguments aussi démagogues et simplistes que... xénophobes n'ont, cette fois-ci, pas atteint leur cible.

Bon, rien n'est acquis car on peut facilement imaginer que nos populistes dont l'unique credo consiste visiblement à surfer sur les humeurs de la population vont revenir à la charge avec d'autres initiatives dont ils se moquent éperdument de savoir si elles sont applicables ou non. L'important étant d'exister par tous les moyens imaginables tout en, dans la mesure du possible, semant le trouble dans nos institutions.

Il est vrai que cette nouvelle manière de "faire de la politique" semble correspondre à l'air du temps. Il suffit pour s'en convaincre d'observer Donald Trump qui pourrait devenir président du pays le plus puissant de la planète avec des discours basés sur des amalgames irresponsables , des raccourcis simplistes et autres promesses démagogiques dignes .... du MCG ou encore de la Lega.

Bref, le populisme ambiant n'a pas, j'en ai bien peur, fini de bouleverser le monde politique que cela soit au niveau de nos villes, cantons ou pays.

Raison de plus pour savourer, quant elle passe, une des rares victoires du rationnel sur l'émotionnel, de l'humanisme sur... l'inhumain.

Mais quel beau dimanche finalement, ...ça faisait longtemps !

 

 

 

 

 

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13/02/2016

Home sweet Home !

En ces temps particulièrement humides et froids, chaque soir lorsque je retrouve la douceur et le confort de mon foyer, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour ces milliers de familles de réfugiés de guerre qui n’ont pas cette chance, condamnées qu’elles sont à dormir dehors dans des fossés gelés aux pieds des barbelés et autres barrières érigées à la hâte.

Nombreux sont en effet les gouvernement européens qui (pour aller dans le sens de leur opinion publique) tentent de nous démontrer que moins ils se montreront solidaires, plus l’arrivée massives de femmes d’hommes et d'enfants fuyant la guerre diminuera.

C'est cela, oui !

Est-ce d’ailleurs, un hasard si les pays les plus réfractaires aux actions humanitaires sont justement ceux qui, il y a pas si longtemps, bénéficiaient de l'aide internationale ? Peut-être sont-ils plus particulièrement ouverts à la propagande haineuse des mouvements d'extrême droite (plus virulents et audibles que jamais*) voulant qu’avant d’être des humains déracinés et en souffrance, les réfugiés seraient d’abord et avant tout coupables d'avoir vu le jour dans un pays... musulman.

Gageons que si un conflit éclatait demain entre la Norvège et la Suède, les éventuels réfugiés seraient nettement mieux considérés que ces femmes et ces hommes en provenance du Moyen-Orient qui, en plus de subir les affres de l'exil, se retrouvent l'objet de toute les suspicions.

Pas un jour sans qu'on vienne nous expliquer, délires manichéens et islamophobes à l'appui, que les milliers de réfugiés qui nous arrivent d'une Mésopotamie à feu et à sang ne seraient pas, en fait, des victimes de cette terrible guerre civile qui les chasse de chez eux mais bien plutôt...des envahisseurs.

En les accueillant l’Europe se tirerait, par conséquent, une balle dans le pied et en douter (en observant les amalgames, les généralisations et autres manipulations) ferait de vous un collabo (sic).

Ok mais faut-il pour autant sombrer dans l'ignominie en confondant bêtement (ou volontairement) ces pauvres réfugiés syriens et irakiens, qui errent sur les routes glaciales d'Europe avec ... leurs sinistres bourreaux de Daech ?

Même si...comme notre logement lorsqu'il neige dehors, cela semble tellement plus confortable.

 

 

 

* Ceux qui pensent que j'exagère peuvent consulter (par exemple et pour rester en Suisse romande) lesobservateurs.ch  vous y trouverez des diatribes aussi délirantes qu'effrayantes.

 

 

 

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07/02/2016

La fonction et la personne !

Je n'aime pas parler de moi et je m'en excuse mais le problème, c'est que je refuse de confondre la fonction (homme politique, artiste, sportif et autres peoples) avec la personne. Ou plutôt, je me fous des personnes cachées derrière leur fonction.

En effet, je ne connais, entends, écoute et ne vois que ce que les fonctions sont prêtes à partager avec la population. Et ça me paraît largement suffisant...

Sauf qu'en tâtant un peu de politique, j'ai réalisé que je risquais de devoir fréquenter ces fonctions dont les convictions et les manières m'irritent. Pire, je risquais de découvrir des personnes intéressantes, agréables voir même touchantes.

Du coup (et parce que je n'aime pas l'idée d'avoir besoin des médias pour exister), j'ai compris que la politique traditionnelle n'était pas faite pour moi.

Je me contente donc de m'interroger publiquement sur notre présent et le monde que nous allons laisser à nos enfants grâce à ce blog, cet outil de communication extraordinaire que la technologie globalisée a mis à notre disposition.

Quoi de mieux pour avoir l'impression d'être (exceptionnellement !) libre ? Libre, par exemple, de pouvoir (hors de toute influence) remettre en question les agissements et les intentions de ceux dont je préfère ne connaître que la fonction.

Voilà pourquoi, je décline cette invitation qui m'a été lancée sur ces blogs, non, je n'ai pas envie d'être présenté au conseiller national genevois UDC, encore moins d'aller boire un verre avec lui.

Seule sa fonction de pourfendeur méprisant de nos valeurs humanistes au nom d'une Suisse bien étriquée, m'interpelle et j'entends bien continuer à m'interroger haut et fort sur sa vision politique, ... avec presque autant d'exagération que lui, si ça me chante.

Mais merci pareil pour l'invitation, le truc c'est que dès que je connais un tant soit peu les personnes, je ne peux pas m'empêcher d'avoir de l'empathie pour elles...

 

 

 

NB : Pareil donc pour les blogueurs qui m'agressent de toute part, sachez simplement que, pour moi, vous n'existez pas autrement qu'à travers vos écrits, quand je vous attaque, c'est les "conneries" que vous sortez que je vise, pas vous personnellement.

Si ça se trouve vous êtes sympatoches....

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23/01/2016

J'aime pas l'UDC

(…) «L'UDC n'est pas le démon que vous décrivez… » (…)

Suite à ce commentaire de P. Jenny sous mon texte précédent, j’aimerais en quelques mots préciser ma perception de l’UDC. Celle-ci se résume en quatre points :

 

1) Le populisme
Cette manière très tendance de faire de la politique consiste à exploiter sans vergogne les carences, les frustrations et les émotions de la population.
Pour cela, tout est bon; du mépris pour les élites politiques, financières, judiciaires, intellectuelles, etc., à l’exploitation éhontée des faits divers significatifs, en passant par une simplification délirante de problèmes pourtant toujours plus complexes.
Résultat, alors que les populistes n’ont de cesse de démontrer qu’ils seraient les porte-paroles du peuple, il apparait qu’au contraire, en le manipulant, ils lui manquent totalement de respect.



2) Christophe Blocher et ses suivants
En visionnant «L’expérience Blocher » j’ai été particulièrement choqué de constater que ce monsieur, par ailleurs particulièrement doué en affaires, ne se remettra visiblement jamais d’avoir eu raison avant tout le monde sur l’Europe en 1992, mais aussi de n’avoir pas été capable d’être un conseiller fédéral à la hauteur de la très haute image qu’il semble avoir de lui-même. Depuis sa non-réélection, il est donc en phase « rancune tenace », chacune de ses actions paraissant destinée à se venger par tous les moyens possibles de ses adversaires politiques qui ont, il est vrai, un matin de décembre 2007, réussi le putsch parfait.
Ce tribun étant en plus le principal financier d’un parti qu’il semble considérer comme sa chose, autant dire qu’il est difficile d'exister derrière lui. Et si les plus âpres et autres provocateurs parviennent à se faire élire dans les diverses assemblées législatives de notre pays, lorsqu’il s’agit de trouver des hommes ou des femmes suffisamment éclairés pour siéger dans les exécutifs, cela devient nettement plus compliqué.

 

3) Les initiatives
Il est vrai qu'en termes d'initiatives démagogiques qui ne servent à rien d'autre qu'à donner de la visibilité aux partis qui les ont lancées, ĺ'UDC est souvent imitée mais jamais égalée.
En plus d'être le précurseur de cette nouvelle façon de communiquer, ce parti n'a de cesse d'innover et nous voilà, aujourd'hui, aux prises avec des initiatives qui apparaissent comme... inapplicables en vertu des conventions internationales et autres accords bilatéraux. Extra !
Si le but de l'UDC consiste bel et bien à isoler notre pays du reste du monde, celui-ci devrait bientôt être atteint...

 

4) Rejet des autres
C’est dû à mon éducation mais, selon moi, personne n’est en mesure d’être fier d’être Suisse. On peut, bien entendu, être fier de la Suisse et de ses réalisations, à condition toutefois de se rappeler que c’est grâce aux hasards du destin que nous avons vu le jour dans un des pays les plus riches de la planète.
Voilà pourquoi, ce besoin de passer par le peuple pour imposer continuellement des nouvelles contraintes afin de limiter toujours plus l’accès à notre pays à ceux qui n’ont pas eu notre chance, m’est totalement insupportable.
Non pas qu’il ne soit pas essentiel (aujourd'hui plus que jamais) de mettre des règles d’accueil en place. Mais pour cela, nous avons des élus fédéraux dont la tâche consiste à posséder les connaissances, le recul et la vision nécessaires pour agir avec sagesse et discernement.

 

Alors non, je ne décris pas un démon mais juste un parti qui sait habillement surfer sur l’air du temps tout en contribuant malheureusement à un inquiétant …nivellement par le bas.

 

 

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16/01/2016

Les derniers humanistes

Pas de panique, j’ai bien compris que les personnalités qui représentent désormais le futur se nomment Donald Trump, Marion Maréchal Le Pen, Roger Köppel voir même… Céline Amaudruz (je sais ça fait peur).

Ils sont en effet l’incarnation de cette nouvelle extrême droite arrogante, convaincue de détenir les clés de l’avenir parce que parfaitement consciente que chaque jour qui passe la population est un peu plus facile à manœuvrer.

C’est donc bien ces populistes qui misent sans vergogne sur la peur et l’intolérance latentes chez chacun d’entre nous qui,demain, pourraient être en charge de notre destin.

Autant dire que je la sens mal et c’est pourquoi aujourd’hui, j’ai envie, pendant que c’est encore autorisé, de rendre hommage à Barack Obama et au pape François parce qu'ils m'apparaissent comme les derniers véritables humanistes « au pouvoir ».

Oups ! J’ai dit un gros mot.

En effet, aujourd’hui être humaniste, «droit de l’hommiste», pacifique, tolérant, indulgent, xénophile et pas (encore !) totalement islamophobe serait, selon les néo réacs qui sortent peu à peu du bois, la démonstration de cet angélisme irresponsable issu de Mai 68 source de tous les maux de nos sociétés occidentales.

Je sais, c’est pas mal simpliste comme raisonnement mais ce n’est pas moi qui le dit mais bien ceux qui affirment crânement que nous serions définitivement allé trop loin dans l'ouverture aux autres, la solidarité et le multiculturalisme.

Ah bon ?

Quoi qu’il en soit, c’est parce que le président étasunien actuel n’est (une fois n’est pas coutume) ni un vulgaire va t’en guerre, ni un manichéen certain de la supériorité incontestable de son pays ou de sa religion que nous pourrions bien regretter pendant longtemps l’approche pragmatique, modérée et éclairée de Barack Obama.

Bien sur, on peut avoir des regrets par rapport à ce dont on l’a cru capable et ce qu’il a réussi à faire. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé (et même, concernant l’ObamaCare, réussi) c’est juste qu’il a très vite eu la confirmation qu’aux Etats Unis quand ce n’est pas l’opposition qui fait systématiquement barrage ce sont les lobbys financiers, industriels et militaires (entres autres) qui savent comment imposer leurs volontés.

Alors oui, Guantanamo n’est toujours pas fermé, oui, il y a toujours plus d’armes en circulation aux USA et oui, l'éternel conflit Israélo-palestinien n’a pas évolué positivement durant les deux mandats d’Obama, n’empêche que le premier président noir de l’histoire nord-américaine a su nous rappeler que son pays n’est pas qu’un repaire de fondamentalistes évangéliques aussi obtus que belliqueux.

Quant au Pape François 1er, son règne n’est certes pas terminé mais comme en plus d'être exceptionnellement humble, éclairé, libre et sensible aux réalités des plus faibles (dont les réfugiés) celui-ci se permet de dénoncer les dérives du néolibéralisme et les délires nationalistes, chaque jour, j’ai peur d’apprendre la nouvelle de son assassinat.

Son approche humaniste, œcuménique, compatissante, généreuse et charitable (et donc si proche du message de Jésus) semble, aujourd'hui, définitivement trop utopique pour être audible dans un monde où l’égoïsme, l’individualisme et donc le rejet de l’autre gagnent tout les jours un peu plus de terrain.

Bref, si certains se réjouissent bruyamment de cette nouvelle ère qui s’annonce, vous me permettrez de mon côté d’être particulièrement pessimiste quant à l’état du monde que nous allons laisser à nos enfants, que cela soit au niveau écologique ou idéologique….

… Dieu sait si j’aimerais me tromper !

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07/01/2016

Rire de tout !

Ce n’est pas le meilleur jour pour l’affirmer mais je n’ai jamais été très fan de Charlie Hebdo même si la majorité des dessins qui figurent dans cet hebdomadaire ont quand même tendance à me faire rire.  C’est juste le côté idéologue de ce journal qui m’amuse nettement moins.  

Dieu sait si pourtant j’apprécie l’humour sous toute ses formes, aussi absurde soit-il. Comme beaucoup de personnes de ma génération, j’ai commencé, durant mon adolescence, par m’éclater en lisant Hara Kiri, puis c’est des journaux comme Fluide Glacial ou encore l’Echo des Savanes qui me faisaient particulièrement marrer. Aujourd’hui c’est les gros gags bien lourdauds de l’équipe de Groland sur Canal + que je préfère. Chacun ses goûts.   

Attention, je ne dis pas qu’on ne peut pas faire de l’humour tout en faisant passer des messages politiques et/ou sociaux, c’est juste que tout le monde n’est pas forcément capable d’être à la foi drôle et engagé. Coluche, par exemple, y parvenait d’une façon remarquable, mais il reste, selon moi, une exception. Et c’est donc parce que j’ai souvent eu l’impression que l’équipe de Charlie Hebdo était d’abord militante avant d’être drôle que je lis que très rarement ce journal.

Ceci dit, l’éternel débat consiste à savoir si on peut, ou pas, rire de tout. Ma réponse est claire, non seulement on peut mais (si on aime rire ce qui, Dieu soit loué, n’est pas une obligation) on doit. Aucun sujet n’est tabou, ne serait-ce que parce qu’à partir du moment où il y aurait des intouchables, rire des autres constituerait alors une véritable discrimination.

Il est vrai que nous avons tous des sujets sur lesquels nous sommes plus particulièrement sensibles, sauf que dans ce cas, c’est à nous d’éviter les médias qui pourraient faire de l’humour sur ces sujets et non pas à ces derniers de devoir tenir compte des sensibilités diverses.

Je comprends parfaitement, toutefois, que certains puissent être choqués. Comment, par exemple, les familles des victimes des attentats de Paris pourraient avoir envie d’en rire, advenant le cas que certains oseraient faire de l’humour sur ce sujet ?  Je ne tomberais pas dans la psychologie à deux balles en affirmant que justement cela leur ferait du bien d’être capable de prendre un peu de distance mais il n’en demeure pas moins que le rire permet bien souvent de ne pas… pleurer.

Autant en rire, dit-on parfois, c’est bien vrai même s’il y a des moments où tout humour sur un sujet douloureux peut-être compris comme de la provocation. C’est d’ailleurs ce que reproche tout ceux qui, un jour, se sont sentis blessés, voir persécutés par cet irresistible besoin de l’homme de décompresser en optant pour la dérision.  

Donc oui, on peut rire de tout mais, comme le disait Pierre Desproges (qui s’y connaissait en humour noir), pas avec n’importe qui. L’humour comme la foi ou encore la peur est une sensation intime et personne n’est donc en mesure de donner des leçons sur ce sujet….

 Et c’est donc pour prévenir toute généralisation  que je terminerais ce texte avec un peu de… mon humour : 

 

 

 

riredetout.jpg 

 

 

 

 

 

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