17/01/2017

1) La vérité

Tu sais c’est d’abord pour toi et pour ton frère, tes sœurs, tes cousins et tout vos amis que je tiens ce blog. En effet, j'ai tellement honte des dettes et de l’état de la planète que ma génération va laisser à la vôtre que je me sens le devoir d’exprimer publiquement mes indignations, mes coups de cœur et surtout mes préoccupations quant à l’évolution de nos pays dits civilisés. Et si je suis parfaitement conscient des limites de l’exercice, celui-ci me permet toutefois d’avoir un peu moins mauvaise conscience.

Contrairement à certaines accusations, je n’ai, cependant, aucune doctrine ou autre morale à défendre, ni rien à vendre. Je sais juste que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc et que plus les avis sont tranchés, plus le doute est absent, plus on est face à la bêtise.

Il est vrai aussi que je me battrai toujours pour la paix. Cela semble être une évidence mais apparement, ça l'est de moins en moins. Cette paix dont nous bénéficions depuis plus de 60 ans serait, à en croire la fachosphère, qu'une autre de ces chimères de bobos.

Quoi qu'il en soit, il apparaît que suite à la crise migratoire sans précédent que nous traversons et à l'apparition d’un "état" islamiste et de ses monstrueux ambassadeurs qui sèment la mort et la peur, les populations ont de plus en plus tendance à se diviser en deux camps visiblement inconciliables.

Pour simplifier, je dirais qu'il y a d’un côté ceux qui sont convaincus que derrière chaque réfugié se cache un terroriste potentiel et de l’autre ceux qui continuent à croire que le niveau de notre évolution dépend de la réalité de l’ensemble des peuples de notre planète.

Dois-je te préciser que les premiers sont les plus véhéments ? Et même si l'accueil des migrants se déroule un peu mieux dans ton immense pays, tu seras d'accord d'admettre que chez toi aussi, ça pue les prémices d'une affreuse guerre idéologique, non ?

Je ne sais pas trop comment celle-ci va évoluer ni où elle va nous mener mais je ne te cacherais pas mon inquiétude car il est malheureusement certain (et il suffit de surfer quelques minutes sur Internet pour que cela saute aux yeux) que la première victime d'un conflit est encore et toujours ...la vérité.

 

 

Voilà, ma chérie, en ce début 2017, on en est là donc.
Mais bon tu connais la devise de la ville où tu es née, ou bien ?
Elle dit "Post Tenebras Lux" ....

 

 

 

 

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22/12/2016

Le meilleur

Oui je sais il se passe plein de choses plus graves mais il n'empêche qu'en ce qui me concerne la nouvelle la plus triste de la semaine est quand même le départ pour toujours du prodigieux Mix & Remix.

Avant mardi matin, je ne savais même pas qu'il était malade, son décès m'a sacrément surpris. Comment ça il est parti ? Ce n'est pas possible, pas maintenant, pas juste au moment où les réacs  contre-attaquent alors qu'on a plus que jamais besoin de son regard.... 

Qui va se moquer des égos de Trump, Poutine et ... Decaillet ? Qui  saura ridiculiser les xénophobes ? Qui apportera d'un mot et d'un coup de crayon la pointe d'humour nécessaire aux rébarbatives brochures officielles et autres ouvrages pédagogiques en tout genre ? 

C'est bizarre, il était partout mais au lieu de lasser, ses dessins apparaissaient au contraire comme des évidences. Sa seule présence apportait  une véritable plus-value aux médias qui l'employaient. C'est bien simple, j'ai arrêté l'Hebdo le jour où je n'y ai plus trouvé sa page. Quant à sa participation à Infrarouge, elle permettait de tout faire passer, même les immuables présences de Freysinger dont on savait, alors, qu'il n'échapperait pas au coup de crayon caustique du génial dessinateur romand. 

Bref, l'absence de cet extraordinaire dialoguiste m'est déjà insupportable et la seule chose qui me console c'est de savoir qu'il a rejoint le Paradis des dessinateurs et qu'avec Cabu, Wolinski et tous les autres, il devrait bien se marrer.

Merci pour tout et À Dieu donc Mix, tu étais le meilleur ! 

07:37 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | |

12/12/2016

Révolution ou recommencement ?

Pour cette fin d'année, je crois qu'en dehors du foot anglais, je vais éviter de regarder la TV, histoire de m'épargner les traditionnelles revues de l'année et autres meilleurs moments de 2016.

On a déjà que trop vu et entendu ce qui s'est passé depuis 12 mois; de la victoire de Duterte aux Philippines à celle de Trump aux Etats-Unis en passant par le Brexit et les représailles d'Erdogan, sans parler de Nice, d'Alep, d'Orlando et de partout ailleurs où des innocents ont payé le prix fort de la barbarie....

C’est d’ailleurs cette barbarie qui semble le mieux incarner l’air du temps. Cette haine tenace qui efface tout les repères pour s'exprimer avec une férocité indigne de notre pseudo évolution. Malheureusement, aujourd’hui comme hier, il suffit apparemment de quelques étincelles pour voir des agneaux se transformer en loups.

Quoi qu'il en soit, si certains commentateurs estiment candidement que nous amorçons une banale révolution conservatrice parfaitement démocratique, il apparaît en fait que nous devons faire face au grand retour d'un nationalisme populiste belliqueux tristement célèbre. Heureusement, Poutine mis à part, personne ne parle encore d'expansion, mais on connaît les effets de la surenchère nationaliste et rien ne semble donc impossible. Et ce n'est pas les étasuniens qui diront le contraire…

Dieu soit loué qu'il y a quand même eu cette année quelques nouvelles rassurantes, à commencer par le "sursaut républicain" autrichien. Même si celui-ci est surtout une nouvelle démonstration que les populations sont plus que jamais divisées. D'un côté ceux qui veulent croire que la relative stabilité géopolitique que nous avons connu depuis la fin de la deuxième guerre mondiale n'était pas qu'une parenthèse enchantée, de l’autre ceux qui sont convaincus que la célèbre affirmation de F. Mitterrand comme quoi "Le nationalisme c'est la guerre" n'est qu'une autre manifestation de l’imbécillité naïve de ces bobos, utopistes, bisounours et autres "sales gauchistes" en tout genre.

Toujours est-il que même si elles sont encore partagées par quelques médias et autres (si décriées) élites, les fameuses convictions humanistes et pacifiques auxquelles nous nous sommes accrochés ces dernières années apparaissent aujourd'hui comme désuètes voir irresponsables. C'est en tout cas la conviction d'un nombre grandissant de citoyens persuadés que le chacun chez soit, l'intolérance, le protectionnisme et l'égoïsme sont les nouvelles "valeurs" sur lesquelles il faut, désormais, juger et élire nos politiciens.

Oui, je sais, ça fait peur et c'est pourquoi je m'accroche à l'idée que, quelques soient les conclusions désespérantes qu'on peut tirer des événements que nous avons connu durant l'année qui s'achève, rien n’est perdu, la petite moitié des citoyens qui ose (encore) dire non à l’extrême droite va finir par se rebiffer....

En ces temps de Noël, un peu d'espérance ne peut pas nuire, non ?

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24/11/2016

Pensée dominante

Il faut arrêter avec cette dénonciation systématique de la pensée unique. D’abord c’est quoi exactement la pensée unique ? Je veux bien qu’il y ait eu durant ces dernières années une pensée dominante dite humaniste qui a effectivement influencé un certain nombre de politiciens, d’intellectuels et de médias (en particulier ceux du service publics) mais depuis quand la solidarité et l’ouverture aux autres sont ils répréhensibles ?

Cela semble pourtant être l’avis de ces populistes, nationalistes, identitaires et autres néo conservateurs en tout genre pour qui ces «chimères» seraient parfaitement irresponsables.  Autant dire qu’ils ont le droit d’en être convaincus, mais, dans ce cas, qu'ils acquièrent des sites internet, des chaînes de TV et/ou des journaux pour nous expliquer comment ils comptent, à leur tour, faire rêver notre jeunesse et lui donner le goût d’oser, on verra bien alors s’ils sont capables de séduire la majorité des opinions publiques.

Certes, il apparait que les valeurs morales ne font  plus gagner des élections. Aujourd’hui, la tendance est, au contraire, au nationalisme belliqueux et à ce protectionniste qui semble tant rassurer une classe moyenne, principale victime, il est vrai, d’une mondialisation injuste qu’elle n’a jamais choisie. Sauf que pour lutter contre la globalisation de la planète, il va falloir commencer par revoir notre utilisation d’Internet et notre rapport avec les entreprises qui y prospèrent. Sans parler des choix citoyens consistant, entres autres, à opter pour des produits de consommation fabriqués dans nos propres pays. Pour le fromage, ça devrait le faire mais pour le reste, ça risque d’être un peu plus compliqué. 

Quoi qu’il en soit, tout ceux qui (comme D. Trump et M. Le Pen et… l’UDC) viennent nous expliquer qu’on doit revenir au bon vieux temps du chacun chez (et pour) soi, sont soit des grand naïfs, soit, c’est plus probable, des petits malins qui ont compris comment exister en surfant sur les frustrations bien réelles de celles et ceux qui sont particulièrement touchés par les inévitables retombées d’une mondialisation plus économique, c’est certain, que sociale.

Personne ne dit qu’il n’y a rien à faire et que les délocalisations sont inéluctables, c’est juste qu’il apparait, aujourd'hui,  bien difficile d’imposer un protectionnisme borné à des pays qui n’ont jamais été aussi interdépendants. Sans parler que cette manière d’envisager l’avenir semble particulièrement incompatible avec l’évolution technologique de nos sociétés.

Mais bon, les opposants de la « pensée unique» actuelle ont apparemment une nouvelle pensée dominante à nous vendre, qu’ils se lâchent alors, ils ont le "momentum" pour eux et il ne manque plus que des démonstrations véritablement percutantes du bien fondé de leur compréhension du monde.

Autres que des guerres, bien sûr !

07:40 | Lien permanent | Commentaires (26) | |  Facebook | | | |

12/11/2016

Le pire

Après le référendum du 9 février 2014, après le Brexit, voilà encore une votation gagnée grâce à des mensonges. Quoi que pour Trump, ceux-ci sont encore à venir. Parce que si investir de l'argent public dans les infrastructures et baisser drastiquement les impôts constituent deux séduisantes promesses électorales, celles-ci n’en sont pas moins contradictoires et le nouveau président américain devra fatalement en sacrifier une. A moins qu'il décide de payer la réfection du réseau routier des USA avec …sa fortune, sa grande fierté.

Je plaisante mais il est apparemment capable de tout cet homme là, même de l’emporter face à la quasi-totalité des médias de son pays et à l’effroi provoqué par ses discours ô combien simplistes, agressifs et provocateurs.
C’est même une véritable démonstration qu’il a offert aux apprentis populistes de la planète; plus vous êtes grossier et outrancier, plus vous séduisez cet électorat qui se sent abandonné et qui se reconnait donc dans les dénonciations et autres vociférations démagogiques.

Mais bon, tentons d’être positifs en se disant que,finalement, la victoire de Trump est peut être une bonne nouvelle pour les pays aux prises avec leurs propres populistes. Une fois le pouvoir acquit, cette déroutante façon de faire de politique pourrait , en effet, vite démontrer ses cruelles limites. C'est facile de caresser les électeurs dans le sens du poil, de clamer haut et fort des idées toute faites, aujourd’hui cela suffit visiblement pour se faire élire mais de là à savoir gouverner en toute impartialité c’est une toute autre histoire. D’autant que les attentes (de celles et ceux qui ont cru voir un sauveur dans le richissime promoteur immobilier et star de télévision) sont immenses. Il va donc vite devoir livrer la marchandise le Donald, sauf qu’avec tout ce qu'il a promis, il y aura fatalement des frustrés.

A commencer par ceux qui espèrent que, du jour au lendemain, les femmes et les hommes les plus éduqués, instruits et diplômés disparaitront des écrans comme par enchantement. Car si c’est effectivement très tendance de s’en prendre à ceux qui réussissent dans les médias, la finance, l’industrie, la politique et pire les universités, ceux qui forment cette désormais célèbre «élite autoproclamé» qui serait source de tout les maux, encore faudrait-il que ceux qui dénoncent cette caste (tout en en faisant bien souvent partie) nous explique qui va la remplacer. Quelques rednecks racistes et cow-boys belliqueux diplômés en maniement d’armes ? Ou d’autres intellos et entrepreneurs … mais d’extrême droite cette fois-ci ?

Quoi qu’il en soit, pour le moment le seul mot d’ordre qui apparait raisonnable, c’est «Wait and See». Attendons de voir si les agissements du nouveau président des USA seront aussi irresponsables que ses promesses avant de l’accabler. Visiblement M. Trump a été assez malin pour comprendre comment se faire élire, peut-être le sera-t-il aussi pour diriger son pays sans conséquence funeste. C’est tout le mal qu’on souhaite à ces sacrés américains décidément capables du meilleure …comme du pire.

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28/10/2016

Sortir du nucléaire et vite !

Je ne sais pas si vous vous rappelez de Deepwater, cette plate-forme pétrolière située dans le golfe du Mexique qui avait explosé en avril 2010.

Pendant plus de 5 mois on avait assisté à un nombre incalculable de tentatives pour colmater une extraordinaire fuite de pétrole (780 millions de litre)  dans l’océan. Ce qui frappait à l’époque c’est que personne ne semblait avoir prévu qu’une telle catastrophe pouvait arriver et il n’y avait donc aucun plan de secours prévu. Les meilleurs ingénieurs de la planète ont donc été envoyés sur place et chaque semaine on assistait à une nouvelle tentative pour remédier à ce désastre écologique.  

C’est durant ces mois là, que j’ai (enfin) pris conscience de la totale immaturité de ces industries toutes puissantes qui engendrent visiblement trop d’argent pour perdre leur temps à prévoir un éventuel accident, aussi catastrophique qu'il puisse être. 

On avait pourtant déjà eu quelques doutes avec la catastrophe de Tchernobyl  en  1986 mais à l’époque tout le monde avait reporté la faute sur un régime soviétique en bout de course. Et puis il y a eu Fukushima. Une fois encore, ce qui était frappant, c'était l’absence totale de plans de secours, l’incompétence affichée des responsables et l’improvisation qui en avait suivi.

Sauf que visiblement cela n’a pas suffit pour nous dégouter de cette industrie. Aujourd'hui, 5 ans après Fukushima, il apparait que les milieux écologiques suisses qui ont la clairvoyance de réclamer la sortie du nucléaire pourraient, contre toute logique, ne pas convaincre la majorité des Suisses de les suivre dans ce qui apparaissait pourtant comme une évidence en 2011. 

C’est qu’entre temps, on a eu d’autres préoccupations et l’industrie nucléaire et ceux qui  la soutiennent ont donc repris la main. Tu penses, il y a tellement d’argent en jeu que rien, ni personne n’est trop cher pour persuader la population que non, il n’y a aucun danger et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Autant dire que personne ne souhaite qu’une nouvelle catastrophe nucléaire survienne  sur la planète et encore moins chez nous où nous exploitons pourtant la plus vieilles centrale nucléaire en activité du monde. N’empêche qu’advenant des problèmes, il y en a certains qui devront assumer leur myopie. 

En soit, je n’ai pourtant rien contre l’industrie nucléaire, j’y serais même favorable le jour où cette technologie sera enfin ... parfaitement maitrisée. Lorsque que cette industrie  sera capable de combattre efficacement les accidents majeurs mais aussi d'éliminer les tonnes de déchets produits par ses centrales. Sauf qu'on n'en est visiblement pas là, même démanteler semble problématique…

Voilà pourquoi, dans l’attente d'hypothétiques progrès significatifs, il me parait urgent de dire haut et fort STOP à cette énergie ô combien dangereuse en votant OUI à la sortie du nucléaire le 27 novembre prochain.

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23/10/2016

Retour vers le passé

Deux faits marquants m’ont interpellé suite à la dernière dispute publique (un débat c’est quand même autre chose, non ?) entre H. Clinton et D. Trump.

D’abord, il apparaît qu’aux Etats-Unis, pays qui se veut pourtant exemplaire en terme de modernité et de Liberté, il y a encore des débats d’un autre siècle. Les citoyens étasuniens ont, pourtant, le droit d’avoir chacun une arme à la maison, d’assumer publiquement leur religion (que cela soit par rapport au choix d’école ou de signes ostentatoires), de produire et fumer librement de la marijuana dans certains états, de rendre des enfant adoptés ou d’être euthanasiés dans d’autres, de gagner de l’argent sans être entravés par des centaines de contraintes étatiques, d’avoir des comportements et autres hobbys aussi décadents que parfaitement débiles, etc. etc.

Et pourtant, parallèlement à ces réalités, on assiste à chaque élection présidentielle au retour du sempiternel débat sur … l’avortement. Leçons de morale (?) à l’appui, on peut, en effet, compter sur la constance du parti républicain pour remettre systématiquement en cause le droit des femmes à disposer de leur propre corps. Oui, oui, en 2016 encore, comme dans le… Califat !

 

Quoi qu’il en soit, l’autre point qui m’a frappé c’est le refus annoncé de Donald Trump de reconnaître sa possible défaite le 8 novembre prochain. Oh, ce n’est pas tant lui le problème, certes c’est une grande gueule imbu de lui-même qui supporte sûrement très difficilement d’être un looser mais bon, si simplistes que soient ses propos, il reste relativement inoffensif.

Non la vraie question c’est bien de savoir si ses électeurs et autres fans inconditionnels, rendus aussi frustrés que vengeurs par une défaite qui leur serait présentée comme frauduleuse, seront capables de ne pas sombrer dans la violence. En général c’est plutôt dans les pays africains à la démocratie chancelante que le refus (légitime ou non d’ailleurs) de concéder la victoire à son adversaire fini par provoquer de féroces guerres civiles. Jusqu’à jeudi matin, je croyais (naïvement) les USA à l’abri de ce genre de dérive, mais là…

Lorsque qu’on sait les impasses financières de cette classe moyenne étasunienne si incitée à consommer pour exister (et donc à dépenser beaucoup plus qu’elle ne gagne), lorsqu’on prend conscience que  celle-ci est convaincue que c’est autant à cause de la mondialisation que de l’influence perverse des élites financières et… des abus des communautés minoritaires que leur sacro-sainte « American way of life » n’est plus, aujourd’hui, qu’un glorieux souvenir, on peut légitimement craindre les réactions virulentes de certains rednecks, advenant que leur pseudo sauveur soit sèchement renvoyé à ses affaires immobilières.  

Pour prévenir cela, il serait bon que notre populiste de service fasse donc, exceptionnellement, preuve d’un minimum de sagesse mais, apparemment, c’est trop lui demander.

Prions donc pour que son irresponsabilité vaniteuse ne finisse pas par se retourner contre son pays… qui ne serait plus « Great » du tout, pour le coup !

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18/10/2016

Gare au populisme !

C'est clair qu'à force d'être effrayés par le simplisme des promesses de D. Trump, on a tendance à oublier que face à n'importe quel politicien un peu moins charlatan, Mme Clinton serait battue. Son programme est tout sauf sexy et quant à elle, je veux bien qu'elle ait été la cocue la plus célèbre de la planète mais elle n'en est pas devenue plus charismatique pour autant. Bref, c'est vraiment par défaut qu'elle risque d’être élue.

Parce que le problème avec Donald Trump, c'est non seulement son inexpérience politique liée à sa conviction d'être plus malin que tout le monde qui pourrait vite coûter très cher à son pays, mais c'est aussi parce que l’éventuelle victoire de celui qui est une caricature vivante du populisme ambiant pourrait bien faire tâche d'huile. 

Après Duterte, Trump et Marine Le Pen, on pourrait alors assister à la prise du pouvoir par d’autres pourfendeurs des élites en place qui ont compris à quel point il est aisé de surfer sur les frustrations, les peurs et les difficultés financières des classes laborieuses...de souche.

Bien entendu celles-ci ont le droit de choisir qui elles veulent pour les représenter sauf que croire, par exemple, que les entreprises de charbon et/ou de métallurgie qui ont quitté nombre d'états américains ou encore le nord de la France vont revenir pour investir des millions juste parce que des accords internationaux seront dénoncés par celui ou celle qu'ils auront élu me semble pour le moins relever d'une coupable crédulité.

Car c'est bien ça le souci, bien sûr que personne ne peut être contre et si on peut compter sur l'autodiscipline des toujours plus nombreux abstentionnistes qui assument leur désintérêt (ou leur désenchantement ?) de la politique, il reste qu'en ces temps du « trop d’information tue l’information », de surconsommation pathologique, d'individualisme effréné, de risque zéro, d'immigration massive et de crise identitaire, etc. je ne suis pas certain que les choix égoïstes de populations toujours plus flattées, voir dupées, renforcent vraiment la démocratie. 

En osant affirmer cela, je vais me faire reprocher un certain élitisme. Et bien soit, j’assume, je ne fais pas de politique, je ne suis pas journaliste, je n’ai rien à vendre et donc aucune raison de caresser la population dans le sens du poil en lui faisant croire qu’elle a et qu’elle aura toujours raison. Au risque de choquer, je persiste donc à penser qu’en ces temps difficiles tout particulièrement, ce sont les plus brillants et les mieux formés d’entre les politiciens, ceux qui sont capable d’avoir un certain recul et une hauteur de vue qui demeurent les plus à même de guider leurs pays vers l’avenir.

Voilà pourquoi, afin de prévenir les inévitables dégâts provoqués par des grandes gueules qui se contentent, au contraire, de suivre bêtement le peuple dans ses élucubrations, il serait préférable qu’un certain populisme nationaliste, démagogique, simpliste et mensonger ne triomphe pas le 8 novembre prochain.

Histoire d’avoir quelques mois de répit….

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16/10/2016

Accro

C’est bizarre la politique, c’est de moins en moins sérieux et de plus en plus people, toujours moins rationnel et toujours plus émotionnel, des journalistes qui la couvrent aux politiciens qui en font une fin en soi, aucun ne semble disposé à être un tant soit peu objectif, chacun prêche pour sa paroisse, personne ne semble avoir le temps de prendre un peu de hauteur et de recul, tout est dans l'instant, dans la petite phrase percutante, dans les tweets innombrables et autre "punchline". Bref, c'est bien difficile d'y croire encore et pourtant cela continue à me fasciner.

Combien de fois, je me suis pourtant dit, laisse tomber, contente toi de te tenir informé pour ne pas voter n’importe comment mais concentre toi sur ce que tu aimes vraiment ! Pendant quelques temps alors, j’arrête d'espionner les pages Facebook ou les sites internet de mes ennemis jurés et je me lance plutôt à l’assaut d'énormes romans, je me passionne (encore plus) pour le sport et je me contente de refaire le monde avec avec mes amis et ma famille autour de bons repas et je me dis que, finalement, c’est ça la vie.

Sauf qu'en bon accro, à chaque fois je rechute. Il suffit d'élections dans des pays qui comptent, d’une campagne référendaire contre le nucléaire, d’un nouveau délire xénophobe, du retour des nationalistes et me voilà à nouveau passionné, énervé, motivé, désireux de comprendre, de disséquer et, pire....de partager mon avis grâce à ce blog.

Bien sûr, je suis conscient des limites de l’exercice, de l’influence forcément limitée que mes réflexions subjectives peuvent avoir sur les quelques amis et connaissances qui me font l’honneur de me lire. Mais voilà, c’est plus fort que moi, en tant que père, beau-père, oncle, grand cousin, copain, voisin et collègue d'une si belle jeunesse, j'ai bizarrement l'impression que mon le devoir consiste à prévenir et à dénoncer des partis, des situations ou des choix qui, selon moi, finiront par péjorer leur avenir.

J'aimerais tellement que leur génération puisse (elle aussi) se battre pour plutôt que contre !

 

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01/10/2016

Mouvement perpétuel

Dimanche passé les genevois ont eu la mauvaise idée de se voter une augmentation d'impôts juste pour bêtement agacer les frontaliers. Ok, ma foi ! 

Au moins personne ne peut se poser la question de savoir où passe notre argent. Il n'y a qu'à tenter de circuler en ville pour le constater ou plutôt le subir. C'est vite vu; il y a des trous, des machines, des ouvriers, des barrières, des feux provisoires (c'est vrai qu'on n'en a déjà pas assez), des bouchons, des rues barrées ou défoncées partout, partout et ... partout. Voilà qu'on nous annonce maintenant qu'on va fermer l'avenue de Frontenex jusqu'à Noël après s'être déjà attaqué à la rue du Grand-Pré... Allons !! 

Du coup, nous assistons à une véritable ruée vers l'or des entreprises de génie civil, celles-ci nous arrivant de tout le pays  pour défoncer nos routes puis... les reconstruire plus belles qu'avant ! 

Car, en effet, comment n'être pas, quelque part, rassuré d'observer que nos impôts servent aussi à nous permettre d'être fiers de la qualité de nos infrastructures ? C'est clair que ça coûte cher d'être belle et riche mais notre ville a un certain rang à tenir, non ? 

Voilà pourquoi, entre ma réalité de scootériste quotidiennement retardé, détourné, empêché et donc passablement irrité et ma conviction d'être privilégié de bosser pour cette Genève si cossue (et si enviée et admirée...  par les autres) mon cœur ne cesse de balancer, une sorte de mouvement perpétuel genre ... montre suisse. 

 

 

NB : Je tiens à m'excuser auprès des enfants qui jouaient angle Charles Galland et François Lefort hier (30/09) vers 16h40. J'ai cru, en effet, avoir roulé sur un gros carton mais en arrivant chez moi à Meyrin, j'ai constaté que le bruit entendu correspondait en fait au moment où les deux roues avant de mon scooter ont proprement aspiré un ballon de volley aux couleurs italiennes… que je tiens donc à la disposition de son propriétaire. 

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24/09/2016

A l'impossible nul n'est tenu !

Ca y est, voilà que la fameuse votation du 9 février 2014 refait parler d'elle. Nous voilà plus que jamais emberlificotés avec cette initiative, aussi démagogique qu’inapplicable, lancée (et gagnée) par un parti populiste-nationaliste décidément bien irresponsable.

Il est vrai, ceci dit, que, comme nous le rappellent continuellement, non sans une fâcheuse arrogance d’ailleurs, les dirigeants UDC et leurs plus virulents supporters; à partir du moment où il s'est prononcé via les urnes, le peuple a toujours raison et il n’y a donc rien à dire ni à redire sur sa décision. Punkt schluss.

Peu importe le sujet, la pertinence ou encore l'applicabilité du texte qui nous est soumis, il suffit qu'une majorité décide de suivre le parti le plus riche du pays dans ses élucubrations démagogiques et nous voilà tous pris au piège. Nos instances politiques n’ayant alors plus d’autre choix que de tenter de traiter sérieusement des initiatives qui ne le sont pas.

Cette votation du 9 février constitue d’ailleurs une démonstration pour le moins spectaculaire du comment "nos" populistes arrivent à prendre la population suisse et ses élus en otage. Nous voici, en effet, coincés par une initiative qui, non seulement va à l'encontre des accords bilatéraux (que notre pays a pourtant librement signé .... après les avoir fait accepter par le peuple) mais qui, en plus, apparaît en l'état et après des mois de palabres, comme réellement inapplicable.

Du pain béni pour l'UDC qui peut alors profiter du trouble créé pour hurler au refus de se plier à la volonté du peuple souverain en n'hésitant pas à jouer les victimes d’un grand complot ourdi, entres autres et dans le désordre, par les partis traditionnels, le patronat, l'Union Européenne (?), la gauche, les élites ou encore les médias à la solde des premiers nommés, bien entendu! Rien que ça !?

Sauf que ce faisant, les populistes participent surtout à dénaturer notre système politique. Nos ancêtres géniaux qui ont pensé et mis en place cette merveilleuse démocratie directe doivent se retourner dans leurs tombes en observant à quel point, aujourd'hui, le fabuleux outil démocratique qu'ils ont mis dans les mains du peuple Suisse est dévoyé par un parti qui a visiblement décidé que son unique crédo consistait à surfer sur les peurs et les humeurs de la population.

Bref ! On n'est pas sorti de la Gasthof !

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17/09/2016

Crise de foi

Mercredi matin, j’ai assisté aux obsèques d’un garçon de 19 ans dont je connais la famille depuis toujours. Cette cérémonie, en présence d'un nombre impressionnant de jeunes, était comme vous pouvez l’imaginer, particulièrement bouleversante.

Un virage pris un peu trop à l’extérieur dans un chemin de campagne, une voiture qui arrive en face et voilà la vie de la famille de ce jeune scootériste totalement bouleversée. Sa sœur, ses parents, ses cousins, ses oncles, ses tantes, sa pauvre grand-maman, ses amis tous sont désormais marqués pour toujours par ce tragique destin.

Je me suis donc mis à prier pour que ceux-ci parviennent à trouver le courage et la force d’endurer cette terrible épreuve.
Sauf que, face à ce malheur, ma foi a pris un sacré coup, même que j’aurais bien voulu, comme d’autres amis avec lesquels j’ai échangé quelques mots sur le parvis de l’église, pouvoir moi aussi invoquer la malchance ou la fatalité.
Il se trouve toutefois que je fais partie de ceux qui croient qu'en définitive (Dieu soit loué !) tout a, quelque part, un sens.

Voilà pourquoi, alors que mon propos consiste à avouer que pendant que j’ai autant de difficulté à saisir en quoi la mort soudaine d’un jeune homme peut avoir un sens ? Comment des maladies mortelles peuvent être édifiantes ? Pourquoi le malheur semble se concentrer sur ceux qui le méritent le moins ? Bref, pendant que je doute sérieusement de la justice divine, je veux parallèlement espérer que quelques uns parmi ceux qui assistaient à cette cérémonie funèbre de mercredi matin auront été touchés par les paroles du curé et qu’ils parviendront, par conséquent, à se convaincre qu'effectivement leur frère, leur fils, leur neveu ou leur ami veillera désormais sur eux.... depuis là où il est.

N'est-il pas, en effet, apaisant et rassurant d'espérer, d'imaginer ou encore de rêver que ceux qui nous ont quittés sont là quelque part et qu'ils nous regardent aller avec bienveillance ?

Voilà pourquoi, mercredi matin, lorsque ma foi vacillait, j'aime croire qu’une petite flamme d'espérance s’est allumée chez celles et ceux qui en avaient tellement besoin.

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09/09/2016

Mal barré

C'est vraiment parce que son rédacteur en chef a été un merveilleux compagnon de voyage que je ne transfère pas le GHI directement de la boîte aux lettres à la boîte à papier.
Parce que "son" éditorialiste, militant populiste, qui nous explique partout et tout le temps comment il faut penser, m'irrite de plus en plus. Cette semaine voilà que notre conservateur de service nous affirme que la libre circulation ne serait qu'un dogme libéral qui précipiterait les plus pauvres de nos concitoyens (dont il ferait partie) vers la précarité.

Ok sauf que, même si tout le monde (ou presque) s'en fout, cette libre circulation a tout de même permis aux plombiers polonais, aux maçons portugais et autres entrepreneurs (et mendiants aussi) des pays de l'est de hausser leur niveau de vie. Je ne sais pas vous mais moi ça me rassure de savoir que nos voisins ne crèvent pas de faim. Quant on voit déjà le nombre de miséreux qui nous arrivent d'Afrique et du Moyen-Orient, on se dit que, Dieu soit loué, les ex-victimes du communisme s'en sortent un peu mieux.

Comme les entreprises suisses d'ailleurs, certes pas toutes, certains secteurs d'activité sont effectivement particulièrement touchés par la libre concurrence mais il n'empêche que, quand vous vous promenez dans notre magnifique pays, lorsque vous comptez le nombre de grues, lorsque vous tombez sur des petites usines disséminées dans ces villages jurassiens, fribourgeois, schwytzois, appenzellois, etc., lorsque vous admirez la qualité (l'esthétisme ça ce discute) des maisons, des lotissements, des immeubles ou encore de nos impressionnantes infrastructures, lorsque vous prenez la peine d'observer la modernité du parc automobile, lorsque vous voyez des villages, des villes, des régions se développer de façon spectaculaires vous n'avez pas vraiment l'impression qu'il n'y a qu'une toute petite élite qui profite de notre croissance. Bien au contraire....

Bien sûr, on a connu mieux et comme le démontrait un excellent reportage de Temps Présent l'autre soir, si une grande partie de nos anciens ont une qualité de vie extraordinaire, ça s'annonce nettement plus compliqué pour les nouvelles générations et en particulier pour les plus jeunes d'entre nous.

Alors ok, ça marche un petit peu moins bien et on doit (quelle horreur !) partager un chouia de notre immense richesse. Il nous faut même parfois sacrifier une parcelle de notre sacro-sainte autonomie parce que, que cela nous plaise ou non, nous sommes situé au beau milieu d'un continent qui, de son côté, tente tant bien que mal de s'organiser en se donnant des règles communes.

On peut alors comme semble le vouloir l'UDC et ses supporters rejeter celles-ci en bloc, radier toutes les conventions bilatérales sur lesquels nous nous sommes entendus (et que peuple Suisse a, dans sa grande sagesse, voté) et devenir ainsi une sorte de fosse au milieu de l'Europe.

Cela devrait contenter ce tiers des Suisses qui semblent toujours plus convaincus que l'isolationnisme représente l'avenir.
Reste à savoir si nos entreprises, notre jeunesse, notre économie et notre secteur touristique ne finiront pas par pâtir de cette régression, mais de cela nos populistes n'en ont cure, seule notre parfaite indépendance semble compter à leurs yeux.

C'est leur choix et on verra combien de temps ils l'assumeront mais d'ici là, de grâce qu'ils cessent de nous victimiser, c'est ridicule; nous sommes un des pays où la qualité de vie y est la meilleure au monde et ce n'est donc ni demain, ni jamais que nous ferons pleurer qui que ce soit sur notre sort, aussi pathétiques que puissent être les larmes de nos intellos d'extrême droite.

Mais il est vrai que chez ces gens là, on ne pense que national, le reste du monde n'existe pas et la solidarité internationale, la compassion et l'entraide ne sont donc que des gros mots proférés par des "bisounours" parfaitement déconnectés de la réalité.

Car aujourd'hui être lucide et responsable, c'est être intolerant, protectionniste, xénophobe, démagogue et simpliste. C'est donc fermer nos frontières à double tour pour pouvoir enfin être, à nouveau, .... entre nous.

De R. Duterte à V. Orban (déjà élu aux Philippines et en Hongrie) en passant par Trump & Le Pen (ça ne saurait tarder) Blocher et les multitudes de partis populistes-nationalisme dans le monde, tous semblent s'en tenir aujourd'hui à cette vision pour le moins étriquée du monde.

Vous me permettrez (j'espère !?) de trouver cela particulièrement régressif et dangereux.

 

 

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11/08/2016

Dopage et respect

Beau gosse peut-être mais pas très malin le nageur français Camille Lacourt. On veut bien qu’il se soit exprimé sous le coup de la frustration mais il n’empêche qu’accuser ceux qui l’ont battu d'être dopés, c’est non seulement tout petit mais c'est surtout se tirer une balle dans le pied. Pas que le dopage n’existe pas, au contraire, c’est juste que s’il y en a qui devraient se faire discrets sur le sujet, c’est bien les sportifs eux-mêmes.

Mais peut-être que tous n’ont pas encore compris que la suspicion est désormais partout, que de moins en moins nombreux sont les spectateurs convaincus que les sportifs carburent à l’eau claire et que, par conséquent, compétitions après compétitions, le sport de haut niveau est en train de perdre sa crédibilité. 

Même si pour les citoyens lambda que nous sommes, il subsistera toujours un doute quant à la réalité et surtout à l’ampleur du dopage dans le sport.

Ce qui est certain c'est que cela ne m’empêche absolument pas de savourer à leur juste valeur les compétitions sportives qui se déroulent ces jours à Rio. Le dopage, c’est bien simple, je n’y pense  jamais. Ce n’est pas que j’ai décidé de me mettre la tête dans le sable, c’est juste que je suis trop accaparé par l’intensité, le suspens et la qualité du spectacle proposé pour me laisser distraire.

Toujours est-il que c’est soit on embarque derrière Camille Lacourt et on sombre dans la méfiance, les dénonciations  et les règlements de compte et, du coup, le sport professionnel pourrait bien disparaitre dans les années à venir. Soit on persiste dans le statu quo et l’hypocrisie générale actuelle en ne s’intéressant (à peine) qu’aux cas particulièrement spectaculaires. Soit tout le monde est vraiment décidé à lutter contre le dopage et ses fâcheuses conséquences et alors, des mesures radicales doivent être prises, des athlètes radiés à vie et des compétitions purement et simplement annulées en attendant que le problème soit réglé.

Peut être pourrions nous, alors, observer la disparition des moralistes, rabat-joie, pisse-froid et autres donneurs de leçons toujours si prompts à dénoncer les écarts de ceux qui (après des milliers d'heures d'entraînement et de progression truffée d'obstacles et de tentations diverses) sont parvenus (eux !) à atteindre les sommets. 

Quoi qu’il en soit, il apparaît, une fois de plus, qu'il y a clairement pire que les sportifs professionnels  (tricheurs, millionnaires, arrogants ou… pas).  A commencer par ceux qui s'estiment en droit de leur…  manquer de respect.

 

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21/07/2016

À devenir fou

Cette fois ci c'est avéré, on est en train de devenir fous. Aujourd'hui 21 juillet 2016, c'est d'ailleurs ma seule certitude.

Bon j'ai toujours la foi mais en Dieu, pas en l'homme et comme à priori c'est ce dernier qui mène notre monde à sa perte, je ne sais plus trop en qui ou en quoi je peux encore espérer ? L'amour, l'amitié et la famille peut-être ?  

Non le problème c'est qu'on ne sait plus à qui se fier, rien que sur le Brexit, Nice et Erdogan, en quelques jours, on a vu, lu et entendu absolument tout et son contraire.

Déjà suivant leurs pays, leurs camps politiques et leur puissance financières les médias ont de plus en plus tendance à se contredire mais là, avec la prolifération des sites militants et autres réseaux sociaux, c'est plus de l’information objective qu’on reçoit mais bien une bouillie subjective dans laquelle on doit touiller pour tenter de saisir la réalité du monde dans lequel on vit.

Chacun y va de sa démonstration, de ses témoignages et de ses affirmations, chacun détient bien entendu la vérité et chacun est tellement convaincu de la stupidité de ses adversaires qu’il les accuse d'être soit manipulés, soit dans le déni.

Existe-t-il un média pour celles et ceux qui ne savent pas tout, qui s'interrogent et qui finissent par douter ? Il pourrait y avoir  un créneau à prendre, sauf qu'il semblerait que les gens préfèrent, au contraire, choisir leur camp. C’est vrai qu’en ces temps troublés, cela rassure de voir ses certitudes partagées par d'autres.

Sauf qu’au lieu d'être pour des idées, des partis, des valeurs, des projets ou même des leaders soit disant éclairés, ce qui me frappe c'est qu'aujourd'hui  toujours plus nombreux sont ceux qui choisissent plutôt d'être contre; contre les élites et/ou contre les médias, contre les musulmans, contre les religions, contre l'ordre établi, contre les nouvelles lois, contre les homosexuels, contre le capitalisme, contre les étrangers, contre les intellos, contre l'Europe, contre la mondialisation, contre la société, contre l'évolution ou encore (si, si, il y en a) contre la Liberté, bref contre tout.

Ok ! Mais on fait quoi avec ça ? A quel moment ces postures se révéleront constructives ?  

C'est vrai, ceci dit, qu'on ne pourra,  apparemment, jamais être tous d'accord sur quoi que ce soit. Longtemps on a pu espérer que la Paix susciterait cette unanimité mais il est apparu que c’était une chimère   ! 

Résultat on en est là, les terroristes terrorisent, les antagonismes sont toujours plus virulents, le manichéisme n’a jamais été aussi à la mode, le fossé de l'incompréhension entre le nord et le sud est en train de devenir une immense et profonde vallée et, comme si cela ne suffisait pas, on observe nos concitoyens qui peu à peu rejoignent leurs camps respectifs avec, on dirait, comme une sorte de besoin d'en découdre....

Bref, on devient fous, je vous dis !    

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07/07/2016

Quand le populisme tue (lentement) la démocratie.

Ça en devient désespérant, après la Hongrie, la Grèce, l’Italie, l'Autriche et nous bien sûr, c’est cette vieille et exemplaire démocratie britannique qui vient de nous faire la démonstration que  le populisme et la démocratie ne font décidément pas bon ménage. 

Sauf que l’un comme l’autre sont intouchables. La démocratie parce que c’est effectivement le seul système qui permet au citoyen d’exister en tant que tel et s’en passer consisterait à sombrer dans la dictature. Quant au populisme, même si les partis et autres politiciens qui ont compris à quel point cette manière de faire la politique était efficace mentent et jouent avec les émotions de la population, il n’en demeure pas moins que leur liberté d’expression est une valeur sacro sainte qui ne peut en aucun cas être revue à la baisse.

Nous allons donc au devant d’une période où ce sont ceux qui parviendront qui à nous faire peur, qui à nous faire rêver, celles et ceux qui sauront le mieux jouer avec les angoisses, la jalousie ou encore la cupidité qui l’emporteront lors des prochaines votations et autres élections.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à observer (par  exemple) messieurs Trump, Farage, Freysinger et consorts qui ont parfaitement intégré le concept et qui surfent donc sur l’air du temps. Plus ils sont virulents, grossiers, simplificateurs, démagos plus ils insultent les élites au pouvoir, plus leur popularité est grande. Peu importe qu’ils disent ou non la vérité et qu’ils n’apportent aucune véritable proposition, visiblement la promesse d’un grand chambardement suffit à les faire gagner.

Et si en Suisse, nous avons le privilège de voter suffisamment souvent pour connaître à peu près tout les pièges dans lesquels les populistes tentent (et parviennent) de nous faire tomber, que dire de nos voisins qui ne votent que tout les 4 ou 5 ans pour élire leurs députés et leur gouvernement ? 

Draguées à longueur d’année par des médias qui utilisent les mêmes grosses ficelles populistes, nous voici avec des populations qui, à force de se faire caresser dans le sens du poil, en arrivent à ne plus prendre en compte que leurs intérêts personnels et immédiats….

Vous ajoutez à tout cela, une crise migratoire sans précédent et vous vous retrouvez avec des citoyens effrayés, excédés et donc prêts à suivre n’importe quel beau parleur qui leur promettra de fermer les portes et les fenêtres à double tour pour que tout redevienne, comme avant…comme par enchantement.

Ben voyons ! Comme si c’était si simple.

C’est ça qui est fou d’ailleurs, plus le monde est complexe plus ils s’en trouvent pour  nous vendre des approches simplistes, plus ceux-ci sont populaires...

Bref, je ne vois pas trop de solution, si ce n’est par l’éducation et des encouragements à la réflexion, à la solidarité et à la dénonciation des discours les plus virulents. Plus que jamais un certain discernement n’est donc pas seulement souhaitable mais bien vital.

Faute de quoi, nos pays se replieront peu à peu sur eux même, nos frontières et nos esprits deviendront imperméables à la réalité du reste de la planète et il faudra alors nous attendre…au pire.  

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24/06/2016

Le jour de gloire des europhobes



Le moins que l’on puisse dire c'est que ceux qui se félicitent bruyamment depuis ce matin de la victoire du camp du Brexit au Royaume Uni n’ont pas la victoire modeste. Ceux-ci peuvent désormais affirmer haut et fort tout le mal qu’ils pensent de la communauté européenne en ayant l'impression d'être moins seuls.

C'est bien entendu dans le camp des populistes qu’on triomphe avec la plus mauvaise foi. Voilà que tout ceux qui, à juste titre se sont inquiétés des conséquences d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Europe, sont montrés du doigt et moqués. Pascal Decaillet en tête (qui s’en prend avec sa hargne prétentieuse habituelle autant à la RTS qu’au rédacteur en chef de la Tribune de Genève) chacun y va de sa diatribe anti élite, de ses explications subjectives et autres conclusions simplistes.

Visiblement pour ces gens là, le grand soir est arrivé. L’Europe mise à mal devrait finir par tomber et chaque pays pourra alors, à nouveau, sombrer dans ce nationalisme belliqueux et égoïste que certains semblent tant regretter.

Que les autres partis europhobes d'Europe, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et les autres pays émergents se réjouissent autant qu'eux de ce morcellement de notre continent ne semble interpeller personne.

Visiblement cela passe au dessus de nos commentateurs démagos trop heureux de voir leurs étranges convictions partagées par 52 % des britanniques.

Quoi qu’il en soit, ça pourrait bien être une fois de plus les plus démunis qui subiront les conséquences de la crise économique que pourrait provoquer cette triste journée, mais de ça aussi nos populistes n’en n'ont rien à cirer.

L’Europe vient de subir une défaite et il n’y a que ça qui compte….

Sympas les mecs !

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Vive le foot & Vive l'Euro !

Ouf ! Enfin deux jours de congé. Trois matchs par jour, c’est passionnant, je savoure chaque mi-temps mais c’est crevant. D’autant qu’en plus de regarder les matchs, il faut ensuite les commenter. Mais j'adore ces périodes où l'on parle surtout de foot avec mes collègues suisses et... français ainsi qu'avec les différents entrepreneurs albanais, turcs, portugais, espagnols et italiens que je fréquente régulièrement.

Voilà pourquoi, à l'heure où les Anglais  votent pour savoir s’ils désirent, ou non rester dans la communauté européenne, cet Euro de foot nous offre une belle image de ce que devrait être l’Europe de demain; des pays en compétition certes mais qui ont besoin des autres pour montrer de quoi ils sont capables. A l'image des incroyables irlandais (du nord comme du sud) ou des fantastiques islandais (330´000 habitant soit les 2/3 de la population du … canton de Genève) ces pays savent à la fois démontrer leur spécificité et autres qualités propres tout en adhérant à des règles communes.

Et oui c’est ça aussi l’Euro, n’en déplaise aux intellos sectaires et autres snobs moralistes, ce ne sont pas que des millionnaires tatoués (et bizarrement coiffés) qui se roulent par terre en faisant semblant d’être blessés.

Certes le football est gangréné par l’argent, certes il y a des comportements qu’on aimerait ne plus jamais voir (que cela soit de la part des joueurs, des instances dirigeantes  ou des… pseudo supporters) mais dans l’ensemble cela reste un sport magnifique et spectaculaire où les équipes les plus solidaires l’emportent bien souvent sur celles composées d'égos surdimensionnés, aussi doués soient ils ! 

D’autant qu’à quelques  exceptions près, la grande majorité des joueurs jouent aujourd’hui dans les même clubs et/ou fréquentent les même championnats. Alors, quand ils arrivent à faire abstraction des dérives nationalistes dans lesquels certains médias et autres supporters ultras tentent de les entraîner, la plupart d’entre eux sont, en tant que professionnels, parfaitement capables de montrer autant de talent que de respect. 

Quoi qu’il en soit, ce que j’apprécie le plus dans le foot, et dans tous les sports  d'ailleurs, c’est le suspens et les surprises. Aucun autre spectacle ne m’a jamais apporté autant d’émotion qu’un retournement de situation spectaculaire dans les dernières minutes de jeu. Je n'ai jamais été si impatient que cela se termine que lorsque «mon » équipe est en train de faire un résultat contre une autre réputée plus forte. Quant à la joie et au plaisir procurés par un but magnifique que dire... c'est juste du pure bonheur. Bref, j’adore toujours autant le foot car malgré tout ce qui se dit, je persiste, en effet, à croire en son aspect exutoire mais aussi, exemplaire.

Loin d'être parfait, c'est vrai, le monde du football n’est, en effet, pas pire que le reste de la société, loin s'en faut. Il a, lui au moins, le mérite de fédérer, d’apporter un peu de joie et même d’espoir à un public qui, contrairement à ce que certains cherchent à nous démontrer, n’est pas uniquement  composé de supporters bêtes, chauvins et imbibés de bière...

On est peut être juste un peu partial, parfois. Et encore, ça se discute…. 

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07/06/2016

Fier d'être genevois !

Rien de tel qu’une matinée passée à donner un coup de main au "Samedi du Partage" pour se convaincre que non tout les Genevois n’ont pas été convertis par l’idéologie du moment voulant que la tolérance et la solidarité seraient devenus des valeurs parfaitement irresponsables. Seules compteraient désormais nos frontières et la façon de tenter (vainement !) de les rendre imperméables….

Dieu soit loué, la majorité ne pense pas (encore ?) ainsi  et c’est donc avec joie, bonheur et satisfaction que j’ai, cette année encore, constaté à quel point les Genevois sont, au contraire, particulièrement généreux.

Quant j’écris genevois, je pense en l'occurrence aux clients de Balexert samedi matin passé. Peu importe leurs lieux d’origine et leurs cultures, qu’ils soient d'Avully, du sud de l’Europe, de l'est, d’Afrique, d’Asie, de Plan-les-Ouates, cathos, musulmans ou encore sikhs, tous donnent sans compter avec un naturel qui, à chaque fois, m’épate.

Et pourtant les aliments et autres produits de premières nécessités récoltés dans les grands magasins du canton sont destinés aux organismes sociaux de première ligne, ceux-là même qui viennent au secours des plus mal pris, dont un grand nombre ne sont donc pas d'ici. Les genevois le savent parfaitement mais visiblement cela ne les dérange pas, même que certains en tiennent compte en  offrant des produits typiques de certaines régions lointaines.

Bon il est vrai aussi, qu’une fois n’est pas coutume, samedi je n’ai pas eu droit au râleur aigri de service qui  se croit obligé de justifier son refus de partager en arguant que de toute façon si c’est pour donner à des étrangers qui viennent chez nous pour nous piquer nos boulots et imposer leur religion, le geste le plus lucide consiste à ne pas… "créer d'appel d'air" (!?). 

Non, ce qui me frappe à chaque fois (et ma manie de cataloguer les gens en fonction de leur look en prends un sale coup) c’est qu’il est impossible de prédire qui va se montrer solidaire ou pas. Il n’y a absolument aucun profil type du donateur. Autant, par exemple, un baba genre altermondialiste peut passer tout droit en nous ignorant ostensiblement, autant un couple de bourges (Madame avec son sac Hermès et Monsieur avec ses mocassins à glands) peut arriver avec un grand sourire et un cornet rempli à raz bord. Autant ça peut être le contraire. 

Les plus sympas restant, toutefois, les jeunes familles qui, en plus de donner, prennent le temps d’expliquer à leurs enfants pourquoi et à qui, ils le font. Cela m’a valu la question attendrissante d’une toute petite fille aux grands yeux qui, en me tentant un paquet de riz, m’a demandé "tu es un pauvre toi monsieur ?"

Bref, je ne sais pas si les « Samedi du Partage » ont assez de bénévoles ou s’ils en cherchent, mais, quoi qu’il en soit, je ne saurais que trop recommander cette activité. En effet, observer à quel point les Genevois sont bienveillants, c’est non seulement rassurant mais cela permet également de relativiser l’impact de ces discours aussi égoïstes que xénophobes, plus audibles que jamais...

Il n’en demeure pas moins que si un certain calvinisme nous rend parfois un peu frileux, on peut se demander si ce n'est pas aussi  grâce à cet apparentement que ceux qui vivent à Genève sont si charitables ? 

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31/05/2016

Sacrés Français !

Vont-ils finir par se calmer, par devenir raisonnables en étant, enfin, un tant soit peu … responsables ?

Rien n’est moins sur !

Ils c’est ces français (minoritaires mais ô combien nuisibles) qui ont décidé qu’ils feraient, une fois de plus, plier leur gouvernement coupable, à leurs yeux, d’avoir osé toucher aux sacro saints …. acquits sociaux.

Visiblement ceux-ci n’ont pas compris que c’est justement parce que la rue a toujours fini par faire reculer ses gouvernements successifs que la France se retrouve aujourd’hui avec plus de 10 % de chômeurs officiels et pratiquement autant de citoyens vivant en dessous du seuil de pauvreté.

Comment pourrait-il en être autrement alors que la loi actuelle du travail décourage n’importe quel employeur potentiel à embaucher ?

Sauf qu’en France, il s’en trouve encore pour croire que face à la mondialisations des marchés,  il serait possible de conserver des conditions de travail d’un autre temps

Ceci dit, on peut comprendre que les français de gauche soient particulièrement vexés  de voir que c'est, paradoxalement, ceux qu’ils ont élus sur la base d’un programme socialiste qui se tape le sale boulot. 

D'autant que oui, effectivement, c’était mieux avant, oui la classe moyenne est attaquée de toute part, oui, on ne va pas forcément vers le beau et oui la loi El Khomri servira aussi  à permettre aux dirigeants du CAC 40 de revendiquer des salaires qui apparaissent comme des provocations. 

Mais non, le statu quo, n’est plus possible.

Personne ne dit que la France doit s’aligner sur les Etats-Unis ou (pire) la Chine pour devenir enfin à nouveau concurrentielle. C'est juste qu’il y a un moment, c’est soit on saute dans le train même si on ne sait pas trop où il va, soit on reste sur le quai et on regarde les autres avancer….

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