14/10/2018

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien !

Il y a des moments où je me dis que finalement, être abstentionniste c’est nettement plus simple que de se sentir concerné par chaque votation et autres élections.

En ce début d’automne, pourquoi pas, alors, se laisser aller à consommer bêtement des programmes de télévision fabriqués exprès pour notre génération de bobos plutôt que de se prendre la tête au sujet de la énième initiative démagogique de l’UDC ?

Je dis ça, parce que depuis quelques semaines, je suis captivé par une émission qui s’appelle (rien n’est jamais parfait) « La Meilleure Boulangerie de France ». J’imagine qu’il faut avoir plus de 50 ans, adorer manger et privilégier la qualité de vie pour prendre ainsi son pied en regardant, confortablement assis dans son fauteuil, des magnifiques étalages de viennoiseries et autres pâtisseries tout en découvrant leurs secrets de fabrication.

D’ailleurs, je ne sais pas si un jour la technologie (au rythme où elle avance) sera capable de permettre aux téléspectateurs d’avoir également l’odeur mais je me plais déjà à l’imaginer. C’est dire a quel point cette soudaine passion pour une compétition boulangère m’emballe.

Au diable mes angoisses liées à la montée des populistes, à l’intolérance ambiante et aux urgences climatiques, ce qui me passionne désormais c’est les ingrédients du kouglof.

Elle n’est pas plus belle la vie ainsi ?

Surtout lorsqu’on nous explique que sauf à être un grand capitaine de l’Industrie, il n’y a de toute façon rien à faire, ou si peu, pour prévenir les troubles climatiques qui s’en viennent...

Alors pourquoi,dans ces conditions, s’ingénier, à notre insignifiante mesure, pour tenter d’influencer le cours des choses ?

Parce qu’en tant que parents, il est de notre responsabilité de laisser une planète viable à nos enfants ?

Peut-être !

Dommage, c’est pourtant tellement plus apaisant de saliver devant des croissants bicolores et autres pains aux fruits ....

 

 

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25/09/2018

Mondialisation & nationalisme !

Je ne peux pas m’empêcher de trouver particulièrement utopistes celles et ceux qui ne cessent d’opposer le nationalisme à la mondialisation.

Comme si on avait vraiment le choix !

Visiblement ce n’est pas si clair pour tous mais dans mondialisation, il y a le mot monde et, que cela nous plaise ou non, il apparaît que le reste de la planète n’a pas attendu sur l’Europe pour s’imposer sur les marchés globalisés.

Il suffit d’ailleurs de vérifier où sont fabriqués nos vêtements, nos appareils électroniques et autres produits divers que nous consommons quotidiennement pour comprendre que le reste du Monde ne passe pas son temps à s’interroger sur les bienfaits ou les impasses de la mondialisation.

Libres cependant aux partis nationalistes populistes européens de prôner le protectionnisme et le grand retour des frontières, c’est juste que face à la puissance économique de la Chine, des Etats-Unis, du Brésil, de la Corée, du Canada, du Japon et de tous ces jeunes pays émergents cela équivaut, bêtement, à se tirer une balle dans le pied.

En effet, et on peut bien entendu le regretter, c’est bien sur une planète de plus en plus globalisée (où en tant que citoyens du monde, nous pouvons communiquer, acheter et vendre instantanément grâce à Internet) que nous devons tenter d’assurer une évolution à la hauteur de nos connaissances pour les générations suivantes.

Et que, demain, nous élisions les pires démagogues nationalistes ou des partis acquis au libéralisme, cela ne changera en rien la marche en avant des multinationales toutes puissantes pour qui plus les marchés sont morcelés plus ils sont insignifiants.

Il est vrai que ce libre échangisme, souvent sauvage d’ailleurs, ne peut en aucun cas être considéré comme la panacée. Car si dans un premier temps la mondialisation peut permettre l’émergence d’une classe moyenne et surtout l’enrichissement d’un tout petit nombre de nantis, il n’en est pas moins vrai que beaucoup trop nombreux sont ceux que la globalisation des marchés laisse au bord de la route.

Il n’empêche, qu’en l’absence d’un plan B réaliste et responsable (qui est encore à inventer donc), il apparaît pour le moins difficile d’imaginer que, demain, ce système économique cosmopolite voulu et défendu depuis des années par des puissances économiques, financières et industrielles omnipotentes (dans la main desquels mangent les dirigeants politiques) puisse être véritablement remis en question. Et ce uniquement parce que quelques conservateurs réactionnaires estimeraient que cette voie sur laquelle s’est engagée (plus ou moins volontairement, certes) la planète entière (ou presque) serait en opposition avec les valeurs traditionnelles de leurs pays respectifs.

Bref tout ça pour dire que sauf une véritable détermination à opter pour un aberrant repli sur soi (et donc, quelque part vers une autarcie... à la vénézuélienne) dont on a de la peine à imaginer qu’elle puisse être approuvée par la population, j’ai bien peur que pour les pays de la vieille Europe en particulier, l’heure ne soit pas trop aux choix mais bien à l’adaptation au monde qui nous entoure.

Et pour cela, n’en déplaise aux adeptes du chacun pour soi, il est évident que ... l’union fait encore et toujours la force.

 

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09/09/2018

Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première... Pierre !

Au début je ne l’aimais pas, peut-être parce que j’avais l’impression d’avoir à faire à une marionnette déguisée en «premier de classe»  dont les «Geppetto » étaient les deux Pascal (Couchepin & Decaillet) Ceux-ci n’avaient, en effet, de cesse d’exhiber, d’encenser et de mettre en avant cette bête politique qu’ils nous annonçaient comme hors du commun.

Il m’a fallu attendre que Pierre Maudet siège dans un premier exécutif (où en tant que seul conseiller administratif de droite dans un collège de gauche il a dû rapidement mettre de l’eau dans son vin) pour que peu à peu, je veuille bien admettre que sur ce coup là, le journaliste le plus prétentieux du... monde et l’ancien conseiller fédéral avaient fait preuve de perspicacité.

Le (toujours) Président du Conseil d’Etat est en effet le premier (et j’en ai bien peur, le dernier avant longtemps) politicien à avoir réussi à mater le tout-puissant et ô combien arrogant syndicat de la police. Ensuite avec l’opération Papyrus, le prodige de la politique genevoise a fait preuve d’un pragmatisme et d’un humanisme visionnaire qui personnellement (mais contrairement à beaucoup d’autres...) m’ont  convaincu de sa sagacité.

Quoi qu’il en soit, si je peux comprendre celles et ceux qui lui reprochent une ambition et une assurance telles que certaines de ces décisions ont pu apparaître comme de l’abus de pouvoir, j’ai beaucoup plus de peine par contre a tolérer ceux qui depuis quelques jours se complaisent dans l’insulte, le jugement, la condamnation et l’appel à la démission.

Certes de la part de ses adversaires politiques et de ces journalistes (et autres blogueurs) donneurs de leçons (tous vraisemblablement parfaits !?) il n’y a évidement rien de plus constructif à attendre. 

Mais la population ?  Les genevois ont pourtant bien compris qu’en tant que contribuables, les surprenants errements et les fâcheuses omissions de celui qu’ils viennent pourtant de réélire triomphalement au Conseil d’Etat ne nous ont rien couté. 

Sauf que voilà, il apparaît que si les citoyens éprouvent le besoin d’avoir une confiance quasi  totale (et donc un peu naïve) dans ceux qu’ils ont décidé de porter au pouvoir, fort nombreux sont celles et ceux qui, parallèlement ressentent une satisfaction, aussi bizarre que malsaine, à se délecter de la débâcle de ceux-ci. Plus haute étant la chute, plus jouissif étant visiblement l’épanchement collectif ...  

Voilà pourquoi, il semblerait que la carrière politique d’un des meilleurs homme d’état genevois de ces dernières années soit  (malheureusement pour notre canton et même notre pays) bel et bien derrière lui. 

Autant dire que je ne suis pas certain que ce véritable gâchis suscite des vocations politiques parmi les jeunes esprits les plus brillants de la République.  Avec raison, ceux-ci pourraient préférer opter pour une carrière dans le privé, là où il est encore acceptable d’entretenir des nécessaires, mais parfois compliquées, relations professionnelles sans pour autant être  automatiquement jugé et condamné sans autres formes de procès. 

 

10:45 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | |

25/08/2018

Silences assourdissants

M. Sylvain Thévoz,

J’ai bien lu votre blog intitulé « Fais-moi la bise ou je te déchois de ta nationalité » et je n’en reviens toujours pas.

Certes, que cela soit sur ces blogs de la TG ou sur d’autres réseaux sociaux, nous sommes confrontés, non pas à une crainte raisonnée ou encore à une méfiance accrue face à certains comportements au sein de la communauté musulmane mais bien à des symptômes typiques d’une véritable et inquiétante (islamo) phobie avec tout ce que cela signifie en termes de démesure et d’inconséquence.

Sauf que si les peurs sont par nature irrationnelles, il apparait, qu’en ce qui vous concerne, ni la crainte, ni la méfiance ne semblent vous effleurer. Ce refus, ne serait-ce que d’aborder la question de la religion du couple refoulé par la Commission de naturalisation de Lausanne, dénote en effet d’un tel déni de la réalité, qu’en plus de vous ridiculiser, vous offrez à nos adversaires communs les bâtons pour nous (!) battre.

Parce que c’est bien en fonction d’une compréhension particulièrement rigoriste de sa religion (comme quoi on ne touche jamais une autre femme que la sienne) qu’un musulman a jugé bon de refuser de serrer la main de celle qui pouvait (avec ses collègues) lui permettre de devenir suisse. Ce comportement est certes légal mais il n’en démontre pas moins un manque de respect patent pour la culture de notre beau pays. La décision de lui faire rater son examen d’entrée apparaît, par conséquent, comme parfaitement adéquate.

Vous avez, Dieu soit loué, le droit de penser le contraire. Sauf qu’en cherchant des poux dans la tête de celles et ceux qui ont pourtant accompli leur tâche avec discernement, vous donnez la fâcheuse impression d’être dans un tel refus d’admettre les faits que cela fini par poser des questions sur votre crédibilité en tant que représentant élu du peuple.

Je veux croire, toutefois, que votre décision de ne pas entrer en matière sur les causes de la montée de l’islamophobie est motivée par un sage refus de mettre de l’huile sur le feu. Cette volonté d’apaiser les tensions vous honorerait sûrement en d’autres temps, c’est juste qu’il y a des moments où l’effervescence est telle que les silences, de celles et ceux qui, comme vous, choisissent de faire l’autruche, deviennent juste.... assourdissants.

 

 

 Et ce d’autant plus que si ;

- Les islamistes sont exaucés en constatant que, tout comme eux, les islamophobes (les plus virulents) souhaitent .... la guerre et qu’ils sont, eux aussi, prêts à tout pour y parvenir.

- Les islamophobes sont, de leur côté, ravis d’observer qu’en cachant sous le tapis des malaises pourtant évidents, les « Bisounours » et autres « Gauchiasses » authentifient quelque part l’existence nébuleuse d’un .... grand complot qui déboucherait sur leur fameux «grand remplacement ».

- Nous, les soit disant « bien-pensants », on peut être satisfaits de quoi exactement ?

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17/08/2018

Ça doit être la chaleur

Violence à Genève. Viaduc qui s’effondre à Gênes. Tremblement de terre en Indonésie. Polémique à chaque sauvetage d’êtres humains en méditerranée. Canicule fatale aux personnes âgées. Attentats terroristes à Londres et ailleurs, etc. etc.

Vous me direz qu’il n’y a aucun lien entre ces événements qui ont fait l’actualité ces dernières semaines. C’est vrai sauf qu’à chaque fois ceux-ci ont provoqué des réactions particulièrement émotionnelles qui n’ont pas manqué de m’interpeller.

En effet, autant, il apparait tout à fait légitime que les familles et autres proches des victimes puissent perdent toute objectivité suite aux drames qui les touchent de près, autant, j’ai à chaque fois de la peine à comprendre celles et ceux qui montent un peu stupidement au filet pour imputer ces catastrophes qui à notre société en déclin, qui à l’incurie des gouvernements, qui à l’irresponsabilité des médias, qui aux méchants capitalistes, qui à la décadence culturelle ambiante, qui aux immigrants, qui à l’Europe ou encore à l’ONU, qui aux « bienpensants», qui aux… mâles et tout ce qu’ils représenteraient, qui à tous ceux-ci à la fois….

Alors que nous vivons pourtant dans une société de plus en plus individualiste et donc égoïste où le sort de son voisin et donc du reste de l’humanité en général ne semble pas concerner grand monde, il semblerait que, paradoxalement, toujours plus nombreux sont ces gens qui semblent attendre un drame chez les autres pour pouvoir, enfin, hurler avec des loups et exprimer ainsi leurs désappointements et autres tourments par rapport à leur réalité.

Quelque part c’est plutôt rassurant d’observer cette (sincère ?) fraternité. Nous ne serions donc pas totalement indifférents aux tragédies qui touchent notre prochain. Sauf que trop c’est comme pas assez. Non ?

 

Ça doit être la chaleur mais depuis quelques temps, je nous trouve en effet singulièrement, sensibles, impressionnables, bornés, pessimistes, susceptibles, nerveux mais également …résolus.

On dirait ces animaux dont l’instinct les prévient d’un danger imminent en les poussant à se remuer avant même que le péril ne soit concret.

Qui vivra verra mais allez savoir pourquoi, je ne la sens pas trop……

 

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11/08/2018

Dur à avaler !

Après avoir questionné, repris, nié, dénoncé, provoqué, je me suis fais, à juste titre ou non, insulter mépriser et surtout cataloguer. Rien que de très normal lorsqu’on prend le risque de vouloir participer à cette chicane permanente et pas trop respectueuse que sont les blogs de La Tribune de Genève.

Sauf qu’autant par naïveté que pour mettre en avant cette extraordinaire liberté d’expression qui différencie les pays véritablement civilisés des autres, j’ai  cru qu’il était possible d’assumer mes coups de gueule, de coeur et autres réactions impulsives en signant de mon nom et/ou prénom mes blogs et mes commentaires

Mais aujourd’hui, je dois bien admettre que tous ces commentateurs qui se cachent depuis toujours derrière des pseudos, celles et ceux que j’ai traité de pleutres et de lâches faisaient, en fait, preuve de discernement. 

Ces blogs sont, en effet, trop mal fréquentés pour pouvoir y évoluer en toute sécurité. Certains intervenants se sentant en droit de menacer concrètement et même physiquement celles et ceux qui ont le détestable mauvais goûts de  se dresser contre leurs convictions, il me faut donc soit chercher une autre façon de m’exprimer soit me résoudre moi aussi à me planquer derrière un pseudo pour intervenir dans des débats qui bien souvent n’en sont pas d’ailleurs. 

Franchement, mon cœur balance et à l’heure qu’il est ma décision n’est pas prise. 

J’en suis encore au triste constat voulant que finalement c’est mes adversaire (et quelques alliés aussi, Dieu merci) qui avaient raison depuis le début. 

Autant dire que c’est dur à avaler !

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01/08/2018

Vive la (qualité) Suisse !

 

« En ce 1er août 2018, n’ayons pas peur des mots : si la Suisse veut continuer d’exister avec ses valeurs, ses lois et ses coutumes, elle doit impérativement s’opposer à cette société ouverte. »

 

Eric Bertinat 1er août 2018

http://riton.blog.tdg.ch/archive/2018/07/31/1er-aout-2018-nos-enfants-sont-notre-avenir-293475.html

 

Je m’en voudrais de gâcher la belle fête nationale du président du conseil municipal de la Ville de Genève mais j’aimerais toutefois l’encourager à aller, plus souvent, visiter notre si beau pays. Il y découvrira alors des centaines de petites villes et de villages « tip top propres en ordres », peut-être un peu trop paisibles pour un citadin, mais aussi pleins de charmes qu’empreints de cette quiétude opulente qu’on ne retrouve que chez nous.

Cette richesse discrète n’étant pas due uniquement aux choix politiques judicieux des citoyens suisses mais aussi à la présence systématique à la sortie de chaque patelin d’une (ou plusieurs) petite usine spécialisée dans la production de produits à forte valeur ajoutée.

Que cela soit des machines-outils, des pièces détachées, des ascenseurs, ou encore des produits chimiques ou des montres, si les usines qui les fabriquent sont (le plus souvent) si prospères c’est parce qu’elles sont parvenues à vendre la qualité suisse au reste du monde.

Je ne connais pas les statistiques exactes mais il est clair que le marché suisse est trop étriqué pour la grande majorité de notre industrie et c’est donc bien les exportations qui permettent d’engranger suffisamment de fonds pour pouvoir payer les salaires des employés mais également investir dans la recherche, le développement et la formation.

Nous avons donc une belle industrie reconnue mondialement pour la bienfacture de ses produits et même si ceux-ci sont un peu plus chers, ils n’en demeurent pas moins particulièrement prisés par ceux qui croient encore aux vertus de la qualité.

Voilà pourquoi, il est plus important que jamais, alors que la concurrence mondiale est particulièrement virulente, de tout faire pour permettre à notre industrie de continuer à se développer au niveau international et donc à ne surtout pas nous refermer sur nous même en instaurant des taxes et autres tracas administratifs destinés à nous protéger.

Car oui, nous sommes riches mais non, nous n’avons pas les moyens de nous passer du reste du monde. Nous dépendons de celui-ci pour continuer à croitre et c’est pourquoi vouloir en revenir à des valeurs et modes de fonctionnement ancestrales et appeler à l’imperméabilité de nos frontières me parait carrément suicidaire.

Vive notre magnifique pays donc, vive sa population suffisamment perspicace pour voter plusieurs fois par année avec discernement et sagesse et vive nos entreprises qui nous font vivre grâce à la qualité de leurs produits, … nos produits.

Joyeux 1er août à tous !

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27/07/2018

C’est quoi le « nouveau monde » ?

Ça m’arrache de devoir utiliser mon blog pour répondre à une énième diatribe de l’ineffable P. Decaillet, mais il se trouve que ce monsieur ne publie que les commentaires qui l’encensent.

Toujours est-il que je n’en peux plus de ses énigmatiques « ancien monde & nouveau monde ». En France en particuliers, la présidence de Macron ne serait (selon son texte de mercredi soir) qu’une ultime étape avant que ce pays passe enfin « aux choses sérieuses « et donc à la fin de  ... « l'ancien monde ».

Mais de quoi parle-t-il exactement ? C’est quand, c’est qui, c’est quoi le « nouveau monde » ?

Pour essayer de comprendre, intéressons-nous, nous aussi, à la France où les alternatives à E. Macron sont aujourd’hui (même si d’ici 4 ans, ça pourrait changer) soit J-L. Mélenchon, soit Marine (ou Marion ?) Le Pen.

Vu l’extase manifestée par le collaborateur du GHI après les élections de D. Trump ou encore de M. Salvini, on peut imaginer que c’est à la famille Le Pen qu’il pense pour incarner son fameux « nouveau monde ».

Ce serait donc bien l’avènement des partis populistes nationalistes qui enchanterait notre scribouillard préféré (plus prolixe qu’influent, Dieu merci) et sa petite cour d’admirateurs.

Il est vrai qu’en vomissant sur l’Union Européennes, en ridiculisant l’ONU, en exécrant la globalisation et en insultant les adeptes du multiculturalisme, le voilà clairement sur la ligne des Steve Bannon, Ueli Windisch, Roger Köppel, des mouvements identitaires et autres engeances de l’ultradroite.

Chacun a bien entendu le droit d’estimer qu’il est primordial de revenir au plus vite au bon vieux temps, aux frontières, au protectionnisme et donc à ce nationalisme exacerbé qui a pourtant provoqué tant de guerres le passé.

Le problème c’est que non seulement cela parait économiquement (entres autres) aussi utopiste qu’irresponsable mais qu’en plus, il est tout sauf acquis que ces populations, dont les populistes sont convaincus d’être les portes paroles, désirent réellement se couper du reste du monde en terme de consommation d’abord mais aussi d’exportation, d’échanges culturels ou touristiques. Parce qu’à force de prôner le chacun pour soi, le protectionnisme pur et dur et la fin (?!) de la mondialisation, c’est bien vers ce type de... nouveau monde qu’on pourrait s’en aller.

Quoi qu’il en soit, il apparaît que l’expérience Blocher et les passages fugaces aux exécutifs de leur canton ou commune de O.Freysinger, Y.Perrin ou encore E.Stauffer ont clairement démontré que si les populistes peuvent apparaître relativement séduisants lorsqu’il faut râler contre tout et son contraire, lorsqu’il s’agit de gouverner avec suffisamment d’habileté, de compétences et de vision, ces derniers démontrent très vite leurs cruelles limites.

Le bilan final des années Trump en sera d’ailleurs une nouvelle démonstration, n’en déplaise à son unique (ou presque) véritable admirateur en suisse romande. Tiens P. Decaillet, justement !

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22/07/2018

On je joue plus !

Ça fait maintenant quelques années que je fréquente les blogs de la Tribune de Genève avec une double casquette ; celle de blogueur sous mon nom et prénom et celle de commentateurs des blogs des autres avec uniquement mon prénom. Sauf que vu les menaces reçues ces derniers jours, j’ai décidé, la mort dans l’âme, de cesser cette dernière activité avec effet immédiat.  

J’étais pourtant relativement fier d’être un des rares intervenants à oser partager son avis sans avoir à me cacher derrière un pseudo mais apparemment ce n’est désormais plus possible. En raison des appels, avec publication de mon adresse privée, à venir s’en prendre à moi et à mon domicile, je vais devoir, à l’avenir, me contenter de partager mes inquiétudes, mes coups de cœurs et autres interrogations uniquement sur « mon blog ». Ce dernier me permettant en effet de gérer les commentaires et donc de ne pas publier les éventuels appels à la violence, insultes et autres monstruosités. 

Il est vrai que c’est surtout contre la fachosphère que j’ai concentré la grande majorité de mes coups de gueule mais, visiblement, chez ces gens-là, on ne supporte aucune remise en question. Pourtant, contrairement à ceux qui se sont fait un malin plaisir à me traiter de gauchiasse, de collabo, d’aveugle, d’islamophile, de troll, de bisounours ou encore d’irresponsable… bienpensant (?), je ne me suis jamais vraiment pris au sérieux et mes commentaires, un brin provocateurs il est vrai, étaient d’abord destinés à susciter des réactions suffisamment virulentes pour qu’on puisse y percevoir l’intolérance agressive d’un bon nombre de ces militants de l’ultradroite qui sévissent, toujours plus nombreux, sur les blogs de la TG.

Il m’est, en effet, apparu depuis longtemps que toute tentative de débat serein avec ce genre d’intervenants, le plus souvent cachés derrière leurs pseudos, était vouée à l’échec. Ceux-ci sont tellement convaincus de détenir La vérité qu’ils ne conçoivent les contradictions que comme des signes évidents de… faiblesse intellectuelle (!?) ou encore de refus d’admettre la réalité, leur réalité. 

Et ce d’autant qu’encouragés par l’apparition de blogs, sites internet, journaux et autres éditoriaux allant dans leur sens, ainsi qu’en vertu des succès électoraux des candidats les plus populistes un peu partout sur la planète, ces néo conservateurs identitaires nationalistes (qui forment ce que l’on nomme, à leur grand désappointement d’ailleurs, la fachosphère), se sentent désormais suffisamment puissants pour assumer leur xénophobie rampante, leur islamophobie inconséquente et leur certitude d’avoir déchiffré avant tout le monde ce qui nous attend demain.

C’est pourtant face à cet environnement hostile que, durant des années, j’ai tenté, sans trop d’illusions il est vrai, de mettre le doigt sur les mensonges les plus grossiers, les exagérations délirantes, les amalgames trop commodes, les propos définitivement racistes et cette absence désolante de respect.

Sauf que non seulement je ne fais pas le poids mais, en plus, je n’ai bien entendu pas le droit de mettre mes proches en danger. Voilà pourquoi, je me suis désormais résolu à contempler de loin, sans recourir à cette espèce de défense instinctive, l’inquiétante progression de l’intolérance, des égoïsmes et des peurs....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nickel les gars

Grand bien vous fasse !    

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06/07/2018

Aux secours, ils reviennent !

Depuis quand, les attaques de Trump contre l’ONU, 

la victoire des populistes/nationalistes un peu partout dans le monde, 

les impasses structurelles de l’Union Européenne, 

la montée des égoïsmes régionaux et/ou nationaux, 

la remise en question systématique de la probité de ces notables, intellectuels et autres ex-syndicalistes qui forment la classe politique depuis des années, 

le recours à une démagogie crasse destinée à manipuler des citoyens considérés avant tout comme des consommateurs crédules, 

l’apparition de mouvements identitaires en guerre déclarée contre la communauté musulmane, 

etc. etc.

Bref depuis quand cette sombre réalité serait-elle, en fait, une bonne nouvelle ?

 

A lire l’éditorialiste le plus prétentieux de la République, cela serait, en effet, l’éclatante démonstration que les Nations-Unies, la communauté Européenne, la mondialisation et le multiculturalisme n’étaient finalement que des chimères des grands patrons véreux et autres gauchistes mondialistes et que plus vite, on reviendra en arrière, mieux ça sera pour tout le monde.

Il est vrai que les inégalités entre les riches et les pauvres n’ont cessé d’augmenter, que la classe moyenne occidentale qui était pourtant la grande réussite du 20eme siècle, est en train de fondre comme neige au soleil et que ,visiblement, pour une fraction croissante d’individus l’ouverture aux autres et la solidarité sont assimilés à des signes de faiblesse. 

Ok, mais de là à réclamer avec impatience que la disparition des organisations internationales et l’avènement de ce nationalisme protectionniste unilatéral provoquent, enfin, le grand retour des frontières et donc du chacun pour soit, apparaît non seulement irresponsable mais surtout comme le présage de ce que le nationalisme a toujours fini par engranger; La guerre

On a du coup la désagréable impression que nombreux sont ceux qui attendent que les derniers représentants des générations qui ont connu la guerre dans leur chair soient tous morts pour pouvoir effacer, d’un coup d’éponge magique, les monstrueux souvenir de ces épouvantables conflits qui ont secoué l’Europe, au nom du nationalisme justement, avec leurs lots de ressentiments, de haine, de drames, de blessés,d’estropiés et de morts par milliers, de malheurs, de tristesse, de misère, etc. etc.

N’avons-nous donc rien appris en étant prêts à tout recommencer ? Est-ce donc vraiment ce « Nouveau Monde » qui est appelé à remplacer au plus vite le soit disant «Ancien» actuel ?

On peut en avoir d’autant plus peur qu’il apparait que ce retour vers le passé ne fait plus fantasmer que l’extrême droite, d’autres s’échinent désormais à nous vendre cet avenir pourtant ô combien effrayant...

 

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28/05/2018

Solidarité ou Liberté ?

Dieu que cette votation sur la modification de la loi sur les jeux d’argent est intéressante. Tout y est; le vice qui paie pour la vertu, une confrontation parfaitement inégale entre un ultra libéralisme mondialisé symbolisé par Internet et des sociétés d’utilité publique régionales et donc ce choix déchirant entre la Solidarité et la Liberté.

 

Car si la prostitution est considérée comme le plus vieux métier du monde, il apparait que depuis toujours les hommes ont également adoré parier. Que cela soit sur des combats (entre humains et/ou entre animaux), sur des concours d’adresse ou de vitesse; les jeux et les paris qui y sont associés ont toujours été considérés comme pratiquement aussi essentiels à l’existence que notre pain quotidien. « Panem et circenses » (du pain et des jeux) disait-on déjà aux temps de l’empire Romain.

 

Une fois cette réalité admise, reste alors à prévenir les dérives de ce qui peut vite devenir un vice mais aussi à s’organiser pour que les gains importants qui découlent du jeu profitent à la communauté. C’est ce que notre pays est parvenu à mettre en place depuis des années et cela semble contenter une grande majorité de nos citoyens.

De là à convaincre (comme la nouvelle loi le prévoit) les sociétés de jeux en ligne étrangères (sûrement désireuses de conserver leur clientèle suisse à haut pouvoir d’achat) de se conformer aux règles et usages de notre pays, cela semble plutôt mal parti.

 

Nous sommes en effet au 21ème siècle sur une planète où l’économie est toujours plus globalisée et où nous communiquons, achetons, vendons, apprenons, jouons et partageons avec le monde entier en quelques clics...

En fonction du caractère immuable des jeux d’argents, ceux-ci n’échappent évidemment pas à l’avidité de ces milliers d’entrepreneurs qui ont compris que, désormais, l’avenir du « business » est bien là, dans ce monde virtuel en perpétuelle expansion.

D’ailleurs la technologie évolue tellement vite qu’il suffira de faire sortir ces jeux d’argent étrangers par la porte pour que, demain, ils parviennent à rentrer par la fenêtre ou par la cheminée.

 

Cette situation signifie-t-elle alors la fin de la Loterie Romande ?

Est-ce qu’il va falloir mettre un terme au financement des clubs de sports, des troupes de théâtres, des artistes et autres associations qui survivent grâce à cette société d’utilité publique ? Cela se pourrait bien même si, en derniers recours, Dieu soit loué, c’est bien le citoyen/consommateur qui décide quels types de produits il veut consommer.

 

C’est donc face à ces dilemmes que les Suisses font face;

Est-ce que cette Solidarité nationale organisée autour des jeux d’argent est trop essentielle à notre qualité de vie pour être remise en question ou est-ce que cette façon d’encourager une certaine élévation intellectuelle et physique serait malheureusement devenue .... anachronique ?

 

Faut-il défendre coûte que coûte cet ultime bastion de Liberté qu’est Internet ou plutôt, là aussi, y imposer des limites (comme en Chine !!) des règles, des taxes, des lois, des frontières et ... Dieu sait quoi d’autres ?

 

 

 

Personnellement mon cœur balance et je vais donc continuer à prendre connaissance des arguments en provenance des deux camps en sachant qu’il suffira d’une simple phrase particulièrement sensée, d’une explication concise, d’une comparaison évidente ou encore d’un argument convaincant mais pas envisagé pour que finalement je me décide.

 

Autant dire, du coup, que les commentaires ouverts ci-dessous sont plus que jamais les bienvenus……

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13/04/2018

Campagne tronquée

S’il y a un sujet sur lequel les différents candidats au Conseil d’Etat et même au Grand Conseil (dont certains se paient des encarts et des affiches personnelles) sont visiblement tous d’accord, c’est qu’il faut absolument afficher sa gueule (plus ou moins belle ou grande) un peu partout pour tenter de séduire les électeurs.

Au diable ceux qui s’escriment à réfléchir aux programmes et autres propositions constructives, c’est désormais sur le photographe qu’il faut compter pour se faire élire.

C’est vite vu, les portraits de nos candidats sont absolument partout; au cul des bus, sur des trams entiers, sur tous les panneaux publicitaires à disposition, en pages entières dans les journaux. Vous ne pouvez plus cliquer sur vos sites favoris sans que le visage d’un ou d’une candidate vous saute au visage.

C’est bien simple, les candidats au conseil d’Etat, et en particulier les plus populistes d’entre eux, ont carrément envahi l’espace public genevois. Pour ceux qui circulent toute la journée dans le canton, ça commence à tourner à l’écœurement.

 

Dieu soit loué, cette débauche de moyens devrait bientôt se terminer...avant que cela ne recommence.

Parce que sauf si un candidat au Conseil d’Etat, parvenait à obtenir 50 % et donc à être élu dès le premier tour, ce dernier n’aura servi pratiquement à rien. Et c’est donc bien une nouvelle campagne, avec des candidats qui n’auront même pas eu l’obligation de passer par le premier tour, qui débutera dès le lundi 16 avril prochain.

Il apparaît, par conséquent, que l’assemblée constituante a erré lorsqu’elle a décidé d’instaurer une élection au conseil d’Etat à deux tours. En effet, non seulement nous nous retrouvons avec un premier tour qui ne sert pas à grand-chose mais en plus, celui-ci occulte totalement l’élection pour le Grand Conseil.

Les médias traditionnels semblent, en effet, avoir décrété que la campagne pour le Grand Conseil n’était pas suffisamment vendeuse et que, par conséquent, seule l’élection des futurs conseillers d’Etat mérite une couverture médiatique digne de ce nom.

Du coup, la plupart des partis et autres mouvements politiques n’ont pas d’autre choix que d’être présents sur les deux élections afin que leurs candidats au Conseil D’Etat servent de... produit d’appel. Peu importe si majorité d’entre eux n’ont ni les compétences, ni même le souhait de siéger au sein du collège exécutif, le but n’est pas de les faire élire mais juste d’assurer une visibilité minimum. C’est donc bien par rapport aux intérêts des médias que les partis politiques doivent aujourd’hui aménager leur campagne politique. Cela démontre, si besoin est, qui détient du pouvoir sur qui.

Cette réalité apparaît d’autant plus regrettable que rien ni personne ne semble être en mesure de remettre en cause ce manque d’intérêt flagrant pour une élection pourtant ô combien essentielle. Car il ne s’agit, rien de moins, que de designer qui nous voulons avoir comme représentants pour voter des lois, des budgets et autres projets destinés à améliorer notre quotidien et à organiser au mieux notre futur….

Ne serait-ce qu’en fonction de la complexité de cette tâche, les 623 candidats au Grand Conseil auraient mérité plus de respect !

 

Bravo à eux d’avoir... fait avec !

07:41 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

15/01/2018

No Billag : La mue pas la mort

Non seulement, nous allons, une fois encore, devoir voter sur une initiative particulièrement difficile à appliquer advenant que cette attaque frontale contre la RTS soit acceptée par le peuple mais, qui plus est, nous nous retrouvons face à des initiants parfaitement incapables d’apporter de véritables arguments autres qu’un sordide besoin de ... vengeance. Il apparait en effet que seules leurs vieilles rancunes contre ces « maudits médias gauchistes » motivent ces derniers à exiger la fin du financement public de nos chaines nationales de TV et radio.

 Ils auront beau affirmer le contraire, le but de cette initiative consiste bel et bien à clouer définitivement le bec de toute cette engeance de «  bobos bien-pensants » qui aurait si mal informé et diverti la population depuis des années. Oui, je sais c’est aussi court que subjectif comme argument, sauf que voilà, de nos jours, il n’y a visiblement pas besoin de beaucoup plus pour lancer une initiative....

 

 

Ceci dit, personne de sérieux ne contestera qu’il est effectivement grand temps de « dégraisser le mammouth ».

N’importe quel entrepreneur qui a travaillé pour la RTS sait que les pires contraintes administratives de l’Etat apparaissent comme des banals contre temps par rapport aux tracasseries bureaucratiques tentaculaires de la RTS.

Quant au nombre de personnes qui y travaillent, on veut bien que la RTS joue un véritable rôle social (comme le faisait, à l’époque, les grandes banques et autres régies publiques) en procurant un emploi à un maximum de personnes, sauf que depuis quelques années les télévisions privées régionales démontrent quotidiennement qu’il est possible de produire des émissions de qualité avec des moyens financiers et humains juste… incomparables.

Par ailleurs, il est vrai aussi qu’en tant que service public la RTS a le devoir d’être représentative, elle ne peut pas faire comme si les 30 % d’individus qui font confiance à l’UDC (allez comprendre pourquoi !?) n’existaient pas. L’idée n’est pas de demander à notre service public de sombrer lui aussi dans la surenchère démagogique mais bien d’assurer un temps de parole proportionnel aux différentes forces politiques en activité. Pour cela un décompte précis et public des interventions politiques n’apparait pas trop difficile à mettre en place.

 

 

Quoi qu’il en soit, il est fondamental que le peuple suisse ne succombe pas à cette provocation contre nos institutions, il en va de l’unité de notre pays. Il suffit, en effet, de prendre connaissances des échanges musclés et pas trop respectueux entre les pro et les anti « No Billag » sur les réseaux sociaux pour comprendre que si le but des initiants était de diviser la population en deux camps apparemment irréconciliables, ils y sont parvenus.

Ne serait-ce qu’à cause de cela, il est à souhaiter que les Suisses se mobilisent pour que le camp du « No Billag » soit le grand perdant au soir du dimanche 4 mars prochain.

 Il sera alors temps d’envisager, un peu plus sereinement, la nécessaire et inévitable mue de nos médias publics....

07:14 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (27) | |  Facebook | | | |

03/12/2017

16) La Suisse

En cette fin d’automne permets moi, ma chérie, de te parler du pays où tu es née ! Cette Suisse magnifique et opulente que je me plais de temps en temps à sillonner en train, confortablement assis en face d’un vieil oncle.

Grâce à ses connaissances impressionnantes du réseau de chemins de fer de notre pays, à chaque fois je découvre des paysages nouveaux, à chaque voyage je suis épaté par cette surprenante contradiction entre une apparente quiétude et un dynamisme économique qui s’exprime, entre autre, par la modernité et la technologie des centaines de nouvelles constructions qui apparaissent ici et là.

Je sais que ce n’est pas cloîtré dans un wagon qu’on peut véritablement saisir la réalité d’un pays, n’empêche que les régions traversées semblent toutes liées par une sorte de fil rouge qui prescrirait des paysages typisch «tip-top, propre en ordre».

En plus des champs, des prés, des vallées, des rivières, des lacs et autres forêts parfaitement ordonnées qui surgissent aux pieds des montagnes, c’est les villages et les petites villes traversées qui m’impressionnent. Située généralement le long des voies, chaque patelin possède qui sa fabrique, qui son centre routier, qui son usine, sa scierie, son imprimerie, sa centrale d’achat, ses remontées mécaniques, etc. etc. Parfois imposantes, parfois moins, toujours bien entretenues ces entreprises possèdent (et c’est ça qui m’interpelle) presque toutes un nom et/ou un logo connu.

On comprends alors que si notre pays est si florissant, c’est d’abord parce qu’on y travaille beaucoup et très bien. En misant en effet sur des produits à forte valeur ajoutée et sur une qualité hors du commun (plutôt que sur la quantité), notre industrie apparaît plus que jamais dans le vrai.

Bref tout va bien mais pourrait aller encore mieux si un petit tiers des Suisses plébiscitait un peu moins souvent ceux qui s’échinent à alimenter nos peurs pour tenter de nous faire revenir au pseudo bon vieux temps, lorsque la misère du monde avait la décence de ne pas venir s’échouer sous nos fenêtres.

Ceci dit, bien sûr que, comme partout, il y a des problèmes complexes et irrésolus, à commencer par les coûts vertigineux de la santé dans une société toujours plus vieillissante. Mais que cela soit à cause de notre sytème politique exemplaire ou encore par rapport à l’efficacité enviée de nos services publics et même si, étrangement, c’est être à contre courant que de l’affirmer, il est indéniable que notre pays demeure, quoi qu’on en dise, un exceptionnel petit paradis aussi paisible que cossu où il fait donc particulièrement bon vivre.

 

Ok, oui je sais, ce chauvinisme prétentieux et subjectif fait très français. En fait j’aimerais juste que tu comprennes que lorsqu’on a eu la chance de grandir en Suisse, d’avoir aimé ça et suffisamment voyagé pour se savoir privilégié, il est sincèrement très ardu de ressentir une telle perspective.... ailleurs.


Bon hiver québécois ma chérie !

12:40 Publié dans Lettres à ma fille | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

21/10/2017

15) L’Indépendance

Coucou ma chérie
 
En tant que québécoise, j’imagine que ce qui se passe ces jours en Catalogne ne peut pas te laisser complètement indifférente.
 
Il est vrai que le dernier référendum sur la souveraineté de ta « belle province » date de l’année de ta naissance et aujourd’hui, il semblerait (tu me corrigeras si je me trompe) que le sujet ne soit plus trop tendance....
 
Il n’empêche que, que cela soit pour les catalans, les écossais, les québécois, les basques, les corses, les flamands et d’autres, j’ai bien peur qu’un ou deux référendums perdus de peu ou jugés illégaux ne suffisent à régler le problème une fois pour toutes.
 
Il y a en effet une réalité historique et donc culturelle qui semble échapper à celles et ceux qui ne voient que de l’égoïsme déconnecté de la réalité dans ces multiples velléités indépendantistes.
 
C’est notre ami Jean qui m’expliquait qu’en tant qu’arrière-petit-fils, petit fils, fils, neveu, filleul, cousin, ami et sûrement père de souverainistes pure sucre (d’érable), il ne peut, lui aussi, s’empêcher de rêver du jour où, comme l’ont fait tant de pays au cours des siècles précédents, le Québec proclamera enfin son indépendance.
 
Alors oui, c’est compliqué, oui ça ne fait pas que des heureux et oui vu de l’extérieur cela ressemble à une crise d’adolescents, sauf que si la majorité d’entre nous a la chance d’être fier de son pays, d’autres n’ont tout simplement pas de pays à aimer, ils ont juste une ancestrale aspiration séparatiste enracinée (parfois contre leur gré) là, dans leurs tripes...
 
Et ça, visiblement, génération après génération, ça ne se guérit pas....
 
 
 
 
NB : Je te rappelle, du coup, que c’est bien pour diluer les souverainistes québécois dans une immigration parfaitement sourde à la cause indépendantiste que tu as été accueillie avec tant de bienveillance par... le Canada.
 
Ce très grand pays (grâce auquel tu es devenue sujette de la Reine !?) a, en effet, décidé d’imposer son unité par tous les moyens à sa disposition.
 
Ta venue ainsi que celle de ton frère, de ta maman et des dizaines de milliers d’immigrants (francophones... ou non) qui ne cessent d’arriver dans ce Québec qui ne manque, ni de place, ni de perspectives en est une démonstration….parmi d’autres.
 
Tant mieux pour toi, tant mieux pour vous, tant mieux pour le Canada et tant pis pour les indépendantistes québécois.
 

10:27 Publié dans Lettres à ma fille | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | |

15/09/2017

14) Végane antispeciste

Bonjour ma chérie,

C'est avec un certain soulagement que j’observe ton désir de te battre pour améliorer les conditions d'accueil et donc de vie de ces milliers de réfugiés qui tentent d’échapper à leur terrible réalité. C'est très courageux de ta part et tu m'en vois d'autant plus fier que te sachant végétarienne depuis l'âge où tu as été en capacité de le décider, j'ai longtemps eu peur que tu deviennes plutôt une de ces végane antispeciste qui, aujourd'hui, cherchent à culpabiliser les mangeurs de viande pour, demain, tenter purement et simplement de les….  interdire.

 

Car tu vois, en dehors de l'aspect parfaitement illusoire de ce combat, je trouve que celui-ci est limite indécent parce qu’en décalage total avec la réalité d'une planète où, loin s'en faut, tous les êtres humains ne mangent pas (encore !) à leur faim. 

 

Expliquer que les cochons, les vaches et les poulets auraient aussi une âme et qu'ils seraient par conséquent nos égaux, c'est peut-être un discours très contemporain à tenir devant une assemblée de citadins en mal de sens mais, pour des parents du tiers monde qui se battent quotidiennement pour assurer une maigre pitance à leurs enfants, ce genre de théories apparait, à juste titre, comme une incompréhensible et ô combien irrespectueuse …provocation.

 

Que les amoureux des animaux se préoccupent des conditions de vie et d'abattage de leurs amis les bêtes cela me paraît légitime et même salutaire. C'est vrai qu'il y a beaucoup à dire sur celles-ci et, aujourd’hui plus que jamais, le combat contre la malbouffe apparait comme une véritable nécessité en terme de santé publique mais aussi (c’est vrai) d’éthique.

 

Et même si je trouve que certaines indignations sont un peu ridicules, je serais toujours du côté de ceux qui refusent l’industrialisation croissante de la production alimentaire et qui se battent pour améliorer les conditions sanitaires des animaux destinés à finir dans nos assiettes.

 

Sauf que je persiste à croire que tel est bien le destin ultime de ces animaux d’élevage dont je ne sais pas trop ce que deviendrait leur descendance advenant qu’un jour nos amis antispécistes parviennent, à force de propagande aussi spectaculaire qu'émotionnelle, à convaincre la génération de tes futurs petits-enfants (Dieu soit loué, je devrais échapper à ça !) que l’évolution de l’homme passerait par une reconnaissance de notre pseudo égalité avec le monde animal…

 

Quoi qu’il en soit, une chose me parait évidente, tant que les êtres humains ne seront pas capables d’assurer une subsistance quotidienne à la totalité de leur espèce, il n’y a que cet objectif qui mérite (et nécessite...) une véritable mobilisation.

 

 

Voilà ma chérie, sur ce bon appétit, n’abuse pas trop des produits à base de soja vu que je te rappelle que cette denrée de substitution sans goût ni saveur est une production quasi exclusive des laboratoires…. Monsanto !

07:19 Publié dans Lettres à ma fille | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | | |

27/07/2017

13) Les vacances

Tu vois ma chérie, l'autre jour je lisais l'éditorial de Riss dans le Charlie Hebdo et celui-ci pensait utile de rappeler aux vacanciers que pendant qu'ils bronzent, dansent, exultent , (se) photographient et profitent comme ils l'entendent de leurs congés payés, là-bas en Syrie, en Libye, en Afrique, en Amériques centrale d'autres continuent, sans interruptions, à s'entretuer, à violer, à s'armer et à entretenir la haine et le mépris.

Ok, sauf q'une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ?

On fait signer des pétitions ? On s'insurge sur les réseaux sociaux ? On sort dans la rue ? On offre ses jours de vacances à une ONG ou on ... commande une autre tournée de "Cuba libre" ?

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que pour vous les jeunes, ces choix sont plus sincères. Tu me diras que quelque soit l'âge, il existe partout cette même incompréhension entre celles et ceux qui ont des préoccupations et une vision mondialisée et celles et ceux qui sont, au contraire, convaincus que charité bien ordonnée commence et ..... s'arrête à soi même.

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas, pour autant perdre de vue que les vacances ça sert aussi, voir surtout, à oublier l'espace de quelques jours que le monde qui nous entoure est effectivement anxiogène, injuste et infesté de barbares en tout genre.

Encore faut-il être capable de se déconnecter du brouhaha mediatico-virtuel ambiant et de lâcher suffisamment prise pour pouvoir en revenir à ces fondamentaux (famille, amis, bouffes, détente, échanges, découvertes, etc.) qui déterminent, selon moi, notre véritable qualité de vie.

Parce que c'est ça les vacances donc; une autre manière de vivre, plus décontractée parce qu'éphémère.
D'ailleurs c'est bien pour qu'on en revienne frais, dispos et plus énergiques qu'elles existent, non ?

Et puis, il sera toujours assez tôt de revenir à la réalité. Chacun l'abordera alors comme il veut ou comme il peut plutôt, afin de tenter de vivre en adéquation avec ses convictions, avec ses angoisses mais avec ses espoirs aussi ....

Vive les vacances, profites en bien !

 

 

 

 

11:29 Publié dans Lettres à ma fille | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

11/06/2017

12. Les Anges

Comme tu le sais ma chérie, je crois en Dieu et par conséquent, j'aime voir des signes de son existence un peu partout.

Que cela soit, par exemple, dans les beautés de la nature ou encore en admirant la perfection de son œuvre personnifiée (selon moi) par la beauté de ces belles femmes qu'on croise ici ou là et qu'il m'est même arrivé, en son temps, de séduire. Certaines demeureront des souvenirs fugaces, d'autres laisseront de véritables traces (à commencer par ta maman et celle qui adoucit ma vie depuis plus de onze ans) mais toutes resteront dans ma mémoire comme le souvenir d'Anges qui auront traversé, de façon plus ou moins déterminante, mon existence en y laissant un délicieux goût sucré.

Mais un Ange c'est aussi ce petit bonhomme de 3 ans qui, mardi matin, a insisté pour être celui qui me ferait visiter son appartement et en particulier sa chambre où j'ai eu droit à une description détaillée de ses jouets. Il était si nature, si innocent et si pur que sa vitalité m'a donné la pêche pour toute la semaine.

Et puis, Il y a eu aussi cet homme (ou était-ce une femme ?) à l'allure improbable qui m'a entendu maugréer contre mon destin alors que par un sombre et pluvieux matin d'automne québécois, je tentais laborieusement, au moyen de grandes lettres en plastique détrempées, d'afficher les événements musicaux à venir sur la face éclairée de la marquise du Medley, la salle de spectacle qui m'employait alors.
Il (ou elle) a attendu que je descende de l'échelle pour m'apaiser avec les mots que j'avais justement besoin d'entendre à ce moment précis de mon parcours d'immigrant, avant de, tel un Ange, disparaître comme il/elle était apparu....

Voilà pourquoi, si je ne crois pas à un bonheur béât et égoïste, je sais par contre que la vie est parsemée de petits bonheurs et que ceux-ci sont bien souvent occasionnés par des rencontres, même furtives, avec des femmes ou des hommes qui parviennent à nous toucher au plus profond de nous même avec un simple sourire, une remarque bien sentie, une attitude bienveillante ou encore par des agissements particulièrement édifiants.

C'est donc ce genre de rencontres que je te souhaite ma chérie, pour cela, tu n'as pas besoin d'être croyante, il te faut juste être apte à reconnaître et à apprécier à leur juste valeurs ces rares mais épatants petits moments de bonheur que la vie nous réserve.

Je ne te cacherai pas, toutefois, qu'à l'heure où des "Anges de la mort" prennent nos grandes villes en otage en y semant la haine, la peur et la désolation, il est rassurant de croire qu'il y aura toujours des Anges gardiens pour veiller sur nous et qu'il nous suffit d'être un tant soit peu ouverts et clairvoyants pour parvenir à .... les distinguer.

 

14:30 Publié dans Lettres à ma fille | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

28/05/2017

11) La discipline

 

Les Québécois ont les yeux tellement fixés sur la France que j'imagine que, là-bas non plus, tu ne peux pas échapper aux commentaires sur le gouvernement mis en place par le président français Emmanuel Macron. Ce n'est pas le premier à y penser et c'est vrai que dans l'idéal, l'intention est bonne, en choisissant des personnalités issues de la société civile et donc sans antécédents politiques, le jeune président français mise sur des approches différentes et pragmatiques pour aider son pays à sortir de l'ornière dans lequel il végète depuis si longtemps.

Sauf qu'à ce jour, les quelques ministres issus de la société civile ont très vite été confrontés à un problème essentiel visiblement difficilement surmontable; La discipline.

Parce que si les politiciens professionnels ont toujours entendu invoquer (à défaut d'en observer des démonstrations probantes!) la nécessité d'une discipline qui serait "l'ensemble des règles de conduite imposées aux membres d'un parti afin d'y faire régner l'ordre et de garantir son bon fonctionnement", le moins que l'on puisse dire que ce n'est pas exactement la même doctrine qui a permis la réussite des personnalités issues de la société civile qui sont aujourd’hui jugées aptes à faire partie du gouvernement français.

C'est, à l'inverse, en fonction de leur liberté, de leur individualisme et de leur faculté à remettre en question l'ordre établi que ces femmes et ces hommes sont parvenus à sortir du lot. Malheureusement, n'en déplaise à ceux-ci, il se trouve que la politique est un métier particulièrement réglementé et formel où l'élu ne devrait, en aucun cas, invoquer des intérêts particuliers (ou même de sa circonscription) contre ceux, collectifs, de sa famille politique....

Va essayer d'expliquer ça à un lobbyiste ou à un entrepreneur !

Quoi qu'il en soit, on ne peut qu'espérer que, demain, les français auront enfin droit à un gouvernement qui fasse preuve d'une véritable et inédite... discipline. D'autant qu'en observant les raccourcis simplistes, le suivisme et la démagogie des médias, il apparaît en effet que pour pouvoir gouverner à l'abri de l'influence de ces derniers, une certaine réserve s'impose.

Au président Macron donc de convaincre ses ministres et autres députés que la discipline exigée n'est pas que synonyme de soumission mais bien aussi, voir surtout .... d'efficacité.


Voilà, ma chérie, ce que je voulais te partager sur le thème de la discipline. Même si, comme tu l'as éprouvé, dans notre famille, ça fait des générations que nous sommes allergiques à ce précepte qui apparaît comme l'inverse de la Liberté.

Mais bon, je m'en voudrais pour autant de te dégoûter de t'essayer un jour à la politique. Il te suffit juste de te rappeler que même si elle n'est pas forcément innée, la discipline aussi... ça s'apprend !

 

13:33 Publié dans Lettres à ma fille | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

14/05/2017

10) Les segundos

Tu vois ma chérie, vendredi soir je suis tombé sur la version québécoise de l'émission "Un diner à la ferme". Le concept c'est l'accueil à tour de rôle de 6 autres candidats dans sa ferme et le jugement, notes à l'appui, de ceux-ci sur l'accueil et la qualité du repas servi. Après les premières saisons avec les paysans suisses romands, c'est parmi les paysans suisses émigrés au Québec que se déroule la saison 2017.

Tu comprendras par conséquent que cette émission me touche tout particulièrement. Mais le but de cette lettre n'est pas de revenir sur les aléas notre propre immigration mais bien d'essayer d'en tirer quelques généralités particulièrement frappantes.

La première, et je ne dis pas ça pour me dédouaner, c'est que des parents italiens et espagnols de mes amis d'enfance, aux portugais et autres kosovars que je fréquente professionnellement en passant par les parents asiatiques ou sud américains des enfants qui mangent aux cuisines scolaires dont je m'occupe, il apparaît que pour ceux qui ont quitté leurs pays une fois adulte, indépendamment de leur propres succès ou de ceux de leurs enfants, ce changement drastique de vie restera toujours une douloureuse déchirure. Seuls les plus motivés (ou les plus mal pris), les plus sociables et les plus courageux parviennent à l'endurer.

Il est vrai aussi que dans la grande majorité des cas, c'est d'abord et surtout pour des raisons économiques et/ou de sécurité que des familles fuient leurs pays pour tenter leur chance loin de leurs racines. Les exceptions qui, comme ta maman et moi, ont choisis l'aventure pour l'aventure, sont d'autant plus rares qu'il apparaît bien vite que cette expérience est particulièrement déstabilisante.


La bonne nouvelle et l'émission de l'autre soir en était une démonstration probante, c'est que la deuxième génération semble posséder d'un maximum d'atouts pour réaliser les rêves .... de leurs parents.

Armés d'une volonté hors du commun (voir, suivant les cas, d'un esprit de revanche), riches de leur double culture et d'une conscience aiguë du monde qui les entoure, les segundos (comme on les appelle ici) connaissent selon toutes les statistiques des succès bien supérieurs à leurs camarades "pure laine" (comme vous dites là-bas).

Voilà pourquoi, à part en France qui est l'exemple parfait de ce qu'il ne faut pas faire en terme d'intégration, il apparaît que l'immigration est un véritable tremplin pour les enfants de celles et ceux qui ont décidé (plus ou moins librement) d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs.

Autant dire qu'avec le retour en force d'une certaine xénophobie nationaliste, cette réalité ne plait pas à tout le monde et ça aussi, ton frère et toi, vous devez le savoir....

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